Accueil Blog Page 1086

Angola: le groupe Africell procède au lancement officiel de ses activités commerciales dans le pays

0

Le groupe Africell, détenteur de la quatrième licence télécoms unifiée d’Angola, a officiellement démarré ses activités commerciales dans le pays, ce jeudi 7 avril. La société rejoint ainsi Angola Telecom, Unitel et Movicel sur le marché télécoms national qu’elle affirme vouloir « bouleverser » en ouvrant une nouvelle ère de concurrence. Africell fournira des services de voix fixe, mobile (2G, 3G, 4G), data, et même des services de télévision.

« À partir d’aujourd’hui, les utilisateurs de mobiles angolais auront plus de choix et de meilleurs prix. Ils auront accès à un opérateur mobile en qui ils peuvent avoir confiance et qui place leurs intérêts au premier plan. La stratégie d’Africell est de donner à tous les Angolais les outils numériques dont ils ont besoin pour réaliser leur potentiel », a déclaré Chris Lundh (photo), président-directeur général d’Africell Angola.

L’agence ecofin, rapporte que le lancement commercial d’Africell intervient quatorze mois après l’obtention de la quatrième licence unifiée de télécommunications en Angola. « Elle lui a été attribuée dans le cadre d’un programme national de réforme qui prévoit d’accueillir davantage de concurrence et d’innovation dans des secteurs-clés tels que les télécommunications », precise notre confrere de l’Agence ecofin.

En 2021, l’entreprise a réglé ses obligations financières relatives à cette ressource qui lui avait été attribuée au terme d’un nouvel appel d’offres lancé en octobre 2019, suite à l’annulation pour plusieurs manquements du premier lancé depuis 2017 et remporté en avril 2019 par Telstar.

Pour rappel, Africell a investi plus de 150 millions USd sur le marché télécoms pour construire un réseau de haute qualité compatible à la 5G avec une capacité de départ de plus de 6 millions d’abonnés.

Par ailleurs, ka société télécom s’est offert à cet effet l’expertise de fournisseurs de technologies internationaux et locaux tels que Nokia, Oracle, MSTelcom et Angola Cables. Elle s’est également dotée d’un centre de données dans la capitale. Récemment, la société a signé un accord d’interconnexion avec l’opérateur public Unitel pour permettre à ses abonnés d’entrer en communication avec ceux du réseau concurrent.

Notons que les négociations pour le partage d’infrastructures télécoms avec Unitel se poursuivent toujours.

Daouda Bakary Koné

Au Mozambique, la société Italienne Saipem annonce l’acquisition d’un contrat d’environ 150 millions USD

0

Au Mozambique, la société italienne Saipem a annoncé, le jeudi 7 avril, qu’un contrat d’une valeur de 150 millions de dollars lui a été attribué par les parties prenantes du projet gazier Coral South FLNG. Le deal engage Saipem à effectuer des travaux de maintenance sur l’installation flottante de liquéfaction de gaz naturel dédiée au projet.

Selon l’Agence ecofin les opérations vont durer 9 ans en plus d’une année en option, mais la date de mise en exécution des travaux n’a pas été divulguée.

« L’octroi de ce nouveau contrat de service confirme la présence de Saipem sur le segment du gaz naturel liquéfié, dans le cadre de la diversification du portefeuille de projets et renforce son positionnement dans un pays stratégique comme le Mozambique », a déclaré Saipem.

Par ailleurs, trois types d’opérations seront réalisées, d’après les précisions de Saipem. Pour cela, l’Agence ecofin explique que l’entreprise va d’abord assurer une maintenance globale de la plateforme. Ensuite, elle effectuera, à bord de l’installation, des opérations de supervision. Enfin, elle mettra en place une unité logistique à terre.

Notons que le FLNG Coral South est la première unité flottante de liquéfaction de gaz naturel en eaux profondes d’Afrique. La plateforme, acheminée au Mozambique début janvier, subit actuellement diverses formalités, de certification entre autres, pour un début de production annoncé pour le second semestre de cette année.

