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En Tunisie, le tout numérique ouvre un nouveau champ des possibles pour le renouveau du service public

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Dans la grande salle d’attente de la Caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS), au centre de Tunis, le silence règne. Les sièges en plastique vert, sont à moitié occupés, tout comme les guichetiers qui attendent patiemment la venue du prochain assuré.

La CNSS, c’est l’institution publique en charge des prestations sociales pour les employés et les travailleurs non-salariés. Des pensions de retraite aux prestations de soins, en passant par les allocations familiales, ce service public est au cœur des préoccupations des travailleurs et des employeurs.

Habituellement grouillante, l’ambiance ici a changé. Quelque chose d’inhabituel semble s’être produit. Ce calme inédit n’est pas un hasard et n’est pas non plus une conséquence de la crise sanitaire. Nabil Henchir, ingénieur en charge de la planification, des méthodes et de la veille technologique à la CNSS décrypte : « en 2019, la caisse a fait un grand pas dans la digitalisation. Avant, un artisan devait passer au bureau pour payer sa cotisation en espèces ou par chèque, ce qui nécessitait plusieurs semaines avant la prise en charge de sa demande. Mais maintenant, en seulement deux minutes, il règle sa cotisation par carte bancaire sur notre site web ».

La raison pour laquelle ce lieu s’est, petit à petit, mis à sonner creux, c’est le numérique. Désormais, les assurés et les entreprises peuvent à la fois payer mais également consulter en ligne leurs prestations sociales. Ils peuvent également télécharger leur attestation via un QR code incorporant le sceau électronique de la CNSS. « Avant, il fallait plusieurs semaines pour saisir, contrôler et valider. Le numérique n’est plus un confort, c’est une nécessité », poursuit Nabil.

Ces mots font écho aux ambitions de l’administration publique, qui, depuis 2016, a pris le virage du numérique en lançant le plan « Tunisie Digitale 2020 ». En déployant à grande échelle l’administration électronique, ce projet place la Tunisie comme une référence mondiale dans ce domaine faisant des nouvelles technologies de l’information et de la communication un important levier de développement socio-économique. Pour Sanâa Haouari, directrice générale au ministère tunisien des Technologies et de la communication et experte en transformation digitale, cela passe par « la mise en place de services administratifs en ligne, de systèmes d’information sectoriels, d’un système d’identifiant numérique unique et d’une plateforme d’échange de données, ainsi que l’amélioration de la connectivité dans les établissements publics ».

Avec un financement de 71 millions d’euros déployé par la Banque africaine de développement en 2018, le projet « Tunisie Digitale », poursuit son chemin. Cela représente plus de la moitié du budget total. Conscient que cette transformation améliorerait à la fois l’économie et les conditions de vie des tunisiens, la Banque avait pour ambition de libérer le potentiel du numérique pour améliorer davantage le service public rendu à la population sur l’ensemble du territoire.

Paradoxalement, le numérique rapproche l’État des citoyens. Il leur facilite l’accès à leurs droits. C’est le cas de Othmane Essafi, gérant d’un magasin de pièces de rechange : « maintenant que tout se fait en ligne, nous avons gagné en sûreté et en efficacité. Le temps que nous perdions dans l’administratif, nous le consacrons maintenant à notre activité ».

Numériser les services publics est un projet complexe, un chantier d’envergure. Durant la pandémie, il fut ainsi mis à l’épreuve du feu : alors que le confinement se prolongeait, le gouvernement soutenait les citoyens et les entreprises par le versement d’aides sociales. Mais comment parer à une telle urgence quand il faut se déplacer pour toucher ses aides ? Impossible sans une administration numérique. « Notre transformation digitale a généré une vaste base de données que nous avons partagée, en début de pandémie, avec les autorités en charge des aides aux entreprises. Sans cette rapidité d’exécution, beaucoup de firmes auraient mis la clé sous la porte », explique le responsable de la CNSS.

