(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Niger, la Bank Of Africa (BOA) est en pleine phase de redressement, affichant des résultats financiers impressionnants pour les neuf premiers mois de l’année 2026.
Son bénéfice net a atteint 6,29 milliards FCFA, soit environ 10,6 millions de dollars, marquant une hausse spectaculaire par rapport aux 2,84 milliards FCFA enregistrés l’année précédente. Cette progression de 121,88 % est d’autant plus remarquable qu’elle surpasse largement l’augmentation du produit net bancaire, qui est le principal indicateur de ses revenus, avec une hausse modeste de seulement 7,9 %, atteignant 16,86 milliards FCFA.
La banque a su tirer parti de ressources moins coûteuses, ce qui a eu un impact positif sur sa marge bancaire. Selon le rapport établi au 30 septembre, cette évolution favorable a permis à la BOA d’améliorer sa rentabilité. Parallèlement, les frais généraux ont connu une diminution significative de 6,18 %, s’établissant à 8,37 milliards FCFA. Cette combinaison de recettes supplémentaires et de dépenses réduites a propulsé le résultat brut d’exploitation à 7,87 milliards FCFA, enregistrant une progression de 32,74 %.
Un autre facteur clé soutenant cette performance est le recouvrement des créances. Le coût du risque a reculé de 23,21 %, atteignant 1,98 milliard FCFA. La direction de la banque attribue cette amélioration à une récupération plus efficace des impayés, ainsi qu’à une gestion plus prudente des risques. Avant impôts, le résultat avant impôts témoigne d’une dynamique positive, renforçant ainsi la position de la Bank Of Africa sur le marché financier nigérien, et laissant entrevoir des perspectives encore plus prometteuses pour l’avenir.
Un effet supplémentaire apparaît à la lecture du tableau : la différence entre résultat avant impôts et bénéfice net tombe de 539 millions à 120,5 millions FCFA. Cette diminution de 418,5 millions représente environ 12 % de l’augmentation du bénéfice, selon nos calculs. Elle explique une partie de l’écart entre les deux rythmes de croissance, même si le rapport n’en précise pas l’origine fiscale.
Le rebond intervient après un exercice particulièrement éprouvant. En 2025, BOA Niger avait terminé l’année avec seulement 409 millions FCFA de bénéfice, contre 5 milliards en 2024. Dans son rapport d’activité annuel, la banque faisait notamment état d’une provision exceptionnelle supplémentaire de 4,8 milliards destinée à assainir ses actifs. Son conseil d’administration mentionnait également des coûts fiscaux exceptionnels et des dépréciations sur des immobilisations hors exploitation.
Un effet supplémentaire se révèle à la lecture attentive du tableau financier : la différence entre le résultat avant impôts et le bénéfice net a chuté de manière significative, passant de 539 millions à seulement 120,5 millions FCFA. Cette diminution de 418,5 millions représente environ 12 % de l’augmentation du bénéfice, selon nos calculs minutieux. Ce chiffre illustre une partie de l’écart observé entre les deux rythmes de croissance, bien que le rapport n’en précise pas l’origine fiscale, laissant ainsi planer une certaine ambiguïté sur les facteurs ayant contribué à cette situation.
Ce rebond des résultats intervient après un exercice particulièrement éprouvant pour la banque. En 2025, BOA Niger avait terminé l’année avec un bénéfice modeste de seulement 409 millions FCFA, une chute vertigineuse par rapport aux 5 milliards réalisés en 2024.
Dans son rapport d’activité annuel, la banque a fait état d’une provision exceptionnelle supplémentaire de 4,8 milliards FCFA, allouée spécifiquement pour assainir ses actifs et restaurer sa santé financière.
Notons que son conseil d’administration a également souligné la présence de coûts fiscaux exceptionnels, ainsi que des dépréciations sur des immobilisations hors exploitation, des éléments qui ont indéniablement pesé sur les résultats de l’année précédente. Cette situation met en lumière les défis auxquels la banque a dû faire face, tout en soulignant les efforts déployés pour redresser la barre et retrouver un chemin de croissance durable.
Abdoulaye KONÉ

