Le Bureau américain du contrôle de la monnaie a imposé une amende de 400 millions $ contre Citigroup, invoquant « l’échec » de la Banque à instaurer une gestion des risques et des contrôles internes efficaces. Il lui a aussi été ordonné de prendre des mesures correctives générales et complètes pour améliorer ses opérations.
Citigroup devra aussi demander l’approbation du régulateur avant de procéder à de nouvelles acquisitions. L’instance de régulation s’est également réservé le droit de forcer le groupe bancaire à apporter des changements à sa direction s’il ne progresse pas assez rapidement.
« Nous sommes déçus de ne pas avoir répondu aux attentes de nos régulateurs et nous sommes pleinement déterminés à résoudre en profondeur les problèmes qui ont été identifiés », a fait savoir Citigroup expliquant que cette sanction n’affecterait pas sa capacité à servir les clients.
Le marché s’attendait déjà plus ou moins à cette sanction. Les manquements reprochés à Citigroup ont d’ailleurs été présentés comme étant une des vraies raisons du départ anticipé de Michael Corbat, son directeur général. Les actions du groupe sont restées quasi stables, perdant seulement 0,24% le jour de l’annonce de la sanction.
La Banque a cependant perdu près de 47% depuis le début de l’année. C’est bien plus que la baisse de 30% du principal indice des banques cotées américaines, KBW Bank. Pourtant, certains investisseurs et analystes pensent même que l’action Citi est sous-évaluée et devrait progresser dans les prochaines périodes. C’est le cas de Mason Morfit, directeur général et directeur des investissements de la société d’investissement ValueAct Capital Management qui totalise 12 milliards $ d’actifs sous gestion. Selon lui, la Banque est maintenant bien positionnée pour une croissance en bourse.
A propos de citiGroup
Citigroup Inc., opérant sous le nom Citi, est une entreprise financière majeure basée à New York, issue de la fusion de Citicorp avec Travelers Group le 7 avril 1998. Elle est, d’après le Forbes Global 2000 de 2017, la douzième entreprise mondiale. Le total de ses actifs s’élève à 1795,1 milliards de US $.
En Egypte, l’entreprise Milango a levé des fonds pour financer son expansion dans la zone Afrique du Nord et Moyen-Orient (MENA).
Une partie de ce financement permettra à la société qui propose des services numériques de développer des produits innovants en direction de sa clientèle et de renforcer son équipe de travail.
« Le cycle de financement a été dirigé par la firme d’investissement égyptienne A15. L’opération a connu la participation de plusieurs investisseurs providentiels« , rapporte l’Agenceecofin.
Pour sa part Mme Fadi Antaki, président de la firme A15, affirme que « Nous avons investi au sein de Milango parce que cela a du sens en raison de l’écart qu’il comble sur le marché à travers la transformation numérique des communautés, qu’il s’agisse de complexes ou de clubs », a-t-elle souligné.
Amr Mostafa, directeur général de Milango fait savoir que la pandémie actuelle a contribué à renforcer l’usage des services numériques proposés par son entreprise. Milango espère toucher un nombre plus important de résidents vivant dans des communautés à travers ses services et produits.
« Avec le début prévu des exportations de pétrole en 2022 et le maintien de la vigueur de l’investissement, à moyen terme, la croissance devrait être de 9 % en moyenne », a conclu le FMI, au terme d’une mission virtuelle qui s’est déroulée du 9 au 29 septembre 2020, rapporte le site Niamey et les 2 jours.
Dès l’année prochaine (2021), l’économie nigérienne devrait rebondir à 6,9 %, après les contrecoups de la pandémie de la Covid-19 qui a ralenti la dynamique économique. Si le Niger semble épargné par une contraction, sa croissance devrait rester très faible en 2020. L’institution de Bretton Woods table sur au moins 1%, tout en félicitant les autorités d’avoir pris des mesures rapides pour circonscrire les dégâts.
