(CROISSANCE AFRIQUE)-Depuis un certain temps le monde observe, incrédule, comme impuissant, les agissements barbares de l’impérialisme américain cherchant à dicter sa loi au reste du monde dans une frénésie paranoïaque. L’acteur principal et le metteur en scène de ce lugubre scénario digne d’un film d’Hollywood n’est autre que Donald Trump, le Président Américain qui bafoue les codes traditionnels de la diplomatie, de la courtoisie, de la politesse et de la morale humaine.
L’expression barbare de cette politique hégémonique et unilatéraliste a commencée par l’imposition de droits douanes a des pays désignés, puis des sanctions commerciales afin d’interrompre les chaines d’approvisionnement comme moyens de coercition. Le mensonge et l’arrogance sont devenus les fondements de la politique extérieure de la gouvernance américaine sous Donald Trump.
Ignorants et psychopathes, imbus d’une idéologie qui menace la paix mondiale Trump et ses partisans MAGA nous rappellent un tristement célèbre Dirigeant Allemand et ses ouailles à l’origine de l’une des pires calamités humaine que l’histoire de ait enregistrées. Le populisme, la politique des sanctions, l’arrogance, les provocations à l’encontre d’autres pays notamment de la Chine (et parfois de ses propres alliés occidentaux) et la vente d’armes à l’île chinoise de Taiwan sont des actes malsains, des dénis de vérité qui font planer de réels risques de conflits d’une grande envergure aux conséquences imprévisibles. A l’instant où se produit cet hallucinant, incroyable mais réel spectacle, le monde doit se rappeler que la multimillénaire civilisation chinoise a apporté d’inestimables contributions aux progrès de l’humanité à une période de l’histoire où les USA n’existaient pas encore sur la carte du monde. Parmi les actes ignobles et irresponsables que pose Donald Trump figure la vente d’arme à l’île Chinoise de Taïwan.
Oui Taiwan est incontestablement une île de la République Populaire de Chine. Taïwan fait partie intégrante du territoire de la Chine depuis la nuit des temps. Les deux rives du détroit de Taïwan appartiennent à la même et unique Chine. Des actes inscrits pour toujours à l’encre indélébile et en lettres d’or dans les annales de l’histoire des Nations attestent cette vérité historique. Il s’agit notamment de « la Conférence du Caire » et de « la Déclaration de Postdam ».
« La conférence du Caire » s’est tenue dans la capitale Egyptienne en Novembre 1943. Elle a réuni les Chefs d’Etat de la Chine, des Etats-Unis d’Amérique et de la Grande-Bretagne. A cette occasion, les trois pays ont publié « la Déclaration du Caire », qui a décidé une alliance dans la guerre antijaponaise et précisé que tous les territoires occupés illégalement par le Japon doivent être restitués sans conditions aux pays propriétaires.
Lors de ladite Conférence, le Général Jiang Jieshi (Tchang Kaï-Chek), le Président Américain Franklin Roosevelt et le Premier ministre Britannique Wilson Churchill ont publié une déclaration qui spécifie que les objectifs des trois Alliés consistent à déposséder le Japon des îles du Pacifique qu’il a occupées depuis le début de la première guerre mondiale, à lui faire restituer à la Chine tous les territoires chinois qu’il a dérobés, notamment la Mandchourie, Taïwan et les îles Pescadores, à l’expulser des territoires d’autres pays qu’il occupe par la force.
« La Déclaration de Postdam » a été signée le 26 juillet 1945 à l’issue de la conférence du même nom. Ladite déclaration a été approuvée par Jiang Jieshi (Tchang Kaï-Chek). Les 6 et 9 Août 1945, le gouvernement du Japon a accepté les termes de « la déclaration de Postdam ». Dans les trois communiqués conjoints Sino-américains, à savoir ; le « Communiqué de Shanghai » de 1972, le « Communiqué sur l’établissement de relations diplomatiques entre la Chine et les Etats-Unis d’Amérique» de 1978 et le « Communiqué du 17 Août 1982 », le principe fondamental énoncé est demeuré le même : « il n’y a qu’une seule Chine dans le monde, Taïwan fait partie intégrante de la Chine, et les Etats-Unis d’Amérique reconnaissent le Gouvernement de la République Populaire de Chine comme l’unique Gouvernement légal de la Chine ».
