(CROISSANCE AFRIQUE)-La Zambie, qui se positionne comme le deuxième plus important producteur de cuivre sur le continent africain, juste derrière la République Démocratique du Congo, a annoncé une production impressionnante de 890 346 tonnes métriques de cuivre pour l’année 2025.
Ce chiffre représente une hausse significative par rapport aux 820 676 tonnes métriques produites l’année précédente, ce qui correspond à une augmentation de 8 % confirmée par le ministère des Mines lors d’un communiqué publié le 27 janvier. Cette dynamique de croissance est principalement attribuée à l’entreprise Konkola Copper Mines, qui est exploitée par le géant minier Vedanta, dont la production a connu une véritable explosion, multipliée par quatre pour atteindre un total remarquable de 80 215 tonnes.
Parallèlement, Mopani Copper Mines, qui a été reprise en 2023 par International Resources Holding, une société basée aux Émirats arabes unis, a également connu une ascension notable avec une croissance de 40 % de sa production. En outre, des augmentations similaires ont été observées dans les exploitations de Kansanshi, gérées par First Quantum Minerals, ainsi qu’à Lubambe, où l’entreprise JCHX Mining intervient, d’après les déclarations des autorités compétentes du secteur minier.
Cette tendance à la hausse dans le secteur du cuivre zambien est un indicateur positif non seulement pour l’économie nationale mais aussi pour l’ensemble du marché minier africain, soulignant l’importance croissante de la Zambie dans ce domaine vital.
Le pays n’a pas réussi à atteindre son ambitieux objectif de 1 million de tonnes fixée pour l’année 2025, une défaillance notable qui s’explique en grande partie par l’effondrement dramatique d’un bassin de résidus survenu en février. Cet incident malheureux a eu un impact considérable sur l’industrie locale, contraignant la société Sino-Metals Leach, un acteur clé dans le secteur, à suspendre toutes ses activités, ce qui a non seulement retardé les objectifs de production, mais a également créé une incertitude économique supplémentaire pour l’ensemble de la région.
Cette situation illustre les défis majeurs auxquels le pays est confronté dans sa quête pour augmenter sa production minière et répondre aux besoins croissants du marche.Le pays ambitionne désormais de porter sa production à 3 millions de tonnes d’ici 2031, un objectif ambitieux qui reflète son désir de profiter pleinement de la demande mondiale croissante en cuivre, un métal essentiel et stratégique pour l’avenir.
Ce métal revêt une importance cruciale, notamment en raison de son utilisation dans la fabrication de véhicules électriques, qui gagnent en popularité à mesure que le monde s’oriente vers des solutions de transport plus durables. De plus, le cuivre est également indispensable pour le développement et la mise en place d’infrastructures dédiées aux énergies renouvelables, telles que les éoliennes et les panneaux solaires.
Notons qu’en investissant dans l’augmentation de sa production, le pays espère non seulement stimuler son économie locale, mais aussi se positionner comme un acteur majeur sur le marché international du cuivre, tout en contribuant à la transition énergétique mondiale vers des pratiques plus écologiques et durables.
Zangouna KONÉ