« La riposte économique à la pandémie de COVID-19, qui comprenait une aide alimentaire et un appui au crédit pour le secteur privé, permettra de maintenir une croissance supérieure à 1 % en 2020, et ce bien que les mesures décisives prises au départ pour endiguer la pandémie aient pénalisé l’activité économique », a déclaré le FMI.
« Le projet de Loi de finances pour 2021, qui prévoit un déficit de 4,6 % du PIB, permettrait d’établir un équilibre raisonnable entre une reprise économique et un premier pas vers la normalisation des dépenses », préconise le Fonds.
Touché par la pandémie de la Covid-19 qui tarde à être jugulée, l’Etat nigérien traîne un déficit budgétaire qui est passé de 3,6 % du PIB, l’année dernière, à 5,8 %, du fait des dépenses liées à la pandémie, ajoutées aux ressources allouées aux défis sécuritaires.
Au Burkina Faso, la junior minière canadienne Nexus Gold va commencer en octobre son premier programme de forages au projet aurifère Dakouli 2. Elle a engagé le fournisseur de services miniers Forage FTE Drilling pour réaliser au moins 3 000 m de forages à circulation inverse (RC), afin de tester en profondeur les diverses anomalies identifiées lors des multiples travaux d’échantillonnages déjà réalisés sur le site.
Pour M. Alex Klenman, PDG de Nexus, précisant que les travaux pourraient également s’étendre à d’autres cibles de moindre envergure, « Dakouli offre un certain nombre de caractéristiques intéressantes […]. Une géologie favorable et des signatures géochimiques définies, de solides résultats d’analyse provenant de l’échantillonnage du sous-sol et une présence très active de l’exploitation minière artisanale ; tout cela indique que la minéralisation est abondante dans la zone principale », a-t-il commenté
Pour rappel, Dakouli 2 est situé dans la ceinture de roches vertes de Goren, non loin de la mine Bissa (Nordgold). Nexus Gold possède également au Burkina Faso les permis d’exploration aurifère pour les projets Bouboulou, Rakounga, Niangouela et Manzour-Dayere.
Image de la mine de Morila. Cette société est une mine d'or située au sud du Mali, et exploitée par AngloGold Ashanti et Randgold Resources
Par Croissanceafrique
En août dernier, les géants aurifères Barrick et AngloGold Ashanti ont conclu un accord pour céder leur mine d’or malienne Morila à la société Mali Lithium Ltd (MLL). La compagnie active dans le secteur du lithium s’est lancé un défi improbable : redonner un second souffle à un actif considéré par ses ex-détenteurs comme en fin de vie. Après pratiquement 20 ans d’exploitation durant lesquels elle a enrichi ses propriétaires ainsi que l’Etat malien, faut-il encore croire à une « énième » résurrection de la grande mine d’or Morila ?
Les motivations de Mali Lithium
Pour racheter la participation totale des deux géants propriétaires de Morila (80%), MLL a consenti à débourser entre 22 à 27 millions $. Ce montant peut sembler bien faible, compte tenu du cours actuel du métal jaune et du coût des transactions similaires dans l’industrie. Mais la mine Morila était censée fermer cette année, car les réserves connues sont pratiquement épuisées. En témoignent les 27 000 onces d’or livrées par la mine contre 30 000 onces il y a deux ans, bien loin des standards habituels des belles années de Morila.
Morila était censée fermer cette année, car les réserves connues sont pratiquement épuisées.
« Nous sommes enthousiastes à l’idée d’acquérir une mine du calibre de Morila, avec sa production passée et ses ressources minérales de 8,7 millions d’onces d’or. Il s’agit d’une acquisition véritablement transformatrice pour la société, car nous devenons un producteur d’or », s’est réjoui Alistair Cowden, le président exécutif de Mali Lithium.
« Morila possède déjà toute l’infrastructure requise pour une mine d’or ainsi que l’expertise de l’équipe d’exploitation […] Nous prévoyons d’utiliser les flux de trésorerie de Morila pour accélérer les opérations en recommençant l’exploitation à ciel ouvert dès que possible »
Si la compagnie est devenue automatiquement un producteur d’or en rachetant Morila, elle ne va cependant pas se contenter des réserves prouvées restantes et fermer la mine au bout d’une année. En plus d’utiliser la mine pour générer immédiatement des revenus pour développer ses autres projets, la société veut tout faire pour étendre sa durée de vie.
