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La souveraineté économique du Sénégal: l’autonomie stratégique par l’édification de fédérations sectorielles et un patronat unis et forts (Tribune)

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L’appel du Chef de l’Etat SEM. Macky Sall pour une souveraineté alimentaire est une piqûre de rappel de ce passage obligé pour atteindre l’émergence. Les progrès infrastructurels – aussi importants qu’ils puissent être – ne suffisent pas à entériner l’émergence d’un pays si les questions économiques et alimentaires restent en suspens. La pandémie du Covid 19 et la conjoncture internationale émanant de la guerre en Ukraine ont conduit au premier plan les questions de souveraineté alimentaire et économique.

Après avoir expliqué dans ma précédente tribune que l’enjeu de la souveraineté alimentaire en appelle impérativement à une réflexion plus globale, laquelle va au-delà de la seule question de la sécurité et de l’autosuffisance, j’en viens à la souveraineté économique convaincu de la double inhérence plus que de la relation corrélative entre celle-ci et celle alimentaire. Mais là encore il faut de la prudence dans l’approche.

Le problème du Sénégal est plus une question de souveraineté économique qu’alimentaire. Une fois qu’on est convaincu de cela, il conviendrait de se pencher sur la question du contenu à mettre dans la souveraineté économique, suite à l’entendement très déterminant par rapport à l’atteinte des objectifs potentiellement recherchés.

Sous un angle littéral, la souveraineté économique devrait logiquement conduire à un retour vers une autarcie économico-financière. Seulement, cette approche mercantiliste conduirait sans équivoque le pays hors du système économique international. Une impasse économique qui, en définitive, serait contradictoire aux objectifs de souveraineté économique réellement recherchés.

Une « autonomie stratégique » pour éviter le piège de l’autarcie économique de l’autonomie économique

Dans un monde moderne où le commerce inter-États est souvent le salut de la survie économique, l’autarcie au sens stricto sensu est en déphasage. L’autonomie stratégique, version moderne de l’autarcie, est une approche intermédiaire et ad hoc, qui permet de contourner les risques de la souveraineté économique tel que le mercantilisme, pour ne pas dire l’obsession pour le déficit de la balance commerciale.

Ce qui reste à considérer et qui sert de base pour ne pas verser sur des challenges utopiques est de se rendre à l’évidence de quelques réalités et de s’en appuyer pour une stratégie plus efficace. Comprendre d’abord qu’aucun pays ne possède la totalité des ressources dont il a besoin, et qu’il doit donc accepter une forme de dépendance.

Une dépendance raisonnable naturellement ! Et ça aussi pour la réussir, il faut un minimum d’efforts endogènes. Ce à quoi correspond l’appel du Chef de l’Etat, à savoir renforcer la création de valeur par la production et productivité locale. Depuis 2012 pour ne pas dire 2000, le Sénégal a activé les leviers de base lui permettant de pouvoir procéder à une réinvention – ne serait-ce que partielle – de son économie.

Le levier le plus efficace se trouve du côté des réformes structurelles, puis au niveau d’une politique d’aide ciblée (ou de protection). Si la première a été enclenchée au Sénégal et porte déjà ses fruits, la seconde ne trouve pas de terreau pouvant lui servir de réceptacle pour la simple raison que les secteurs sont peu ou pas du tout organisés. Difficile d’apprécier convenablement un secteur pour identifier les vrais besoins, mettre en place une politique et apprécier son coût.

Une aide publique (ou une protection) n’entretient pas éternellement un secteur, peut se justifier temporairement si elle permet de descendre le long de la courbe d’expérience, de se moderniser, d’emprunter un raccourci pour combler un gap. On aura beau théorisé, mais les belles expériences économiques à travers le monde ont démontré que les secteurs peu ou pas organisés ne peuvent être pris en charge et tirés vers le haut.

La souveraineté stratégique passe par l’édification de fédérations sectorielles et un patronat unis et forts.

Des secteurs forts et un patronat uni sont gages de progrès multidimensionnels pas seulement dans la création de valeur, mais dans la réflexion et les conditionnements des politiques sectorielles, industrielles, dans la formation professionnelle, l’employabilité des jeunes, mais aussi dans la création d’emplois.

Les fédérations sectorielles peuvent valeureusement se positionner en organes ressources pour les politiques publiques, en clusters boosters, en passerelles professionnelles pour les jeunes, en organes consultatifs pour l’État pour les besoins précités et dans le cadre même de la continuité de la convention Etat-Employeurs.