La junior britannique Moxico Resources va investir 100 millions USD dans le développement de ses actifs de cuivre en Zambie

0

Selon l’Agence ecofin, la junior britannique Moxico Resources va investir 100 millions USD dans le développement de ses actifs de cuivre en Zambie. Il s’agit d’une annonce faite le mercredi 6 avril 2022 par Vicky Ford, ministre britannique pour l’Afrique en visite dans le pays dirigé depuis quelques mois par Hakainde Hichilema.

Par ailleurs, la Britannique a expliqué que les fonds permettront de créer des emplois et d’augmenter la production de cuivre de la Zambie, deuxième producteur africain du métal rouge.

« Si Moxico n’a encore fourni aucun détail sur la manière dont sera utilisé ce financement, rappelons que son projet phare de cuivre dans le pays est Mimbula. Ce dernier héberge des ressources minérales conformes au code JORC estimées à 93,7 millions de tonnes titrant 0,97 % de cuivre total (TCu) », rapporte l’Agence ecofin.

Daouda Bakary Koné

Côte d’Ivoire: démarrage de la distribution des cartes des exploitants de Café-Cacao

0

En Côte d’Ivoire, le Conseil du Café-Cacao (CCC) a procédé le mercredi 6 avril 2022 à Abidjan, au démarrage de la distribution des cartes des exploitants de café-cacao. Cette démarche fait suite à l’opération de recensement des producteurs et de leurs vergers (RPCCV) entre avril 2019 et décembre 2020 pour un coût total de 6,5 milliards Fcfa (11 millions USD)

L’opération de distribution touchera au total environ 993 000 agriculteurs répertoriés et cultivant plus de 3,2 millions d’hectares de café et de cacao. Les bénéficiaires profiteront des nombreuses fonctionnalités de la carte pour renforcer leur professionnalisation et sécuriser leurs revenus.

Le nouvel outil en plus d’être doté d’un code QR contenant des informations d’identification des producteurs (nom, prénom, superficie du verger entre autres) est équipé d’une puce bancaire permettant de recevoir les paiements relatifs aux ventes de cacao et de café ainsi que d’effectuer d’autres transactions comme les dépôts ou les envois d’argent.  

« Fini désormais les attaques des coupeurs de route lors des différentes campagnes. Le producteur dispose maintenant d’un moyen électronique pour percevoir son dû », s’est félicité Kobenan Kouassi Adjoumani, ministre de l’Agriculture et du Développement rural.  

Il faut souligner que ce lancement entre dans le cadre de la stratégie des autorités visant à renforcer la traçabilité dans les filières café-cacao depuis les lieux de production jusqu’au débouché d’exportation.

Moussa Koné

En Tanzanie, Millicom International Cellular finalise la vente de sa filiale locale MIC Tanzania Public Limited Company

0

La société de télécommunications luxembourgeoise Millicom International Cellular a annoncé, mardi 5 avril 2022, qu’elle a finalisé la vente de sa filiale locale MIC Tanzania Public Limited Company (réunissant Tigo et Zantel) à un consortium mené par le malgache Axian Telecom. La transaction annoncée en avril 2021 consacre le retrait de Millicom du marché africain des télécommunications.

Selon Mauricio Ramos, président-directeur général de Millicom « Avec l’annonce de l’achèvement de la cession de nos activités africaines, nous clôturons un chapitre de notre histoire et en ouvrons un autre uniquement axé sur la région d’Amérique latine », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, les termes de la vente indiquent qu’Axian a repris la propriété de l’entreprise, y compris ses dettes et autres obligations tandis que Millicom a reçu une contrepartie nette en espèces d’environ 100 millions USD.

