(CROISSANCE AFRIQUE)-Au Sénégal, le secteur de la construction connaît une période difficile, avec un chiffre d’affaires qui a enregistré une baisse significative de 22,1% au cours du deuxième trimestre de 2026 par rapport à la même période en 2025. Cette chute alarmante, selon les données fournies par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), est étroitement liée à une diminution marquée dans plusieurs segments clés de l’industrie.
En effet, les activités spécialisées de construction ont vu leur chiffre d’affaires s’effondrer de 38,7%, tandis que le génie civil a subi une contraction de 29,0%. De plus, les activités de construction de bâtiments n’ont pas échappé à cette tendance négative, affichant une baisse de 11,9%.
En cumul sur le premier semestre de 2026, la situation ne s’améliore guère, avec une régression de 10,2% du chiffre d’affaires par rapport à la même période en 2025, ce qui soulève des inquiétudes quant à la santé globale du secteur. L’Ansd souligne que, spécifiquement au deuxième trimestre de 2026, les activités spécialisées de construction ont connu un repli particulièrement sévère de 38,7% par rapport à l’année précédente, un phénomène qui s’explique en grande partie par la chute du chiffre d’affaires des travaux d’installation, qui a diminué de 36,9%.
Cette situation met en lumière les défis auxquels le secteur est confronté, notamment la nécessité de réévaluer les stratégies et d’explorer de nouvelles avenues pour stimuler la croissance et la rentabilité dans un environnement économique en mutation.En cumul sur les deux premiers trimestres de l’année 2026, il est rapporté que le chiffre d’affaires relatif à l’exécution d’activités spécialisées de construction connaît une contraction significative de 14,3% par rapport à son niveau durant la même période de l’année précédente, 2025. Cette baisse soulève des préoccupations quant à la santé du secteur de la construction, qui semble faire face à des défis importants dans un contexte économique en évolution rapide.
Dans le détail, le sous-secteur du génie civil enregistre une diminution encore plus marquée. Comparativement au chiffre d’affaires réalisé au deuxième trimestre de 2025, celui du sous-secteur du génie civil recule de 29,0% au trimestre sous revue, ce qui témoigne d’une contraction alarmante qui pourrait avoir des répercussions sur les projets d’infrastructure en cours et à venir. En cumul sur les deux premiers trimestres de 2026, cette tendance à la baisse se poursuit, suggérant une instabilité persistante dans le domaine du génie civil, crucial pour le développement des infrastructures.
Par ailleurs, selon les données fournies par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), le chiffre d’affaires dans la construction de bâtiments affiche également une régression de 11,9% au deuxième trimestre de 2026 par rapport au même trimestre de 2025. Cette tendance à la baisse dans la construction de bâtiments pourrait être indicative d’une diminution de la demande sur le marché immobilier, ainsi que d’éventuels retards dans les projets de construction qui pourraient affecter l’économie locale. Ces chiffres mettent en lumière les défis auxquels le secteur de la construction est confronté, soulignant la nécessité d’une analyse approfondie pour comprendre les causes sous-jacentes de cette contraction et pour envisager des solutions viables afin de relancer l’activité dans ce secteur vital.
Cette évolution marquante du secteur est attribuable à une diminution significative de 17,0% du chiffre d’affaires tiré de la construction de bâtiments pour le compte de tiers, une tendance qui soulève des interrogations sur les dynamiques du marché et les défis auxquels les entreprises de construction sont confrontées. Cette baisse pourrait être le reflet de divers facteurs, tels que des retards dans les projets, des difficultés d’approvisionnement en matériaux, ou encore une concurrence accrue qui pousse les prix à la baisse.
En revanche, il est intéressant de noter que le chiffre d’affaires issu de la promotion immobilière connaît une embellie remarquable, se revigorant de 31,7% sur la période sous revue. Cette hausse pourrait indiquer un regain d’intérêt pour l’investissement immobilier, soutenu par des taux d’intérêt historiquement bas ou par des politiques incitatives favorisant l’accession à la propriété.
En cumul sur le premier semestre de 2026, le chiffre d’affaires relatif à la construction de bâtiments se replie également de 6,4% comparativement à son niveau de la même période de 2025, ce qui souligne une tendance préoccupante pour les acteurs du secteur. Cette contraction pourrait signaler une instabilité persistante dans le domaine de la construction, incitant les entreprises à réévaluer leurs stratégies et à s’adapter aux nouvelles réalités du marché.
Notons que les implications de ces chiffres sont vastes, touchant non seulement les entreprises directement impliquées dans la construction, mais également l’ensemble de l’économie locale, qui dépend souvent de la santé du secteur immobilier pour sa croissance et sa prospérité.
Abdoulaye KONÉ

