(CROISSANCE AFRIQUE)-Par rapport au quatrième trimestre de 2025, la valeur ajoutée (Va) réelle du secteur primaire, corrigée des variations saisonnières, a enregistré un repli de 0,3%. Cette contraction est principalement attribuée à la diminution significative des activités du sous-secteur de la pêche, qui a connu une chute alarmante de 6,9%.
Ce déclin dans la pêche peut être lié à divers facteurs, tels que les conditions climatiques défavorables, la surpêche ou encore les restrictions réglementaires mises en place pour préserver les ressources maritimes. De plus, l’agriculture a également subi une légère contraction de 0,1%, ce qui souligne les défis persistants auxquels ce secteur est confronté, notamment les fluctuations des prix des matières premières, les maladies des cultures ou encore les impacts du changement climatique sur les rendements.
Cependant, selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), qui fournit ces informations dans son rapport sur les comptes nationaux trimestriels, cette baisse a été partiellement atténuée par une hausse des activités de sylviculture, qui ont progressé de 0,9%. Ce secteur, souvent sous-estimé, joue un rôle crucial dans la gestion durable des forêts et la préservation de la biodiversité.
Parallèlement, l’élevage a également connu une augmentation de 0,8%, ce qui témoigne d’une certaine résilience dans cette branche, peut-être grâce à une demande accrue pour les produits d’origine animale ou à des pratiques d’élevage améliorées. Ces dynamiques contrastées au sein du secteur primaire mettent en lumière la complexité des interactions économiques et environnementales qui influencent la performance de ces sous-secteurs.En glissement annuel, l’Ansd informe que la valeur ajoutée du secteur primaire a connu une augmentation significative de 5,7%. Cette évolution positive, précise-t-on, est principalement portée par la bonne tenue de l’agriculture, qui affiche une croissance remarquable de 7,2%. Ce dynamisme agricole s’explique par une série de facteurs, notamment l’amélioration des techniques de culture, l’augmentation des surfaces cultivées et des conditions climatiques favorables qui ont permis une récolte abondante.
De plus, le secteur de l’élevage a également contribué à cette performance, enregistrant une hausse de 3,3%. Cette progression est le résultat d’une meilleure gestion des ressources animales et d’une attention accrue portée à la santé et au bien-être des animaux, ce qui a permis d’augmenter la production laitière et carnée.
Notons que la sylviculture, bien que plus modeste, a également montré un essor de 2,5%, soutenue par des initiatives de reforestation et une demande croissante pour des produits forestiers durables. Ces résultats témoignent d’une résilience et d’une adaptabilité du secteur primaire face aux défis économiques actuels, tout en soulignant son rôle crucial dans le développement économique global du pays.
Moussa KONE