Pour sa part, l’Agence ecofin, explique que cette transaction rentre dans le cadre du plan pluriannuel de Millicom visant à céder ses opérations africaines et les obligations et responsabilités qui y sont associées, et à se concentrer sur ses marchés d’Amérique latine.

Toutefois, la société a finalisé la cession de AirtelTigo, sa coentreprise avec Bharti Airtel au Ghana en 2021. La société possédait également des opérations au Tchad, en République démocratique du Congo, à Maurice, au Rwanda et au Sénégal, mais les a toutes vendues.

Notons que l’Afrique a historiquement généré des rendements inférieurs à ceux de l’Amérique latine, où elle a des opérations très rentables, notamment au Guatemala, au Salvador et au Panama.

Au Kenya, le Fonds africain de garantie et la Standard Bank signent un accord de financement de près de 9 millions USD en faveur des PME

0

La filiale kényane du groupe bancaire sud-africain Standard Bank a conclu selon l’Agence ecofin, avec le Fonds africain de garantie pour les petites et moyennes entreprises (PME), un mécanisme de garantie de prêt d’un montant de 1 milliard de shillings kényans (8,6 millions USD).

Via ce mécanisme, le Fonds prend s’engage à rembourser la Banque en cas de défaut de paiement des PME à qui des crédits seront accordés. « Stanbic Bank Kenya trouve dans cette initiative un moyen d’étendre ses prêts aux PME locales, en particulier celles dirigées par des femmes et celles axées sur le climat », rapporte l’Agence ecofin.

Par ailleurs, Florence Wanja, responsable des clients commerciaux à Stanbic Bank Kenya expliqué que « Les PME contribuent à plus de 30 % du PIB du Kenya et à près de 50 % des nouveaux emplois créés chaque année. Par conséquent, notre partenariat avec le Fonds de garantie africain est une étape importante pour contribuer à accélérer leur croissance ».

Zangouna Koné

Zimbabwe: la Banque africaine de développement constate des progrès dans l’apurement des arriérés

0

Des responsables de la Banque africaine de développement et des représentants du gouvernement du Zimbabwe se sont rencontrés mercredi pour discuter de l’apurement des arriérés de la nation et du partenariat en cours entre la nation d’Afrique australe et l’institution de développement. Ils ont noté des progrès dans le programme de réforme du Zimbabwe.

Le vice-président du Groupe de la Banque africaine de développement, Yacine Fal, et une délégation en tournée dans deux pays d’Afrique australe, ont eu des entretiens avec le ministre des Finances, Mthuli Ncube, dans les bureaux du ministère à Harare. Ncube a décrit les réformes en cours à la suite de vents contraires mondiaux tels que la sécheresse, les cyclones, la pandémie de Covid-19 et, plus récemment, la hausse des prix du carburant et des engrais.

Le gouvernement du Zimbabwe a réduit les taxes sur le carburant, apporté des modifications à sa politique foncière et met en œuvre une série de mesures de protection sociale tout en luttant contre la pandémie de Covid-19, a déclaré Ncube. Deux projets en particulier vont bien. Le premier est un programme basé sur l’agriculture qui a aidé deux millions de ménages et le second est un programme de transferts monétaires, ciblant les enfants de familles pauvres. D’autres mesures comprenaient des soins médicaux subventionnés pour les personnes âgées et d’autres groupes de population vulnérables, et un programme de distribution de céréales pour les populations des zones touchées par la sécheresse.

Ncube a déclaré que le gouvernement discutait d’un nouveau programme surveillé par le personnel du Fonds monétaire international ou SMP pour le Zimbabwe. Les SMP sont des accords informels entre les autorités nationales du pays et le personnel du Fonds monétaire international (FMI) pour surveiller le programme économique des autorités.

Ncube a déclaré que le gouvernement avait fait des efforts significatifs avant de se lancer dans un nouveau programme, y compris la réduction de l’inflation. Il a demandé à la Banque africaine de développement d’augmenter son guichet du secteur privé avec plus de capital et de financement à long terme et a déclaré que le pays aurait besoin d’un financement relais supplémentaire pour maintenir les taux d’intérêt stables.

