Le Kenya a débuté la troisième phase de son programme de facilité élargie du crédit (FEC) avec le Fonds monétaire international (FMI) qui lui permettra à terme de bénéficier de droits de tirage spéciaux équivalant à 244 millions USD. Il s’agit d’une information publiée le lundi 25 Avril 2022.
Ce programme consiste en plusieurs réformes à mettre en œuvre, en vue de renforcer l’économie du pays. Selon le FMI, le Kenya qui connaît une « reprise robuste » de son économie enregistrera une croissance de 5,7 % cette année. Cette performance sera essentiellement due à l’agriculture et à la poursuite du redressement des services et des autres secteurs.
Par la suite, l’Administration Breton Wood estime que « Les perspectives à moyen terme restent favorables, soutenues par les efforts de réformes proactifs du Kenya, même si elles sont sujettes à des incertitudes ». Il faut signaler que le Kenya a déjà bénéficié de 934 millions USG dans le cadre du même programme pilote.
C’est pourquoi « la Banque centrale du Kenya (CBK) a déclaré qu’elle était prête à prendre les mesures appropriées pour contenir les effets de second tour de la hausse des prix mondiaux sur l’inflation ». Sur cette lancée, le fonds monétaire International tiendra compte de la montée en flèche de l’inflation au Kenya.
Concernant, la dette kényane, le FMI n’a pas manqué de rassurer que « les bonnes performances des recettes fiscales cette année, soutenues par une reprise économique robuste et les importantes mesures de politique fiscale » ont eu pour effet de la placer sur une trajectoire décroissante par rapport au PIB.
Notons que le FMI rappelle toutefois l’importance de « maintenir la dynamique des réformes pour résoudre les difficultés des entreprises publiques en difficulté financière, notamment Kenya Airways (KQ) et la Kenya Power and Lighting Company (KPLC) ».
En Afrique du Sud, la Société financière internationale (SFI) consent pour la première fois un prêt de 600 millions de rands, équivalant à environ 38 millions USD pour la construction de propriétés commerciales écologiques. La ligne de crédit sera accordée à Business Partners, une société de financement sud-africaine axée sur la fourniture de mentorat et de soutien financier aux PME.
Par ailleurs, l’investissement contribuera à financer la mise en place de sites industriels et commerciaux respectueux de l’environnement à l’usage des petites et moyennes entreprises (PME).
Selon Adamou Labara , directeur de la SFI pour l’Afrique du Sud: « La SFI met à disposition pour la première fois des financements pour des bâtiments commerciaux verts ciblant les PME sur le marché sud-africain […] En collaboration avec Business Partners, la SFI contribuera à la création de bâtiments écologiques », a indiqué
En Avril dernier, Business Partners avait annoncé pour la fin du mois, une collaboration future avec « des partenaires locaux et internationaux » afin de soutenir la transition sud-africaine vers une économie plus verte, qui profitera à davantage de PME écologiques sud-africaines.
Notons que la conclusion de cet accord de financement avec la SFI fait suite à cette annonce. L’institution membre du Groupe de la Banque mondiale a exclusivement accordé son premier prêt pour des propriétés commerciales vertes en Afrique du Sud à Business Partners.
Pour rappel, Un accord a été signé avec la SFI engagée en Afrique du Sud, dans les bâtiments écologiques qui représenteront une opportunité d’investissement de 7 milliards USD entre 2016 et 2030.
NSIA Banque Côte d’Ivoire a réalisé au terme des trois premiers mois de l’année un résultat net bénéficiaire de 3,6 milliards FCFA (6 millions USD environ), en hausse de 11 % en glissement annuel, indique la banque dans son rapport d’activités au premier trimestre 2022, publié ce 26 avril 2022.
Ce résultat s’explique par une maîtrise des charges d’exploitation, notamment la baisse de 3 % des frais de personnel, frais généraux et charges d’amortissement, qui ont atteint 11,9 milliards FCFA à fin mars 2022 contre 12,3 milliards FCFA sur la même période en 2021. La stabilité du produit net bancaire a également contribué à ce résultat net.
Par ailleurs, la Banque Ivoirienne explique dans son communiqué que « La maîtrise des charges d’exploitation a permis la hausse de 2 % du résultat avant impôts qui a atteint 4,5 milliards FCFA à fin mars 2022 », commente NSIA Banque CI.
Toutefois ce résultat net est en hausse et a moins progressé d’une année à l’autre. A 2,5 milliards FCFA à fin mars 2020, il a progressé de 32 % pour atteindre 3,3 milliards FCFA à fin mars 2021. Il est passé de 3,3 milliards FCFA à 3,6 milliards FCFA à fin mars 2022, soit une hausse de 11 %.
