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Au Ghana, la Banque Centrale revoit à la hausse son principal taux à 17% envers les Banques commerciales

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Au Ghana, s’est tenu le lundi 21 mars, la Banque centrale du Ghana (BoG) a décidé d’augmenter de 2,5 points de pourcentage le principal taux auquel les banques commerciales viennent se refinancer auprès d’elle, la fixant désormais à 17%. Elle a aussi décidé d’accroître le niveau des fonds propres que les banques doivent déposer dans ses coffres à 12% du total des encours de crédit pondéré par le risque.

Selon l’agence ecofin, celle-ci a par ailleurs supprimé toutes les mesures d’assouplissement prises dans le but d’injecter de la liquidité au sein de l’économie, et de soutenir la résilience face à la covid-19. Les dirigeants de cette institution ont évoqué plusieurs raisons pour justifier cette décision qui reste inédite au sein de toutes les banques centrales africaines. Ils expliquent que le principal motif est l’évolution rapide qui marque la hausse du niveau général des prix.

« A fin février 2022, elle était de 15,7% contre 13% au mois de janvier. La BoG évoque aussi la dépréciation du cedi (monnaie nationale) qui a perdu près de 20% face au dollar américain. Avec ses différentes interventions, elle espère ainsi réduire la quantité d’argent en circulation au sein de l’économie, et espère ainsi que la progression reviendra à son rythme cible de seulement 8% », rapporte l’agence ecofin.

Toutefois, l’agence de presse panafricaine, affirme qu’il n’est pourtant pas certain que cette décision produise en elle-même les effets recherchés. Même si le secteur bancaire dans son ensemble dispose de réserves excédentaires largement au-dessus des fonds propres imposés par la réglementation, ce n’est pas cela qui crée de l’inflation.

Pour rappel, la hausse des prix au Ghana est la conséquence d’une part des ruptures d’approvisionnement de certains produits au niveau mondial, depuis le début de la covid-19, et d’autre part, en raison de la dépréciation du cedi qui est plus la victime d’une hausse du dollar avec la crise en Ukraine.

« Eponger de la liquidité au sein de l’économie risquerait de réduire les opportunités d’accès au crédit pour des petits et moyens investisseurs, dans un pays où la rémunération des prêts bancaires effectués sur un an à l’emprunteur le plus sûr qu’est le gouvernement est de 16,97%, a-t-il précisé notre confrère de l’Agence ecofin.

Moussa Koné

Egypte: Trois Banques vont investir 85 millions USD pour soutenir le secteur de la Fintech

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Banque Misr, National Bank of Egypt et Banque du Caire, trois institutions financières égyptiennes à capitaux publics, ont annoncé le lancement du fonds NClude qui projette de mobiliser 85 millions USD, et dont la création a été approuvée par la Banque centrale d’Egypte (CBE).

L’entité sera gérée par la firme Global Ventures basée à Abu Dhabi. Elle est destinée à investir sur des fintech encore au stade de start-up, et qui opèrent au Moyen-Orient et en Afrique, a-t-on appris d’un communiqué officiel.

« Cette étape est une mise en œuvre des directives du président Abdel Fattah al-Sissi visant à soutenir les jeunes innovateurs dans le secteur des fintech, ainsi que la stratégie fintech & Innovation de la CBE qui vise à créer un environnement favorable à ce secteur et à adopter des solutions de technologies financières plus innovantes capables de fournir plus facilement des services bancaires et financiers à tous les segments de la société et à moindre coût », a fait savoir Tarek Amer (photo), gouverneur de la Banque centrale d’Egypte.

Selon l’agence ecofin, le fonds a déjà reçu plusieurs engagements dont 30 millions $ de la part de National Bank of Egypt et 25 millions USD de Banque du Caire. E-finance Investment Group Holding, une firme qui a pour partenaires stratégiques les trois banques qui ont créé NClude, s’est engagé à contribuer à hauteur de 10 millions USD. Toutefois, 33% de cet engagement sera disponible immédiatement, et le reste progressivement sur les 4 prochaines années.

Daouda Bakary koné

Mali: la CMSS et l’ANTIM unissent leurs forces pour donner satisfaction aux usagers

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Dans le cadre de la modernisation de ses services, le Directeur général de la Caisse Malienne de Sécurité Sociale (CMSS), Ichaka KONE, accompagné par quelques membresde son équipede direction, ont effectué une visite de travail à l’Agence Nationale de télésanté et d’information médicale (ANTIM).