Saluant les réalisations des efforts de réforme du Zimbabwe réalisés en peu de temps, M. Fal a déclaré que la poursuite des efforts de coordination pour les réformes et le dialogue avec les partenaires étaient cruciaux.

« Vous avez un programme de réforme très ambitieux et les défis sont nombreux », a déclaré Fal.

Dans des remarques au cours de la session, l’économiste en chef de la Banque africaine de développement, Kevin Urama, a déclaré que les réformes du Zimbabwe à ses entreprises publiques étaient une démonstration de sa volonté d’aller de l’avant. Le Centre africain des ressources naturelles de la Banque africaine de développement pourrait apporter un soutien supplémentaire et une assistance technique en matière de politique foncière. Son académie de gestion des finances publiques, qui fournit un cadre pour soutenir les pays membres régionaux dans leurs efforts de gestion des finances publiques et de la dette, en particulier en matière de formation, d’assistance technique et de dialogue politique, est un autre outil important que la Banque a à sa disposition pour aider, a déclaré Urama.

Leila Mokaddem, directrice générale du bureau régional de développement et de prestation de services de la Banque pour l’Afrique australe, a déclaré que la Banque et d’autres partenaires de développement discuteraient d’un soutien financier pour un SMP, qui, dans le cas de la Banque africaine de développement, pourrait potentiellement provenir de son mécanisme de soutien transitoire. « Sans soutien financier, un SMP ne peut pas fonctionner », a déclaré Mokaddem, ajoutant qu’il serait essentiel d’inclure le secteur privé et de lui donner des incitations.

Après le ministère des finances, la délégation a poursuivi sa rencontre avec le Dr MJM Sibanda, secrétaire en chef du cabinet du président zimbabwéen. Sibanda, qui préside un comité tripartite du gouvernement, du Trésor et des services publics, a déclaré que malgré les nombreux défis, les priorités immédiates du comité au cours des derniers mois avaient été de faire passer les réformes de la gouvernance et des contrats.

Il a remercié la Banque pour son programme de réforme de la gouvernance d’entreprise et de la passation des marchés au Zimbabwe à travers le renforcement des capacités, le suivi et l’évaluation, le secteur de la santé et le soutien institutionnel de 4,1 millions de dollars que la Banque africaine de développement a accordé aux entreprises publiques du pays.

« Nous avons réussi grâce au soutien de la Banque africaine de développement », a déclaré Sibanda.

Le Zimfund a été une source importante de soutien budgétaire pour le Zimbabwe dans les infrastructures et l’agriculture. Le directeur national de la Banque africaine de développement pour le Zimbabwe, Moono Mupotola, a déclaré qu’un programme de 10 ans se terminant en juin 2022 serait remplacé par un nouveau fonds, élargi aux programmes TIC et numériques et à un soutien technique continu.

« Nous aimerions faire appel au secteur privé, en faisant appel à des investisseurs institutionnels au Zimbabwe tels que les fonds de pension », a déclaré Mupotola.

Fal a déclaré qu’un petit-déjeuner organisé plus tôt mercredi par la Banque africaine de développement avec des ambassadeurs du G7, de l’Union européenne et d’autres partenaires au développement, avait été très encourageant.

« Nous saluons ce dialogue. Ce sont des petits pas, mais nous y arrivons », a déclaré Fal.

Les vice-présidents et le directeur général du Groupe de la BAD en visite officielle au Botswana et au Zimbabwe

0

Une équipe de direction du Groupe de la Banque africaine de développement est arrivée à Gaborone, la capitale de l’Afrique australe, pour la première étape d’une visite officielle au Botswana et au Zimbabwe.