« Si elle a relativement maîtrisé ses charges d’exploitation ces trois dernières années, NSIA Banque CI a moins convaincu sa clientèle dont l’encours des dépôts a baissé de 7 % à fin mars 2022 par rapport à son niveau affiché en décembre 2021 », rapporte l’Agence ecofin.
Le 23 et le 26 avril de chaque année, l’UNESCO et l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) célèbrent respectivement la journée mondiale du livre et du droit d’auteur et de la propriété Intellectuelle afin de sensibiliser sur l’importance des droits de propriété intellectuelle. Cela pour promouvoir la créativité, l’innovation afin d’encourager les créateurs. Cette journée est célébrée au Mali le mardi 26 avril 2022 au Centre international de conférence de Bamako (CICB) sous la présidence du ministre de l’artisanat, de la culture, de l’industrie hôtelière et du tourisme, Andogoly Guindo en présence du ministre de l’industrie et du commerce, Mahmoud Ould Mohamed.
Chaque année ces deux journées à travers le Bureau Malien du Droit d’Auteur (BUMDA), le Centre Malien de Promotion de la Propriété Industrielle (CEMAPI) et la Direction nationale des Bibliothèques et de la Documentation. Le thème international retenu cette année par l’OMPI est : « la Propriété Intellectuelle et les jeunes : innover pour un avenir meilleur » et celui retenu cette année par l’UNESCO est « Vous êtes un lecteur. Le thème national retenu est : Droit d’auteur au Mali : enjeux et défis, et la lecture en bibliothèque et droit d’auteur pour mieux nous conformer à nos réalités. Au Mali, la loi 2017-012 obtenue au prix d’une longue et rude bataille prévoit le paiement de la redevance des droits d’auteur et droits voisins. Elle nécessite à cet effet une application effective dans tous ses compartiments. Pour ce faire, à l’occasion de cette journée, une conférence débats est organisée dont l’objectif est d’informer et de sensibiliser les parties prenantes et l’opinion nationale sur les défis, et perspectives de l’application de cette loi.
Par ailleurs, le ministre Andogoly Guindo à rendu un vibrant hommage et un témoignage des autorités et du peuple malien à une vingtaine d’artistes maliens. Ceux-ci ont fait la fierté du Mali à travers leur savoir-faire pendant des années. Ils sont artistes musiciens, chanteurs, cinéastes, réalisateurs, écrivains, chorégraphes, éditeurs etc. Des œuvres sociales et des actions de reconnaissance leur ont été faites. « Le génie créateur malien sans doute l’un des plus prolifiques au monde tient et porte toujours, plus haut le flambeau de la culture malienne surtout grâce à ces hommes et femmes présents ici aujourd’hui dans cette salle », déclare le ministre Guindo.
« Nous devons avoir à l’esprit que la condition socio-économique des créateurs et producteurs talentueux dépend indéniablement de la reconnaissance et du respect de leur droit de propriété intellectuelle en l’occurrence leurs droits d’auteurs en tant que créateurs d’œuvres de l’esprit », soutient le ministre de la culture. Et d’ajouter que le Mali est un vieux pays. Socle d’une civilisation millénaire qui dispose d’un patrimoine culturel et artistique d’une rare richesse en Afrique au sud du Sahara. Pour lui, cette vieille civilisation, source de fierté et d’identité nationales est intensément vécue par les plus de vingt millions de maliens.
Akinwumi Adesina, né le 6 février 1960 au Nigéria, est un homme politique nigérian. Il est ministre de l'Agriculture et du Développement rural pour le Nigeria de 2011 à 2015, avant d'être nommé président de la Banque africaine de développement le 28 mai 2015
(BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT) – Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, met en garde : « L’Afrique doit se préparer à l’inéluctabilité d’une crise alimentaire mondiale. » Il s’exprimait sur les priorités de l’Afrique en tant qu’invité de l’Africa Center de l’Atlantic Council vendredi.
Répondant aux questions de la présidente de l’Africa Center, l’ambassadrice Rama Yade, d’Aubrey Hruby, membre senior du centre, et de la presse, le président de la Banque a appelé à prendre vivement conscience de l’urgence face à ce qu’il a qualifié d’une convergence exceptionnelle de défis mondiaux pour l’Afrique, ne se produisant qu’une fois par siècle.
