(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Mali, le ministre des Mines annoncé que le « La participation des intérêts maliens peut désormais atteindre 35 % du capital des projets, avec une part réservée aux investisseurs nationaux », a indiqué le ministre KEITA, qui indiqué que l’audit des sociétés minières a permis de recouvrer 761 milliards de FCFA d’arriérés. Les sociétés minières ont versé à l’État 940 milliards de F CFA, soit (environ 1,6 milliards de dollar). Un record, pour la quantité d’or produit (42 tonnes) contre 978 milliards de FCFA (environ 1,664 milliards de dollars) pour 55 tonnes.
Selon le ministre de tutelle, « assainir le secteur minier n’est pas fermer la porte, mais c’est plutôt la tenir ouverte à ceux qui jouent selon les règles. Ainsi, depuis 2023, notre pays s’est doté d’un nouveau Code minier et d’une loi relative au contenu local. L’objectif est de faire en sorte que notre sous-sol profite d’abord aux populations, sans décourager les investisseurs qui la valorisent », a-t-il affirmé le professeur Amadou KEITA
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Aussi depuis le 28 novembre 2022, le traitement des demandes de titres a été a suspendu afin de nettoyer le cadastre minier. Le ministre a expliqué que trois principes guident cette démarche à savoir : la souveraineté, la transparence et le partenariat gagnant-gagnant. En octobre 2025, le ministère des Mines a annulé plus de 90 permis de recherche dont les titulaires n’avaient pas produit les documents exigés par les textes en vigueur. « Un titre minier n’est pas un patrimoine à garder en veille. C’est un engagement à travailler, à investir et à payer ce que l’on doit », a indiqué le ministre qui pour d’autres annulations suivront.
S’agissant de nouveaux permis, le ministre Keïta a expliqué que le gel des demandes décidé en 2022 touche à sa fin. « Entre le 21 août et le 30 septembre 2026, le Conseil des Ministres a autorisé, en trois séances, le renouvellement de 24 permis de recherche, pour l’or et pour le lithium, au profit de sociétés de plusieurs nationalités », souligné le ministre. « Un renouvellement n’est ni une faveur ni un automatisme. Chaque dossier est examiné au regard des mêmes critères : la conformité administrative, les travaux réalisés, les dépenses d’exploration engagées et les obligations financières. Un renouvellement de permis de recherche autorise la poursuite des travaux d’exploration, rien de plus : il ne vaut pas permis d’exploitation », a dit le ministre pour qui la même règle s’applique aux plus grands comme aux plus modestes.
Parlant de la production industrielle d’or, le ministre a expliqué qu’en 2025 notre pays a enregistré 42,2 tonnes, contre 54,8 tonnes en 2024. Cette baisse s’explique par le fait que le complexe de Loulo-Gounkoto, premier site au Mali, n’a produit que 5,5 tonnes, contre 22,5 tonnes un an plus tôt. Cependant, pour la même année les exportations d’or de notre pays ont atteint 2 750 milliards de francs CFA, contre 1 610 milliards en 2024. En 2026, la production repart. Au premier semestre, la production industrielle d’or atteint 23,5 tonnes, contre environ 18 tonnes un an plus tôt : plus de 30 % de hausse, et au-dessus de notre prévision de 21,2 tonnes. Fekola a produit 8,85 tonnes. Loulo a produit 6,9 tonnes, soit déjà plus que sur toute l’année 2025. L’objectif pour 2026 est de 43,2 tonnes, expliqué le ministre des mines.
S’agissant du lithium, Goulamina l’exporte depuis juin 2025. La Mine de Bougouni, inaugurée en novembre 2025, a expédié son premier chargement en décembre 2025 et a produit 53 195 tonnes de concentré de spodumène de janvier à juin 2026. Ensemble, ces deux mines devront porter notre capacité à 590 000 tonnes de concentré en 2026. Concernant les retombées territoriales, le Fonds minier de développement local, alimenté par la contribution des titulaires de titres d’exploitation et des industriels de carrières, a permis de récolter 18,4 milliards de francs CFA pour l’exercice 2025. Sa clé de répartition suit un principe de justice territoriale : 50 % pour les communes directement affectées par l’activité minière, soit environ 9,2 milliards ; 25 % pour les autres collectivités des zones minières, soit environ 4,6 milliards ; 25 % pour les collectivités des autres régions du pays, soit environ 4,6 milliards. Au total, les 819 communes du Mali ont bénéficié et l’usage des fonds est suivi au niveau communal, régional et national. Pour le Fonds de financement des infrastructures énergétiques, hydrauliques et de transport, alimenté par les contributions des sociétés minières, il a mobilisé 109,14 milliards de F CFA entre janvier 2025 et juin 2026. Il sera consacré à la construction de routes, des voies ferrées et de l’énergie pour notre pays.
Notons qu’aux sociétés minières installées dans notre pays, le ministre des mines a tenu à leur mettre en confiance. « Une société qui respecte ses obligations n’a rien à craindre de l’assainissement. Elle y gagne un cadastre lisible, des titres sécurisés et des concurrents défaillants en moins », a dit le ministre Kéïta qui a indiqué que le Code minier de 2023 s’applique à toutes les sociétés, quelle que soit leur nationalité, sans traitement d’exception, ni dans un sens ni dans l’autre.
Mariam KONE