La délégation est dirigée par le vice-président par intérim, Développement régional, Intégration et Prestation des affaires, Yacine D. Fal. Il comprend le professeur Kevin Chika Urama, économiste en chef par intérim et vice-président du complexe de gouvernance économique et de gestion des connaissances ; la directrice générale pour la région Afrique australe, Leila Mokaddem ; le directeur général adjoint Kennedy Mbekeani, Martha Phiri, directrice du département du capital humain, de la jeunesse et des compétences de la Banque, et Jean-Guy Afrika, directeur par intérim du Bureau de coordination de l’intégration régionale de la Banque africaine de développement.

Au Botswana du 4 au 5 avril, l’équipe rencontrera plusieurs dirigeants du gouvernement et de l’industrie, dont le vice-ministre des Finances Olesitse H. Masimega. Leurs discussions porteront sur le soutien de la Banque au programme de transformation économique du Botswana et sur une reprise économique post-Covid-19. La Banque a accordé 137 millions de dollars de prêts pour soutenir la reprise économique du Botswana après la pandémie.

La délégation s’entretiendra également avec le secrétaire exécutif adjoint de la Communauté de développement de l’Afrique australe pour l’intégration régionale, le Dr Thembinkosi Mhlongo. Ils discuteront des domaines d’intérêt stratégique pour la région de la SADC, notamment la mise en œuvre du Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA) et l’opérationnalisation de la Zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA). Les principaux objectifs de la SADC sont de parvenir au développement, à la sécurité et à la croissance économique, de réduire la pauvreté et de soutenir les personnes socialement défavorisées de la région de l’Afrique australe grâce à l’intégration régionale.

La visite souligne le ferme engagement de la Banque africaine de développement envers les perspectives de croissance de la région de l’Afrique australe et à approfondir l’engagement avec la SADC aux niveaux stratégique et technique, a déclaré M. Fal.

« Nous ferons le point sur les efforts d’intégration régionale en cours. Nous devons continuer à encourager la libre circulation des biens et des services à travers nos frontières, la suppression des barrières tarifaires et à développer les chaînes de valeur régionales », a déclaré Fal.

Le portefeuille actif du Groupe de la Banque africaine de développement au Botswana s’élève à 223 millions de dollars. Le portefeuille est dominé par des projets multisectoriels qui représentent le segment le plus important. Soixante-deux pour cent de cette somme relèvent du Programme d’appui à la relance économique, 36,3 % du soutien financier, le reste finançant les secteurs agricole, industriel et énergétique du pays.

Au Zimbabwe, du 5 au 8 avril, la délégation rencontrera le président Emmerson Dambudzo Mnangagwa et d’autres membres du gouvernement. Les discussions porteront sur l’appui de la Banque à l’apurement des arriérés du Zimbabwe. Leur équipe rencontrera également des cadres de la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique, ainsi que du secteur privé et divers partenaires non régionaux.

Au Zimbabwe, le Groupe de la Banque soutient actuellement 15 initiatives évaluées à 176 millions de dollars. Il s’agit notamment de la réhabilitation des infrastructures dans les secteurs de l’énergie, de l’eau et de l’assainissement, financée par les ressources du ZimFund .

Afrique: la 3e Assemblée générale de l’Alliance Sahel renforce ses engagements envers les populations sahéliennes

0

Les membres de l’Alliance Sahel et ses partenaires se sont réunis à Madrid le 4 avril 2022, sous la présidence du ministre espagnol des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, José Manuel Albares à l’occasion de la 3e Assemblée générale de l’organisation.

Les membres ont exprimé leurs fortes préoccupations face à la dégradation de la situation politique et sécuritaire, l’exacerbation des crises et une situation alimentaire aggravée dans plusieurs pays du G5 Sahel, et se sont accordés sur les décisions permettant la continuité et le renforcement de leurs interventions au bénéfice des populations.

