(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, le mercredi 9 septembre 2026, un événement financier majeur a eu lieu, marquant une étape significative dans la gestion des ressources publiques. La direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réussi à lever une impressionnante somme de 49,999 milliards de FCFA sur le marché financier de l’UMOA.
Cette opération a été le fruit d’une émission simultanée d’adjudication de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor de 3, 5 et 7 ans. Cette initiative a été réalisée en étroite collaboration avec UMOA-Titres, une institution clé dans le domaine de la gestion des titres publics.
L’émetteur avait initialement mis en adjudication un montant global de 50 milliards de FCFA, témoignant d’une stratégie ambitieuse pour mobiliser des fonds sur le marché. Les résultats de cette opération ont révélé un intérêt marqué des investisseurs, avec des soumissions globales s’élevant à 62,253 milliards de FCFA. Ce chiffre impressionnant correspond à un taux de couverture du montant mis en adjudication de 124,51 %, indiquant une forte demande pour ces titres publics.
En ce qui concerne le montant des soumissions retenues, il s’élève à 49,999 milliards de FCFA, tandis que le montant rejeté atteint 12,254 milliards de FCFA. Ces chiffres permettent de calculer un taux d’absorption de 80,32 %, ce qui souligne l’efficacité de l’opération et la confiance des investisseurs dans la solidité financière du Burkina Faso.
Ce succès dans la levée de fonds sur le marché financier témoigne non seulement de la santé économique du pays, mais aussi de la capacité des autorités à gérer efficacement les ressources publiques dans un contexte régional dynamique.
Les investisseurs dont les soumissions ont été retenues se retrouveront avec un rendement moyen pondéré de 3,95 % pour les bons, 6,14 % pour les obligations de 3 ans, 7,27 % pour celles de 5 ans et 7,39 % pour celles de 7 ans. Ces rendements, qui témoignent de la confiance des investisseurs dans la solidité des titres émis, reflètent également les conditions économiques actuelles et les attentes de marché.
Le Trésor Public burkinabé, dans un souci de transparence et de fiabilité, a annoncé qu’il remboursera le capital des bons émis le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, fixée au 8 septembre 2027. Ce remboursement sera effectué avec diligence, garantissant ainsi aux investisseurs une sécurité dans leur investissement. De plus, les intérêts, qui sont payables d’avance, seront précomptés sur la valeur nominale de ces bons, offrant ainsi aux investisseurs une visibilité claire sur leurs gains dès le départ.
Notons que l’émetteur s’est également engagé à rembourser le capital des obligations le premier jour ouvré suivant la date d’échéance, qui est fixée au 10 septembre 2029 pour celles de 3 ans, au 10 septembre 2031 pour celles de 5 ans et au 10 septembre 2033 pour celles de 7 ans. Ce calendrier de remboursement structuré permet aux investisseurs de planifier leurs finances avec précision.
En ce qui concerne le paiement des intérêts, celui-ci se fera annuellement sur la base d’un taux de 6 % pour les obligations de 3 ans, 6,20 % pour celles de 5 ans et 6,40 % pour celles de 7 ans, et ce, dès la fin de la première année. Ces taux d’intérêt compétitifs sont conçus pour attirer un large éventail d’investisseurs, tout en garantissant un retour sur investissement attractif dans un climat économique en constante évolution.
Abdoulaye KONE