Selon Adesina, les pays les plus vulnérables du continent ont été les plus durement touchés par les conflits, le changement climatique et la pandémie de Covid-19, qui ont anéanti bien des progrès économiques et sociaux en Afrique. Il a ajouté que l’Afrique, dont les taux de croissance du PIB sont les plus faibles, a perdu jusqu’à 30 millions d’emplois à cause de la pandémie.
S’agissant de l’impact de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, Adesina a exprimé sa sympathie pour le peuple ukrainien, décrivant ses souffrances comme inimaginables. Il a indiqué que les impacts de la guerre s’étendaient bien au-delà de l’Ukraine, dans d’autres parties du monde, notamment en Afrique. Il a rappelé que la Russie et l’Ukraine fournissent 30 % des exportations mondiales de blé, dont le prix a pratiquement augmenté de 50 % au niveau mondial, atteignant presque le même niveau que lors de la crise alimentaire mondiale de 2008. Il a ajouté que les prix des engrais avaient triplé et que ceux de l’énergie avaient augmenté, alimentant ainsi l’inflation.
Adesina a prévenu que le triplement du coût des engrais, l’envolée des prix de l’énergie et l’explosion du prix du panier de la ménagère pourraient s’aggraver en Afrique dans les mois à venir. Il a noté que 90 % des 4 milliards de dollars d’exportations de la Russie vers l’Afrique en 2020 étaient constitués de blé ; et que 48 % des quelque 3 milliards de dollars d’exportations de l’Ukraine vers le continent étaient constitués de blé et 31 % de maïs.
Adesina a souligné que pour éviter une crise alimentaire, l’Afrique doit rapidement accroître sa production alimentaire. « La Banque africaine de développement est déjà à pied d’œuvre pour atténuer les effets de cette crise alimentaire par le biais de la Facilité africaine d’intervention et d’urgence en cas de crise alimentaire, un mécanisme spécifique que la Banque entend mettre en place pour fournir aux pays africains les ressources dont ils ont besoin pour augmenter la production alimentaire locale et se procurer des engrais », a-t-il révélé.
« Mon principe est simple : l’Afrique ne doit pas mendier. Nous devons résoudre nous-mêmes nos propres défis sans dépendre des autres… », a affirmé Adesina. Le président de la Banque a ainsi évoqué les premiers succès obtenus grâce à une initiative innovante de la Banque, le programme phare Technologies pour la transformation de l’agriculture africaine (TAAT, de son acronyme anglais), portant sur 9 filières alimentaires dans plus de 30 pays africains.
Adesina a indiqué que le programme TAAT a permis d’accroître rapidement la production alimentaire sur le continent, notamment la production de blé, de riz et d’autres cultures céréalières. « Nous joignons le geste à la parole. Nous produisons de plus en plus les aliments que nous consommons. Notre Facilité africaine d’intervention et d’urgence en cas de crise alimentaire produira 38 millions de tonnes de nourriture », a-t-il estimé. Il a révélé que TAAT avait déjà fourni des variétés de blé tolérantes à la chaleur à 1,8 million d’agriculteurs dans sept pays, ce qui a permis d’augmenter la production de blé de plus de 1,4 million de tonnes, pour une valeur de 291 millions de dollars.
Selon Adesina, des variétés résistantes à la chaleur sont désormais plantées sur des centaines de milliers d’hectares en Éthiopie et au Soudan, avec des résultats extraordinaires. En Éthiopie, où le gouvernement a déployé TAAT dans le cadre d’un programme de 200 000 hectares de blé de plaine irrigué, les agriculteurs font état de rendements par hectare multipliés par 4,5 voire 5 fois. Il a précisé que les semences climato-résistantes de TAAT prospèrent également au Soudan, qui a enregistré la plus grande récolte de blé de son histoire — 1,1 million de tonnes de blé — lors de la saison 2019-2020.
Il a ajouté que TAAT était venu à la rescousse lors de la sécheresse en Afrique australe en 2018 et 2019, en déployant des variétés de maïs tolérantes à la chaleur cultivées par 5,2 millions de ménages sur 841 000 hectares. En conséquence, a-t-il dit, les agriculteurs ont survécu à la sécheresse au Zimbabwe, au Malawi et en Zambie, permettant à la production de maïs d’augmenter de 631 000 tonnes pour une valeur de 107 millions de dollars.
Adesina a parlé de l’urgente et opportune nécessité d’une forte reconstitution des ressources du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la Banque qui soutient les pays africains à faible revenu. Il a indiqué que le Fonds a permis de raccorder 15,5 millions de personnes à l’électricité et d’aider 74 millions de personnes à améliorer leur agriculture ; il a permis à 50 millions de personnes d’accéder aux transports ; il a permis de construire 8 700 kilomètres de routes ; et il a permis de raccorder 42 millions de personnes à des installations d’eau et d’assainissement améliorées.
