(CROISSANCE AFRIQUE)-Le plan ferroviaire dévoilé l’année dernière par les autorités burkinabés prévoit le lancement de plusieurs projets dès 2026. Pour le 1er semestre de cette année, des travaux d’urgence d’une valeur de 53,1 millions USD seront entrepris, conformément aux directives des autorités en matière de transport ferroviaire.
Cette annonce a été faite le mercredi 2 avril 2025 par le ministre des Infrastructures et du Désenclavement, Adama Luc Sorgho, lors d’une session de discussion avec la Commission des affaires étrangères, de la Défense et de la Sécurité du Parlement. Bien que les détails des travaux restent à préciser, le ministre a indiqué que le financement avait été sécurisé grâce à un accord signé le 27 mars dernier avec des bailleurs de fonds.
Ces initiatives font partie d’une feuille de route ambitieuse visant à moderniser et à intensifier le réseau ferroviaire national, avec des liaisons vers Abidjan, qui dispose d’un port vital pour les importations et exportations du Burkina Faso, pays sans accès direct à la mer. Un projet phare consiste en la réhabilitation de l’axe Abidjan-Kaya, nécessitant un investissement de 853 milliards FCFA (environ 1,4 milliard USD).
En outre, en août 2024, le gouvernement a annoncé un investissement de 70 milliards FCFA pour établir une société de fabrication locale de rails, de pièces détachées et de wagons, qui sera également responsable de la pose des voies ferrées. Cet effort vise à réduire les coûts et à accélérer la mise en œuvre des divers projets.
Pour rappel, ces investissements sont conçus pour favoriser un transfert modal, ce qui pourrait significativement diminuer les frais d’entretien annuels des routes, actuellement sollicitées par une grande partie des flux de fret, entraînant ainsi une usure prématurée.
Notons qu’il est également important de noter qu’une ligne ferroviaire relie déjà le Burkina Faso à la Côte d’Ivoire, continuant de transporter des marchandises depuis le port ivoirien. Cependant, l’état vieillissant de cette liaison, qui remonte à plusieurs décennies, nécessite des réparations régulières sur certaines sections, interrompant ainsi le fret.
Abdoulaye KONE