Le Directeur général de l’ANTIM, Ousmane FOMBA, a souhaité la bienvenue à son homologue et à sa délégation avant de rappeler que cette visite, souhaitée par Mme le Ministre de la Santé et du Développement Social lors du Conseil d’Administration de l’ANTIM, a pour objet de renforcer la synergie inter administrations au niveau du département de la santé et du développement social à travers des échanges approfondis entre les deux directions générales.

Il a souligné que cette rencontre permettra entre autres à l’ANTIM de s’approprier l’expérience du Contrat d’Objectif et de Moyens (C.O.M) instauré et mis en œuvre par la CMSS depuis quelques années. « Nous sommes fortement intéressés   par cette expérience de la CMSS », a-t-il souligné.

En réponse, le DG de la CMSS a remercié son homologue pour la qualité de l’accueil réservé à sa délégation et à lui-même. S’inscrivant dans la même logique, il a déclaré vouloir s’inspirer de l’expérience du Centre d’appel de l’ANTIM afin d’assurer une   meilleure gestion des pensions des retraités, raison d’être de la CMSS. Une visite du centre d’appel a permis aux responsables de la CMSS de se rendre compte du professionnalisme de l’ANTIM dans les tâches qu’elle s’est assignée.

Convaincu que l’école de la vie donne toujours le meilleur enseignement, le DG KONE s’est félicité de l’exploit de l’ANTIM en matière de centre d’appel et promet de s’en inspirer pour la ligne verte de la CMSS dont la gestion opérationnelle est confiée au Service de gestion de la relation client. Ainsi, les deux DG se sont engagés à instaurer une meilleure collaboration dans un partenariat gagnant- gagnant pour le bien-être des usagers.

La Rédaction

Mali : le DG Ichaka Koné obtient le quitus des femmes de la CMSS pour faire avancer les choses

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Il s’agit d’une semaine après la célébration nationale de la journée internationale des droits de la Femme, les femmes de la Caisse Malienne de Sécurité Sociale (CMSS), réunies au sein d’une Amicale ont rassemblé les femmes des structures sœurs notamment l’INPS, la CANAM, l’ANAM, la DNPSES, l’ORTM, la presse privée, la protection civile et les femmes de camp autour de la célébration du 8 mars. D’ores et déjà, le directeur général de Caisse Malienne de Sécurité Sociale (CMSS) a eu l’assurance et le quitus de ses collaboratrices du service pour mener à bien les projets et des reformes au sein de sa boite. Pour rappel, Ichala Koné, est le pivot central de cette caisse des retraités du Mali.

Sous les mélodies mandingues de l’Ensemble instrumental du Mali, les grandes dames du Directeur Général Ichaka KONE, toutes habillées en pagnes CMSS, ont accueilli le ministre de la Santé et du Développement Social, Mme Diéminatou SANGARE et le ministre Délégué chargé de l’Action Humanitaire Imam Oumarou DIARRA.

C’est ainsi que la 28e édition du 8 mars placée sous la thématique « rôle et place de la Femme dans la refondation du Mali nouveau » a été célébrée à la CMSS sous le thème de « la réversion de la pension aux veuves ». Pour la présidente de l’Amicale des Femmes de la CMSS, Mme DIALLO Aïssata MAIGA, le choix de ce thème se justifie par le fait que plusieurs de leurs sœurs ont perdu leurs conjoints sur le terrain de l’honneur et de la dignité. Elles ont droit à l’information sur la liquidation de leurs pensions de réversion. C’est pourquoi l’amicale a choisi d’ouvrir davantage les portes de la CMSS sur les réversions avec l’autorisation et le concours de la Direction générale.

« Mes chères femmes, je vous demande de rester dans le train de la transition tout en restant mobiliser pour qu’il arrive à bon port. Donnons-nous la main pour la réussite des vastes chantiers ouverts du département notamment le Ramu, la retraite complémentaire, le régime des ATMP en termes de réparation des accidents de travail, l’enrôlement au RAMED, la réforme du système de santé ». Ces propos sont du ministre de la Santé et du Développement Social et présidente d’honneur de l’Amicale des femmes de la CMSS, Mme Diéminatou SANGARE, qui invite les uns et les autres à rester mobilisées pour la réussite de ces vastes chantiers. Occasion pour elle de remercier les le Président de la transition et le chef du gouvernement pour leur engagement en faveur des femmes pour avoir été leurs avocats à toutes circonstances. Elle a demandé aux femmes de la CMSS d’accompagner le processus de refondation par un changement de comportement afin d’être présentes au rendez-vous du Mali Koura.