Le président de la Banque a estimé qu’il y avait trois leçons à tirer pour l’Afrique des défis auxquels elle est actuellement confrontée : premièrement, le continent ne peut plus laisser la sécurité sanitaire de sa population à la bienveillance des autres ; deuxièmement, il doit envisager les investissements dans la santé différemment et faire du développement d’un système de défense sanitaire une priorité — en investissant dans des infrastructures sanitaires de qualité — ; et troisièmement, les économies — qui sont déjà en train de se redresser — doivent créer les conditions budgétaires pour faire face aux défis de la dette.
Interrogé sur son pronostic des résultats pour l’Afrique du sommet mondial sur le climat, la COP26, tenu à Glasgow en novembre dernier, et sur ses perspectives de réussite lors de la COP27 qui se tiendra à Charm el-Cheikh, en Égypte, en 2022, Adesina s’est montré optimiste. Il a déclaré qu’il était important que les pays développés tiennent leur promesse de fournir à l’Afrique les 100 milliards de dollars par an nécessaires à l’adaptation au climat. Adesina a analysé : « Notre défi est l’adaptation, car nous n’avons pas causé le problème. En Afrique, nous nous adaptons au changement climatique. »
Il a expliqué que la Banque africaine de développement, avec son partenaire le Centre mondial pour l’adaptation, mobilisait 25 milliards de dollars pour soutenir l’adaptation au climat en Afrique.
Le président de la Banque africaine de développement a également évoqué l’importance de l’émergence du secteur technologique en tant que débouché pour la jeunesse africaine et moteur de croissance du continent. Adesina a décrit la jeunesse de l’Afrique comme l’un de ses plus grands atouts. Il a salué les contributions des jeunes entrepreneurs dans les secteurs de la fintech, du numérique, des arts créatifs et du divertissement. Il a expliqué que le besoin en financements innovants appelés de leurs vœux par les jeunes entrepreneurs est la raison pour laquelle la Banque explore avec d’autres parties prenantes la création de banques d’investissement spécialisées dans l’entrepreneuriat des jeunes pour libérer le potentiel et la croissance économique.
Créée en 2018 par Matina Razafimahefa, la plateforme d’Edtech et de crowdsourcing vient de réaliser le premier seed round d’une entreprise malgache avec des venture capitalists étrangers, auprès de Launch Africa Ventures, Orange Ventures et du Club d’investisseurs MAIC. Cette levée de fonds permettra à la TPE malgache qui se transforme ainsi en startup internationale de développer ses activités dans de nouvelles géographies.
La plateforme numérique dédiée à l’emploi et à l’éducation créée il y a quatre ans, a pris un nouvel essor ces derniers jours, en levant 600 000 euros auprès des « stars de la tech », se réjouit Matina Razafimahefa, la jeune fondatrice et directrice générale de l’entreprise Sayna qui emploie aujourd’hui une quarantaine de collaborateurs en France, à Madagascar et, depuis peu, en Côte d’Ivoire. « Cette levée de fonds va nous permettre de finaliser nos deux produits : le jeu vidéo mobile Sayna Academy et la plateforme de travail, Sayna Work. Nous pourrons procéder à des recrutements-clés au niveau de la direction opérationnelle, mais aussi dans différents départements, en particulier dans la recherche et développement », ajoute-t-elle, précisant que l’heure est à l’ouverture vers de nouvelles communautés de microstakers (développeurs qui réalisent des micro-tâches informatiques rémunérées, ndr) au Sénégal, en Éthiopie et en Tunisie.
« Nous portons une vision forte reposant sur l’apprentissage de millions d’Africains grâce à une technologie innovante» souligne-t-elle. L’ADN de la startup repose sur l’adéquation des formations aux besoins du marché à travers des enseignements à la fois techniques et ludiques, à des prix compétitifs. « Après 3 ans de « Test and Learn », nous avons réussi à trouver un modèle viable, en contournant notamment l’écueil de l’Income Share Agreement -qui pose souvent problème en termes de remboursement- grâce à un système d’abonnement à 9,90€ par mois qui permet de financer la formation. Parallèlement, le microtasking génère des sources de revenus qui peuvent notamment financer l’équipement informatique de l’apprenant ou être réinvestis dans un projet professionnel », précise Adam Haciane, directeur opérationnel de la startup.
