ORANGE SA, ATEL SA ET SOTELMA SA : 3.497 milliards de F CFA de chiffe d’Affaires enregistrés en six ans

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le secteur des télécommunications a connu une croissance remarquable au cours des six dernières années, avec un chiffre d’affaires cumulé atteignant la somme impressionnante de 3.497 milliards de F CFA. Cela représente un total annuel de 654,423 milliards de F CFA pour l’année 2024, un chiffre qui témoigne de l’essor et de l’importance croissante des opérateurs de télécommunications dans l’économie malienne.

Parmi ces acteurs majeurs, on retrouve des entreprises bien établies telles qu’Atel Sa, Orange Sa et SOTELMA Sa, qui ont su s’imposer sur le marché grâce à des services innovants et une couverture réseau en constante amélioration. Cette dynamique n’est pas seulement le reflet d’une demande croissante de services de communication, mais aussi d’un investissement soutenu dans les infrastructures, permettant ainsi d’élargir l’accès à la téléphonie mobile et à Internet dans les zones urbaines et rurales. En conséquence, les opérateurs télécoms jouent un rôle crucial dans la connectivité et le développement économique du pays, facilitant les échanges commerciaux, l’éducation à distance et l’accès à l’information pour des millions de Maliens.

C’est pourquoi les données officielles fournies par l’autorité Malienne de régulation des télécommunications et des postes (AMRTP) exploité par le professeur Madou Cissé, économiste et professeur d’enseignement supérieur révèlent une estimation précise et significative du chiffre d’affaires du secteur des télécommunications. « Il est important de noter que ce chiffre n’inclut pas celui réalisé sur le marché en pleine expansion de la monnaie mobile, qui a atteint un montant impressionnant de 102,714 milliards de francs CFA à la même date, selon les rapports de l’AMRTP pour l’année 2024 », a-t-il souligné. Cette exclusion souligne l’importance croissante de la monnaie mobile dans l’économie malienne, un secteur qui connaît une dynamique remarquable, facilitant les transactions financières et améliorant l’accès aux services bancaires pour une population de plus en plus connectée. En effet, la monnaie mobile joue un rôle crucial dans l’inclusion financière, permettant à des millions de Maliens d’effectuer des paiements, de transférer de l’argent et d’accéder à des services financiers sans avoir besoin d’une banque traditionnelle. Les chiffres fournis par l’AMRTP témoignent donc non seulement de la santé économique du secteur des télécommunications, mais aussi de l’impact transformateur de la technologie sur la vie quotidienne des citoyens maliens.

Ce pactole, ainsi réalisé par les opérateurs Télécom maliens, représente une somme considérable qui témoigne de l’essor et de la vitalité du secteur des télécommunications dans le pays. Ce montant impressionnant est principalement tiré des divers services mobiles offerts, notamment la vente de cartes SIM qui permettent à des millions d’utilisateurs de se connecter et de communiquer. De plus, les services de voix mobile, qui facilitent les appels entre amis, familles et collègues, constituent une part essentielle de ce chiffre d’affaires. Les voix fixes, bien que moins courantes dans un monde de plus en plus mobile, continuent d’être utilisées par certaines entreprises et foyers, ajoutant ainsi à la diversité des revenus générés. Par ailleurs, le prof Madou Cisé économiste à l’Université Bamako a indiqué que « Les messages texte, ou Short Message Service (SMS), jouent également un rôle crucial, car ils offrent une méthode de communication rapide et efficace, particulièrement prisée dans les zones rurales où l’accès à Internet peut être limité. A son tour,  « l’Internet, tant mobile que fixe, représente un pilier fondamental de cette réussite financière, car il permet aux utilisateurs d’accéder à une multitude de services en ligne, allant des réseaux sociaux aux plateformes de commerce électronique, transformant ainsi la manière dont les Maliens interagissent et accèdent à l’information », dit-il le professeur Cissé. Cette dynamique témoigne non seulement de l’importance croissante des télécommunications dans la vie quotidienne, mais aussi du potentiel de développement économique que ce secteur peut offrir au Mali.

« Je note que le chiffre d’affaires de la SOTELMA Sa a culminé à 166,384 milliards de F CFA, un chiffre qui, bien qu’impressionnant, souligne la distance qui sépare cette entreprise de ses concurrents. Pendant que celui du leader incontesté du secteur, dont la réputation et l’innovation sont bien établies, montait à 470,771 milliards, la société Atel Sa, via sa filiale Telecel, se contentait d’un chiffre d’affaires à deux chiffres, atteignant seulement 17,267 milliards de FCFA. Cette situation met en lumière non seulement la dynamique compétitive du marché des télécommunications au Mali, mais aussi les défis auxquels SOTELMA doit faire face pour renforcer sa position. Madou Cissé, économiste et professeur d’enseignement supérieur à l’université de Bamako, a analysé ces chiffres avec une attention particulière, soulignant l’importance d’une stratégie d’innovation et d’amélioration des services pour permettre à SOTELMA de rivaliser efficacement avec ses concurrents. Il a également évoqué les implications de ces résultats sur l’économie locale, notamment en termes d’emploi et d’investissement dans les infrastructures, tout en appelant à une réflexion sur les politiques publiques qui pourraient soutenir le secteur des télécommunications dans son ensemble. ».

Il est fascinant d’observer selon le professeur Madou Cissé que, dans « le paysage des télécommunications au Mali, les chiffres d’affaires des opérateurs télécoms pour l’année 2024 sont composés à une écrasante majorité de 90 % grâce aux ventes de services mobiles. Cette dynamique témoigne de l’importance croissante de la téléphonie mobile dans la vie quotidienne des Maliens, où la connectivité et l’accessibilité des services sont devenues essentielles. En revanche, l’Internet représente seulement 10 % des revenus, ce qui soulève des questions sur l’infrastructure et l’adoption de la technologie Internet dans le pays. À l’exception notable de Telecel, qui se distingue par un modèle économique légèrement différent, tirant 72 % de ses recettes de l’offre de services mobiles, et 28 % de l’Internet mobile, il est clair que chaque opérateur adopte des stratégies variées pour s’adapter aux besoins de leurs clients », explique l’enseignant du Supérieur..

Notons que le secteur malien des télécommunications continue de montrer une vitalité remarquable, avec un taux de croissance annuel moyen de près de 5 % réalisé au cours des six dernières années, de 2019 à 2024. Cette croissance soutenue indique non seulement une demande croissante pour les services de télécommunication, mais également une adaptation continue aux innovations technologiques et aux changements dans les comportements des consommateurs. Pour rappel, les opérateurs investissent dans l’amélioration de leurs infrastructures, l’élargissement de leur couverture réseau et l’introduction de nouvelles offres pour répondre aux attentes d’une population de plus en plus connectée. Ce dynamisme est un indicateur positif pour l’avenir des télécommunications au Mali, promettant de nouvelles opportunités et défis à relever dans un marché en constante évolution.

Daouda Bakary KONE

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Croissance Afrique (sarl) est un Média multi-support qui propose plusieurs rubriques axées sur l’actualité économique du continent. Le magazine est un journal (en ligne dont un mensuel disponible dans les kiosques à journaux) qui traite spécialement les informations financières dédiées à l’Afrique. Il est également le premier média malien spécialisé dans la production d’Informations Économiques, financières, Stratégiques, et orienté vers le reste du monde. Le Magazine a été fondé en Novembre 2017 à Bamako.

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