L’histoire de la CMSS et la réversion de la pension, respectivement édictés par Patrick SAMAKE et Mme DIARRA Aminata DIALLO, ont permis à l’assistance de mieux comprendre la CMSS et ses missions. Pour leur engagement en faveur de l’amicale, trois personnes ressources ont été gratifié d’attestations de reconnaissance. Il s’agit de Mme le ministre Diéminatou SANGARE, Youba CISSE du centre de paiement de la Commune III et CAMARA Fatoumata Mah Thiam KONE, chef service Communication et Relations Publiques de la CMSS.

Cette rencontre a été un geste fort dans un cadre émouvant qui est une invite à davantage serrer la ceinture afin que d’autres s’en inspirent. Notons que la fête était très belle et riche en couleur. Bonne fête à toutes les femmes.

Daouda Bakary Koné

Mali : La CANAM et le CCDP outillent les hommes de médias sur le projet d’opérationnalisation prochaine du RAMU

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Le processus ayant abouti à la révision de la liste de nouveaux médicaments pour les assurés de l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO) et l’opérationnalisation très prochaine du Régime d’assurance maladie universelle (Ramu), sont les deux sujets débattus le 17 mars 2022 à Bamako lors d’une journée d’information et de sensibilisation à l’endroit des hommes de médias. La rencontre était organisée par le Cadre de concertation des directeurs de publication (CCDP) en partenariat avec la Caisse nationale d’assurance maladie (Canam), organe en charge d’exécution des deux sujets de sécurité sociale en débat.

En vigueur depuis janvier 2022, soit 3 mois déjà, le processus de révision de la liste des médicaments pour les assurés de l’Assurance Maladie Obligatoire (Amo) aura au moins duré 4 longues années pour avoir débuté en 2018. Toutes les structures et autorités concernées ont travaillé sur le sujet à travers ateliers et séminaires, a fait savoir lors de cette journée d’information Dr. Mamady Diawara, directeur de l’opération et contrôle de la qualité des soins à la Canam.

Ainsi, depuis janvier 2022 la liste des médicaments pour les assurés de l’AMO est composée de 571 items pour les médicaments de spécialités, 2540 items pour les médicaments de générique de marque, 461 items pour les médicaments de générique dénomination commune internationale et 286 consommables et dispositifs médicaux. Soit un total de 3858 items de médicaments et de dispositifs médicaux retenus.

La liste de médicaments qui vient d’être renouvelée date de 2014 : ‘‘Avec l’arrivée de nouveaux médicament très efficaces, mais aussi couteux, il s’avérait nécessaire de faire cette révision’’, a dit le médecin général de brigade Boubacar Dembélé, directeur général de la CANAM qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cette journée. Selon lui, l’ancienne liste avait beaucoup d’insuffisances et, dit-il, il fallait aller vers cette révision pour ‘‘une prise en charge optimale des assurés’’

Selon Dr. Mamady Diawara, directeur de l’opération et du contrôle de la qualité des soins à la Canam, avec la nouvelle liste de médicaments, les seules difficultés auxquelles pourraient être confrontés assurés, c’est le changement de nom de certains ‘‘Les molécules sont les mêmes, seulement l’appellation change’’, rassure-t-il.

Vers l’opérationnalisation du RAMU

Institué par la Loi n°2018-074 du 31 décembre 2018, le Régime d’Assurance Maladie Universelle (RAMU), va bientôt être opérationnel a fait savoir le directeur de l’opération et du contrôle de la qualité des soins à la Canam. Selon Dr Mamady Diawara l’un des grands avantages de ce nouveau système couverture sociale au Mali, est que tout le monde, fonctionnaire et secteur informel (78% de la population malienne), de bénéficier des mêmes soins que les assurés de l’AMO qui va devoir disparaître de nom.