Au Sénégal, plusieurs secteurs sont sous exploités, plombés à la base par un défaut de vision, de politique sectorielle, de manque d’organisation et de soutien. Ce que réussissent la Fédération sénégalaise d’électricité (Feselec) ou encore l’Organisation des professionnels des TIC (Optic) – s’inspirant du modèle marocain – sont très rares au Sénégal.

Et là encore deux associations plus structurées ne suffisent point pour disposer d’un patronat fort et organisé. Ni le Mouvement des entreprises du Sénégal (MEDS) ou encore le Conseil national du patronat (CNP).Dire encore que le chemin est encore long. Long mais pas impossible. Les secteurs et filières doivent s’organiser avant que l’État ne décide de les accompagner ou non.

Cheikh Mbacké SENE
Consultant en intelligence économique, veille et Communication
Doctorant au School of Business and Economics
Atlantic International University (USA)

Sahel: au moins 300 bétails maliens volés dans la localité de Tamalat retrouvés au Niger

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Au Mali, l’insécuritaire au Mali connaît une multiple dimension et les multiples formes qui sont très complexes. Depuis de nombreuses années, au nord jusqu’au centre du pays, les populations subissent des attaques terroristes meurtrières de grandes envergures.

Au fil du temps, dans la tuerie de personnes, s’ajoutent le vol des bétails et le pillage des greniers. Faut-il noter que l’apparition de cette nouvelle phase de « crime » a beaucoup inquiété les populations rurales.

Nonobstant les multiples alertes et dénonciations auprès des autorités le vol des animaux a toujours continué. 


Ce phénomène était beaucoup fréquent dans la région de Mopti, aujourd’hui, il tourne vers les régions du Nord du Mali. 


En effet, dans une note d’information publiée le mardi 12 avril 2022, la communauté Idaksahak a informé l’opinion nationale que 300 bœufs appartenant aux populations de Tamalat ont été retrouvés le dimanche 10 avril 2022 à la foire de Mangaizé (Niger).


« Ce troupeau, volé par les éléments de l’EIGS, a été retrouvé grâce aux autorités nigériennes », a précisé cette note.


Pour cela, la communauté a remercié le Gouvernement du Niger ainsi que toutes les bonnes volontés ayant permis de restituer ces animaux volés. Elle a réaffirmé sa volonté à tout faire pour continuer à protéger les populations et leurs biens.


Notons que la communauté Idaksahak, est une grande tribu vivant essentiellement au Mali et au Niger.


Assagou Amasseko

L’Afrique du sud va réinvestir d’environ 301,6 millions USD dans le secteur de télécom pour rehausser le niveau de la connectivité

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Le ministère des Communications et des Technologies numériques d’Afrique du Sud (DCDT) prévoit de réinvestir 4,4 milliards de rands (301,6 millions USD) issus de la vente aux enchères du spectre télécoms à haut débit dans le secteur des télécommunications.

La ministre Khumbudzo Ntshavheni a fait cette annonce, samedi 9 avril, lors du lancement du programme Huawei Sub-Saharan Africa Digital Talent, sans toutefois donner de détails sur la façon dont l’argent sera réinvesti.

Selon Mme Ntshavheni, cette initiative est le fruit de négociations entre son ministère, le président Cyril Ramaphosa et le ministre des Finances Enoch Godongwana. Ces derniers « pensaient que nous allions lever 8 milliards de rands. Lorsque j’ai réalisé que je récolterais plus, je suis allée les voir et leur ai dit que nous devions négocier », a déclaré la ministre. Ils avaient alors convenu que si la vente aux enchères du spectre recueillait plus de 10 milliards de rands, une partie de l’argent pourrait être investie dans le secteur.

Selon l’Agence ecofin, la vente aux enchères du spectre des fréquences télécoms à haut débit a permis à l’Autorité indépendante des communications d’Afrique du Sud (ICASA) de récolter un total de 14,4 milliards de rands. L’investissement des 4,4 milliards de rands cadre avec l’un des objectifs stratégiques du ministère des Communications et des Technologies numériques qui est la « maximisation des investissements dans le secteur des technologies de l’information et de la communication ».

Notons que le nouvel investissement contribuera à la création de nouvelles opportunités commerciales compétitives pour la croissance de l’industrie des TIC.

