(CROISSANCE AFRIQUE)-En Côte d’Ivoire, la Société Générale (SGCI) a réaffirmé avec force son rôle de leader incontournable dans le financement de la filière cacao ivoirienne, un secteur vital pour l’économie du pays. En revendiquant près de 25 % des financements du secteur, la banque a réussi à mobiliser plus de 600 milliards de FCFA au cours de la campagne écoulée, un chiffre impressionnant qui témoigne de son engagement à accompagner les acteurs de la chaîne de valeur du cacao, allant des producteurs aux exportateurs, en passant par les transformateurs.
Cette performance remarquable a été mise en avant lors de son traditionnel afterwork de clôture de campagne cacaoyère, qui s’est tenu le 22 mai à Abidjan. Cet événement a rassemblé un large éventail de participants, incluant des exportateurs, des transformateurs, ainsi que divers opérateurs de la filière, sans oublier les dirigeants de l’établissement bancaire, créant ainsi un cadre propice aux échanges et à la réflexion sur les enjeux et les perspectives de la filière cacao.
SGCI a souligné que les 600 milliards de FCFA mobilisés ont été stratégiquement alloués pour soutenir les différents maillons de la chaîne de valeur, permettant ainsi de renforcer la compétitivité et la durabilité de l’ensemble du secteur. Ce volume de financement significatif permet à la Société Générale Côte d’Ivoire de maintenir sa position dominante dans l’accompagnement bancaire de la filière, affirmant ainsi son rôle clé dans le développement économique et social de la Côte d’Ivoire, tout en contribuant à l’amélioration des conditions de vie des producteurs de cacao.
Lors de cette rencontre cruciale, le Directeur général de la banque, Patrick Blas, a chaleureusement salué la confiance précieuse accordée par les partenaires du secteur, mettant en avant la solidité et la résilience des relations construites au fil des années avec les principaux acteurs du cacao. Il a évoqué les défis et les succès partagés, soulignant l’importance d’une collaboration étroite pour naviguer dans un marché en constante évolution.
De son côté, Danielle Kouamé, Directrice de la Banque de Grande Clientèle et des Institutions, a pris la parole pour souligner la mobilisation exceptionnelle des équipes commerciales, techniques et de support. Elle a mis en lumière leurs efforts inlassables pour répondre aux besoins spécifiques des entreprises du secteur, notamment dans un environnement de marché particulièrement exigeant, où chaque décision peut avoir des répercussions significatives sur la chaîne d’approvisionnement.
Dans un contexte marqué par une forte volatilité des cours mondiaux du cacao et des tensions croissantes sur les approvisionnements, la mobilisation de financements demeure un enjeu central et stratégique pour les opérateurs du secteur. La Côte d’Ivoire, en tant que premier producteur mondial de cacao, joue un rôle crucial, fournissant à elle seule environ 40% de l’offre globale avec près de 1,9 à 2 millions de tonnes par an. Cette position dominante souligne l’importance vitale de la filière cacao pour l’économie nationale, car le pays dépend largement de cette ressource qui représente une source majeure de devises et d’emplois pour des millions de familles. Dans ce cadre, les discussions autour de la durabilité, de l’innovation et des pratiques commerciales éthiques sont plus pertinentes que jamais, car elles façonnent l’avenir de cette industrie essentielle.
Selon le Conseil Café-Cacao, le régulateur de la filière, plus de 1 200 000 planteurs de cacao ont été recensés, un chiffre impressionnant qui témoigne de l’importance de cette culture dans la région. Parmi ces cultivateurs, un peu plus de 900 mille ont déjà retiré leurs cartes de producteur, un processus essentiel qui leur permet de bénéficier de divers programmes d’accompagnement et de soutien. Sur plus de 1 010 000 cartes déjà éditées et disponibles, ce chiffre souligne l’engagement croissant des planteurs à s’organiser et à formaliser leur activité, ce qui est crucial pour la traçabilité et la qualité du cacao ivoirien sur le marché international.
L’évènement a également permis de mettre en lumière les actions de la Fondation SGCI, qui joue un rôle clé dans le soutien aux communautés de producteurs. Son directeur, Wilfried Assi, a présenté avec passion les initiatives sociales et environnementales menées par l’institution. Il a souligné l’importance de la collaboration avec les acteurs du cacao, qu’il s’agisse de coopératives de producteurs, d’organisations non gouvernementales ou d’autres partenaires, dans le déploiement de ces programmes. Ces initiatives visent non seulement à améliorer les conditions de vie des planteurs, mais aussi à promouvoir des pratiques agricoles durables qui préservent l’environnement.
Cette rencontre de fin de campagne s’inscrit dans une démarche de renforcement des relations entre la banque et les professionnels de la filière, soulignant l’importance d’un dialogue constructif et d’une coopération étroite. Alors que le cacao demeure l’un des principaux moteurs de l’économie ivoirienne, représentant une part significative des exportations du pays, ce secteur stratégique est également crucial pour les établissements financiers opérant dans la région.
Notons qu’en favorisant des partenariats solides et en soutenant les initiatives des producteurs, la banque contribue à la pérennité et à la prospérité de cette filière essentielle, tout en s’assurant que les bénéfices de cette activité économique soient partagés équitablement entre tous les acteurs impliqués.
Moussa KONÉ