« Nous nous ouvrons à de nouveaux marchés tels que l’Algérie, le Cameroun et la Côte d’Ivoire et nous sommes en discussion avec d’autres pays africains afin de dupliquer à terme, notre modèle sur tout le continent », ajoute-t-il. La startup porte également l’objectif de proposer ses services dans les espaces ruraux et dans les banlieues de l’Hexagone.
Pour Matina Razafimahefa, cette levée de fonds représente « une étape cruciale pour le développement de Sayna à l’international », mais aussi « un symbole fort pour la scène tech de Madagascar » et « un signe d’espoir pour des centaines de milliers de jeunes talents africains qui n’ont jusqu’ici pas eu l’occasion de se professionnaliser pour tirer parti de la quatrième révolution industrielle en cours ».
Sayna a enregistré plus de 172% de croissance en une année
Sayna compte plus de 60 clients (dont les groupes Orange Madagascar, Axian, la Société Générale, la Banque mondiale ou Access Bank, ndr). À ce jour, plus de 450 apprenants ont été formés ou sont en cours en formation. Quelque 90% des diplômés de la startup ont trouvé un emploi. « Nous avons vendu plus de 15.000 micro-tâches informatiques », précise Matina Razafimahefa qui peut se féliciter que Sayna ait enregistré une croissance exponentielle de l’ordre de 172% en une année.
Le marché des métiers de la tech est vaste, mais les compétences restent limitées. Aussi, l’entreprise entend bien combler ce gap en ressources humaines au profit du continent africain. La levée de fonds, réalisée auprès de poids lourds de la tech, devrait permettre une nouvelle accélération de la TPE malgache devenue startup internationale.
« Nous sommes enthousiasmés par l’approche gamifiée de Sayna en matière d’apprentissage : fournir un programme pédagogique abordable qui décompose les compétences en développement web, en résultats d’apprentissage séquencés à l’aide de vidéos, de jeux, de quiz et de tâches pratiques. En mettant l’accent sur la formation aux soft skills, sur les mentorats et sur un environnement d’apprentissage peer to peer, Sayna a le potentiel de devenir une passerelle directe vers des projets, de l’expérience et des revenus pour les jeunes à travers le continent africain » explique Zach George, Managing Partner de Launch Africa Ventures, au lendemain de la levée de fonds.
Le succès de Sayna Work, la plateforme franco-africaine est un modèle de microtasking à haute valeur ajoutée, basé sur du crowdsourcing appliqué au software engineering qui permet une forte productivité et qui repose sur un système de sécurité maximisé. Ce modèle permet par ailleurs de réduire les coûts de développement tout en garantissant une standardisation des écritures du code.
« Nous croyons beaucoup au potentiel de la distribution de micro-services crowdsourcés appliquée à des projets IT. La combinaison avec une solution de formation au développement des métiers du numérique, à la fois en ligne et gamifiée, fait de Sayna un outil puissant pour répondre aux enjeux d’emploi et de rareté en développeurs sur le continent » a déclaré Grégoire de Padirac d’Orange Ventures, qui a lui aussi misé sur les perspectives de développement de la petite entreprise qui ne connaît pas la crise.
Sayna qui accueille désormais Bernard Ramanantsoa, l’ancien Directeur général du Groupe HEC Paris et membre du Club MAIC, au sein de son Comité stratégique, nourrit l’ambition de réunir plus de 3 000 « microtaskers » actifs et de former 12 000 apprenants sur son jeu mobile, tout en réalisant plus de 257 000 micro-tâches IT commercialisées, à l’horizon 2024.
En collaboration avec Amazon Web Services (AWS), Orange Tunisie a annoncé le lancement de la formation AWS re/Start. Elle œuvrant dans le domaine du cloud computing. C’est une formation entièrement gratuite et certifiante, en matière de développement des compétences.
Une formation au cloud : plus d’employabilité des jeunes
Le cloud computing a bien évolué, surtout durant ces trois dernières années. En effet, il se classe parmi les principales compétences techniques dont les entreprises ont le plus besoin. Cependant, d’après des études réalisées par 451 Research et LinkedIn, il y existe de véritables lacunes en matière de compétences. Elles ont même révélé que ces lacunes ont doublé au cours des trois dernières années à l’échelle internationale.
Par conséquent, 90% des organisations signalent une grave pénurie en termes de talents. La déclaration des preneurs de décisions sont même choquants. D’après 80% d’entre eux, leurs équipes ne possèdent pas les compétences requises en cloud. Tout cela mène à dire que la maitrise du cloud computing représente une réelle opportunité d’employabilité. Si bien que, de nos jours, maitriser les outils IT et le numérique se pose comme l’une des compétences clés sur le marché international de l’emploi.