Notons qu’il s’agit de la sixième rencontre annuelle du genre entre la CANAM et le Cadre de concertation des directeurs de publication (CCDP), cette rencontre a regroupé près d’une cinquantaine de journalistes de tout bord. Aboubacar Bany Zan, coordinateur du CCDP, a rassuré ses partenaires de l’atteinte des objectifs de la rencontre qui avait pour but de l’immense majorité des Maliens sur la pertinence du Ramu et d’inciter les assurés à veiller sur sa pérennisation et la préservation des dispositifs précédents »

Daouda Bakary Koné

Mali: Dr Mamady Sossoko annonce un résultat record jamais réalisé depuis 1960

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Le jeudi 17 mars 2022 s’est tenue la 89-ème Session du conseil d’Administration de la Pharmacie Populaire du Mali présidé par le Président Directeur Général Dr Mamady Sissoko à ses côtés Dr Zoumana Fané et le représentant du Ministre chargé de la santé Dr Sékou Dembélé. A l’issue des travaux, le directeur General de la pharmacie Populaire a exprimé « le meilleur record de la PPM. Pour lui, il s’agit d’un résultat qui n’a jamais été atteint depuis sa création de 1960 à nos jours.

C’est pourquoi, le projet de budget 2022 qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan stratégique de la PPM pour la période 2021-2025 est arrêté en charges à la somme de 26 154 592 652 F CFA et en produits à 30 437 182 417 FCFA   soit un résultat prévisionnel de 4 282 589 765 FCFA.  Par Ce résultat très ambitieux prouve à suffisance l’engagement et la motivation de l’ensemble des travailleurs de la PPM.

A l’ouverture des travaux de la 89eme Session du Conseil d’Administration de la Pharmacie Populaire du Mali, Dr Mamady Sissoko Président Directeur Général prend la parole comme vous le savez tous le Gouvernement de la République du Mali a fait de la Pharmacie Populaire du Mali un outil privilégié en matière d’approvisionnement, de stockage et de distribution de médicaments essentiels dans le cadre de la mise en œuvre de la politique nationale pharmaceutique. A cet égard, la PPM joue un rôle fondamental pour assurer la disponibilité et l’accessibilité des médicaments essentiels de qualité au Mali, en tant que fournisseur principal dans le secteur public. En effet, avec l’institutionnalisation de la gratuité de la prise en charge de certaines pathologies, la PPM œuvre chaque année à rendre disponible auprès des programmes nationaux les intrants de lutte contre le VIH-Sida, la tuberculose, le paludisme chez la femme enceinte et les enfants ainsi que les kits de césarienne. Au titre l’année de 2021, la PPM a réalisé un taux de disponibilité des médicaments essentiels à hauteur de 96.3% Un taux moyen de disponibilité des médicaments de forte rotation 83,3%, un taux de satisfaction des besoins en kits de césarienne 93,75%, un taux de satisfaction des besoins en consommables de dialyse 100%, un taux de satisfaction des besoins produits anti-cancéreux 100%, un taux de satisfaction des besoins des Intrants de paludisme 100%.

Par ailleurs, en termes de chiffres d’affaires, la PPM a réalisé en 2021, un chiffre d’affaires estimé à plus de 27 394 103 502 FCFA contre 18 857 020 903 FCFA en 2020 et 14 763 782 599 en 2019. Toute chose qui traduit la performance de notre entreprise et l’engagement des travailleurs. A noter qu’ils ont atteint leurs objectifs de ventes à plus de 134% avec un résultat d’exploitation net provisoire de 2 487 517 427 FCFA. Ce résultat selon le directeur est le meilleur record que la PPM n’a jamais atteint depuis sa création de 1960 à nos jours. A ses dires le projet de budget 2022 qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du plan stratégique de la PPM pour la période 2021-2025 est arrêté en charges à la somme de 26 154 592 652 F CFA et en produits à 30 437 182 417 FCFA   soit un résultat prévisionnel de 4 282 589 765 FCFA.  Ce résultat très ambitieux prouve à suffisance l’engagement et la motivation de l’ensemble des travailleurs de la PPM.

