(CROISSANCE AFRIQUE)-En Afrique de l’Ouest, le taux d’inclusion financière dans la zone UEMOA, selon les données officielles de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), a atteint un impressionnant 76,1% en 2025. Cette avancée significative est principalement attribuée à l’essor fulgurant du mobile money et à la digitalisation des services financiers, qui ont révolutionné l’accès à la finance pour de nombreuses personnes dans la région.

En regardant vers l’avenir, pour la période 2025-2030, la BCEAO a mis en place une nouvelle stratégie ambitieuse visant à atteindre un taux d’utilisation de 90 % d’ici 2030. Cette initiative vise à garantir que l’accès permanent des populations de l’UEMOA à une gamme diversifiée de produits et services financiers soit non seulement adapté à leurs besoins, mais également proposé à des coûts abordables et utilisé de manière effective, efficace et efficiente.
Mme Assa Sangaré Seye, directrice adjointe à l’inclusion financière et de la Micro-finance, souligne l’importance cruciale de cette démarche. Elle affirme que les ménages, les entreprises et les institutions financières deviendront plus résilients face aux chocs économiques tels que les pertes d’emploi, la baisse des revenus et les crises économiques.

En effet, l’inclusion financière joue un rôle déterminant dans la réduction de la pauvreté, favorisant ainsi la croissance économique et atténuant les inégalités sociales. « L’inclusion financière contribue directement à la réduction de la pauvreté, à la croissance économique et à la réduction des réalités », a déclaré Mme Assa Sangaré Seye, mettant en lumière le lien indissociable entre l’accès aux services financiers et le bien-être économique des populations de la région. Cette vision d’un avenir où chaque individu a la possibilité de participer pleinement à l’économie est non seulement inspirante, mais essentielle pour le développement durable de l’UEMOA.
Au sein de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), les États membres ont réalisé des avancées significatives concernant le taux d’inclusion financière pour l’année 2025, un enjeu crucial pour le développement économique et social de la région. Ainsi, le Bénin se distingue avec un impressionnant taux d’inclusion de 92,8%, témoignant d’efforts soutenus pour intégrer davantage de citoyens dans le système financier.
Cependant, le Burkina Faso, quant à lui, affiche un taux de 81,8%, illustrant également une dynamique positive dans l’accès aux services financiers. La Côte d’Ivoire, un acteur majeur de la région, maintient une position forte avec un taux d’inclusion financière de 88,7%, un score qui, bien que remarquable, souligne la nécessité d’une amélioration continue pour atteindre des niveaux encore plus élevés.
Quant à la Guinée-Bissau, avec un score de 79,5%, montre des signes d’excellence dans ses efforts d’inclusion, tandis que le Mali, avec un taux de 61,9%, émerge timidement mais de manière encourageante, indiquant un potentiel de croissance à exploiter.
En revanche, le Niger se trouve dans une situation préoccupante, n’ayant pas progressé en matière d’inclusion financière, avec un score de seulement 26,2%, ce qui le place en bas de l’échelle par rapport aux défis régionaux. Ce score décevant souligne l’urgence d’initiatives ciblées pour améliorer l’accès aux services financiers dans ce pays, qui mérite indéniablement mieux.
Aussi, le Sénégal, avec un taux d’inclusion financière de 88%, se positionne comme le troisième meilleur pays de l’Union, à égalité avec le Bénin et la Côte d’Ivoire, renforçant ainsi l’idée que des efforts concertés peuvent mener à des résultats positifs.
Notons que le Togo, qui est en train de renforcer ses initiatives d’inclusion financière, se classe également parmi les pays ayant un potentiel d’amélioration significatif, contribuant à l’objectif global de l’UEMOA d’augmenter l’accès aux services financiers pour tous ses citoyens.

