(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Burkina Faso, un événement marquant s’est déroulée, marquant le début des travaux d’un atelier de formation pratique destiné aux inspecteurs et experts nationaux, axé sur le domaine crucial des aérodromes. Cet atelier est particulièrement important car il est lié à la mise en œuvre des nouvelles normes stipulées dans l’annexe 14, ainsi qu’aux pratiques recommandées concernant la surfacturation et la limitation des obstacles dans l’environnement aéronautique.
Ainsi, les sessions de formation, qui se dérouleront du 26 au 30 octobre 2026, visent à renforcer les compétences et les connaissances des participants, afin d’assurer une conformité optimale avec les normes internationales et d’améliorer la sécurité et l’efficacité des opérations aériennes au Burkina Faso. Lors de cette rencontre, Jonas GBIAN, le commissaire en charge du département de l’aménagement du territoire, communautaire et des transports de l’UEMOA, a pris la parole pour exprimer sa gratitude.

« Permettez-moi également de remercier le Directeur Général de l’ANAC du Burkina Faso et toute son équipe, pour sa constante sollicitude envers la Commission de l’UEMOA et pour les facilités mises à notre disposition dans le cadre de l’organisation du présent atelier de formation, » a-t-il déclaré. Ses mots soulignent l’importance de la collaboration entre les différentes institutions et le soutien continu qui est essentiel pour la réussite de telles initiatives. Cet atelier représente une étape significative dans le développement des infrastructures aéronautiques du pays et dans le renforcement des capacités des professionnels du secteur.
« Le développement des ressources humaines est essentiel dans la démarche visant le renforcement de la sécurité et de la sûreté de l’aviation civile au sein de I’UEMOA et des Etats associés. Il l’est, tout autant, pour la qualité des prestations de nos exploitants d’aérodromes que pour la satisfaction des usagers du transport aérien dans notre Union. C’est un axe prioritaire du Programme de Renforcement du Transport Aérien (PRTA) de l’UEMOA qui repose en premier lieu sur l’harmonisation de la règlementation de l’aviation civile et le renforcement des capacités des Etats« , a souligné, Jonas GBIAN, commissaire en charge du département de l’aménagement du territoire, communautaire et des transports de l’UEMOA.

Au cours des dernières années, l’UEMOA à travers l’Unité Régionale de Supervision de la Sécurité et de la Sûreté de l’Aviation Civile (URSAC) s’est impliquée, dans l’appui au renforcement des compétences des inspecteurs nationaux en vue de contribuer à l’amélioration des capacités de supervision des autorités d’administration de l’aviation civile des États membres. « Vous le savez mieux que moi, l’amendement 18 de l’Annexe 14 volume 1 à la Convention de Chicago relative à l’aviation civile internationale, a prescrit de nouvelles normes et pratiques recommandées relatives aux surfaces de limitation des obstacles aux aérodromes et dans leur voisinage qui seront applicables à partir du 21 novembre 2030. Dans cette perspective, il convient de s’y prendre tôt afin de disposer de la règlementation et des documents techniques d’orientation, de personnel technique formé ainsi que de données de levés topographiques pour l’établissement des nouvelles« , a-t-il expliqué monsieur Jonas GBIAN de l’UEMOA.
En marge de cet événement marquant, Abdoul Aziz AMOUSSA, le directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) du Burkina Faso, a exprimé un optimisme palpable face aux défis contemporains auxquels le secteur aéronautique est confronté. À l’ouverture de l’atelier régional de formation, il a chaleureusement souhaité la bienvenue à tous les participants, représentant non seulement la communauté aéronautique nationale du Burkina Faso, mais aussi l’ANAC elle-même, dans la capitale vibrante de Ouagadougou. Cet atelier, qui se concentre sur la mise en œuvre des nouvelles normes et pratiques recommandées par l’Annexe 14 de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), est d’une importance cruciale, car il aborde les surfaces de limitation d’obstacles, un sujet essentiel pour garantir la sécurité et l’efficacité des opérations aériennes.
« Le Burkina Faso se réjouit d’accueillir cette rencontre régionale », a-t-il déclaré avec conviction, soulignant que cet événement est une illustration parfaite de la détermination des États membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) à renforcer leur coopération. Il a mis en avant l’importance de mutualiser les efforts pour promouvoir une aviation civile qui soit non seulement plus sûre, mais également plus performante et en conformité avec les exigences internationales. Cette initiative témoigne d’un engagement collectif à améliorer les standards de l’aviation dans la région, tout en favorisant un environnement propice à l’échange de connaissances et d’expertises entre les pays membres.

Ainsi, il a exprimé la reconnaissance du Gouvernement burkinabè à la Commission de l’UEMOA, particulièrement à Monsieur le Commissaire chargé du Département de l’Aménagement du Territoire Communautaire et des Transports (DATC), pour le choix porté sur Ouagadougou pour abriter cet important atelier. « Le transport aérien constitue un levier essentiel de désenclavement, d’intégration régionale et de développement économique. Les aérodromes, en tant qu’infrastructures stratégiques, contribuent à la connectivité de nos territoires, à la fluidité des échanges et au rapprochement de nos peuples. Toutefois, la pleine réalisation demeure indissociable d’une exigence fondamentale à savoir la sécurité des opérations aériennes« , a-t-il soulevé aux participants.
À cet égard, la maîtrise des obstacles aux abords des aérodromes représente un enjeu majeur de sécurité aéronautique, un domaine où chaque détail compte pour assurer la protection des passagers et des équipages. La présence ou l’apparition de constructions, d’installations ou d’autres obstacles susceptibles de compromettre les trajectoires des aéronefs peut affecter directement la sécurité des phases critiques du vol, notamment au décollage et à l’atterrissage, moments où la marge d’erreur est particulièrement réduite. En effet, un bâtiment élevé ou une structure inappropriée, même à distance, peut interférer avec la trajectoire de vol prévue, entraînant des risques accrus de collisions ou d’accidents.

C’est pourquoi dit-il, « les normes et pratiques recommandées de l’Annexe 14 de l’OACI relatives aux surfaces de limitation doivent être rigoureusement appliquées. Ces directives ne se contentent pas de définir des distances minimales à respecter, mais elles insistent également sur l’importance d’une planification urbaine réfléchie autour des aérodromes ».
Notons que « l’objectif est de garantir que les zones environnantes soient dégagées d’obstacles potentiels, permettant ainsi aux aéronefs d’évoluer en toute sécurité« . De plus, « cette réglementation exige une surveillance continue et une mise à jour régulière des données concernant les obstacles, afin de s’assurer que toute nouvelle construction soit évaluée et intégrée dans les plans de sécurité aéronautique« . Pour rappel, la gestion proactive des obstacles est essentielle pour maintenir un environnement aéronautique sûr et fiable, protégeant ainsi la vie humaine et les biens.
Daouda Bakary KONE