Cependant les perspectives du présent projet de budget s’articule autour des objectifs suivants : Accroitre annuellement le chiffre d’affaires de 10% ; – Accroitre le taux moyen de satisfaction des demandes : – Renforcer la logistique: – Poursuivre l’informatisation intégrale de la PPM;  Poursuivre et finaliser les études architecturales des entrepôts modernes préfabriqués des régions de Sikasso, Ségou, Gao, Tombouctou ; Réaliser une expertise immobilière afin de valoriser le patrimoine de la PPM; – Poursuivre les efforts de réduction du taux de péremption; – Renforcer le personnel par le recrutement: – Renforcer les capacités du personnel par la formation continue ; – Mener régulièrement les activités de suivi du plan stratégique validé. Selon le président Directeur Général, il ne saurait y avoir d’entreprise performante sans ressources humaines compétentes et motivées.

Par ailleurs, Mamady Sissoko poursuivra « c’est le lieu pour moi de féliciter et remercier l’ensemble des travailleurs de la PPM et particulièrement le comité syndical pour le maintien d’un climat social apaisé. », a-t-il signalé. Notons qu’à la fin des travaux, le responsable de la pharmacie Populaire a exhorté les participants à un examen sans complaisance du projet de budget 2022 de la PPM, déclare ouvert les travaux de la 89ème la session du Conseil d’Administration de la PPM.

Habib Samaké

Lutte contre la désertification : les préparatifs de la COP15 en cours au Mali

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Dans le cadre des préparatifs de la COP15 sur la désertification, le réseau des femmes pour les droits environnementaux (REFEDE-Mali) a organisé le mardi 15 mars 2022 un atelier de deux jours sur l’agroécologie. La cérémonie a été présidée par le directeur national de l’Agriculture, Oumar Tamboura. C’était dans les locaux de l’Agence pour l’environnement et le développement durable (AEDD).

 En effet, au Mali, les deux-tiers du territoire sont désertiques. Selon plusieurs données, environ près d’une dizaine de kilomètres sont atteints par ce phénomène chaque année dont les causes sont d’une part naturelle et d’autre parts anthropiques. Ceci a des effets néfastes sur l’économie du pays. Puisque l’Agriculture constitue la principale activité de la population. Converger les efforts pour lutter contre la désertification, telle est la mission principale du réseau des femmes pour les droits environnementaux et ses partenaires et collaborateurs.

Pour Oumar Tamboura, le gouvernement malien accorde une place très importante dans la lutte contre la désertification et les changements climatiques. Dira-t-il, le combat contre la désertification est une tâche hardie d’où la nécessité pour tous les acteurs impliqués de converger les efforts afin que les propositions du Mali lors de la 15ème conférence de la convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification (CNULCD) soient pertinentes.

Pour sa part, le point focal de la convention des Nations Unies pour la lutte contre la désertification capitaine Kaba Diallo dira que le Mali est l’un des pays qui est en train de prendre à bras le corps les questions de lutte contre la désertification et la dégradation des sols. Aussi, ajoute-t-il que la désertification mène très souvent à la pauvreté et à la famine. C’est ainsi que ses derniers mots ont été des messages de remerciements à l’endroit de tous les partenaires qui appuient le Mali dans la lutte contre la désertification et les changements climatiques.

Quant à Mme Kouyaté Goundo Sissoko, présidente du REFEDE-Mali, elle précise que le document de position regroupe l’ensemble des préoccupations de la société civile malienne en lien avec les enjeux de la COP. À l’en croire, l’agroécologie sera le sujet principal de discussion pour l’année en cours. Et huit thèmes prioritaires ont été déterminés. Et que déjà société civile malienne travaille sur trois thèmes à savoir : la biodiversité, la sécurité alimentaire et la neutralité à la dégradation des terres.

Pendant deux jours, la parole a été donnée aux membres de la société civile et aux acteurs des collectivités locales qui ont tous exprimé leurs propositions qui devant servir de documents solides pour la délégation malienne lors de la COP 15 en Côte-d’Ivoire et le sommet de la désertification prévu en fin 2022 en France.

Ibréhima Koné

Suspension de RFI et France 24 au Mali: l’information, oui ! la chienlit, non !

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Après l’expulsion de l’ambassadeur de la France au Mali et l’annonce du retrait des militaires de l’opération Barkhane, les autorités maliennes de la transition ont annoncé, jeudi 17 mars 2022, la suspension des émissions de la radio France internationale (RFI), de France 24 et de toutes leurs plateformes de diffusion digitales. «Par la même occasion, le gouvernement du Mali interdit à toutes les radios et télévisions nationales ainsi quaux sites dinformations et journaux maliens, la rediffusion, et/ou la publication des émissions et articles de presse de RFI et de France 24, dès l’entrée en vigueur de la mesure de suspension», lit-on dans le communiqué du Gouvernement.

