(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réalisé une opération significative sur le marché financier de l’UMOA, levant une somme impressionnante de 110 milliards de FCFA, le mardi Septembre 2026.
Cette levée de fonds a été effectuée à l’issue d’une émission d’adjudication simultanée, qui a concerné des bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours ainsi que des obligations assimilables du trésor (OAT) de 3, 5 et 7 ans. L’émetteur, en quête de financement pour soutenir ses projets de développement, avait initialement mis en adjudication un montant de 100 milliards de FCFA, mais l’intérêt des investisseurs a largement dépassé les attentes.
En effet, les soumissions globales reçues ont atteint un montant colossal de 256,995 milliards de FCFA, ce qui témoigne d’un vif intérêt pour ces instruments financiers et d’une confiance renouvelée dans la solidité de l’économie ivoirienne. Ce chiffre impressionnant correspond à un taux de couverture du montant mis en adjudication de 257%, illustrant ainsi l’attrait que suscitent ces titres sur le marché.
Au terme de cette adjudication, le montant des soumissions retenu s’est établi à 110 milliards de FCFA, exclusivement issu des obligations, tandis que 146,995 milliards de FCFA de soumissions ont été rejetées. Ce résultat a conduit à un taux d’absorption de 42,80%, indiquant que, bien que la demande ait été forte, une partie significative des offres n’a pas été acceptée. Cette opération souligne non seulement la dynamique du marché financier en Côte d’Ivoire, mais aussi la capacité du pays à mobiliser des ressources pour financer ses projets de développement à long terme.
Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues se retrouveront avec un rendement moyen pondéré de 6,33 % pour les obligations de 3 ans, 7,06 % pour celles de 5 ans et 7,17 % pour celles de 7 ans. Ces rendements, soigneusement calculés, reflètent l’attractivité de ces instruments financiers dans un contexte économique en constante évolution, où la recherche de placements sûrs et rentables est primordiale.
L’émetteur, conscient de l’importance de maintenir la confiance des investisseurs, a prévu un remboursement du capital des obligations émises, qui interviendra le premier jour ouvré suivant la date d’échéance fixée au 2 septembre 2029 pour les obligations de 3 ans, au 2 septembre 2031 pour celles de 5 ans et au 2 septembre 2033 pour celles de 7 ans. Ce calendrier de remboursement est conçu pour offrir une prévisibilité et une sécurité aux investisseurs, leur permettant ainsi de planifier leurs finances avec assurance.
Concernant le paiement des intérêts, il se fera annuellement au taux de 5,20 % pour les obligations de 3 ans, 5,45 % pour celles de 5 ans et 5,70 % pour celles de 7 ans, et ce, dès la fin de la première année. Ce mécanisme de paiement des intérêts, qui commence rapidement après l’émission des obligations, est particulièrement attractif pour les investisseurs à la recherche de revenus réguliers.
En effet, ces taux d’intérêt compétitifs témoignent de l’engagement de l’émetteur à offrir des conditions favorables, tout en répondant aux attentes des investisseurs soucieux de maximiser leurs rendements dans un environnement financier dynamique.
Mariam KONÉ