Moussa Koné

Au Sénégal, la Banque Agricole va investir 7,5 milliards de FCFA dans le secteur rizicole en faveur de la contre-saison chaude 2022

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Au Sénégal, la Banque agricole (LBA) a annoncé le lundi 11 avril dernier, l’allocation d’une enveloppe de 12,4 millions USD (7,5 milliards Fcfa) au profit des producteurs de riz de la vallée du fleuve Sénégal dans le cadre de la culture en contre-saison chaude 2022.

En réalité, ce financement bénéficiera principalement aux exploitants de la région de Saint-Louis (7,3 milliards Fcfa) et de la région de Matam (214 millions Fcfa).

« Ce volume de financement important alloué aux producteurs de la vallée du fleuve Sénégal conforte sa place de leader dans le financement des chaines de valeur agricoles au Sénégal », indique l’institution financière dans un communiqué.   

Dans sa globalité, l’Agence ecofin explique le soutien de la Banque agricole à la culture du riz dans la VFS devrait accompagner les efforts déployés par le gouvernement sénégalais dans le cadre de sa stratégie d’autosuffisance dans la céréale avec 1,6 million de tonnes de riz paddy produits d’ici 2023.

Notons que le Sénégal a produit 1,3 million de tonnes de riz en 2021/2022. « Le pays affiche l’une des consommations par tête les plus élevées de la sous-région ouest-africaine avec 117 kg par habitant et par an », rapporte l’Agence ecofin.

Daouda Bakary Koné

Le gouvernement Rwandais et la société Italienne Eni s’accorde en faveur de l’économie circulaire et de l’innovation numérique

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Le 8 avril 2022, à Kigali, le gouvernement du Rwanda et la société italienne Eni ont signé un protocole d’accord pour identifier les opportunités de collaboration dans l’économie circulaire et les processus de décarbonation, l’innovation et les technologies de l’information numérique.

Selon PDG du Rwanda Development Board, Clare Akamanzi « Le gouvernement du Rwanda s’est engagé à travailler avec le secteur privé pour assurer le développement durable qui est essentiel pour les générations présentes et futures. Le partenariat avec Eni renforce la réalisation de cet objectif. Nous espérons qu’ensemble, nous mettrons en œuvre des actions concrètes qui assureront une meilleure qualité de vie à notre population », a-t-elle déclaré .

Notons que le Rwanda Development Board a expliqué que les deux parties évalueront principalement la faisabilité de projets d’économie circulaire axés sur la collecte des huiles usagées, la valorisation et le recyclage des déchets. Cette coopération vise à offrir une meilleure qualité de vie et des opportunités d’emplois à travers le développement d’une économie verte.

« Nous développerons une feuille de route solide pour assurer la transition énergétique dans les domaines où Eni et le Rwanda sont à l’avant-garde. Le modèle d’entreprise que nous sommes disposés à mettre en œuvre au Rwanda est axé sur la création de valeur à long terme pour toutes les parties prenantes, combinant la durabilité économique, financière et environnementale, afin d’améliorer la qualité de vie des communautés et de favoriser le développement du pays, conformément aux objectifs de développement durable des Nations Unies » a déclaré, Luigi Ciarrocchi, directeur CCUS (Captage, utilisation et stockage du carbone), Forestry and Agro-Feedstock chez Eni.

Daouda Bakary Koné

Le Sénégal obtient 48 milliards de FCFA de l’USAID pour soutenir un programme scolaire

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Le ministre sénégalais de l’Education, Mamadou Talla, et l’ambassadeur des Etats-Unis près le Sénégal, Michael Raynor, ont lancé officiellement le programme « Renforcement de la lecture initiale pour tous (RELIT) ».

Le programme qui a reçu un financement de l’USAID à hauteur de 48 milliards FCFA (80 millions de dollars) sur 5 ans a pour objectif principal de contribuer à l’amélioration de la lecture dans les langues locales et en français dans 7 des 14 régions que compte le Sénégal. 

Selon l’Agence ecofin, ce sont les élèves des deux premières classes de l’élémentaire qui sont ciblés. Ceux-ci pourront par exemple bénéficier de cours de lecture en wolof, pulaar et sérère, des langues sénégalaises, ainsi qu’en français reconnu comme deuxième langue du pays.

« En général, les enfants qui apprennent à lire dès leurs premières années à l’école ont plus de chance d’y rester, d’être performants dans les autres matières, et en définitive d’aller vers les métiers bien rémunérés », a fait savoir le diplomate américain pour justifier l’importance du programme.

Notons que RELIT s’inscrit dans la continuité des acquis du programme « Lecture pour tous (LPT) » visant à renforcer les capacités de lecture des apprenants. Près d’un demi-million d’élèves au Sénégal ont été touchés.

