(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, en juillet 2026, les exportations ont connu une nette progression, atteignant un total impressionnant de 668,2 milliards FCFA, en comparaison avec 524,7 milliards FCFA le mois précédent, ce qui représente une augmentation significative de 27,3 %.
Cette hausse remarquable s’explique principalement par l’augmentation des expéditions de pétrole brut, qui ont fait un bond spectaculaire, passant de 87,7 milliards FCFA en juin à 273,4 milliards FCFA en juillet. Cette dynamique témoigne de la vitalité du secteur pétrolier sénégalais, qui joue un rôle crucial dans l’économie du pays. Parallèlement, les exportations de produits pétroliers raffinés ont également enregistré une hausse, passant de 57,2 milliards à 73 milliards FCFA, soulignant ainsi la montée en puissance de l’industrie de raffinage locale. De plus, l’acide phosphorique a vu ses exportations augmenter de manière significative, passant de 7,3 milliards à 19,7 milliards FCFA, ce qui reflète une demande croissante pour ce produit essentiel dans l’agriculture et l’industrie chimique.
Cependant, cette belle performance globale a été quelque peu atténuée par le recul des exportations de certains produits. Selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), les exportations de gaz naturel liquéfié ont chuté, passant de 45 milliards à 29,3 milliards FCFA, tandis que celles de ciment hydraulique ont également diminué, de 14,9 milliards à 9 milliards FCFA. De plus, les exportations de poissons frais de mer ont connu une baisse, passant de 23 milliards à 17,1 milliards FCFA. Ces diminutions, bien que regrettables, n’ont pas suffi à freiner la tendance générale à la hausse des exportations sénégalaises, mais elles soulignent la nécessité d’une diversification et d’une amélioration continue des secteurs concernés pour maintenir une croissance économique stable et durable.
Comparées à juillet 2025, les exportations du Sénégal ont connu une progression impressionnante de 54,7%, témoignant d’une dynamique économique positive. À la fin du mois de juillet 2026, le cumul des exportations a atteint un montant remarquable de 3 822,5 milliards FCFA, en nette augmentation par rapport aux 3 272,2 milliards FCFA enregistrés durant la même période de l’année précédente, ce qui représente une hausse significative de 16,8%. Cette croissance est le reflet d’une stratégie d’exportation efficace et d’une demande internationale croissante pour les produits sénégalais.
En juillet 2026, les principaux produits exportés ont été dominés par le pétrole brut, qui a généré des revenus de 273,4 milliards FCFA. L’or non monétaire a également joué un rôle crucial, avec des exportations s’élevant à 124,7 milliards FCFA. Les produits pétroliers raffinés ont contribué à hauteur de 73 milliards FCFA, tandis que le gaz naturel liquéfié a rapporté 29,3 milliards FCFA. L’acide phosphorique, quant à lui, a généré 19,7 milliards FCFA. Ces chiffres illustrent la diversité et la richesse des ressources naturelles du Sénégal, qui continuent d’attirer l’attention des marchés internationaux.
Les principaux clients du Sénégal, qui ont soutenu cette croissance des exportations, incluent la Suisse, représentant 14,9% des exportations totales, suivie de près par les Pays-Bas avec 13,9%, le Mali à 11,8%, la Malaisie à 10%, la Finlande à 8,2%, la Turquie à 8% et l’Inde à 4,3%. Cette répartition géographique des échanges souligne l’importance des relations commerciales internationales et la nécessité pour le Sénégal de maintenir et d’élargir ses partenariats commerciaux.
En revanche, les importations de biens ont connu un repli de 7,3%, s’établissant à 606 milliards FCFA en juillet 2026, contre 653,6 milliards FCFA le mois précédent. Ce recul, selon le rapport publié par l’ANSD le 9 septembre, pourrait être le résultat de divers facteurs, notamment une réduction de la demande intérieure ou des ajustements dans les chaînes d’approvisionnement. Cette tendance à la baisse des importations pourrait également indiquer une volonté de privilégier la production locale et de renforcer l’autosuffisance économique du pays.
Cette évolution économique significative résulte principalement de la diminution des achats de produits pétroliers raffinés, qui ont chuté de manière marquée, passant de 248,5 milliards à 207,1 milliards FCFA. Cette baisse s’accompagne d’une réduction des importations d’autres machines et appareils, dont la valeur a diminué de 46,4 milliards à 26,3 milliards FCFA. De même, le secteur des produits pharmaceutiques a connu une contraction notable, avec des importations qui sont passées de 20,8 milliards à seulement 5,3 milliards FCFA. Les métaux communs, quant à eux, ont également subi une forte baisse, passant de 19,9 milliards à 5,3 milliards FCFA, illustrant ainsi une tendance générale à la réduction des importations dans ces catégories.