Cette mesure des autorités maliennes intervient après une série de « fausses allégations, faisant état d’exactions commises par les forces armées maliennes contre des civils, de violation des droits de l’homme et du droit international humanitaire ». Des allégations, publiées surtout à travers une déclaration de Michelle Bachelet, haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, le 8 mars 2021 ; un rapport de Human right Watch, le 15 mars dernier ; un reportage de la RFI, les 14 et 15 mars 2022. 

Depuis le début de la crise diplomatique entre le Mali et la France ainsi que les sanctions « injustes, illégales et illégitimes » de la Cédéao et de l’UEMOA, les médias français et pro-français ont organisé une campagne d’intoxication contre les autorités maliennes de la transition et par ricochet contre les intérêts du peuple malien. Nombreux sont les patriotes maliens qui ont dès lors réclamé la suspension de ces médias pour la stabilité dans leur pays.

Le « droit à l’information », oui. Mais aucun peuple n’a droit à la diffusion de fausses informations. Vous dites la liberté d’expression ! Cette liberté n’a-t-elle pas aussi des limites, dont l’une et pas la moindre est la tenue en compte de la stabilité politique et institutionnelle.  Loin du respect de ces principes, ces médias français s’étaient donnés pour objectif de remonter le peuple malien contre les autorités de la transition, qui œuvrent pour l’instauration d’un « Mali Kura ». Un nouveau Mali qui sera plus souverain et indépendant dans ses prises de décisions. Rien ne pourra perturber les autorités maliennes sur cette voie, sur laquelle elles se sont investies depuis leur arrivée au pouvoir.

Pour paraphraser le président de la transition, col. Assimi Goïta, lors des présentations de vœux du Nouvel An 2022, tant que le peuple malien continue à soutenir cette transition, les autorités travailleront pour l’intérêt supérieur de la nation qui est également celui du peuple dont elles sont le serviteur.  Cette suspension du groupe France Médias Monde est donc un avertissement à tous ceux qui souhaitent tenter des manœuvres malsaines contre la bonne marche de cette transition, instaurée pour la renaissance du Mali.

Par ailleurs, cette réaction des autorités maliennes est une invitation à tous les journalistes et médias, à veiller, dans le traitement de leurs informations, à la complexité de la situation malienne et à s’abstenir de toute information pouvant conduire à une démoralisation des troupes, qui se battent nuit et jour, contre vents et marées, pour redonner au Mali et au peuple malien leur dignité. 

Notons que le gouvernement malien avait fait un avertissement en invitant des journalistes et correspondants de médias étrangers à veiller sur leur traitement de la crise malienne. Oui, RFI nous est à ce point familière que nous en oublions sa nationalité.  Mais parfois, la couverture qu’elle fait d’un événement nous rappelle brutalement son appartenance à un pays qui, en ce moment, ne nous veut pas que du bien.  C’est ainsi que, à dose pernicieuse et à longueur d’année, nous subissons la manipulation et la désinformation… et pas qu’en français ! Selon les circonstances, RFI se tait comme une carpe ou hurle comme une sirène.

COMME UNE CARPE

L’événement tragique de la semaine dernière à Bamako qui a vu un colonel de l’armée française se donner la mort, a suscité beaucoup d’émotions.   Mais RFI est restée muette comme une carpe, alors qu’à son habitude, elle s’épanche allègrement sur des faits beaucoup moins importants.  Aurait-elle observé le même mutisme si l’officier était Malien ?

COMME UNE SIRÈNE

Le rôle de RFI dans la fulgurante progression des rebelles en 2012 a été déterminant. L’on se rappelle encore quand, inlassablement dans son mégaphone, elle hurlait le refrain : « les rebelles lourdement armés sont en approche de la localité X, Y ou Z ».  Remarquablement bien ‘’tuyautée’’, elle a excellé dans l’anticipation. Une véritable sirène d’alerte qui a sapé la morale des troupes, poussant certains d’entre eux à jeter armes et tenues de combat avant de prendre la poudre d’escampette.