Moussa KONE

Coris Bank Côte D’Ivoire affiche un résultat net de 19,6 milliards Fcfa en 2021

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A l’issue d’une Assemblée Générale des Actionnaires de Coris Bank International Côte d’Ivoire s’est tenue le 11 avril 2022 à son siège à Abidjan, les dirigeants de la Coris Bank ont annoncé que la filiale du Holding Coris Bank international a enregistré une performance inégalée en 2021

« Un exercice qui s’est soldé par de bonnes performances avec un Total Bilan de 1 043 milliards Fcfa, un Résultat Net de 19,6 milliards Fcfa, une entrée dans le Top 7 du marché bancaire ivoirien fort de 28 Banques et un siège flambant neuf sur le Boulevard Valéry Giscard d’Estaing à Treichville », déclaré, Idrissa Nassa, président directeur général du Holding Coris Bank International basé à Ouagadougou.

Selon le monsieur Nassa, cette performance confirme ainsi ses ambitions d’être un acteur majeur et un partenaire privilégié dans le financement de l’économie ivoirienne et en particulier pour les investisseurs qui nourrissent de grandes ambitions pour la Côte d’Ivoire. pour cela, il a tenu à féliciter le DG SANON Mamadou et à sa vaillante et dynamique équipe.

Zangouna KONE

Togo: odeur d’harcèlement sexuel chez ASKY Airlines: Aïssatou Barry, hôtesse de l’air licenciée pour avoir refusé les avances « le lit » de son chef hiérarchique

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Employée de la compagnie aérienne ASKY Airlines depuis février 2010, Aïssatou Barry, hôtesse de l’air, a été licenciée le 09 juillet 2021 sans qu’aucune indemnité ne lui soit versée. Officiellement, elle a été licenciée pour « faute lourde » portant sur un plateau-repas. Mais, cette jeune guinéenne expatriée à Lomé (au Togo) crie à l’injustice et dénonce un règlement de compte.

Aïssatou Barry dit avoir été renvoyée de son boulot à cause de son refus de coucher avec son chef hiérarchique et sa dénonciation du harcèlement sexuel dont elle a été victime de la part de ce dernier. Aujourd’hui, elle réclame une réparation de cette « injustice », et elle a déjà engagé une procédure contre ASKY Airlines devant un tribunal de Lomé pour « licenciement abusif », a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes. suivez la suite de ce texte à travers nos confrère de Guineematin.com

Mali: la ville de Ségou abritera les Journées Nationales des Finances et de la Comptabilité (JNFC) du 19 au 20 Mai 2022

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 Après la première édition pour le moins réussie et appréciée, les JNFC rassembleront plus d’une centaine de professionnels des Finances et de la comptabilité les 19 et 20 Mai prochains à l’hôtel Vue de l’Esplanade de SEGOU pour échanger et partager leurs expériences sur les thématiques relatives aux actualités de leur Métier.

Les JNFC sont une plateforme de formation, de renforcement de capacité et de partage d’expériences au contact des pairs. Ces journées réunissent les professionnels des Finances et de la Comptabilité autour de thématiques d’actualité, portant sur les leviers de croissance et les enjeux d’interfaces entre les métiers pour une performance durable des Organisations.

La structuration scientifique desdites Journées s’articule autour d’une trame singulière et unique alliant vision managériale, techniques métiers, développement personnel et gestion des interfaces entre métiers.

Alliant professionnalisme et convivialité, ces rencontres de réseautage et de benchmarking accompagnent la performance des organisations, tout en restant attentives aux mutations en cours et à venir dans un monde en perpétuel mouvement.

Cette édition articulera ses réflexions sur la thématique suivante : « les management et digitalisation des Directions Financières et comptables : levier de performance des organisations »

Elle sera par ailleurs ponctuée de sessions thématiques animées par des experts, des praticiens et des institutions spécialisées sur des questions centrales telles que les contrôles fiscaux et connexion comptabilité et fiscalité, la conduite d’un projet de dématérialisation des services financiers et comptables de bout en bout etc.

Cette édition connaîtra son apothéose lors d’un somptueux dîner gala. Nous vous invitons massivement à SEGOU les 19 et 20 Mai 2022 pour célébrer les Finances et la Comptabilité par le partage d’expérience, dans la fraternité et la convivialité.

Notons que des activités sportives et ludiques sont au programme, et vous y êtes attendu.