Cependant, la hausse des importations de pétrole brut a joué un rôle crucial en limitant ce recul global. En effet, les importations de pétrole brut, qui étaient nulles en juin, ont explosé pour atteindre 112,3 milliards FCFA en juillet. De plus, les importations d’autres matériels de transport ont également connu une augmentation significative, passant de 16,4 milliards à 50,1 milliards FCFA, ce qui a contribué à atténuer l’impact négatif des autres baisses.
En comparaison avec juillet 2025, les importations ont enregistré une diminution de 4,7%. En ce qui concerne le cumul des importations à la fin juillet 2026, il s’est établi à un total de 3 889,6 milliards FCFA, contre 4 204,4 milliards FCFA pour la même période en 2025, ce qui représente une baisse globale de 7,5%. Cette dynamique met en lumière les fluctuations du marché et les défis auxquels l’économie est confrontée, tout en soulignant l’importance des importations de pétrole brut et de matériels de transport dans le cadre des échanges commerciaux.
Au cours du mois dernier, le Sénégal a enregistré des importations significatives, avec les principaux produits importés représentant une valeur totale impressionnante. Les produits pétroliers raffinés ont dominé les importations, atteignant un montant colossal de 207,1 milliards FCFA, illustrant ainsi la dépendance du pays à l’égard des ressources énergétiques essentielles. Le pétrole brut, quant à lui, a également constitué une part importante des importations, totalisant 112,3 milliards FCFA, soulignant l’importance de cette matière première dans l’économie nationale. En outre, les autres matériels de transport ont été importés pour une valeur de 50,1 milliards FCFA, reflétant les besoins croissants en infrastructure et en logistique. Les autres machines et appareils, indispensables à divers secteurs industriels, ont été importés pour 26,3 milliards FCFA, tandis que le riz, un aliment de base pour de nombreuses familles sénégalaises, a été importé pour un montant de 17,6 milliards FCFA, témoignant de la nécessité de garantir la sécurité alimentaire dans le pays.
Les principaux fournisseurs du Sénégal ont joué un rôle crucial dans ces échanges commerciaux. Le Nigéria s’est affirmé comme le principal partenaire, représentant 22,7 % des importations totales, suivi par la Chine avec 9,4 %, les Pays-Bas à 8 %, et les États-Unis et l’Espagne, chacun à 4,8 %. Le Royaume-Uni a également contribué avec 4,7 %, illustrant ainsi la diversité des sources d’approvisionnement du Sénégal.
En juillet 2026, le pays a enregistré un excédent commercial notable de 62,1 milliards FCFA, marquant un retournement par rapport au déficit de 128,9 milliards FCFA observé le mois précédent. Ce changement positif dans la balance commerciale pourrait être le signe d’une amélioration de la performance économique, offrant un espoir pour la croissance future et la stabilité financière du Sénégal.
En juillet 2026, la balance commerciale a affiché un solde excédentaire impressionnant de 62,1 milliards FCFA, marquant un retournement significatif par rapport au déficit de 128,9 milliards FCFA enregistré le mois précédent. Cette amélioration notable est principalement attribuée aux excédents commerciaux réalisés avec plusieurs pays, notamment la Malaisie, qui a contribué à hauteur de 58,9 milliards FCFA, un résultat remarquable par rapport à un solde nul en juin. De même, les échanges avec la Finlande ont montré une dynamique positive, avec un excédent de 53,8 milliards FCFA, contrastant avec un déficit de 400 millions FCFA le mois précédent. La Turquie a également joué un rôle clé, affichant un excédent de 47,4 milliards FCFA, une nette amélioration par rapport à un déficit de 24,4 milliards FCFA. Les échanges avec les Pays-Bas ont également été favorables, avec un excédent de 44,6 milliards FCFA, en comparaison à un déficit de 22,9 milliards FCFA.
Cependant, cette progression a été limitée par l’aggravation du déficit commercial avec le Nigéria, qui a explosé, passant de 9,2 milliards à 136,5 milliards FCFA, un chiffre alarmant qui souligne les défis persistants dans les relations commerciales avec ce pays. De plus, le déficit avec l’Espagne a atteint 21,5 milliards FCFA, après avoir enregistré un excédent de 65,8 milliards FCFA précédemment, tandis que le Royaume-Uni a également vu son solde se dégrader, passant à 24,2 milliards FCFA après un excédent de 4,6 milliards FCFA.
Notons qu’en cumul à la fin juillet 2026, le déficit commercial total s’est considérablement réduit à 67 milliards FCFA, une amélioration significative par rapport aux 932,3 milliards FCFA observés à la même période en 2025, ce qui témoigne d’une tendance positive dans les échanges commerciaux, malgré les défis rencontrés avec certains partenaires clés.
Zangouna KONÉ

