(CROISSANCE AFRIQUE)-Comme l’a annoncé Rokyatou Camara, gérante et promotrice de l’événement, lors d’une conférence de presse tenue le 10 mars dernier, la cérémonie d’ouverture de la troisième édition du Festival du Thé s’est déroulée le samedi 21 mars 2026 au Musée National, sous la présidence du Chef de Cabinet du Ministère de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’instruction civique et de la construction citoyenne. Cette édition se prolongera sur trois jours, du 20 au 22 mars 2026.

Cet événement culturel de trois jours accueille de nombreux acteurs culturels et institutionnels, notamment le chargé de mission du Ministère de l’Industrie et du Commerce, le directeur général du Musée National, l’ambassadeur de Turquie au Mali, ainsi que plusieurs partenaires et sponsors officiels.

Le Festival du Thé aspire à rassembler les acteurs culturels, les professionnels, les institutions, les partenaires ainsi que le grand public autour des valeurs culturelles liées à la consommation du thé. L’objectif est de créer un espace d’échange propice à la découverte et à la valorisation des traditions africaines. À travers cette initiative, les festivaliers mettent en avant le thé comme un élément fédérateur, capable de renforcer le dialogue interculturel, de promouvoir le patrimoine africain et de rapprocher les peuples autour de traditions communes.
Successivement, le président de la commission d’organisation, la promotrice de l’événement, le directeur général du Musée national, ainsi que les représentants de trois départements ministériels, notamment chargés de l’Artisanat, de l’Industrie et de la Jeunesse, ont souligné le rôle fondamental du thé dans la société.

Dans son discours, Rokyatou Camara a souligné qu’il ne s’agit pas seulement de lancer un événement, mais d’affirmer une vision : celle d’une culture comme levier de transformation, d’une jeunesse actrice de son propre développement, et de traditions porteuses d’opportunités pour l’avenir.
« Le thé, dans nos sociétés, est bien plus qu’une simple boisson. Il représente un espace de dialogue, de respect et d’écoute. C’est un langage universel qui rassemble au-delà des différences. C’est précisément cette force que nous avons décidé de structurer, de valoriser et de projeter », a-t-elle déclaré.

Elle a également mis en avant qu’avec cette troisième édition, le Festival du Thé franchit un cap décisif en s’inscrivant désormais dans l’agenda culturel du Mali, preuve de sa dimension durable, structurante et ambitieuse. Selon elle, cet événement constitue également un véritable projet économique, visant à attirer des visiteurs et à créer des opportunités pour les jeunes.
« KOUNAMAN »
De son côté, le représentant du Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a souligné avec passion que le Festival du Thé s’impose véritablement comme une initiative innovante et essentielle, qui se situe à la croisée de plusieurs enjeux majeurs d’une grande portée.
En effet, cet événement festif joue un rôle fondamental dans la préservation des identités culturelles de diverses communautés, permettant ainsi de célébrer la richesse et la diversité des traditions autour de cette boisson réconfortante. De plus, il promeut le vivre-ensemble en favorisant les échanges interculturels, où les participants, qu’ils soient artisans, producteurs ou simples amateurs, peuvent partager leurs expériences et renforcer les liens sociaux.

Aussi, le Festival du Thé contribue également au développement de nouvelles dynamiques économiques, en mettant en avant le savoir-faire local et en attirant des touristes désireux de découvrir les saveurs authentiques et l’art de vivre des régions participantes.
Prenant la parole, le représentant du ministre de la Jeunesse a exprimé la fierté de son département d’être le parrain de cette édition. Selon lui, ce choix reflète l’importance accordée à la Jeunesse dans les dynamiques culturelles et sociales portées par ce festival.

Depuis ses premières éditions, le Festival du Thé n’a cessé de croître et de s’affirmer comme un événement central et incontournable dans le paysage culturel, social et économique du pays. Avec la participation impressionnante de plus de 11 000 personnes et la présence de plus de 70 stands dédiés à la découverte de cette boisson prisée, le festival témoigne de l’enthousiasme et de l’engagement qu’il suscite, en particulier auprès des jeunes générations qui se tournent de plus en plus vers ce rituel.
En évoquant l’importance indéniable du thé au Mali, il a souligné que cette boisson, dont les appellations peuvent varier selon les régions, telles que <<THÉ>>, <<ATAYA>> ou << KOUNAMAN>>, et souvent associée au concept profondément enraciné de <<GRIN>>, dépasse de loin le simple cadre d’une infusion quotidienne : elle constitue une véritable institution sociale, un symbole de convivialité et d’hospitalité qui unit les communautés autour de moments de partage et d’échange.
Notons que le festival promet ainsi d’être un rendez-vous incontournable s’étalant sur trois jours riches en événements, offrant une programmation diversifiée alliant réflexion, découverte et divertissement. Au lendemain de la cérémonie d’ouverture spectaculaire et pleine d’émotions, les festivaliers auront l’occasion d’assister à des panels inspirants et des discussions enrichissantes portant sur les dimensions culturelles, sociales et économiques du thé, tout en visitant des expositions fascinantes et des stands captivants.

Pour rappel, ils pourront également s’engager dans des séances de dégustation, où l’on explore les différentes saveurs et traditions liées au thé, renforçant ainsi ce lien culturel unique qui transcende les générations et les coutumes.
Drissa KEITA