Orange lance l’initiative
Dans ce nouveau projet, Orange Digital Center se joint à la plateforme cloud la plus complète et adoptée au monde, Amazon Web Services (AWS). Son partenaire stratégique, la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) la soutient également. Ensemble, ces organisations consolident leurs engagements déjà pris envers l’employabilité des jeunes.
Informations sur AWS re/Start
AWS re/start est une formation de 12 semaines (3 mois) à temps plein proposée par Orange, gratuite mais certifiante. Au fait, cette nouvelle initiative d’Orange et d’AWS vise à couvrir les compétences fondamentales du cloud AWS. Mais elle forme aussi des les compétences professionnelles qui deviennent véritablement indispensables aujourd’hui. AWS/restart s’offre alors particulièrement aux jeunes à la recherche d’un emploi, et notamment les jeunes femmes. Son principal objectif est de mieux les préparer aux exigences et besoins du marché de l’emploi dans le domaine de l’IT.
Pour être plus précis, la formation concerne les disciplines liées au cloud computing. Or, celles-ci se résument par des compétences techniques très demandées et de plus en plus recherchées par les entreprises.
Avantages de la certification AWS re/Start
La formation AWS re/Start procède par un ensemble de cours et d’exercices pratiques. Ces derniers concernent notamment Linux, Python, les réseaux, la sécurité et les bases de données relationnelles. A cette liste s’ajoute les divers services et infrastructures AWS. Ensuite, au bout de 12 semaines de formations, les apprenants effectueront un examen blanc suivi d’un examen final. Ils sont faits en guise de l’obtention de la certification AWS Cloud Practitioner.
Certes, ce programme AWS re/Start d’Orange tient une place considérable dans l’industrie du cloud. En effet, cette formation permet aux jeunes de Tunisie à renforcer leurs compétences techniques. En contrepartie, ils bénéficieront d’une meilleure insertion professionnelle.
(FILES) A file photo taken on September 12, 2017 shows franc CFA banknotes, in Abidjan. - A draft bill ratifying the end of the CFA franc was adopted on May 20, 2020 during the French Cabinet meeting, a text "eagerly awaited" by the countries of the West African Monetary Union, announced the French government spokeswoman Sibeth Ndiaye. (Photo by ISSOUF SANOGO / AFP)
Le vendredi dernier les douanes sénégalaises ont procédé à la Saisie 1.725. 000.000 FCFA ( 2 millions 759 mille 740 USD) à Kidira (Tamba) sur deux Maliens et un Sénégalais serait la propriété d’un nommé Modou Fall. Selon les médias Sénégalais, ce dernier est connu dans le milieu des affaires.
« Modou Fall a été longuement interrogé hier, mardi, à la direction régionale de la Douane de Thiès. L’audition, précise la même source, a été menée par le colonel Lamine Sarr, le patron de la subdivision de Dakar Extérieur de la Douane, qui s’est déplacé dans la capitale du Rail. Rien n’a filtré de l’entretien, selon Le Témoin, qui signale que cette affaire est entourée de zones d’ombre », rapporte le site d’information Senego.com.
Le journal rapporte par exemple que d’aucuns s’interrogent sur le fait que Modou Fall manipule autant d’argent, alors qu’on ne lui connaît aucun business florissant. Dans tous les cas, plusieurs services de l’Etat sont sur le dossier. À côté de la Douane, la police mène son enquête.
Notons que la police a perquisitionné le domicile des deux Maliens impliqués dans l’affaire et aurait retrouvé sur place 100 millions de francs CFA. Le journal révèle aussi que le Fisc sénégalais devrait entrer dans la danse, et la police affirme que ces personnes interpellées n’en seraient pas à leur coup d’essai.
[Shenzhen, Chine, 26 avril 2022] Huawei a donné aujourd’hui à Shenzhen, le coup d’envoi du 19e Huawei Analyst Summit. Événement hybride se tenant en présentiel et en ligne, ce Sommet a rassemblé des analystes de l’industrie, des analystes financiers, des leaders d’opinion clés et des représentants des médias du monde entier, souhaitant en apprendre davantage sur les tendances futures de l’industrie et la stratégie de développement de Huawei.
