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Mali: Désormais la mise en œuvre de la Police de proximité est effective dans les communes d’Ansongo et de Labbezanga

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Les populations d’Ansongo et de Labbezanga ont eu droit à une série d’activités en faveur de la mise en œuvre de la Police de proximité du 31 mars au 1er avril 2022. Elles interviennent après le lancement officiel, le 8 juin 2021, du projet police de proximité par la Police de la MINUSMA (UNPOL) dans la région de Gao. Plus de 450 participants dont ceux venus de Labbezanga en raison de la situation sécuritaire qui y prévaut, ont pris part aux séances de sensibilisation sur le concept de la police de proximité. L’implication des femmes dans sa mise en œuvre, l’insertion des jeunes filles dans les Forces de sécurité maliennes, le danger des stupéfiants et la formation des membres des comités consultatifs de sécurité des deux communes ont été entre autres les sujets abordés.

Au lancement des activités, en présence du maire d’Ansongo, le président de l’autorité intérimaire et du sous-préfet de Ouattagouna, le préfet du cercle d’Ansongo Agaly AKLININE a invité « toute la population à s’investir dans la fourniture de renseignements aux Forces de sécurité maliennes (FSM), à collaborer avec elles, à leur dénoncer les criminels et à éviter la consommation des stupéfiants ». La Police de proximité, comme son nom l’indique, a pour objectif de rapprocher les FSM des communautés afin de réinstaurer la confiance entre elles et les populations et d’amener les populations d’Ansongo et de Labbezanga à adopter des comportements nouveaux pour plus de sécurité.

UNPOL s’est engagée à accompagner ses partenaires maliens dans les efforts de paix consentis et dans le renforcement du lien de confiance entre la population malienne et les forces de sécurité. Selon Aristide AKPO, Conseiller en police de proximité au sein de l’UNPOL, l’approche de la sécurité de proximité dite « Police de proximité » est « une démarche de gestion de la sécurité publique axée sur la participation des communautés ». Elle s’avère être une voie novatrice pour les services de sécurité. Elle tire sa source dans les nouvelles méthodes de travail et le maillage territorial des Forces de sécurité maliennes. « Les communautés doivent s’impliquer dans la résolution des problèmes de sécurité et les forces de sécurité doivent se rapprocher de la population pour recueillir leurs besoins en sécurité… » a-t-il ajouté. 

« Chères populations, nous en tant que force de sécurité publique, nous avons en charge votre sécurité. C’est pourquoi nous vous demandons de collaborer avec nous… » a déclaré, le Commissaire de police Elie DEMBELE, Commissaire de la ville d’Ansongo. Il a présenté à l’assistance des exemples pratiques qui faciliteront l’opérationnalisation de la police de proximité dans la ville d’Ansongo.

35 membres des comités consultatifs de sécurité installés dans les communes de Labbezanga et d’Ansongo ont été formés sur leurs rôles dans l’organe consultatif. Par ailleurs, les femmes ont été sensibilisées sur leur implication dans la mise en œuvre de la police de proximité. Saisissant l’opportunité, l’équipe genre de l’UNPOL à Gao a invité les jeunes filles à postuler aux différents concours de recrutement au sein des Forces de sécurité maliennes afin d’apporter leurs contributions dans l’édification du pays.

Moussa Koné

Mali : Promouvoir le traitement de l’information en période de crise et la responsabilité des médias

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La Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA) a organisé une conférence de presse, le jeudi 7 avril 2022, dans la salle de conférence de sa structure. Cette conférence avait un double objectif, d’une part d’édifier la presse sur la situation sécuritaire actuelle du pays et d’autre part, d’informer et de donner la bonne information sur les évènements de ces derniers jours, notamment l’opération d’envergure menée par les FAMa à Mourrah.

Le Colonel Dembélé a tout au long de son exposé relaté minutieusement le déroulement des évènements qui se sont déroulés à Mourrah les 27, 28 et 29 mars 2022. A travers cette conférence de presse, le directeur a apporté un démenti sur les accusations d’exaction et d’exécution de civils commises par les Fama. Selon lui, les FAMa après avoir reçu l’information d’une possible réunion entre les différents chefs terroristes à Mourrah ont pris toutes les dispositions afin de les délocaliser.

C’est ainsi que dans la matinée du 27 mars 2022, deux équipes des forces spéciales ont été aéroportées sur les alentours le secteur du rendez-vous. Compte tenu de la violence et de la ténacité des combats, ces deux sections seront rejointes par trois autres sections. Face à l’opposition farouche des FAMa, les terroristes se sont repliés dans les habitations environnantes.

Le conférencier a rassuré que toutes les mesures ont été prises afin de protéger les civiles durant cette intervention. Il n’a pas manqué de saluer le professionnalisme de nos Forces de Défense et de Sécurité. Il assure que l’Armée malienne a mené ce combat d’envergure contre les terroristes sans l’aide de qui que ce soit comme l’avait affirmé les médias internationaux. Le Colonel Dembélé a affirmé que cette conférence vise à donner la vraie information pour que les journalistes et animateurs radio puissent prendre en compte la sensibilité de l’information militaire.

