(CROISSANCE AFRIQUE)- Au Mali, la direction générale du trésor et de la comptabilité Publique a réussi à mobiliser un montant de 43,999 milliards de FCFA issu de bons et obligations du trésor.
Le 2 avril 2025, afin de répondre à ses besoins de financement budgétaire, le pays a procédé à une émission simultanée de bons assimilables du trésor (BAT) d’une durée de 364 jours et d’obligations assimilables du trésor (OAT) de 3 et 5 ans sur le marché financier de l’UMOA.
Pour cette opération, 40 milliards de FCFA avaient été offerts aux investisseurs. À la clôture de l’adjudication, des soumissions globales s’élevant à 54,795 milliards de FCFA ont été enregistrées, ce qui témoigne d’un taux de couverture impressionnant de 136,99%.
Finalement, le montant retenu s’élève à 43,999 milliards de FCFA, tandis que 10,796 milliards de FCFA de soumissions ont été rejetées, entraînant un taux d’absorption de 80,30%. Ceux qui ont vu leurs soumissions acceptées bénéficieront d’un rendement moyen pondéré de 9,70% pour les bons, 7,63% pour les obligations de 3 ans, et 6,40% pour celles de 5 ans.
L’émetteur s’est engagé à rembourser les bons le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, fixée au 1er avril 2026, avec les intérêts payés d’avance et précomptés sur la valeur nominale des bons. Quant aux obligations de 3 ans, leur capital sera remboursé le 6 mars 2028, et pour celles de 5 ans, le remboursement est prévu pour le 6 mars 2030.
Ainsi, les intérêts des obligations seront versés annuellement, au taux de 6,15% pour celles de 3 ans et de 6,35% pour celles de 5 ans, dès la fin de la première année. Cette opération de financement s’inscrit dans une stratégie plus large visant à stabiliser l’économie malienne, qui fait face à divers défis, notamment des tensions politiques et une inflation croissante.
En renforçant sa position sur les marchés financiers, le Mali espère non seulement attirer davantage d’investisseurs, mais aussi rassurer la population sur la viabilité de son économie. La confiance des investisseurs, en particulier en période d’incertitude, sera essentielle pour soutenir les projets de développement social et infrastructurel du pays, dont le succès peut avoir un impact direct sur la vie des citoyens maliens.
Notons qu’il est également notoire que l’introduction de ces instruments financiers sur le marché régional de l’UEMOA souligne l’importance croissante du Mali en tant qu’acteur financier incontournable dans la sous-région ouest-africaine, contribuant ainsi à son intégration économique et à la diversification de ses sources de financement.
Daouda Bakary KONÉ