(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, le 27 octobre 2026, la direction générale du trésor et de la comptabilité publique a réalisé une opération significative sur le marché financier de l’UMOA, en encaissant la somme impressionnante de 93,5 milliards de FCFA.
Cette opération a été le résultat d’une émission d’adjudication simultanée de bons assimilables du trésor d’une durée de 364 jours, ainsi que d’obligations assimilables du trésor (OAT) de 3, 5 et 7 ans. L’émetteur, dans une démarche stratégique, avait initialement mis en adjudication un montant de 85 milliards de FCFA, mais a été agréablement surpris par l’ampleur de l’intérêt manifesté par les investisseurs.
En effet, ces derniers ont soumis des offres globales s’élevant à 151,152 milliards de FCFA, ce qui témoigne d’un engouement remarquable pour ces titres, et correspond à un taux de couverture du montant mis en adjudication de 177,83%. Ce chiffre illustre non seulement la confiance des investisseurs dans la solidité des instruments financiers proposés, mais également la santé du marché obligataire en Côte d’Ivoire.
Parmi les soumissions, le montant retenu s’élève à 93,5 milliards de FCFA, principalement constitué d’obligations, tandis que 57,652 milliards de FCFA ont été rejetés. Ce résultat se traduit par un taux d’absorption de 61,86%, indiquant ainsi une gestion efficace et ciblée des ressources financières par la direction générale du trésor. Cette opération souligne l’importance croissante du marché financier de l’UEMOA et la capacité de la Côte d’Ivoire à attirer des investissements significatifs, renforçant ainsi sa position économique dans la région.
Toutefois, les investisseurs dont les soumissions ont été retenues se retrouveront avec un rendement moyen pondéré de 6,37 % pour les obligations de 3 ans, 7,04 % pour celles de 5 ans et 7,11 % pour celles de 7 ans. Ce rendement, qui reflète la confiance des investisseurs dans la solidité financière de l’émetteur, témoigne d’une stratégie d’investissement bien pensée, visant à maximiser les gains tout en tenant compte des risques associés. En effet, ces taux attractifs sont le résultat d’une évaluation minutieuse des conditions du marché et des prévisions économiques, offrant ainsi aux investisseurs une opportunité de placement intéressante.
Aussi, la Direction Générale des Finances (DGF) prévoit de rembourser le capital des obligations émises le premier jour ouvré suivant la date d’échéance fixée au 28 octobre 2029 pour celles de 3 ans, au 28 octobre 2031 pour celles de 5 ans et au 28 octobre 2033 pour celles de 7 ans. Ce calendrier de remboursement est conçu pour assurer une transparence totale et une prévisibilité pour les investisseurs, leur permettant de planifier leurs finances en conséquence. En respectant ces échéances, la DGF démontre son engagement envers ses créanciers et sa capacité à honorer ses obligations financières.
Concernant le paiement des intérêts, il se fera annuellement au taux de 5,20 % pour les obligations de 3 ans, 5,45 % pour celles de 5 ans et 5,70 % pour celles de 7 ans, et ce, dès la fin de la première année. Ce mécanisme de paiement régulier des intérêts constitue un avantage significatif pour les investisseurs, leur garantissant un flux de revenus stable et prévisible.
Notons qu’en choisissant d’opter pour des taux d’intérêt compétitifs, la DGF s’assure d’attirer un large éventail d’investisseurs, tout en renforçant la confiance dans ses capacités de gestion financière. Les investisseurs peuvent ainsi envisager ces obligations comme une option viable pour diversifier leur portefeuille et bénéficier d’un rendement attractif sur le long terme.
Mariam KONE

