(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, le secteur de la microfinance a connu une dynamique impressionnante, avec un total de 50 institutions de microfinance de grande taille enregistrées à la fin décembre 2025. Ces institutions affichent un bilan total de 889,418 milliards FCFA, marquant une augmentation significative de 18,5 % par rapport à l’année précédente, 2024.
Ainsi, ces chiffres, extraits du Rapport annuel 2025 de la Commission Bancaire de l’UMOA, témoignent de la vitalité et de l’importance croissante de la microfinance dans l’économie burkinabè. Parmi ces institutions, la Faîtière des Caisses Populaires du Burkina (FCPB) se distingue particulièrement, avec un total bilan de 177,801 milliards FCFA en 2025, consolidant ainsi son statut de leader incontesté non seulement au Burkina Faso, mais également dans la zone UEMOA. En effet, la FCPB se classe en première position parmi les 226 institutions mutualistes ou coopératives d’épargne et de crédit (IMCEC) de l’Union, ce qui souligne son rôle central dans le soutien et le développement des initiatives économiques locales.
À la fin de l’année 2025, le paysage des institutions de microfinance (IMF) de grande taille au Burkina Faso, défini par un seuil de deux milliards FCFA d’encours de dépôts ou de crédits sur deux exercices consécutifs, se composait de 50 entités variées. Ce groupe est constitué de 13 sociétés, de 2 associations, et de 35 institutions mutualistes ou coopératives d’épargne et de crédit.
Cette diversité structurelle reflète non seulement la richesse du secteur, mais aussi son adaptation aux besoins spécifiques des populations locales, qui recherchent des solutions financières accessibles et adaptées à leurs réalités économiques. Le développement de ces institutions de microfinance joue un rôle crucial dans l’inclusion financière, permettant à de nombreux Burkinabè d’accéder à des services financiers qui étaient auparavant hors de portée.
Par ailleurs, le classement du Top 10 des Institutions de Microfinance (IMF) burkinabè de grande taille, établi selon la taille de leur bilan, met en lumière la position dominante de la Faîtière des Caisses Populaires du Burkina (FCPB), qui se distingue avec un impressionnant total bilan de 177,801 milliards FCFA. Ce chiffre colossal représente environ 20 % de la part de marché national, soulignant ainsi l’importance cruciale de cette institution dans le paysage financier du pays.
En deuxième position, Baobab Burkina se démarque également avec un total bilan de 66,250 milliards FCFA, suivi de près par Cofina-Burkina, qui affiche un bilan de 64,564 milliards FCFA. L’Agence de Crédit pour l’Entreprise Privée du Burkina, connue sous le nom d’ACEP Burkina, occupe la quatrième place avec un total bilan de 44,485 milliards FCFA, tandis que la Coopérative Diocésaine d’Epargne et de Crédit de Ouagadougou, ou CODEC Ouaga, se classe cinquième avec 30,908 milliards FCFA.
À la sixième place, nous retrouvons Witti Finances Burkina Faso, qui, pour l’année 2025, réalise un total bilan de 30,908 milliards FCFA, consolidant ainsi sa position sur le marché. Juste derrière, Atlantic Microfinance for Africa Burkina Faso (AMIFA BF) se distingue avec un total bilan de 23,124 milliards FCFA, tandis que la Coopérative d’Epargne et de Crédit Galor (COOPEC GALOR) suit avec un bilan de 19,605 milliards FCFA.
Notons que la Microfinance pour l’Epargne et le Crédit du Burkina, communément appelée FINEC Burkina, clôture ce classement avec un total bilan qui s’élève à 13 milliards FCFA. Ce panorama des IMF burkinabè met en évidence non seulement la diversité des acteurs présents sur le marché, mais aussi leur rôle essentiel dans le soutien à l’économie locale et au développement financier des populations.
Zangouna KONÉ