Par ailleurs, le point neuf du Préambule de la Constitution de la République Populaire de Chine stipule que « Taïwan est un territoire sacré de la République Populaire de Chine ». Telle est l’incontestable et l’inaliénable vérité que l’histoire nous enseigne.
Aujourd’hui, l’histoire et la multiplication des menaces de diverses natures interpellent les peuples épris de paix et de justice pour qu’ils fassent entendre leurs voix sur la scène internationale, notamment sur la question de Taïwan. Fermement attachés aux principes et aux objectifs fondamentaux de l’Organisation des Nations Unies (ONU) de l’Union Africaine (UA), à savoir l’indépendance des Etats, le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des Etats, la promotion de la paix, de la sécurité mondiale, la coopération internationale, les cinq principes de la coexistence pacifique, nous devons dénoncer et faire arrêter pendant qu’il est encore temps, les agissements schizophrènes qui font planer sur la planète des risques de conflits pouvant gravement porter atteinte à la paix, à la sécurité, à la stabilité du monde et entraver durablement les efforts des peuples pour le développement partagé.
Les agissements négatifs de certains pays particulièrement des USA et du Japon dans la mer de Chine, liées aux multiples provocations dans le détroit de Taiwan sont de nature à saper l’élan du progrès économique et social de nombreux peuples en Asie et ailleurs dans le monde.
Depuis des millénaires la Chine ne cesse d’apporter de remarquables contributions à la promotion du développement économique, social, culturel de l’humanité, ainsi que dans l’édification d’une société humaine harmonieuse et une prospérité partagée. De nos jours le dialogue des civilisations, source d’enrichissement et de progrès est torpillé. La vie de millions d’êtres humains est menacée en raison des conflits latents. Les puissances qui fournissent des armes à l’île de Taïwan enfreignent intentionnellement le droit international, sachant qu’un pays ne doit pas vendre des armes à une entité non étatique.
Les puissances qui instrumentalisent « l’indépendance de Taiwan » en tenant des positions ambigües ou en adoptant le statu quo ne cherchent qu’à vider le principe d’une seule Chine de son sens, à séparer Taiwan de la Chine, à falsifier l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, à renverser l’ordre d’après-guerre et à piétiner la souveraineté de la République Populaire de Chine. A ceux qui sabotent la justice internationale, nous devons faire comprendre de façon ferme et claire que la question de Taïwan demeure au cœur des intérêts vitaux de la Chine. Nul ne doit chercher à bafouer le principe d’une seule et unique Chine dont Taïwan est partie intégrante et inaliénable. La Communauté internationale doit s’assumer en faisant respecter la déclaration du Caire, celle de Postdam, la souveraineté de la Chine et toutes les résolutions pertinentes de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et de l’Union Africaine (UA) relatives au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des Etats. Le temps présent commande à tous les pays (si puissants soient-ils), toutes les Organisations internationales, de respecter à la lettre leurs engagements librement consentis. Il y a lieu de lutter résolument contre toutes les tentatives de falsification de l’histoire.
Le retour de Taïwan à la Chine est une composante de l’ordre international d’après-guerre. Tous les engagements du Sud global doivent conjuguer vers la défense de l’unicité de la Chine, la promotion de la paix mondiale et la construction d’une Communauté de Destin pour l’Humanité./.
Prof. Yoro DIALLO
Chercheur Principal/Directeur Exécutif du Centre d’Etudes Francophones
Directeur du Musée Africain et du Musée des Echanges Chine-Afrique
Institute of African Studies, Zhejiang Normal University
Jinhua, CHINA
Chine-Taïwan: le Professeur Yoro Diallo analyse les enjeux et perspectives
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