Le pays du jasmin a ainsi choisi la voie de la modernité et de l ’innovation. À court terme, les services publics vont continuer d’ouvrir le chemin : « Bientôt, nous allons mettre en ligne de plus en plus de services tels que l’immatriculation et l’affiliation des entreprises, le suivi des pensions, etc. Le numérique, c’est l’avenir. Tout le monde y adhère. Il n’y pas d’autre option. Nous devons passer par là », nous confie Nabil, enthousiaste. Et il n’a pas tort. En montrant l’exemple, les services publics simplifient les tracas du quotidien et améliorent le vivre-ensemble. Cela favorise un nouvel état d’esprit : celui de l’innovation pour faire la différence.

Tunisie - Projet Tunisie digitale 2020

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Au Burkina une ligne de crédit renforce l’impact social d’entreprises privées dans l’hôtellerie et la restauration, le transport et divers secteurs

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En 2016, le Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé une ligne de crédit de 38 millions d’euros à Coris Banque internationale au Burkina Faso. Cette démarche d’appui au secteur privé a bénéficié à des porteurs de projets aboutissant à la création de milliers d’emplois.

Mme Djénéba Ouédraogo, responsable de Grace SARL, entreprise qui fournit 7000 repas quotidiens à l’université Thomas Sankara

En 2014, Roland Sow est déjà un promoteur comblé avec un hôtel dont il a jeté les bases cinq ans plus tôt et qui a amorcé une belle croissance. Devenu un des meilleurs réceptifs de Bobo-Dioulasso, la deuxième ville du pays, son établissement comprend : une capacité d’accueil de 70 chambres, des salles de réunion et un standing 4 étoiles à la clé. Mais l’homme d’affaires, ancien responsable des opérations d’une multinationale, ne se contente pas de ce succès. Afin de renforcer son offre de services relative aux séminaires et autres activités de l’administration publique et des grandes sociétés, il décide de lancer une compagnie de transport haut de gamme, entre Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.

Dans sa recherche de financement, le jeune promoteur trouve une oreille attentive à Coris Bank International, qui lui accorde en 2017, un prêt de 1,74 milliard FCFA (environ 2,65 millions d’euros), tiré sur une ligne de crédit de 38 millions d’euros octroyée par la Banque africaine de développement.

« Ce financement nous a permis de lancer la compagnie Elitis Express, se réjouit Roland Sow. Nous avons construit deux gares modernes à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso ayant toutes les commodités. Nous avons également commandé les équipements, informatisé les sites, recruté et formé le personnel. Malgré un contexte socio-politique difficile, la compagnie a été officiellement lancée le 16 novembre 2017 à Ouagadougou, et le lendemain à Bobo-Dioulasso ».

Quatre ans plus tard, Elitis Express a gagné son pari. Avec une flotte de dix bus dotés de toilettes et roulant avec hôtesses et service traiteur, elle transporte chaque année 120 000 à 130 000 passagers. Le taux de remplissage moyen s’établit à 70%, même si la compagnie subit l’impact des crises sécuritaire et sanitaire, qui ont sensiblement réduit le nombre de passagers européens ou asiatiques. Si la situation sécuritaire s’améliore, Elitis Express pourrait ouvrir d’autres lignes, y compris vers les pays voisins.

Hôtesses de la compagnie de transport Elitis Express sur la ligne Ouagadougou-Bobo Dioulasso

Elitis mise beaucoup sur la sécurité. Deux chauffeurs se relaient pour parcourir les 360 kilomètres qui relient les deux villes. L’émission informatisée des billets, n’est possible qu’à partir d’une pièce d’identité, si bien que les bus de la compagnie sont dispensés des fréquents arrêts pour contrôle (police, douanes), le long du trajet.

Dans les garages aménagés de la compagnie de transport Elitis Express

« Nous avons adapté les procédures de l’avion au sol, résume Roland Sow, visiblement satisfait. Nous avons produit un impact sur le secteur des transports ; quelques compagnies ont adopté certaines de nos bonnes pratiques. Au final, ce sont les clients qui gagnent en confort et en sécurité ». Tous ces efforts d’innovation de modernisation et de qualité de service ont valu à Elitis de nombreuses distinctions, comme le prix burkinabè de la qualité dans la catégorie des grandes entreprises remise par le Premier ministre en octobre 2021, ou celui de la meilleure compagnie d’Afrique de l’Ouest en 2018, attribuée en Côte d’Ivoire.