Même le nazi Goebbels n’aurait pas fait mieux. Quel eut été le cours des événements si RFI s’était comporté en simple organe de presse et non en réel outil de propagande au service de l’ennemi ? RFI n’informe pas, elle communique. RFI est un instrument de propagande. Un état souverain ne devrait-il pas se donner les moyens de dépolluer son espace audiovisuel ?

Daouda Bakary Koné

Le Togo retenu parmi 8 pays pour rendre opérationnelle la Zlecaf

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Au Togo, la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) se précise. Le pays a été sélectionné il y a quelques semaines dans le cadre d’un projet destiné à rendre opérationnel le mécanisme. 

Ce projet, initié par la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) et plusieurs partenaires sous les auspices de l’OMC, cible en tout huit pays dont 7 dans la sous-région ouest-africaine : Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mauritanie, Niger, Sénégal, et Tunisie. L’objectif, indique l’organisation mondiale, est de “créer un environnement où le commerce peut être plus efficace et plus inclusif”. 

Dans les faits, plus d’une trentaine d’activités, déclinées dans les différentes stratégies des pays concernées seront appuyées dans le cadre de ce projet. À terme, explique la nouvelle patronne de l’institution, Ngozi Okonjo-Iweala, “la capacité des pays bénéficiaires aura été renforcée afin d’obtenir des résultats tangibles, tels que des emplois et d’autres possibilités économiques”.

Impliqué depuis le début, le Togo fait partie des pays les mieux engagés et les plus préparés pour la mise en œuvre de la Zlecaf, vaste espace de commerce intra-africain adopté par l’UA, et qui doit toucher plus d’un milliard de consommateurs. Le pays s’est doté dans cette logique d’une stratégie nationale, et continue de mobiliser les différents acteurs de son économie. 

Moussa Koné

Egypte: la Banque centrale hausse le taux directeur à 9,75 %, une première depuis 2017

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La Banque centrale d’Égypte a relevé lundi son taux d’intérêt directeur pour la première fois depuis 2017, invoquant les pressions inflationnistes déclenchées par la pandémie de coronavirus et la guerre de la Russie en Ukraine, qui a fait grimper les prix du pétrole à de nouveaux records.

Ce mouvement a vu la livre égyptienne glisser, s’échangeant à plus de 18 pour un dollar à la mi-journée – contre une moyenne de 15,6 livres pour 1 dollar – après la décision de la banque. Cette décision risque de peser lourdement sur les Égyptiens pauvres et de la classe moyenne.

Selon notre d’Africanews, la guerre en Ukraine a ébranlé l’économie mondiale et menacé l’approvisionnement en nourriture et les moyens de subsistance des populations du monde entier. Le prix du Brent, qui sert de base aux échanges internationaux de pétrole, a dépassé les 112 dollars le baril lundi, après avoir presque atteint un pic de 140 dollars au début du mois.

Taux d’intérêt

La Banque centrale d’Égypte a augmenté le taux d’intérêt directeur de 1 %, à 9,75 %. Avec ces augmentations, les taux de dépôt et de prêt au jour le jour s’établissent respectivement à 9,25 % et 10,25 %, a indiqué la banque. Ces augmentations font suite à une réunion imprévue du comité de politique monétaire de la banque, qui devait se réunir jeudi.

James Swanston, économiste au sein du cabinet de recherche Capital Economics, soutient que les augmentations des taux d’intérêt et la dévaluation de la livre égyptienne « pourraient être des précurseurs » de l’obtention d’un nouveau programme de financement du Fonds monétaire international (FMI), que Le Caire chercherait à obtenir. « Une nouvelle aide financière du FMI contribuerait certainement à rassurer les investisseurs sur l’engagement de l’Égypte à mener une politique macroéconomique orthodoxe ».

Huile de tournesol

La Russie et l’Ukraine représentent ensemble près d’un tiers des exportations mondiales de blé et d’orge. L’Ukraine est également un important fournisseur de maïs et le leader mondial de l’huile de tournesol, utilisée dans l’industrie alimentaire. Les deux pays sont également une source importante de visiteurs pour l’Égypte, où le tourisme est une source principale de devises étrangères.

L’agence de notation Fitch a déclaré la semaine dernière que la guerre en Ukraine aggraverait les difficultés économiques de l’Égypte, notamment « la réduction des flux touristiques, la hausse des prix des denrées alimentaires et les difficultés de financement accrues. », lisez la suite ici