Dans son allocution d’ouverture, Ken Hu, Président tournant de Huawei, s’est exprimé sur l’approche de Huawei en termes d’innovation et de construction d’un monde intelligent plus écologique. Ken Hu a ainsi déclaré : « Nous renforcerons notre approche en matière d’innovation, tout comme nous équiperons l’ensemble des industries afin qu’elles passent au numérique. Nous participerons également à la construction d’un monde à faible émission de carbone. Ces éléments sont essentiels à la croissance de notre entreprise. »
Lors de son intervention au Huawei Analyst Summit 2022, Ken Hu s’est particulièrement exprimé sur trois initiatives clés du Groupe.
1. Huawei s’est donné pour ambition d’innover en permanence et de faire progresser l’industrie.
En termes de connectivité, Huawei continue de faire avancer l’industrie. Le Groupe a pour ambition de permettre des connexions 10 Gb/s partout grâce à la 5.5G et à la F5.5G, celles-ci étant les prochaines évolutions des réseaux sans fil et fixes. L’évolution de ces derniers permettra de répondre à un plus large éventail d’exigences en matière de réseaux de niche, en offrant notamment une expérience plus immersive dans les foyers, une faible latence et une grande fiabilité nécessaires aux scénarios de contrôle industriel.
En matière d’informatique, Huawei redéfinit les architectures des systèmes pour les nœuds individuels, les logiciels de base et les centres de données dans le but d’augmenter considérablement les performances des systèmes et leur efficacité énergétique.
En ce qui concerne les services cloud, Huawei développe MetaStudio, un pipeline de contenu numérique de bout en bout/intégral, basé sur le cloud et qui accélérera considérablement la production de contenu numérique.
Quant aux appareils, Huawei vise à fournir aux consommateurs une expérience intelligente dans tous les aspects de leur vie, – ce que l’entreprise appelle une expérience Seamless AI Life -, accélérant efficacement la convergence des mondes physique et numérique.
2. Le Groupe investit également dans la transformation numérique afin de créer de la valeur ajoutée pour les clients
Huawei adapte ses produits et ses portefeuilles de produits aux différents scénarios industriels. Dans le même temps, l’entreprise commence à pré-intégrer et à pré-vérifier les produits, en effectuant au préalable tout le travail complexe permettant de faciliter la transformation numérique de ses clients et partenaires.
En s’appuyant sur Huawei Cloud, Huawei vise à encourager l’innovation à travers les services en transformant l’infrastructure, la technologie et l’expertise en services reposant sur le cloud, et en facilitant la migration vers le cloud pour les clients opérant dans différents secteurs.
Huawei met également en place des équipes intégrées qui se concentrent sur des secteurs spécifiques, rapprochant un groupe spécialisé d’experts des problématiques commerciales des clients et intégrant plus étroitement les ressources horizontales, c’est-à-dire les produits et les capacités des partenaires. L’objectif consiste à fournir des solutions de transformation numérique ciblées pour chaque secteur et ainsi répondre plus rapidement aux besoins des clients.
3. Enfin, le Groupe Huawei a pour objectif d’optimiser l’alimentation et la consommation d’énergie en ayant recours aux technologies numériques, afin de permettre un développement à faible émission de carbone.
Huawei redéfinit le secteur photovoltaïque avec l’IA, le cloud et autres outils numériques afin de stimuler la production d’énergie renouvelable.
Huawei développe également des solutions à faible émission de carbone au niveau des systèmes pour les infrastructures TIC vertes, en se focalisant sur les stations de base sans fil et les centres de données.
Pour les prochaines années à venir, le Groupe va continuer de renforcer la résilience de ses activités et ainsi poursuivre son développement. Ken Hu a ainsi déclaré : « Nous devons continuer à innover sans relâche, en créant de la valeur ajoutée pour nosclients et pour la société de manière générale. Nous sommes impatients de travailler en étroite collaboration avec nos clients et partenaires pour construire un monde intelligent plus durable. »
Outre sa stratégie d’innovation, Huawei a également fait part de sa vision ambitieuse pour l’avenir et de certaines des études qu’il mène pour y parvenir. Dans son allocution, Dr. Zhou Hong, Président de l’Institut de recherche stratégique de Huawei, a déclaré : « Tout ce que nous envisageons aujourd’hui risque fort très probablement de se révéler trop traditionnel, trop limité, dans un futur proche. Il nous faut aborder l’avenir avec des hypothèses et une vision audacieuses, et faire fi de toute prudence en nous efforçant d’éliminer les goulets d’étranglement théoriques et technologiques. C’est la seule façon de progresser et d’aller de l’avant. »
Dans son discours, Dr. Zhou a souligné dix défis que Huawei espère relever à l’avenir.