« Tout cela n’aurait pas été possible sans le financement obtenu », reconnaît Roland Sow, qui n’est pas peu fier de l’impact social de sa compagnie. Au-delà de sa centaine d’employés, les activités d’Elitis Express procurent des revenus aux petits producteurs qui fournissent le nécessaire pour préparer les plats servis à bord.

À une autre échelle, le soutien de la Banque africaine de développement via Coris Bank International, a également profité à Grace SARL, une entreprise travaillant dans le bâtiment et les travaux publics ainsi que la restauration. Dans ce dernier secteur, elle s’occupe notamment, depuis deux ans, de la restauration des étudiants de l’Université Thomas Sankara (Ouaga 2). « Le financement reçu (50 millions FCFA, soit 75 000 euros) m’a permis d’acquérir les équipements et de renforcer mon fonds de roulement », explique Mme Djénéba Ouédraogo, la responsable de l’entreprise. Chaque jour, à midi et le soir, elle est ainsi en mesure de servir 7000 repas aux étudiants et emploie 150 personnes à temps plein, essentiellement des femmes. « Elles peuvent ainsi mieux s’occuper de leurs familles », sourit-elle.

Aujourd’hui décaissée en totalité, la ligne de crédit octroyée à Coris Bank International a parfaitement atteint ses objectifs. Elle a permis d’accorder des financements à court et moyen termes à 28 petites et moyennes entreprises évoluant dans des secteurs aussi divers que l’immobilier, l’hôtellerie, les bâtiments et travaux publics, le transport, le commerce général ou l’industrie agro-alimentaire. Grâce aux financements indirects de la Banque africaine de développement, elles ont modernisé leurs équipements ou étendu leurs capacités. Les entreprises bénéficiaires ont pu verser à l’État, 25 millions d’euros d’impôts, bien au-delà des 4 millions d’euros attendus. Quant à l’objectif d’au moins 1200 nouveaux emplois, il a été largement dépassé : 2318 emplois ont été créés

La BAD organise l’édition de printemps de son séminaire virtuel sur les opportunités d’affaires

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La Banque africaine de développement a organisé son séminaire virtuel sur les opportunités commerciales 2022, édition de printemps, les 12 et 13 avril, pour donner un aperçu de ses politiques, opérations, règles de passation des marchés et activités dans les pays.

Le séminaire sur les opportunités d’affaires (BOS) offre aux entreprises, aux entrepreneurs civils, aux fabricants, aux consultants et aux fournisseurs des membres régionaux et non régionaux du Groupe de la Banque un guichet unique d’informations sur la manière de fournir des biens et des services aux projets financés par la Banque, comment établir un partenariat avec le Groupe de la Banque et sur les opportunités de financement disponibles pour les projets du secteur privé.

L’événement s’est déroulé sur deux jours pour accueillir les participants dans différents fuseaux horaires. La première journée était destinée aux participants d’Afrique, d’Europe et des Amériques ; tandis que le deuxième jour était réservé aux participants des pays asiatiques.

Plus de 300 entités ont participé, représentant des pays d’Asie, d’Europe, d’Afrique, d’Amérique du Nord et d’Amérique latine. Les participants représentaient les secteurs public et privé, y compris des consultants individuels, des entrepreneurs, des fabricants et des fournisseurs intéressés à fournir des biens et des services pour les projets de la Banque en Afrique.

S’écartant légèrement de son format habituel, le webinaire comportait des présentations préenregistrées sur des secteurs spécifiques ainsi que des sessions en direct sur les départements de la stratégie, de la passation des marchés, de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la Banque. Les deux jours, le programme s’est terminé par des tables rondes virtuelles sur l’énergie et le changement climatique, les infrastructures, les transports et le développement urbain ; petites et moyennes entreprises, industries et commerce, genre, agriculture, santé et éducation. Celles-ci ont offert aux participants l’occasion de dialoguer directement avec des experts de la Banque.

