(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, les recettes budgétaires totales de l’État sénégalais ont poursuivi leur progression en mai 2026, atteignant un montant impressionnant de 427,9 milliards de FCFA.
Ce chiffre marque une nette augmentation par rapport aux 395,5 milliards de FCFA enregistrés en avril, ce qui représente une hausse mensuelle significative de 32,4 milliards de FCFA, soit un taux de croissance de 8,2 %. Cette dynamique positive témoigne d’une gestion budgétaire proactive et d’une économie en phase de redressement.
Ainsi, l’amélioration des recettes budgétaires repose exclusivement sur la performance des recettes fiscales, qui ont connu une augmentation notable de 55,1 milliards de FCFA en l’espace d’un mois. Cette hausse des recettes fiscales est un indicateur clé de la capacité de l’État à mobiliser des ressources pour financer ses projets et programmes, renforçant ainsi son rôle dans le développement économique du pays. Cependant, il est important de noter que cette progression a été partiellement compensée par un recul des recettes non fiscales, qui ont diminué de 22,7 milliards de FCFA par rapport au mois précédent. Ce déclin des recettes non fiscales souligne les défis persistants auxquels l’État fait face dans la diversification de ses sources de revenus.
Malgré cette contraction des recettes non fiscales, la solide progression des recettes fiscales a permis aux ressources budgétaires totales de maintenir leur trajectoire ascendante en mai, offrant ainsi un répit aux décideurs politiques qui cherchent à équilibrer le budget et à répondre aux besoins croissants de la population.
En outre, la tendance est également positive en comparaison annuelle. Les recettes budgétaires totales ont progressé de 12,4 % par rapport à mai 2025, ce qui représente une augmentation de 47,3 milliards de FCFA. Cette croissance annuelle est un signe encourageant de la résilience de l’économie sénégalaise et de l’efficacité des politiques fiscales mises en place. Elle démontre également l’engagement de l’État à améliorer sa capacité de collecte des impôts, ce qui est essentiel pour soutenir le développement durable et la mise en œuvre de projets d’infrastructure cruciaux pour le pays. Cette performance annuelle, qui témoigne d’une dynamique économique en pleine évolution, est portée par la progression significative des deux principales composantes des recettes publiques. En effet, les recettes fiscales ont enregistré une augmentation remarquable de 36,1 milliards de FCFA, un chiffre qui souligne l’efficacité des mesures mises en place pour optimiser la collecte des impôts et des taxes. Parallèlement, les recettes non fiscales, qui englobent des revenus tels que les redevances et les contributions diverses, se sont accrues de 11,3 milliards de FCFA, reflétant une gestion proactive des ressources de l’État.
Ainsi, après la progression mensuelle enregistrée en mai, où une tendance positive avait déjà été observée, les recettes budgétaires affichent également une évolution favorable sur un an. Cette tendance traduit une mobilisation accrue des ressources de l’État, principalement grâce à l’amélioration des recettes fiscales, qui constituent le pilier fondamental de la finance publique.
Notons que cette situation favorable permet non seulement de renforcer la capacité de l’État à financer ses projets et ses investissements, mais également d’assurer une meilleure réponse aux besoins croissants de la population en matière de services publics. Pour rappel, cette performance est le reflet d’une stratégie de gestion financière rigoureuse et d’une volonté politique affirmée d’optimiser les ressources disponibles pour le développement économique et social du pays.
Zangouna KONÉ

