Côte d’Ivoire: l’État vise à ce que 10 % des véhicules de l’État soient électriques d’ici 2030

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(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, le gouvernement a lancé une initiative ambitieuse visant à augmenter la part des véhicules électriques dans le parc automobile de l’État, avec un objectif audacieux de 10 % d’ici 2030. 

Cette cible s’inscrit non seulement dans le cadre des engagements climatiques du pays, mais elle reflète également une volonté plus large de modernisation et de durabilité du secteur des transports. En effet, cette transition vers des véhicules moins polluants est essentielle pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et améliorer la qualité de l’air dans les zones urbaines, où la congestion et la pollution sont des préoccupations majeures.

 Pour atteindre cet objectif, le gouvernement prévoit de mettre en place des infrastructures de recharge adéquates, de promouvoir des incitations fiscales pour l’achat de véhicules électriques, et d’encourager les partenariats avec des entreprises privées pour développer des solutions innovantes dans le domaine des transports. Ce mouvement vers l’électrification des transports pourrait également stimuler l’économie locale, créer des emplois dans le secteur des énergies renouvelables et renforcer l’indépendance énergétique du pays.

 En somme, cette stratégie vise à transformer le paysage des transports en Côte d’Ivoire, tout en s’alignant sur les objectifs globaux de développement durable et de protection de l’environnement.

Pilotée par le ministère des Transports, cette orientation stratégique s’inscrit dans le cadre d’une initiative ambitieuse visant à transformer le paysage de la mobilité en Côte d’Ivoire. Elle repose notamment sur le Projet Transition Bas Carbone (TBC), un programme innovant financé par l’Union européenne, qui s’efforce de promouvoir des solutions de transport durables et respectueuses de l’environnement. Ce projet est mis en œuvre avec l’appui d’Expertise France, une organisation qui apporte son expertise technique et son savoir-faire pour garantir le succès de cette transition.

 Une étude de faisabilité approfondie, réalisée dans ce cadre, a conclu à la viabilité technique, économique et environnementale du déploiement de véhicules électriques au sein du parc étatique. Cependant, cette avancée prometteuse est conditionnée par la levée de plusieurs contraintes opérationnelles qui pourraient freiner le processus.

« Cette transformation structurelle doit permettre de réduire significativement la dépendance aux énergies fossiles, de bâtir un environnement national de mobilité électrique, de diminuer les émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030, et de positionner la Côte d’Ivoire comme un acteur de référence de la mobilité durable en Afrique de l’Ouest », indique le ministère. Cette vision ambitieuse s’accompagne d’objectifs clairs et mesurables, visant à instaurer un cadre propice à l’essor des technologies vertes et à la promotion d’une culture de durabilité. 

En intégrant des véhicules électriques dans le parc étatique, le gouvernement espère non seulement moderniser les infrastructures de transport, mais aussi inspirer le secteur privé et les citoyens à adopter des pratiques plus écologiques, contribuant ainsi à un avenir plus durable pour les générations à venir.

Une ambition qui ne correspond pas à la configuration actuelle du marché.

Dans un contexte où les moteurs thermiques dominent encore le marché automobile en Côte d’Ivoire, cette tendance se dessine. Selon les données de la Direction générale des douanes, le pays a importé 28 320 véhicules en 2024, dont 27 345 à essence, 706 au diesel, et à peine 269 électriques et hybrides.

Ces statistiques montrent l’ampleur du défi à relever pour promouvoir la mobilité électrique, y compris dans les flottes publiques. Dans ce cadre, l’État, en tant que principal acheteur, devra stimuler la demande et structurer un marché encore naissant. La réalisation de cet objectif repose sur plusieurs conditions essentielles.

Notons que l’expansion d’un réseau d’infrastructures de recharge, actuellement limité, est indispensable. Ensuite, la question du coût d’acquisition demeure cruciale. Les véhicules électriques restent plus coûteux que leurs homologues thermiques, soulevant la question de la viabilité budgétaire pour l’État du Mali.

Moussa KONÉ

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