Au Sénégal, le Premier ministre annonce un règlement des arriérés dus au secteur privé à  hauteur de 1956 milliards de FCFA

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(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, la déclaration prononcée par le Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Lo, le 8 septembre 2026, a résonné comme un appel à l’action et à la responsabilité économique.

 En affirmant que « le redressement des comptes, c’est aussi le règlement des arriérés de paiement dus au secteur privé et une nouvelle doctrine de financement public », il a mis en lumière une problématique cruciale qui touche non seulement les finances publiques, mais aussi la vitalité du secteur privé. Cette phrase, prononcée lors de la déclaration de politique générale, souligne l’importance d’une gestion rigoureuse et proactive des finances publiques pour favoriser un environnement économique sain et dynamique.

M. Lo a précisé que son gouvernement considère l’apurement des arriérés de paiements, qui s’élèvent à un montant impressionnant de 1.956 milliards FCFA à la fin de mars 2025, comme une question centrale pour débloquer la situation économique du pays. Ce montant, qui concerne 5.425 dossiers réguliers et irréguliers à la fin de décembre 2024, représente un défi majeur pour les entreprises, en particulier pour des milliers de très petites, petites et moyennes entreprises (Tpe-Pme-Pmi) qui dépendent de ces paiements pour leur survie et leur développement. En effet, le règlement de ces arriérés est perçu non seulement comme une nécessité financière, mais aussi comme un levier stratégique pour relancer l’économie nationale.

Le Premier ministre a également souligné que cette démarche s’inscrit dans le cadre du Plan de Traitement de la Dette du Sénégal, un programme qui vise à restructurer et à rationaliser la gestion de la dette publique afin de garantir une croissance durable. En mettant en avant la pertinence de ce plan, M. Lo a renforcé l’idée que la transparence et la responsabilité dans la gestion des finances publiques sont essentielles pour restaurer la confiance des investisseurs et stimuler l’innovation au sein du secteur privé. Cette déclaration marque donc un tournant dans la politique économique du Sénégal, avec l’espoir d’un avenir où les arriérés de paiement ne seront plus un obstacle, mais un souvenir d’une époque révolue, propice à un développement harmonieux et inclusif.Il a souligné avec une grande insistance que les entreprises nationales jouent un rôle crucial en tant que principales créancières de l’État, et que les laisser dans l’attente prolongée de leurs paiements équivaut à les contraindre à financer leurs opérations à partir de leur propre trésorerie. Cela entraîne non seulement une pression financière supplémentaire, mais également des frais bancaires sous forme d’agios, ce qui constitue une double peine pour ces entreprises déjà fragilisées. Pour remédier à cette situation préoccupante, un plan d’apurement a été soigneusement élaboré, intégrant diverses modalités de paiement, telles que les paiements en numéraires, l’affacturage, la titrisation, la compensation fiscale, ainsi que des rééchelonnements adaptés aux besoins des créanciers.
Le Premier ministre a précisé que la priorité dans le règlement des dossiers réguliers, qui représentent 49,5 % du stock total avec 2.406 dossiers à traiter, sera déterminée selon des critères précis. Ces critères incluront l’ancienneté de la créance ainsi que le type de créancier, en mettant un accent particulier sur les petites et moyennes entreprises (PME) et sur les secteurs à fort impact social ou économique, tels que la santé, l’éducation et le bâtiment et travaux publics (BTP). Cette approche vise à garantir que les entités les plus vulnérables et essentielles pour l’économie nationale reçoivent un traitement prioritaire.
Mon Gouvernement, a-t-il déclaré avec fermeté, s’engage à veiller à ce que le secteur privé national ne soit plus jamais considéré comme une variable d’ajustement dans la gestion de la trésorerie publique. 

Notons que cette pratique inique, qui a perduré pendant trop longtemps, a causé des pertes d’emplois massives, des faillites d’entreprises, une stagnation de la croissance économique, et une perte significative du potentiel de développement. Il est impératif de restaurer la confiance entre l’État et le secteur privé, afin de favoriser un climat économique sain et dynamique, propice à l’innovation et à la prospérité collective.

Zangouna KONÉ 

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