« Nous avons un avantage unique en tant que plus récent producteur d’or sur l’ASX [la bourse australienne, NDLR]. Morila possède déjà toute l’infrastructure requise pour une mine d’or ainsi que l’expertise de l’équipe d’exploitation […] Nous prévoyons d’utiliser les flux de trésorerie de Morila pour accélérer les opérations en recommençant l’exploitation à ciel ouvert dès que possible », commente M. Cowden, affirmant résolument les intentions de sa société.
Des millions de dollars pour relancer une mine historique
Pour arriver à ses fins, Mali Lithium a annoncé, quelques jours seulement après l’accord d’achat, une levée de fonds d’environ 70 millions $. Alors qu’il manque encore l’approbation du gouvernement malien, détenteur des 20% d’intérêts restants dans le projet, cet empressement traduit toute la détermination de la compagnie.
« Nous sommes enthousiastes à l’idée d’acquérir une mine du calibre de Morila.»
Signe de la confiance des actionnaires de la compagnie en ce projet, ce sont eux qui devraient mettre la main à la poche, en plus de quelques autres investisseurs, dont la compagnie minière Resolute, pour mobiliser le financement. Après le règlement du montant de l’achat à AngloGold Ashanti et Barrick, le reste des fonds servira à élaborer un nouveau plan minier avec une mise à jour des ressources minérales et des réserves et un calendrier des activités à mener.
Mais sur quoi l’entreprise base toute cette confiance quant à la possibilité d’instaurer une nouvelle ère à Morila, alors que des géants comme Barrick et AngloGold n’y croyaient plus ?
MLL estime actuellement que le projet héberge des ressources minérales de 32 millions de tonnes titrant 1,26 g/t d’or soit 1,3 million d’onces. Elle compte accroitre cette ressource grâce au démarrage d’une campagne de forages sous peu ainsi qu’à l’intégration du gisement d’or Koting, situé sur son projet Massigui, adjacent à Morila. L’entreprise compte également réaliser des travaux au niveau de l’usine de traitement et de la centrale électrique ainsi que d’autres préparatifs nécessaires à l’exploitation des puits miniers. Suivez le liens de l’Agenceecofin
Dans le cadre de la visite du Président en exercice de la CEDEAO, prévue pour la journée de demain, le Médiateur de la CEDEAO, le Président Good Luck arrivera à Bamako ce jour 10 octobre 2020 à 14h 30.
Notons que le Président de la Commission de la CEDEAO arrive au même moment.
L'image d'illustration est la capitale ghanéenne (ACCRA)
Par Croisssanceafrique
Le parlement ghanéen a approuvé l’accord de 243,6 millions de dollars portant sur un crédit fournisseur accordé au Ghana par Dongfang Electric International Corporation, pour l’acquisition du matériel roulant pour le chemin de fer à écartement standard. Cette facilité de crédit s’étend sur une durée de 12 ans, assortie d’une période de grâce de 2 ans.
Selon le Dr Mark Assibey-Yeboah, président du Comité des finances du parlement, la portée du contrat, signé le 23 juin à Accra, avec le constructeur chinois comprend la fourniture de 9 locomotives diesel de 4500 CV (vitesse maximale de 160 km/h) pour passagers, 48 wagons de passagers, 15 locomotives diesel pour le fret, 330 wagons de fret et 11 locomotives diesel de manœuvre, rapporte Ghana News Agency.
Des médias locaux parlent « qu’il a indiqué que le contrat spécifiait également la création d’un atelier de maintenance avec du matériel à un endroit à déterminer par l’acheteur (Ghana) et la fourniture des services après-vente pour garantir un entretien régulier et approprié des trains pendant la période d’exploitation. Ceci en plus de la formation du personnel et du transfert de la technologie« , ont rapporté.
