(CROISSANCE AFRIQUE)-En Afrique de l’Ouest, le paysage financier régional se dessine avec une dynamique particulière, marquée par le volume trimestriel provisoire des émissions de titres publics par les États de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA).
Pour le troisième trimestre de l’année 2023, ce volume a été évalué à un impressionnant montant de 2 547 milliards de FCFA, une annonce faite avec assurance par Mme Oulimata Ndiaye Diassé, la Directrice de UMOA-Titres, qui s’est adressée aux investisseurs avec une clarté et une transparence essentielles dans ce secteur.
Dans sa note aux investisseurs, Mme Diassé a souligné que « Sur ces trois mois, les intentions font état d’un montant de 2 547 milliards de FCFA dont : 774 milliards de FCFA au titre des bons assimilables du trésor ; 1773 milliards de FCFA au titre des obligations assimilables du Trésor. » Cette répartition des émissions témoigne d’une stratégie réfléchie, visant à répondre aux besoins de financement des États tout en maintenant la confiance des investisseurs sur le marché financier régional.
En outre, le calendrier détaillé élaboré par la direction de UMOA-Titres révèle que les intentions d’émissions varient considérablement d’un État à un autre, reflétant les priorités économiques et les stratégies de développement spécifiques à chaque pays membre.
Cette diversité dans les émissions de titres publics souligne non seulement la flexibilité des États face aux défis économiques, mais aussi leur engagement à mobiliser des ressources pour soutenir leurs projets de développement. Les investisseurs, attentifs à ces fluctuations, peuvent ainsi ajuster leurs stratégies en fonction des opportunités qui se présentent sur ce marché en pleine évolution.
Par ordre d’importance, la Côte d’Ivoire se distingue comme le plus grand émetteur de la zone, tous titres confondus, avec un impressionnant montant de 590,77 milliards de FCFA. Ce chiffre témoigne de la vitalité économique et de la solidité du marché financier ivoirien, qui attire l’attention des investisseurs et des acteurs économiques régionaux.
Juste derrière, le Sénégal se positionne avec un total de 555 milliards de FCFA, illustrant également son dynamisme économique et ses efforts pour renforcer son attractivité sur le marché des capitaux. Le Mali suit avec 427,28 milliards de FCFA, un montant qui reflète les défis et les opportunités qui se présentent dans ce pays en pleine mutation. Le Burkina Faso, quant à lui, affiche 314 milliards de FCFA, ce qui témoigne de ses initiatives pour développer son secteur financier malgré les obstacles rencontrés.
Le Niger, avec 235,65 milliards de FCFA, et le Bénin, à 202 milliards de FCFA, montrent également des signes de croissance, bien que leur volume d’émission reste en deçà de celui de leurs voisins. Le Togo, avec 152 milliards de FCFA, et la Guinée Bissau, avec 70 milliards de FCFA, complètent ce tableau, mettant en lumière la diversité des situations économiques et financières au sein de cette région.
Notons que ces chiffres illustrent non seulement la hiérarchie des émissions de titres, mais aussi les dynamiques économiques variées qui caractérisent chaque pays, soulignant l’importance de la coopération et des échanges financiers au sein de la zone.
Zangouna KONÉ