Le ministre José Manuel Albares a rappelé l’importance de maintenir l’attention sur le Sahel : « La coordination des principaux acteurs du développement est plus nécessaire que jamais. C’est le moment pour nous, partenaires, de renouveler notre engagement pour le développement et la stabilité du Sahel, au bénéfice des populations sahéliennes. Cette Assemblée générale est une occasion précieuse à cet égard. »

Le Sahel est autant une terre d’opportunités que de défis. Bien que la région dispose d’abondantes ressources humaines, culturelles et naturelles, offrant un important potentiel de croissance et de développement, les défis profondément enracinés auxquels elle fait face affectent grandement la prospérité et la paix. De nombreuses régions des pays du G5 Sahel sont en proie à une montée des conflits et des tensions.

Près de 2,5 millions de personnes ont fui leur foyer au cours de la dernière décennie. Environ 6,7 millions de personnes ont besoin d’assistance alimentaire en urgence, un chiffre qui pourrait atteindre 10,5 millions de personnes si des mesures urgentes ne sont pas prises.

À cette situation déjà critique s’ajoute l’impact sans précédent de la guerre en Ukraine sur le marché mondial des céréales et des fertilisants pour l’approvisionnement des pays et l’assistance destinée aux populations souffrant d’insécurité alimentaire. Enfin, la pandémie de Covid-19 a amplifié les fragilités économiques, sanitaires et nutritionnelles auxquelles étaient déjà confrontées les populations.

« Face à cette situation, il faut comprendre que si nous, pays sahéliens, sommes responsables de l’avenir de nos États en tant que dirigeants, nous restons dépendants de l’environnement politique, économique et financier international, sur lequel nous avons peu de prise. Aussi, la situation sécuritaire dans nos pays, nous rappelle l’urgence du développement et notre responsabilité particulière en la matière » a souligné Mahamat Hamid Koua, président du Conseil des ministres du G5 Sahel.

Les membres de l’Alliance Sahel réaffirment leur volonté de rester pleinement engagés aux côtés des populations du G5 Sahel : depuis le lancement de l’Alliance en 2017, le nombre de projets qu’ils financent a triplé, tout comme les engagements financiers, passés de 7,3 à 23 milliards d’euros aujourd’hui.

La présence de l’État et la fourniture des services essentiels dans tous les territoires des pays du G5 Sahel, la restauration de la cohésion sociale et de la confiance des citoyens dans leurs institutions publiques, demeurent une priorité absolue. Les membres de l’Alliance Sahel se sont fortement mobilisés pour la mise en œuvre du Programme de développement d’urgence (PDU) du G5 Sahel, qui ciblent les régions fragiles frontalières et concourent pleinement à cet objectif. Le Programme de développement d’urgence a montré des impacts rapides et tangibles : 1 080 000 bénéficiaires ont d’ores et déjà eu un accès amélioré à l’eau ; 125 000 personnes ont bénéficié d’une assistance alimentaire ; 1 572 structures contribuant à la prévention des conflits et à la cohésion sociale ont été créées et 414 000 personnes ont été formées au dialogue, à la gestion et à la médiation des conflits. De nouvelles phases des projets financés sont d’ores et déjà en cours d’instruction ou d’exécution, permettant un quasi doublement (514 millions d’euros à ce jour) du montant initialement mobilisé par les membres de l’Alliance au bénéfice de ce programme.

La Banque africaine de développement, l’un des fondateurs de l’Alliance Sahel, a déclaré que les efforts collectifs et la nécessité d’une coordination entre l’humanitaire, le développement et la paix pour relever les défis de la région ne sauraient être surestimés. La Banque africaine de développement fait sa part avec plus de trois milliards de dollars investis dans le G5 Sahel, a déclaré Yero Baldeh, directeur du Bureau de coordination des États en transition au sein du Groupe de la Banque africaine de développement. Ces ressources contribuent à six priorités fondamentales du Sahel, notamment l’agriculture, le changement climatique, l’égalité des sexes, l’emploi des jeunes, l’énergie et la gouvernance.