LA REDACTION

SIAF 2022: Investir dans les startups en Afrique francophone, mode d’emploi

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La 2e édition du Sommet des Investisseurs d’Afrique francophone s’est tenue du 03 au 04 Mars à Dakar, la capitale Sénégalaise. Un rendez-vous qui a réuni plus de 400 participants en présentiel et en ligne, avec pour seul objectif : d’établir des connections gagnantes pour les startups d’Afrique francophone.

Initialement prévue en 2021 et reportée à plusieurs reprises en raison de la pandémie de Covid-19 et des incertitudes liées aux déplacements, le SIAF 2022 a regroupé plusieurs investisseurs actifs en Afrique francophone, et de nombreuses startups venues de la sous-région (Côte d’ivoire, Mali, Burkina Faso, Benin, Togo, Gabon, Cameroun, Sénégal, Tchad, Centre Afrique…). Autour des 25 intervenants qui ont animé des masterclass sur l’investissement, et partagé leurs expériences à travers 6 panels de haut niveaux, l’événement a été aussi marqué  au 2e jour par la forte présence de nombreux jeunes porteurs de projets innovants avec un réel impact environnemental, éducatif entre autres.

Des avancées considérables, mais encore insuffisantes

Les startups sont actuellement le symbole de l’entreprenariat en Afrique. Leur financement connait cependant de nombreux problèmes. Malgré ce contexte, l’écosystème financier de la Tech en Afrique francophone s’est néanmoins structuré depuis 2016, et a permis l’émergence de certaines Startups, mais le marché manque encore de profondeur pour attirer davantage les investisseurs comme le font les pays d’Afrique anglophone. « Nous avons constaté qu’il existe un grand écart entre les pays d’Afrique francophone et nos voisins anglophones en ce qui concerne l’accès aux financements et  la visibilité des startups. Sur ce point nous accusons un grand retard dans la partie francophone, et notre objectif en organisant cet événement est de contribuer à créer les conditions favorables pour l’investissement des startups en Afrique francophone, mais aussi de mettre en valeur les atouts de tous ces projets innovants »,  a estimé Nadine Zoro, Directrice de Suguba et organisatrice de la rencontre de Dakar.

L’Afrique francophone commence elle aussi à susciter l’intérêt des investisseurs. Cinq pays francophones se détachent : le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Rwanda, la Tunisie et le Maroc. Ils sont parvenus à obtenir 37 millions de dollars en 2016 soit 10 % de l’ensemble des investissements réalisés en Afrique en faveur des startups.  Ces pays se sont distingués grâce à des  projets novateurs et pertinents développés par les jeunes entrepreneurs. A ce stade les investisseurs ne peuvent plus ignorer les opportunités offertes par les startups d’Afrique francophone, capables de rentabiliser leurs fonds investis.

L’Afrique francophone est un marché promoteur

Selon Matteo Rizzi, l’un de acteurs les plus respectés de la FinTech à l’échelle internationale, qui a animé la masterclass sur l’investissement des startups, « les écosystèmes des FinTechs et des startups sont s’organisent considérablement, et cela devrait d’avantage porter des fruits. Il faut néanmoins plus de rigueur et d’encadrement pour pouvoir attirer davantage les investisseurs. Les pays francophone représentent un marché considérable »Afin d’orienter davantage les réseaux d’investisseurs vers les pays francophones, les écosystèmes « devraient travailler ensemble pour avoir une voix plus importante ». Cela implique de définir des stratégies et des plans d’action concrets avec des activités détaillées, d’assurer un ancrage institutionnel et politique suffisant. Autant que les startups anglophones, ceux des pays francophones représentent un potentiel énorme, avec des innovants et des offres répondants à des besoins spécifiques des populations. « Nous devons amplifier davantage nos efforts si nous voulons être un marché compétitif. A travers l’organisation du FAIS, nous souhaitons partager davantage les bonnes pratiques qui permettront aux jeunes entrepreneurs de maitriser les différentes approches de recherches de fond afin de développer leur business », a souligné Monsieur Aziz SY, co-organisateur de l’événement, et Directeur Général d’Impact Hub Dakar.

Durant l’édition 2022 du Sommet des Investisseurs d’Afrique francophone, plus d’une dizaine de startups, souhaitant obtenir des investissements, ont présenté leur projet à des investisseurs potentiels venus des quatre coins. Le Sommet qui s’est achevée par un networking a également permis la mise en relation de nombreux jeunes entrepreneurs ambitieux avec de potentiels investisseurs.