(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, la balance commerciale a connu une détérioration significative en mai 2026, marquée par un recul plus prononcé des exportations par rapport aux importations.
Ce changement alarmant a conduit à un déficit commercial s’élevant à 13,3 milliards de FCFA, contrastant fortement avec l’excédent de 1,5 milliard de FCFA enregistré en avril, ce qui représente une dégradation de 14,8 milliards de FCFA en l’espace d’un mois. Cette situation soulève des inquiétudes quant à la santé économique du pays et à sa capacité à maintenir un équilibre commercial favorable.
Les exportations, qui sont un indicateur clé de la performance économique, ont chuté de manière spectaculaire, enregistrant une baisse de 44,8 milliards de FCFA durant cette période. Selon les données fournies par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), cette évolution défavorable est principalement attribuée à une contraction marquée des exportations, en particulier celles des ressources naturelles et agricoles.
Le déclin est particulièrement frappant dans le secteur de l’or non monétaire, dont les ventes ont chuté de 84,8 milliards de FCFA, illustrant une perte significative pour le pays qui dépend fortement de cette ressource. De plus, les exportations de titane ont également subi une baisse de 6,9 milliards de FCFA, tandis que celles de gaz naturel liquéfié ont reculé de 5,9 milliards de FCFA, accentuant encore plus les difficultés rencontrées par le secteur des exportations.
Les légumes frais, qui constituent une part importante des produits exportés, ont également contribué à cette tendance baissière, avec un repli des ventes de 4,0 milliards de FCFA. Cette situation met en lumière les défis auxquels fait face le Sénégal dans sa quête d’un développement économique durable et soulève des questions sur les stratégies à adopter pour revitaliser les exportations et rétablir l’équilibre commercial.Ce recul significatif des échanges commerciaux est particulièrement illustré par la diminution marquée des importations de machines et d’appareils à moteurs, qui ont enregistré une baisse impressionnante de 8,0 milliards de FCFA. Cette tendance à la contraction des achats s’est également manifestée dans le secteur des produits céréaliers, où les achats ont subi un repli de 5,8 milliards de FCFA, soulignant une réduction générale de la demande sur le marché.
En parallèle, un déficit commercial s’est installé après l’excédent observé en avril, créant une dynamique préoccupante pour l’économie. En effet, malgré cette contraction des importations, celle-ci n’a pas été suffisante pour compenser la forte baisse des exportations, qui a eu des répercussions notables sur le solde commercial. Ainsi, le solde commercial a connu une chute dramatique, passant d’un excédent de 1,5 milliard de FCFA en avril à un déficit alarmant de 13,3 milliards de FCFA en mai.
Notons que cette évolution souligne une détérioration impressionnante de 14,8 milliards de FCFA du solde extérieur en l’espace d’un mois, une situation qui mérite une attention particulière. Ce déclin est principalement attribué à la forte baisse des recettes d’exportation, en particulier celles provenant de l’or non monétaire, un secteur crucial pour l’économie nationale. La situation actuelle appelle à une réflexion approfondie sur les mesures à mettre en place pour redresser la balance commerciale et stimuler à nouveau la croissance des exportations.
Mariam KONE