Yero Baldeh a représenté le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi A. Adesina, à l’Assemblée générale de l’Alliance Sahel. « Conformément à la stratégie récemment approuvée de la Banque africaine de développement pour remédier à la fragilité et renforcer la résilience en Afrique (2022-2026), nous sommes également convaincus que la création d’un environnement propice aux affaires et la canalisation des investissements du secteur privé dans le G5 Sahel sont essentielles pour promouvoir un changement de paradigme vers la création de richesses dans les communautés locales. Cela est nécessaire pour la création d’emplois et d’opportunités indispensables pour les femmes et les jeunes de la région », a déclaré M. Baldeh.

Il n’y aura pas de paix et de stabilité au Sahel sans un changement profond et qualitatif des conditions de vie des populations sahéliennes. Dans les prochains mois, l’Alliance Sahel poursuivra et renforcera ses efforts, de concert avec ses partenaires sahéliens, pour contribuer à ce changement. Elle pourra compter sur trois nouveaux membres de plein exercice : le Canada, les États-Unis et la Suède. Ces nouvelles adhésions traduisent une représentativité accrue de l’Alliance et une intégration renforcée en son sein.

Recommandations des membres de l’Alliance Sahel lors de la 3e Assemblée générale :

  • Maintenir et adapter le soutien au bénéfice des populations du G5 Sahel dans un contexte d’instabilité et d’insécurité croissantes, afin de ne pas voir compromis les gains qui ont pu être obtenus en termes de développement. Réitérer la nécessité de respecter les droits humains, les principes humanitaires et le droit international humanitaire, y inclus par les forces de défense et sécurité.
  • Réitérer le soutien au G5 Sahel, partenaire privilégié pour la coopération au Sahel, tout en étant conscient des défis que traverse actuellement cette institution.
  • Apporter une réponse coordonnée aux populations sahéliennes et à la hauteur des enjeux de la crise alimentaire majeure à laquelle font face les pays du G5 Sahel.
  • Poursuivre les efforts dans les zones les plus fragiles tout en amplifiant les actions dans les zones de prévention, afin de s’attaquer aux causes profondes de l’instabilité et de limiter l’expansion des conflits et des crises.
  • Renforcer le soutien collectif aux zones fragiles périphériques situées entre les pays du G5 Sahel et les États côtiers du Golfe de Guinée, dans une logique de prévention.
  • Intensifier les appuis en faveur d’une insertion socio-économique renforcée et d’une participation accrue des jeunes et des femmes dans la vie politique.
  • Renforcer les synergies avec l’Initiative de la Grande muraille verte face aux défis environnementaux et climatiques qui fragilisent les populations vulnérables au Sahel.

