(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Bénin, le technicien et technocrate Romuald Wadagni, qui occupe actuellement le poste influent de ministre d’État chargé de l’économie et des finances, a été désigné comme candidat officiel à la présidentielle de 2026.
Cette nomination significative a été actée par les deux principaux partis de la mouvance présidentielle, à savoir l’Union Progressiste le Renouveau (UPR) et le Bloc Républicain (BR). Son choix comme candidat ne vient donc pas du hasard mais s’inscrit dans une logique politique visant à consolider et accélérer les nombreux projets de développement déjà amorcés sous sa direction.
Le défi est immense pour Romuald Wadagni, car c’est sur ses épaules que repose désormais la lourde et cruciale responsabilité de se lancer dans la rude compétition électorale pour succéder à l’actuel président Patrice Talon. Cette stratégie des partis de la mouvance présidentielle met en lumière leur souhait de garantir une continuité politique et économique, tout en s’appuyant sur l’expérience accumulée par Wadagni dans la gestion des affaires économiques du pays.
À 49 ans, cet éminent technocrate originaire du Bénin, célébré pour sa rigueur exemplaire et son pragmatisme indiscutable, est consciencieusement conscient, plus que nul autre, de l’ampleur vertigineuse de l’héritage qui lui est légué. En plus de devoir conquérir le suffrage populaire lors de la présidentielle prévue en avril 2026, il doit faire face au défi caractéristique des technocrates, qui tendent à privilégier la gestion efficace et la stratégie sur le charisme et la capacité à séduire les foules depuis la tribune politique.
Notons de surcroît, qu’il aura la responsabilité capitale de succéder à un président dont le mandat a été marqué par une transformation économique remarquable au sein du Bénin, cristallisée dans sa philosophie sous forme d’une formule incisive et perspicace : « l’économie, c’est tout ». Cette phrase résume en effet l’essence même de son credo, intégrant l’ensemble des aspects sociétaux et politiques par le prisme de l’économie.
Rédaction