Les participants ont félicité les webinaires pour avoir été des sessions informatives et perspicaces et ont exprimé leur intérêt à faire affaire avec la Banque.

Dirigés par le Département de la mobilisation des ressources et des partenariats (FIRM), les séminaires sur les opportunités commerciales permettent à la Banque de développer un pool de fournisseurs et de prestataires de services de haute qualité pour concourir pour ses projets, stimulant sa propre prestation de services et la réalisation de ses initiatives de développement globales.

Depuis 2017 et jusqu’au début du Covid-19, la Banque a organisé chaque année deux séminaires d’opportunités d’affaires en personne – à Abidjan (siège) et dans un pays membre régional. Environ 5 500 délégués ont assisté aux séminaires, avec une moyenne de 75 % de délégués venant de pays membres non régionaux et 90 % du secteur privé, représentant 55 pays.

Dans son allocution de clôture, Roderic Norman, directeur par intérim de FIRM, a déclaré : « nous avons eu plaisir à partager des opportunités pour un éventail d’entreprises et de particuliers de s’associer à la Banque. Au cours des deux jours, nous avons également eu la chance d’apprendre, des participants, des moyens d’améliorer notre rayonnement et notre partenariat. Nous sommes impatients d’apporter plus d’innovations dans les futures sessions BOS.

Côte d’Ivoire: une plateforme numérique appuyée par la BAD aidera les agricultrices à accéder aux marchés

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Les agricultrices de Côte d’Ivoire trouveront plus facilement des marchés pour leurs cultures, grâce à une plateforme numérique récemment lancée par ONU Femmes. Blaatto(le lien est externe), qui fait partie de l’initiative Buy From Women de l’agence des Nations Unies, cible les petites agricultrices et les membres de coopératives agricoles dirigées par des femmes dans la région centrale du pays, où l’accès aux marchés est relativement limité. Le mot « blaatto » signifie « venez acheter » en langue baoulé de la région.

Buy From Women est une plate-forme d’entreprise et de commerce électronique open source basée sur le cloud qui peut être personnalisée pour des produits spécifiques du marché. Il offre également aux femmes des informations et des financements. En Côte d’Ivoire, ONU Femmes déploie l’initiative avec le soutien de la Banque africaine de développement et avec le financement du Fonds fiduciaire de coopération économique Afrique-Corée géré par la Banque.

La plateforme fait partie d’un projet d’ONU Femmes en Côte d’Ivoire visant à renforcer la résilience agricole des femmes face au changement climatique et leur qualité de vie en intégrant les TIC dans la production agricole.

Blaatto a été lancé lors d’une cérémonie tenue le 25 mars 2022 à Abidjan, en présence de M. Félix Anoblé, Ministre de la Promotion des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Artisanat et de la Transformation du Secteur Informel de Côte d’Ivoire.

Mme Antonia Ngabala Sodonon, représentante nationale d’ONU Femmes pour la Côte d’Ivoire et Mme Esther Dassanou, coordonnatrice de l’initiative Affirmative Finance Action for Women in Africa de la Banque africaine de développement ont également participé.

Devant un parterre de représentants du gouvernement, de partenaires au développement et d’agricultrices, Anoblé et Sodonon ont signé un accord pour la gestion de Buy From Women.

La ministre Anoblé a déclaré : « La plateforme Buy From Women garantira des résultats à long terme pour les bénéficiaires. Il a exhorté son adoption en disant : « S’il vous plaît, profitez-en pour l’utiliser et améliorer les cultures produites localement ».

Sodonon a déclaré : « La plateforme Buy From Women connectera les productrices à toutes les catégories d’acheteurs de produits agricoles : grossistes, détaillants et consommateurs à travers la Côte d’Ivoire. C’est une opportunité pour les agricultrices de vendre leurs produits à un large marché d’acheteurs.

Esther Dassanou a déclaré : « Nous apprécions le soutien du gouvernement de Côte d’Ivoire dans diverses interventions, en particulier dans l’autonomisation économique des femmes. Pour la Banque africaine de développement, ONU Femmes est un partenaire stratégique pour mettre en œuvre le programme d’égalité des sexes et d’autonomisation des femmes.

