(CROISSANCE AFRIQUE)-Pour financer son budget pour l’année 2026, le Burkina Faso a réalisé une opération financière significative le mercredi 15 juillet 2026, en levant la somme impressionnante de 44 milliards de FCFA sur le marché financier de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA).
Cette levée de fonds a été effectuée à l’issue d’une émission simultanée d’adjudication de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor de 3, 5 et 7 ans. Cette opération a été organisée en partenariat avec UMOA-Titres, une institution clé dans le domaine des titres publics en Afrique de l’Ouest.
L’émetteur avait initialement mis en adjudication un montant global de 40 milliards de FCFA, mais l’intérêt des investisseurs s’est révélé bien plus fort que prévu. En effet, le montant total des soumissions a atteint 113,504 milliards de FCFA, ce qui témoigne d’un engouement remarquable pour ces instruments financiers. Ce chiffre impressionnant correspond à un taux de couverture du montant mis en adjudication de 283,76 %, indiquant une forte confiance des investisseurs dans la solidité financière du Burkina Faso et dans ses perspectives économiques.
Parmi les soumissions, le montant retenu s’est élevé à 44 milliards de FCFA, exclusivement issu des obligations, tandis que 69,504 milliards de FCFA ont été rejetés. Ce résultat a conduit à un taux d’absorption de 38,77 %, ce qui souligne la sélectivité des investisseurs et leur préférence pour les titres jugés les plus sûrs ou les plus attractifs. Cette opération de financement est un indicateur clé de la santé économique du pays et de sa capacité à mobiliser des ressources sur le marché régional, tout en renforçant sa position dans le cadre de la coopération financière au sein de l’UEMOA.Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues se retrouveront avec un rendement moyen pondéré de 7,07 % pour les obligations de 3 ans, 7,42 % pour celles de 5 ans et 7,44 % pour celles de 7 ans, des chiffres qui témoignent d’une attractivité certaine de ces instruments financiers sur le marché. Ces rendements, soigneusement calculés, reflètent non seulement la solidité de l’émission obligataire, mais aussi la confiance des investisseurs dans la stabilité économique du Burkina Faso.
Le Trésor Public burkinabé, en s’engageant à rembourser le capital des obligations le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, démontre sa volonté de respecter ses engagements financiers. Ainsi, les obligations de 3 ans arriveront à échéance le 16 juillet 2029, celles de 5 ans le 16 juillet 2031, et enfin, les obligations de 7 ans le 16 juillet 2033. Ce calendrier de remboursement est crucial pour les investisseurs, car il leur permet de planifier leurs flux de trésorerie.
Notons que le paiement des intérêts se fera annuellement, sur la base d’un taux de 6 % pour les obligations de 3 ans, 6,20 % pour celles de 5 ans, et 6,40 % pour celles de 7 ans, et ce, dès la fin de la première année. Ces taux d’intérêt, qui augmentent avec la durée des obligations, sont conçus pour attirer une large gamme d’investisseurs, allant des particuliers aux institutions financières, tout en renforçant la confiance dans le marché obligataire burkinabé.
Mariam KONE