Notons que le « Ghana dispose d’environ 950 km de voies ferrées. Selon une évaluation menée en 2017, le secteur a besoin d’investissements évalués à environ 21 milliards de dollars pour la mise en œuvre du projet de plan directeur ferroviaire qui verra la construction de plus de 4000 kilomètres de chemin de fer à travers le pays », précise l’agenceecofin
Le gouvernement ougandais s’engage à financer plusieurs projets routiers en République démocratique du Congo (RDC) d’un linéaire total de 223 km.
« Le pays injectera 243,7 milliards de shillings (66 millions de dollars), soit environ 20% de la valeur du projet, tandis que le reste sera pris en charge par le gouvernement congolais dans le cadre d’un partenariat public-privé envisagé, a déclaré le ministre ougandais des Travaux et des Transports, le général Katumba Wamala« , à Associated Press.
Une modernisation du réseau routier entre les deux pays limitrophes pourrait faire doubler les échanges commerciaux, en plus d’améliorer l’interconnectivité et la sécurité dans l’est de la RDC.
Selon le général Katumba, « Actuellement, l’Ouganda dégage environ 532 millions de dollars par an grâce au commerce avec la RDC, et si nous faisons cela [travail sur les routes, ils [les revenus commerciaux, doubleront et nous pourrons gagner plus », a déclaré.
« L’Ouganda exporte un certain nombre de marchandises vers la RDC. Il s’agit notamment des plastiques, des vêtements et des produits alimentaires produits par les industries nationales« , rapporte, l’Agenceecofin .
Selon le porte-parole du gouvernement ougandais, Ofwono Opondo, la portée de l’investissement comprend la construction et la modernisation de la route nationale du tronçon de 80 km (de Kasindi à Beni à la frontière) et l’intégration de l’axe Beni-Butembo (54 km), ainsi que la route Bunagana (frontière) à Ruchuru-Goma (89 km).
Le Conseil exécutif fédéral, FEC, a approuvé mercredi, la construction d’un port en eau profonde à Bonny dans l’Etat de Rivers, au sud du Nigeria.
« L’infrastructure sera exécutée dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP), a annoncé le ministre des Transports, Rotimi Amaechi. A l’en croire, le coût de l’investissement est évalué à 461,9 millions de dollars« , rapporte, l4agenceecofin.
Une fois achevée, la plateforme contribuera à booster l’économie de cette île pétrolière et gazière du Delta du Niger, où foisonnent plusieurs multinationales du secteur.
Par ailleurs, il est prévu le raccordement de Bonny au chemin de fer Port Harcourt- Maiduguri, dont le FEC vient de valider la reconstruction pour un budget de 3,02 milliards de dollars.
Aguichés par un taux d’intérêt de 6%, les investisseurs du marché des titres publics de la Beac ont sursouscrit l’émission d’obligations du Trésor assimilables (OTA) à 6 ans de maturité, effectuée le 7 octobre 2020 par le Cameroun. Selon nos sources, alors que le Trésor camerounais recherchait une enveloppe de 35 milliards de FCFA au cours de cette opération, il lui a été proposé 35,972 milliards de FCFA, soit près d’un milliard de FCFA de plus.
Bien que l’on ait enregistré quelques offres provenant d’autres pays de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (Cemac), cette opération de levée de fonds doit son succès aux investisseurs en activité au Cameroun, souffle une source proche du dossier.
Avec cette première cagnotte de 35 milliards de FCFA, le Cameroun entame ainsi plutôt bien son programme de recherche des financements de long terme sur le marché monétaire, pour le compte du 4e trimestre 2020.
En effet, selon le calendrier prévisionnel des opérations transmis par le ministère des Finances à la Banque centrale, le Cameroun ambitionne de mobiliser 120 milliards de FCFA par émissions successives d’OTA, sur les trois derniers mois de l’année courante.
Pour rappel, entre avril et juin 2020, le Trésor camerounais avait déjà conduit avec succès sur le marché monétaire, un programme d’émission d’OTA qui avait permis de récolter 219,4 milliards de FCFA au total, sur un besoin global de 220 milliards de FCFA.