Elle a ajouté : « cette plateforme servira de guichet unique pour les producteurs, les acheteurs, les vendeurs et les investisseurs. Non seulement cela aidera les agricultrices à accéder aux marchés, mais cela augmentera également leur expertise et améliorera la qualité de leurs produits agricoles.

Nations Unies : Yacouba KATILE reçu par le Président de l’ECOSOC

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En séjour aux Etats-Unis d’Amérique dans le cadre de la mission d’élaboration du recueil annuel des attentes, des besoins et des problèmes de nos compatriotes établis à l’extérieur, le Président du Conseil économique, social et culturel, M. Yacouba KATILE , a été reçu en audience en marge des travaux, au siège des Nations Unies à New-York, par Son Excellence Collen Vixen KELAPILE, Président en exercice du Conseil économique et social de l’Organisation des Nations Unies (ECOSOC). La rencontre a enregistré la présence de Son Excellence M .Issa KONFOUROU, Ambassadeur-Représentant Permanent du Mali auprès de l’ONU à New York.


L’état d’évolution de la situation socio-politique au Mali, le développement des liens de partenariat entre le Conseil économique, social et culturel et l’ECOSOC, la gestion et la bonne gouvernance des ressources minières au profit des populations constituent, en substance, les points sur lesquels ont porté les échanges des deux personnalités.


Dans ses propos liminaires, le Président du Conseil économique, social et culturel, M. Yacouba KATILE, a tenu à féliciter SEM Collen Vixen KELAPILE pour son élection à la tête de l’ECOSOC. Il a salué la coopération entre le Mali et les Nations Unies. Après un large tour d’horizon de l’évolution de la situation au Mali, le Président du CESC a invité les différents organes des Nations Unies de continuer à soutenir notre pays pour l’aider à sortir de la crise. Au plan bilatéral, le Président KATILE a exprimé le souhait du Mali de bénéficier de l’expérience du Botswana en matière de gestion et de bonne gouvernance des ressources minières au profit des populations. Faut-il le signaler que Son Excellence KELAPILE, Président de l’ECOSOC, est le Représentant permanent du Botswana auprès des Nations Unies.


En retour, le Président de l’ECOSOC a entretenu son visiteur du jour sur les missions de sa structure et les échéances majeures à venir (forum sur le financement du développement le 24 avril 2022, forum politique de haut niveau en juillet 2022 et le forum conjoint de l’Assemblée Générale et de L’ECOSOC sur les défis de l’Afrique le 28 juillet 2022). A cet égard, il a invité le Président du CESC et le Mali à participer activement à ces rencontres internationales.


A cette demande, l’ambassadeur du Botswana a exprimé la disponibilité de son pays à partager son expérience avec tous les pays frères africains qui le désirent. Il fera un compte rendu fidèle à ses autorités et tiendra l’ambassadeur du Mali informé de la suite à donner.


Il faut rappeler l’ECOSOC fait partie des six organes principaux des Nations Unies. Il est par excellence l’organe central de l’ONU sur toutes les questions internationales d’ordre économique et social.


Baba Bourahima Cissé
Conseiller en Communication CESC

Le Nigeria obtient 17,5 millions USD de l’AFD et du Canada pour renforcer la résilience dans l’éducation et dans l’environnement

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Au Nigéria, le gouvernement a annoncé 20 Avril 2022 qu’il va bénéficie un financement de 17,5 million usd du Partenariat mondial pour l’éducation, du Canada et de l’Agence française de développement (AFD) pour renforcer la résilience du pays dans l’éducation et l’environnement.

Il s’agira d’appuyer huit formations professionnalisantes dans les filières porteuses des universités du pays et renforcer le système éducatif dans son ensemble.

Concernant le volet ’environnement, le partenariat vise à soutenir l’accroissement du carbone forestier et la conservation des écosystèmes forestiers, via la promotion de technologies performantes de cuisson domestique et un approvisionnement durable et à des prix compétitifs en énergie.

Selon l’Agence ecofin, une subvention d’environ 10,8 millions de dollars issue du Partenariat mondial pour l’éducation (PME) va servir au financement du « Projet d’appui à la professionnalisation de l’enseignement supérieur (PAPES) ».

