(CROISSANCE AFRIQUE)-En Afrique centrale, un tournant significatif se dessine dans le paysage financier, alors que le régulateur du marché financier a annoncé une initiative audacieuse visant à stimuler l’engagement des entreprises locales sur le marché boursier.
Dans un effort pour surmonter les obstacles financiers qui freinent souvent l’accès des sociétés à la bourse, quatre entreprises ont été sélectionnées pour bénéficier d’une prise en charge totale de leurs frais d’introduction en bourse. Cette décision, qui vise à lever la barrière du coût, souvent perçue comme un frein majeur, a pour but d’encourager un plus grand nombre de sociétés de la région à envisager l’introduction en bourse comme une voie viable pour lever des fonds et croître.
Cette annonce a été faite publiquement le vendredi 10 juillet, à travers un communiqué émanant de l’Unité de gestion des réformes des institutions financières de la CEMAC, un service essentiel rattaché à la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC). Les quatre entreprises retenues pour cette initiative prometteuse comprennent l’assureur gabonais Samb’a Assurances, qui joue un rôle crucial dans le secteur de l’assurance, ainsi que Gabon Power Company et Façade Maritime Champ Triomphal, deux filiales du fonds souverain gabonais FGIS, qui sont respectivement actives dans les domaines de l’énergie et de l’aménagement urbain. En outre, la société camerounaise Cameroon Hotel Corporation a également été sélectionnée, soulignant l’engagement de la région à diversifier ses secteurs d’activité et à renforcer son tissu économique. Cette initiative pourrait marquer le début d’une nouvelle ère pour les entreprises de la région, leur offrant des opportunités de croissance et d’expansion sur le marché boursier.
Pour ces entreprises, un fonds de la Banque africaine de développement (BAD), doté de 142,9 millions FCFA (soit environ 249 000 dollars), jouera un rôle crucial en prenant en charge les principaux coûts liés à l’opération. Ce soutien financier couvrira des éléments essentiels tels que la commission du régulateur, les frais d’introduction sur le marché boursier, ainsi que les honoraires des conseils juridiques, garantissant ainsi que les entreprises puissent naviguer dans le processus complexe d’introduction en Bourse sans être accablées par des coûts prohibitifs.
Cependant, il est important de souligner que le marché boursier dans cette région reste encore peu profond, ce qui pose des défis significatifs pour les entreprises souhaitant s’y engager. Pour mesurer l’enjeu, il convient de rappeler la taille encore modeste de ce marché. La Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC), qui a vu le jour en 2019 à la suite de la fusion des Bourses de Douala et de Libreville, est une institution commune aux six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Malgré cette unification prometteuse, la BVMAC ne compte encore qu’un nombre limité de sociétés cotées. Depuis sa création, seules trois entreprises ont réussi à s’introduire en Bourse : les gabonaises SCG-Ré et BGFI Holding Corporation, ainsi que l’équato-guinéenne Bange Bank. En revanche, dix-sept entreprises avaient été identifiées dans cinq pays comme candidates potentielles pour une introduction, mais la plupart des projets ont malheureusement stagné, sans suite concrète. À titre de comparaison, la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), qui dessert huit pays, présente un contraste frappant avec une activité beaucoup plus dynamique et un nombre significatif d’entreprises cotées, illustrant ainsi les défis que la BVMAC doit surmonter pour stimuler l’intérêt des investisseurs et favoriser le développement économique de la région.
Pour ces entreprises, un fonds de la Banque africaine de développement (BAD), doté de 142,9 millions FCFA (soit environ 249 000 dollars), jouera un rôle crucial en prenant en charge les principaux coûts liés à l’opération. Ce soutien financier couvrira des éléments essentiels tels que la commission du régulateur, les frais d’introduction sur le marché boursier, ainsi que les honoraires des conseils juridiques, garantissant ainsi que les entreprises puissent naviguer dans le processus complexe d’introduction en Bourse sans être accablées par des coûts prohibitifs.
Cependant, il est important de souligner que le marché boursier dans cette région reste encore peu profond, ce qui pose des défis significatifs pour les entreprises souhaitant s’y engager. Pour mesurer l’enjeu, il convient de rappeler la taille encore modeste de ce marché. La Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC), qui a vu le jour en 2019 à la suite de la fusion des Bourses de Douala et de Libreville, est une institution commune aux six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Malgré cette unification prometteuse, la BVMAC ne compte encore qu’un nombre limité de sociétés cotées. Depuis sa création, seules trois entreprises ont réussi à s’introduire en Bourse : les gabonaises SCG-Ré et BGFI Holding Corporation, ainsi que l’équato-guinéenne Bange Bank. En revanche, dix-sept entreprises avaient été identifiées dans cinq pays comme candidates potentielles pour une introduction, mais la plupart des projets ont malheureusement stagné, sans suite concrète. À titre de comparaison, la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), qui dessert huit pays, présente un contraste frappant avec une activité beaucoup plus dynamique et un nombre significatif d’entreprises cotées, illustrant ainsi les défis que la BVMAC doit surmonter pour stimuler l’intérêt des investisseurs et favoriser le développement économique de la région.
Un exemple récent nourrit malgré tout l’optimisme, illustrant la dynamique positive qui peut émerger même dans un contexte économique incertain. En mai, l’introduction en Bourse de BGFI Holding Corporation a pratiquement triplé la capitalisation du marché, atteignant un impressionnant montant de 1710 milliards FCFA. Cette opération a suscité un vif intérêt parmi les investisseurs, témoignant de la confiance croissante dans le potentiel de croissance des entreprises locales.
Notons que le groupe, conscient des opportunités qui se présentent à lui, doit poursuivre l’ouverture de son capital au troisième trimestre 2026, une étape cruciale qui pourrait renforcer davantage sa position sur le marché financier. Cependant, une question demeure en suspens : les quatre entreprises retenues pour ce processus réussiront-elles à mener leur projet jusqu’à une introduction effective en Bourse ?
Pour rappel, cette interrogation soulève des enjeux stratégiques et financiers importants, car la réussite de ces introductions pourrait non seulement transformer le paysage économique local, mais également inspirer d’autres entreprises à envisager des démarches similaires, contribuant ainsi à une dynamique de croissance durable et à l’essor du marché boursier dans la région.
Mariam KONE

