Les recettes fiscales de l’Afrique du Sud pour l’exercice 2025/26 atteignent 118 milliards de dollars

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(CROISSANCE AFRIQUE)- Le South African Revenue Service (SARS) a annoncé avec fierté avoir collecté un montant impressionnant de 2010 milliards de rands, équivalant à environ 118,3 milliards de dollars, en recettes fiscales nettes pour l’exercice 2025/26. Ce chiffre marque une étape historique, car il franchit pour la première fois le seuil symbolique des 2000 milliards de rands, un accomplissement qui témoigne de la solidité et de l’efficacité du système fiscal sud-africain.

Dans un communiqué diffusé le mercredi 1er avril, cette performance remarquable a été mise en avant par le commissaire de l’administration fiscale, Edward Kieswetter, qui a partagé ces résultats préliminaires lors d’une conférence de presse. Il a souligné que les recettes fiscales avaient connu une progression significative de 8,4 % par rapport à l’année précédente, ce qui représente une augmentation de 155 milliards de rands. Cette croissance s’inscrit dans un contexte économique où la croissance nominale de l’économie sud-africaine est estimée à 4 %, ce qui souligne l’importance d’une gestion fiscale rigoureuse et proactive.

« Cela correspond à un ratio recettes fiscales/PIB de 25,9 % et à un coefficient d’élasticité fiscale de 1,73 », a précisé le commissaire Kieswetter, mettant en lumière l’efficacité du système fiscal à s’adapter aux fluctuations économiques. Ce résultat impressionnant n’est pas seulement un chiffre, mais il reflète également les efforts continus du SARS pour améliorer la conformité fiscale et élargir l’assiette fiscale, tout en luttant contre l’évasion fiscale. Les implications de ces résultats sont vastes, car ils permettent au gouvernement de financer des services publics essentiels et de soutenir le développement économique du pays, tout en renforçant la confiance des citoyens dans l’administration fiscale.

Les principales sources de recettes fiscales en Afrique du Sud proviennent de plusieurs leviers économiques cruciaux, avec en tête l’impôt sur le revenu des particuliers, qui constitue une part significative des revenus de l’État. Ce dernier est suivi de près par la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), qui s’applique à une large gamme de biens et de services, générant ainsi des fonds essentiels pour le gouvernement. En outre, l’impôt sur les sociétés, qui taxe les bénéfices des entreprises, joue également un rôle clé dans le financement des services publics. À cela s’ajoutent les droits de douane et d’accise, qui contribuent à la protection de l’économie locale tout en générant des recettes supplémentaires. Parallèlement, les remboursements fiscaux, qui ont atteint un montant impressionnant de 458 milliards de rands, représentent environ 5,9 % du produit intérieur brut (PIB), un niveau jugé crucial pour soutenir les ménages et les entreprises, en particulier dans un contexte économique souvent difficile.

Ces résultats financiers interviennent à un moment où le gouvernement sud-africain s’engage résolument dans des réformes visant à renforcer la collecte fiscale et à améliorer les capacités du South African Revenue Service (SARS). Ces réformes incluent la modernisation des systèmes numériques, qui vise à rendre le processus de déclaration et de paiement des impôts plus efficace et accessible. De plus, un accent particulier est mis sur le renforcement des audits fiscaux, afin de garantir la conformité et de minimiser l’évasion fiscale, ainsi que sur la lutte contre les flux financiers illicites qui sapent les ressources de l’État. Dans le cadre du budget 2026/27, les autorités ont également pris des mesures proactives en ajustant les barèmes et crédits d’impôt en fonction de l’inflation. Cette initiative vise à éviter le phénomène du « glissement des tranches d’imposition », qui pourrait pénaliser les contribuables en augmentant leur charge fiscale sans une réelle augmentation de leurs revenus. En outre, le gouvernement a décidé de renoncer à une hausse de recettes initialement envisagée de 20 milliards de rands, une décision stratégique visant à préserver l’activité économique et à soutenir la croissance dans un environnement incertain.

Abdoulaye KONÉ 

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