(CROISSANCE AFRIQUE)-Le Sénégal a effectué une opération significative sur le marché financier de l’UEMOA, levant un montant remarquable de 43,529 milliards de FCFA. Cette levée de fonds vise principalement à répondre aux besoins de financement de son budget, qui reflètent les ambitions de développement du pays.
L’opération, orchestrée le vendredi 17 janvier 2025, a été gérée par la Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor (DGCPT). Pour ce faire, la DGCPT a opté pour une adjudication ciblée de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours, ainsi que pour des obligations assimilables du trésor de 3 et 5 ans. Initialement, un montant de 40 milliards de FCFA avait été mis en adjudication, soulignant l’intérêt croissant des investisseurs pour ces titres financiers.
Ce qui a véritablement retenu l’attention lors de cette opération, c’est le niveau très élevé des soumissions, qui a totalisé 76,131 milliards de FCFA, signifiant une demande presque deux fois supérieure à l’offre. Cela a permis d’atteindre un taux de couverture impressionnant de 190,33 %.
Ce résultat témoigne de la confiance des investisseurs dans la stabilité économique du Sénégal et dans la gestion rigoureuse de ses finances publiques. Parmi les soumissions reçues, 43,529 milliards de FCFA ont été acceptés, tandis que 32,602 milliards de FCFA ont été rejetés, ce qui a conduit à un taux d’absorption de 57,18 %.
Les investisseurs qui ont été retenus recevront un rendement moyen pondéré de 7,38 % sur les bons, tandis que ceux qui ont souscrit aux obligations de 3 ans bénéficieront d’un rendement de 7,90 %, et ceux de 5 ans, d’un rendement de 7,77 %. Ces taux, jugés compétitifs par de nombreux analystes, reflètent non seulement les conditions actuelles du marché mais également la volonté du gouvernement sénégalais d’attirer des financements à des conditions avantageuses pour soutenir ses projets d’infrastructure et de développement.
La Direction Générale du Contrôle des Projets et des Travaux (DGCPT) prévoit de rembourser les bons émis dans un souci de transparence et de respect des engagements financiers, selon un calendrier strict. Le remboursement est programmé pour avoir lieu le premier jour ouvrable suivant leur échéance, fixée au 18 janvier 2026, permettant ainsi aux investisseurs de planifier leurs finances en toute tranquillité.
Ainsi, ce remboursement sera accompagné d’intérêts payables d’avance, précomptés directement sur la valeur nominale des bons, assurant aux détenteurs une liquidité immédiate et facilitant leur gestion budgétaire.
En ce qui concerne les obligations, le calendrier de remboursement est tout aussi précis, avec le capital devant être remboursé le premier jour ouvrable suivant leur date d’échéance. Les obligations de 3 ans, par exemple, arriveront à maturité le 20 janvier 2028, tandis que les obligations de 5 ans s’échelonneront jusqu’au 20 janvier 2030.
Les détenteurs de ces obligations peuvent s’attendre à des paiements d’intérêts annuels, calculés à un taux de 6,30 % pour les obligations de 3 ans et de 6,45 % pour celles de 5 ans. Ces paiements d’intérêts commenceront à partir de la fin de la première année après leur émission, garantissant ainsi un retour sur investissement régulier et prévisible.
Notons que cette structure de remboursement et de paiement des intérêts contribue non seulement à maintenir la confiance des investisseurs, mais aussi à soutenir l’efficacité du marché obligataire local, en stimulant l’engagement et la participation des investisseurs dans de futurs projets infrastructurels.
Daouda Bakary KONÉ