(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a entrepris une visite de suivi des travaux d’aménagement du tronçon urbain de la Route nationale 27 (RN27) à Bamako, la dynamique et vibrante capitale du Mali, le 3 septembre 2026.
Ce projet, d’un coût total de 33,224 milliards FCFA hors taxes, a pour ambition d’améliorer la circulation sur cet axe vital reliant Bamako à Koulikoro, tout en renforçant les conditions de déplacement dans plusieurs communes de la capitale.
Les travaux de ce chantier touchent particulièrement les Communes 1, 2 et 3 de Bamako, qui sont directement traversées par cette route essentielle. Dans le cadre de ce projet ambitieux, les équipes de construction prévoient l’élargissement de plusieurs sections de la route, avec des portions qui passeront à deux fois deux voies, tandis que d’autres seront aménagées pour accueillir deux fois trois voies. Cette transformation vise non seulement à augmenter la capacité de la voie face à l’accroissement du trafic urbain, mais aussi à améliorer la fluidité des déplacements dans cette partie de la capitale malienne, où la congestion routière est un défi quotidien pour les habitants.
L’impact de ces travaux est attendu pour être significatif, car ils devraient faciliter les trajets quotidiens des usagers, réduire les temps de déplacement et contribuer à une meilleure qualité de vie pour les résidents des communes concernées. En somme, ce projet représente un pas important vers la modernisation des infrastructures routières de Bamako, avec l’espoir d’un avenir où la mobilité sera optimisée et où les routes seront plus sûres et plus accessibles pour tous.
Le projet en question ne se limite toutefois pas à l’élargissement de la chaussée, mais s’inscrit dans une vision globale de réaménagement urbain visant à transformer cet axe en un espace plus sûr et plus accessible pour tous. Il prévoit également la réalisation de pistes cyclables de deux mètres de largeur, offrant ainsi aux cyclistes une voie dédiée qui leur permettra de circuler en toute sécurité, loin des véhicules motorisés. En outre, la reconstruction de deux ponts d’une portée de 20 mètres chacun est prévue, ce qui facilitera le passage des eaux et améliorera la fluidité du trafic. Ces ponts, conçus avec des matériaux modernes et durables, seront également des éléments esthétiques qui embelliront le paysage environnant. La construction de deux passerelles piétonnes viendra compléter ces aménagements, offrant aux piétons un accès sécurisé et agréable, tout en favorisant les déplacements à pied dans la zone.
Ces aménagements doivent contribuer à améliorer à la fois la sécurité et le confort des différents usagers de cet axe, qu’il s’agisse des automobilistes, des cyclistes ou des piétons. En effet, en créant des infrastructures adaptées, le projet vise à réduire les accidents et à encourager des modes de transport plus durables, tels que le vélo et la marche.
Sur le plan financier, le coût total du projet s’élève à 33,224 milliards FCFA, une somme considérable qui témoigne de l’ampleur des travaux envisagés. Ce montant est réparti entre une tranche prioritaire de 17,155 milliards FCFA, dont 15 milliards FCFA sont financés par la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), et une seconde tranche de 16,069 milliards FCFA, avec une contribution de 14,780 milliards FCFA de la même banque. Au total, le financement de la BOAD atteint ainsi 29,780 milliards FCFA, ce qui souligne son engagement envers le développement des infrastructures dans la région. Le reliquat de 3,444 milliards FCFA est quant à lui supporté par l’État malien, qui joue un rôle crucial dans la mise en œuvre de ce projet ambitieux.
Ces montants avaient été annoncés lors du lancement des travaux en juillet 2024, marquant ainsi le début d’une nouvelle ère pour cet axe routier et ses usagers. Ce projet ambitieux, qui vise à transformer radicalement l’infrastructure routière de la région, a suscité de nombreux espoirs parmi les habitants de Bamako. À travers cette visite de suivi, la BOAD évalue l’avancement d’un chantier destiné à renforcer les infrastructures de transport de la capitale malienne, un enjeu crucial pour le développement économique et social de la ville. Les équipes sur le terrain s’affairent, équipées de machines modernes et de matériaux de construction de haute qualité, afin de respecter les délais impartis et de garantir la sécurité des usagers. À terme, la modernisation de ce tronçon doit permettre de fluidifier davantage le trafic, de sécuriser les déplacements et d’améliorer les conditions de mobilité dans les zones environnantes.
Notons que les nouvelles routes, élargies et mieux entretenues, offriront non seulement un passage plus rapide pour les véhicules, mais également des pistes cyclables et des trottoirs pour les piétons, favorisant ainsi une cohabitation harmonieuse entre les différents modes de transport. Les retombées de ce projet se feront sentir bien au-delà de la simple amélioration des infrastructures, en stimulant le commerce local et en facilitant l’accès aux services essentiels pour les populations.
Moussa KONÉ

