(CROISSANCE AFRIQUE)-Au niveau du marché interbancaire, une augmentation significative de 10,7% du volume des échanges a été observée au cours de la période sous revue, ce qui témoigne d’une dynamique accrue et d’une confiance renouvelée parmi les institutions financières.
La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), dans son « Bulletin mensuel des statistiques », a fourni des données précieuses sur cette évolution. Elle informe que le volume moyen hebdomadaire des opérations, toutes maturités confondues, a atteint un impressionnant montant de 861,9 milliards de francs CFA en février 2026, en nette hausse par rapport à 778,8 milliards de francs CFA enregistrés en janvier 2026.
Cette progression indique non seulement une intensification des activités sur le marché interbancaire, mais également une volonté des banques de renforcer leurs liquidités et d’optimiser leurs opérations de financement. Par ailleurs, le taux d’intérêt moyen de référence, qui est calculé sur le compartiment à une semaine, a connu un léger repli, passant de 4,79% en janvier à 4,19% en février 2026.
Ce recul pourrait être interprété comme une réponse à l’augmentation du volume des échanges, suggérant que les banques sont prêtes à offrir des conditions plus favorables pour encourager les transactions et stimuler l’activité économique dans la région.Le taux d’inflation, en glissement annuel, a enregistré une légère baisse, s’établissant à -0,1% en février 2026, après avoir atteint -0,5% le mois précédent. Cette variation représente une augmentation de 0,4 point de pourcentage, ce qui indique une certaine stabilisation des prix dans un contexte économique incertain. Parallèlement, le taux d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits frais et l’énergie afin de mieux refléter les tendances fondamentales des prix, a montré une hausse modérée de 1,3% au cours du mois sous revue, après avoir été de 1,5% le mois précédent.
Notons que ces évolutions témoignent d’un regain de tensions sur les prix, principalement alimenté par l’augmentation des coûts dans les secteurs du “Logement”, des “Loisirs et cultures” ainsi que de l’“habillement”. Cette dynamique est accentuée par une baisse plus modeste des coûts des produits alimentaires, qui, bien qu’en recul, ne parvient pas à compenser les hausses observées dans d’autres catégories.
Pour rappel, les consommateurs ressentent ainsi une pression accrue sur leur pouvoir d’achat, ce qui soulève des questions sur les perspectives économiques à court terme et sur les mesures que les autorités pourraient envisager pour stabiliser la situation.
Abdoulaye KONÉ

