(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Niger, le gouvernement annonce le lancement d’une nouvelle raffinerie de pétrole de 100 000 barils par jour pour montant global de 1,9 milliards de dollars. Dans cette dynamique, les autorités du Niger ont procédé à la signature d’un accord avec le groupe canadien Zimar Inc pour la construction de cette unité et d’un complexe pétrochimique, le samedi 15 août 2026.
« La durée totale de l’accord a été fixée à 16 ans, dont trois ans pour la construction et treize ans pour l’exploitation », a déclaré le ministre nigérien des Affaires étrangères, Bakary Yaou Sangaré. Toutefois, le chef de la diplomatie Nigérienne a affirmé que le projet « en question » sera installé à Dosso, une ville située dans le Sud-ouest du pays.
Il s’agit d’un projet axé sur le système de partenariat public-privé (PPP) de type Build, Operate and Transfer (BOT/Construire, Exploiter et Transférer). C’est pourquoi, le canadien Zimar INC estime qu’il financera et développera cette infrastructure énergétique. La même société exige qu’elle exploitera cette infrastructure pendant la période convenue, avant d’en transférer la propriété à l’État du Niger.
« Cette raffinerie mettra fin à la dépendance du Niger vis-à-vis des approvisionnements provenant de l’extérieur. Dès sa mise en service, les carburants qui feront fonctionner les camions, les tracteurs et les groupes électrogènes du Niger seront des produits nigériens — raffinés sur le sol nigérien, à partir de brut nigérien, par des Nigériens », a indiqué le PDG du groupe Zimar, Benjamin Day Marc, cité par l’agence de presse officielle nigérienne ANP.
Selon le ministre Sangaré, le « groupe canadien spécialisé dans l’ingénierie, la planification d’investissements et l’exécution de projets industriels dans le secteur des hydrocarbures dispose de quatre mois pour mobiliser les financements et finaliser l’ingénierie détaillée, tandis que le bouclage financier devrait intervenir dans un délai de douze mois à compter de la signature de l’accord« , a-t-il rapporté au micro de l’Agence ecofin.
L’accord intervient près de deux ans après la signature d’un mémorandum d’entente relatif à ce projet en octobre 2024. Entre-temps, le Niger avait ordonné une révision du protocole, entraînant certaines modifications des caractéristiques de la raffinerie avant la signature de l’accord définitif. Le projet a notamment évolué vers une raffinerie classique, abandonnant l’option modulaire retenue initialement.
« La signature de l’accord (…) traduit la volonté du Niger de diversifier ses partenaires, de transformer davantage les ressources sur son territoire, de renforcer ses capacités industrielles, de créer de la valeur ajoutée et d’ouvrir de nouvelles perspectives économiques pour notre pays », a souligné M. Sangaré.
Notons que le Niger est Producteur de pétrole depuis le début des années 2010 et est également exportateur de brut depuis janvier 2024, principalement vers la Chine. Pour rappel, le Niger cherche à développer ses ressources pétrolières. C’est pourquoi, les autorités évaluent à environ 853 millions de barils, avec un potentiel estimé à 2,7 milliards de barils dans le bassin de Kafra.
Assanatou Sanogo