« Plus de 2,2 millions de dollars ont été engagés par le ministère canadien des Affaires étrangères, du Commerce et du Développement en vue de soutenir un plan de transition dans l’éducation et la formation professionnelle sur la période 2022-2023 », rapporte l’Agence ecofin.

Par ailleurs, le troisième accord concerne 3,2 millions de dollars accordés par l’AFD pour « améliorer les conditions d’accès à l’énergie de cuisson des populations des principaux centres urbains du Niger » via le projet « Bois Energie Sahel (BES) ».

Notons que l’Agence française de development estimé que lebbesoins en matière d’éducation sont « considérables », malgré le fait que les autorités y consacrent une bonne partie du budget (entre 15% et 20%).

Moussa Koné

Hydrocarbures: un contrat d’approvisionnement en gaz signé entre l’Angola et l’Italie

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L’Italie a signé le mercredi 20 avril 2022, un contrat d’approvisionnement en gaz avec l’Angola. Le deal, annoncé le mois dernier, permettra au pays européen d’importer d’Angola environ 1,5 milliard de mètres cubes de gaz par an, selon des sources proches du dossier.

Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères Luigi Di Maio, a affirmé qu’il s’inscrit dans la logique des autorités de réduire la dépendance de l’Italie par rapport au gaz russe qui représente environ 40 % de la consommation domestique du pays. « Nous tenons notre engagement de diversifier nos sources d’approvisionnement énergétique », a-t-il déclaré.  

Selon des précisions du dirigeant, l’Italie tentera de décrocher un contrat similaire avec le Congo-Brazzaville, à une date qui n’a pas été divulguée.

« L’entente, si elle est officialisée, permettra au pays européen d’engager le pays d’Afrique centrale à lui fournir environ de 5 milliards de mètres cubes de gaz par an », selon l’Agence ecofin.

Daouda Bakary Koné

Vers l’intensification des activités de la société en charge de la gestion de l’aéroport international de Denver en Afrique

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La société en charge de la gestion de l’aéroport international de Denver, dans l’Etat du Colorado (USA), a mis en place un comité dont la mission est de créer les conditions pour intensifier les liaisons aériennes avec l’Afrique.

La plateforme aéroportuaire de Denver fait partie du Top 10 mondial des plus fréquentées et occupe la 3ième position à l’échelle nationale. Son exploitant voudrait en faire le principal relais de liaison aérienne entre l’Afrique et les Etats-Unis.

« L’expansion de la connexion mondiale de Denver à l’Afrique est une opportunité rare, et l’Africa Air Service Committee nous aidera à diversifier et approfondir davantage notre réseau de services aériens, ce qui profitera à tous les résidents de Denver pour les décennies à venir », a déclaré Michael Hancock, le maire de la ville.

Selon l’Agence ecofin, le secteur aérien est en plein essor en Afrique, avec une demande en croissance continue qui attire de grosses compagnies.

Notons que dans un récent rapport, l’Association du transport aérien international (IATA) a révélé que pour février 2021, la demande a évolué de près de 69,5 % en glissement annuel sur le continent. « Il faut néanmoins indiquer que le trafic y demeure très faible par rapport aux volumes mondiaux (moins de 2 », rapporte l’Agence ecofin.

Moussa Koné

Guinée: un engagement de 175 millions USD pour la réhabilitation de 107 km de route dans le pays

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En Guinée gouvernement a annoncé le mardi 19 avril 2022 qu’il va engager environ 175 millions une pour la construction de 107 km de route.

Cette route reliera les villes de Labé et de Mali. Environ 173,6 millions USD de financement sont issus d’un prêt de la Banque islamique de développement et 1,3 million viendront directement des caisses de l’Etat guinéen.

Selon le ministère de tutelle, l’infrastructure va améliorer « l’accès physique de la population rurale, en particulier des femmes, des jeunes et des groupes vulnérables aux marchés, services de santé, d’éducation et de protection sociale ».