Deux des défis sont tout d’abord d’ordre scientifique :
Comment les machines perçoivent-elles le monde ? Pouvons-nous construire des modèles qui leur apprennent à comprendre le monde ?
Comment pouvons-nous comprendre davantage les mécanismes physiologiques du corps humain, notamment le fonctionnement des huit systèmes du corps, ainsi que la volonté et l’intelligence humaines ?
Huit défis technologiques ont ensuite été évoqués par Zhou Hong :
Les nouvelles fonctionnalités de détection et de contrôle, telles que les interfaces cerveau-machine ou muscle-machine, les affichages 3D, le toucher, l’odorat ou encore le goût virtuels.
La surveillance en temps réel et de manière non-apparente de la pression artérielle, du cœur et de la glycémie, ainsi que de grandes découvertes assistées par l’IA dans le secteur des produits chimiques et pharmaceutiques, bio-pharmaceutiques et des vaccins.
Des logiciels orientés sur les applications, efficaces, automatisés et intelligents à même de fournir une valeur ajoutée plus importante ainsi qu’une meilleure expérience.
Atteindre et contourner la limite de Shannon pour assurer une connectivité efficace et performante à l’échelle régionale et mondiale.
Modèles de calcul adaptatifs et efficaces, architectures non-Von Neumann, composants non conventionnels et IA intelligible.
Inventer de nouvelles molécules, de nouveaux catalyseurs et de nouveaux composants grâce aux technologies informatiques de pointe.
Développer de nouveaux procédés qui surpassent le CMOS, et étant moins coûteux et plus efficaces.
La conversion et le stockage sécurisés et effiaces de l’énergie ainsi que des services à la demande.
Le Huawei Global Analyst Summit a été organisé pour la première fois en 2004 et se poursuit chaque année depuis 19 ans. Cette année, l’événement se tiendra du 26 au 27 avril et comprendra un large éventail de séances en petits groupes portant sur différents aspects des activités de Huawei.
À propos de Huawei
Fondé en 1987, Huawei est l’un des principaux fournisseurs mondiaux d’infrastructures de technologies de l’information et des communications (TIC) et d’appareils intelligents. Nous comptons 195 000 employés et nous sommes présents dans plus de 170 pays et régions, au service de plus de trois milliards de personnes dans le monde.
Notre vision et notre mission consistent à apporter le numérique à chaque personne, foyer et organisation pour un monde intelligent et entièrement connecté. À cette fin, nous œuvrerons en faveur d’une connectivité omniprésente et d’un accès inclusif aux réseaux, posant ainsi les bases d’un monde intelligent ; nous fournirons une puissance informatique diversifiée là où vous en avez besoin, quand vous en avez besoin, afin d’apporter le cloud et l’intelligence aux quatre coins de la planète ; nous construirons des plateformes numériques pour aider toutes les industries et organisations à devenir plus agiles, efficaces et dynamiques ; et nous redéfinirons l’expérience utilisateur grâce à l’IA, en la rendant plus intelligente et personnalisée pour les personnes dans tous les aspects de leur vie, qu’elles soient à la maison, en déplacement, au bureau, en train de s’amuser ou de s’entraîner. Pour de plus amples informations, veuillez consulter le site de Huawei à l’adresse www.huawei.com
Doha et Riyad travaillent, via la création récente d’un conseil d’affaires bilatéral, à relancer leurs relations mises à mal par leur brouille spectaculaire de l’été 2017.Il s’agit de rente mois de blocus, le Qatar est courtisé par l’Arabie saoudite. Selon le journal Français Leschos, la création récente d’un Conseil d’affaires conjoint qataro-saoudien devrait contribuer à la relance de relations économiques sérieusement mises à mal par la crise de 2017-2021.
« A l’époque, le petit émirat gazier s’était vu infliger un blocus terrestre, aérien et maritime , comptant peu d’équivalents au monde, par une coalition de pays arabes emmenée par le tandem Emirats arabes unis-Arabie saoudite. La fin des hostilités économiques s’était soldée, en janvier 2021, par l’accord d’Al Ula« , rapporte Leschos.
Par ailleurs une déclaration commune pour « la solidité et la stabilité » signée par les six pays du Conseil de coopération du Golfe. Il faut signaler que les relations commerciales ont repris mais restaient encore très en deçà de ce qu’elles étaient avant la brouille fratricide.
Notons que l’année dernière, entre Riyadh et le petit émirat gazier, elles s’élevaient à 2,7 milliards de riyals (600 millions d’euros), contre 8,3 milliards (2,4 milliards d’euros) en 2016.