À propos de la 3e Assemblée générale de l’Alliance Sahel

La 3e Assemblée générale de l’Alliance Sahel, présidée par M. José Manuel Albares Bueno, ministre espagnol des Affaires étrangères, de l’Union Européenne et de la Coopération s’est tenue à Madrid le 4 avril 2022 et a connu une participation de haut niveau de ses partenaires, avec la participation de M. Mahamat Hamid Koua, ministre tchadien de l’Économie, de la Planification du développement et de la Coopération internationale, président en exercice du Conseil des ministres du G5 Sahel, M. Hassoumi Massaoudou, ministre d’État, ministre nigérien des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Nigériens à l’extérieur, M. Ousmane Mamoudou Kane, ministre mauritanien des Affaires économiques et de la Promotion des secteurs productifs, M. Éric Tiaré, secrétaire exécutif du G5 Sahel, M. Maman Sidikou, Haut représentant de l’Union africaine pour le Sahel et le Mali et M. Djimé Adoum, Haut représentant de la Coalition pour le Sahel.
Pour les membres, ont participé à l’Assemblée générale : M. Jean-Yves Le Drian, ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Mme Jutta Urpilainen, commissaire européenne pour les Partenariats internationaux, Mme Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie, Mme Pilar Cancela Rodríguez, secrétaire d’État espagnole à la Coopération internationale, Mme Marina Sereni, vice-ministre italienne des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Antoine Chevrier, sous-ministre adjoint de l’Afrique subsaharienne du Canada, M. Ousmane Diagana, vice-président du Groupe de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale, M. Abdoulaye Mar Dieye, Coordinateur spécial pour le développement au Sahel de l’Organisation des Nations unies, Mme Emanuela Del Re, représentante spéciale de l’Union européenne pour le Sahel, M. Georges Ternes, ambassadeur et envoyé spécial pour le Sahel du Luxembourg, M. Jun Shimmi, ambassadeur en charge de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD), Mme Sari Rautio, ambassadeur de Finlande en Espagne, M. Kenneth Thompson, envoyé spécial pour le Sahel de l’Irlande, M. Kristian Edinger, envoyé spécial pour le Sahel du Danemark, Mme Rigmor Elianne Koti, représentante spéciale pour le Sahel de la Norvège, M. Moazzam Malik, directeur général pour l’Afrique du Bureau des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement (FCDO) du Royaume-Uni, M. Rémy Rioux, directeur général de l’Agence française de développement, Mme Birgitta Tazelaar, directrice générale adjointe pour la coopération internationale du ministère néerlandais des Affaires étrangères, M. Christoph Rauh, directeur Afrique du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement, président du Comité de pilotage opérationnel de l’Alliance Sahel, Antón Leis Garcia, directeur de l’AECID, Mme Maria Shaw-Barragan, directrice des opérations en Afrique, Caraïbes et Pacifique de la Banque européenne d’investissement, M. Yero Baldeh, directeur du Bureau de coordination des pays en transition de la Banque africaine de développement, M. Fredrik Folkunger, directeur et chef adjoint du département Afrique du ministère suédois des Affaires étrangères, M. Claudio Tognola, chef de la division Afrique de l’Ouest du Département fédéral suisse des Affaires étrangères, Mme Hazel Onkelinx, cheffe du département Sahel, Afrique du Nord et territoires palestiniens occupés du Service public fédéral belge des Affaires étrangères, Mme Maggie Janes-Lucas, directrice régionale pour le Sahel du Tony Blair Institute for Global Change et M. Alejandro Álvarez de la Campa, directeur du service Conseil Afrique de la Société financière internationale.

La Tunisie va affecter 354 millions USD au projet « Amen » destiné aux pauvres et à une catégorie de ménages vulnérables

0

C’est à travers les médias locaux que nous avons appris que le gouvernement tunisien a finalisé avec la Banque mondiale un accord visant à mobiliser 400 millions USD remboursables après 17 ans.

Cette ressource selon nos confrères de l’Agence ecofin, sera affectée au projet « Amen », dans lequel des transferts monétaires de 354 millions USD sont prévus au profit de 265 000 ménages considérés comme pauvres et 620 000 autres placés dans la catégorie dite des vulnérables.

« La Tunisie doit faire face à des remboursements de prêts internationaux dans les prochains mois. La situation macroéconomique et les déficits budgétaires qui se sont accumulés depuis 2011 ont entraîné une forte augmentation de la dette publique que les marchés internationaux considèrent désormais comme insoutenable », explique la Banque mondiale pour justifier son intervention.

Selon l’Agence ecofin, le pays maghrébin faisait déjà face à des crises sociopolitiques répétées depuis le Printemps arabe jusqu’à l’avènement de la covid-19, et la conjoncture internationale est venue aggraver une situation déjà compliquée pour les populaires.

Notons que les transferts reçus par les ménages prendront la forme d’une subvention de la carte d’accès aux soins, des ressources pour soutenir le retour des enfants à l’école, une allocation de survie, une allocation spéciale par enfant souffrant de handicap s’il y en a, et plusieurs autres formes d’assistance.

Moussa Koné