Par ailleurs, le projet se tiendra en deux phases, selon les autorités. La première étape comprend le bitumage de 69 km partant de Labé à Yembéring, en passant par Sarékaly. La seconde étape concerne le revêtement du tronçon Yembéring-Mali, long de 38 km.

Cette initiative s’inscrit par ailleurs, dans le cadre de la mise en place d’un corridor partant de Conakry, la capitale guinéenne, à Dakar, la capitale du Sénégal. Sur la partie guinéenne de ce corridor, 374 km de route sont pleinement praticables sur 552 km.

Il faut signaler que le pays ambitionne donc à terme de construire 178 km de route entre Labé et la frontière avec le Sénégal pour la réalisation du projet.

Notons qu’une fois achevé, ce corridor, d’après Conakry, permettra le renforcement de « l’intégration nationale en réduisant l’isolement interne de la Guinée et en renforçant les opportunités économiques et commerciales ».

Zangouna Koné

Afrique : Trace et la Fondation Mastercard lancent une application de formation professionnelle gratuite pour 26 millions de jeunes Africains

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Mastercard a annoncé mercredi un bond de 38% de son bénéfice trimestriel à la faveur d'une hausse des dépenses des consommateurs avec ses cartes de crédit et de débit. /Photo d'archives/REUTERS/Jonathan Bainbridge

Le mercredi 21 Avril 2022, Trace et la Fondation Mastercard ont lancé Trace Academia, une application mobile d’apprentissage, interactive et gratuite qui va permettre à 26 millions de jeunes Africains d’acquérir des compétences professionnelles. Trace Academia est disponible sur Android et iOS et a déjà été testée avec succès dans 4 pays africains. Les utilisateurs peuvent accéder aux cours en anglais et français.

Des cours de portugais seront bientôt lancés. Le contenu d’apprentissage comprendra des cours techniques pertinents dans 15 industries différentes – y compris des cours sur l’énergie, la beauté, la mode, le bricolage, le marketing numérique, l’hôtellerie, les arts créatifs, le journalisme, le cinéma et la technologie – ainsi que des cours « transversaux », comme l’entrepreneuriat, la prise de parole en public et le bien-être personnel. Chaque cours a été conçu en collaboration avec une organisation ou une entreprise leader dans son secteur pour assurer sa pertinence pour les employeurs et le marché du travail.

« Nos cours et nos certificats sont créés en partenariat avec des acteurs de référence de l’industrie, des gouvernements et du secteur non commercial. Cette application, gratuite et facile à utiliser, vise à former 26 millions de jeunes Africains d’ici 2026 avec les compétences dont ils ont besoin pour trouver ou créer un emploi et pour accéder à des opportunités pour les aider à démarrer leur carrière. L’environnement d’une personne à sa naissance ne devrait jamais être un obstacle à sa réussite », a déclaré Olivier Laouchez, co-fondateur et président exécutif de Trace.

« Deux choses sont particulièrement intéressantes concernant Trace Academia. Premièrement, la plateforme donne aux jeunes la flexibilité et le contrôle sur leur apprentissage. Les utilisateurs peuvent apprendre à leur propre rythme et personnaliser leur parcours en fonction des demandes auxquelles ils sont confrontés au fur et à mesure qu’ils naviguent dans le monde du travail. Deuxièmement, les cours sont extrêmement pratiques et conçus en collaboration avec des organisations leaders de leurs marchés. Cela garantit leur pertinence pour le marché du travail. La Fondation Mastercard se réjouit de soutenir cette plate-forme dans le cadre de sa stratégie Young Africa Works pour permettre à 30 millions de jeunes d’accéder à un travail digne et épanouissant d’ici 2030 », a déclaré Peter Materu, directeur de programme à la Fondation Mastercard.

La nouvelle plate-forme Trace Academia représente une contribution importante à l’agenda pour l’emploi des jeunes en Afrique. L’Afrique est le continent le plus jeune du monde, avec près de 65 % de sa population âgée de moins de 25 ans. L’Afrique abrite la main-d’œuvre de demain.  Avec les bonnes compétences et un accès aux opportunités de travail, les jeunes seront les plus grands moteurs de la transformation du continent.