L’occasion était opportune pour le directeur de la Dirpa de faire aussi le compte rendu de sa mission à Gao. En effet, la Dirpa pour la première fois à délocaliser sa traditionnelle conférence de presse dans la région de Gao. Ce déplacement avait pour but d’organiser des journées de sensibilisation au profit des acteurs des médias de Gao et aussi organisé une conférence de presse sur le thème « le traitement de l’information en période de crise et la responsabilité des médias » à l’intention des cadres de Gao.

Le Colonel Souleymane a informé et sensibilisé la presse sur la situation réelle que vit notre pays. Selon lui, l’information la plus complète est celle provenant des FAMa car ce sont eux qui sont sur le terrain. Enfin il a exhorté les journalistes à être des soldats de paix tout en assurant la défense et l’intérêt du Mali.

Habib Samaké

Au Mali, les prix indicatifs plafonds ont ainsi été réglementés par l’Arrêté n°2022/0865/MIC-SG du 06 avril 2022 ( le ministre Mahmoud Ould Mohamed)

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Edifier les populations sur les causes des augmentations et les réponses apportées par le gouvernement pour atténuer ses effets. Tel est l’objectif du point de presse animé par le ministre de l’industrie et du commerce, Mahmoud Ould Mohamed le vendredi 8 avril 2022 dans les locaux dudit département. Cette rencontre se situe dans un cadre des rencontres périodiques instituées par le ministre depuis son arrivée aux affaires. C’était en présence de Boucadary Doumbia, directeur général du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC).

Le Mali ne faisant pas exception des autres pays du monde, est marqué par la flambée des prix des différents produits surtout alimentaires. La majorité de ses produits sont importés. Puisque la production nationale seule ne suffit pas. Face à cette situation le gouvernement du Mali est en train de consentir des efforts pour atténuer la souffrance des populations, selon le ministre Mahmoud Ould Mohamed.

Dans un premier temps, ce phénomène se justifie par le marché international qui est caractérisé par une augmentation du cours mondial de la plupart des denrées alimentaires consécutive à la reprise des activités économiques post covid ayant entrainé une hausse généralisée de la demande par rapport à l’offre, explique le ministre. Ensuite, depuis l’avènement de la crise entre la Russie et l’Ukraine, cela a impacté négativement sur le marché mondial.  L’une des causes selon le ministre est également la baisse de la production nationale. Cela est dû à l’arrêt précoce des pluies.

Face à ces augmentations, le gouvernement a consenti une baisse de 50% de la base taxable sous forme de subvention à l’importation d’une certaine quantité de produits de première nécessité notamment le riz, le sucre, l’huile alimentaire correspondant à deux mois et demi de la consommation nationale. « Cette subvention n’avait pas pour but de diminuer effectivement les prix à la consommation mais plutôt d’atténuer leur hausse car les droits et taxes exonérés au cordon douanier n’arrivent pas à compenser les augmentations intervenues sur les prix fournisseurs », souligne-t-il.

Afin de rendre accessible aux populations les produits subventionnés, il affirme que son département a entrepris des consultations avec les principaux importateurs et les membres du conseil national des prix pour la détermination des prix consensuels sur la base de l’analyse des structures des prix des produits subventionnés. Pour lui, ces consultations ont abouti à la signature des cahiers de charges déterminant les conditions d’importation et de distribution des produits exonérés. Les prix indicatifs plafonds ont ainsi été réglementés par l’Arrêté n°2022/0865/MIC-SG du 06 avril 2022.

Par ailleurs, Mahmoud Ould Mohamed indique que d’autres mesures sont en cours pour anticiper les impacts de la campagne agricole décevante sur la sécurité alimentaire des populations rurales notamment. Il s’agit de l’adoption par le gouvernement d’un plan d’urgence axé autour de l’achat de 200 000 tonnes de riz par le commissariat à la sécurité alimentaire pour lesquelles des ventes d’intervention et des distributions gratuites seront organisées pendant la période de soudure afin de stabiliser les prix à la consommation.

Ibréhima Koné

29-ème édition du Salon Fruit Logistica 2022 : Le Mali veut augmenter le volume des exportations de fruits et de légumes auprès des investisseurs de l’UE

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Le mardi s’est tenu du 5 au 7 avril 2022 à Berlin (Allemagne), la 29-ème édition du Salon Fruit Logistica 2022. Il s’agit d’une rencontre conduite par Dansiné Coulibaly, Coordinateur National de l’Unité de Mise en Œuvre du Cadre Intégré (UMOCI) et Karim Togola, Directeur Général Adjoint de l’Agence pour la Promotion des Exportations du Mali (APEX Mali). Par ailleurs, la délégation malienne était composée de : Neuf (09) Exposants et deux (02) visiteurs professionnels ; Six (06) Encadreurs dont 04 de l’APEX Mali et deux de l’UMOCI. C’était sous la supervision, Seck Oumou Sall, Ambassadrice du Mali en Allemagne. 

 Le Salon Fruit Logistica est l’une des plus grandes manifestations commerciales au monde sur la filière fruits et légumes. Il se déroule régulièrement une fois par an à Messe Berlin (Allemagne). Ce Salon offre aux participants un tour d’horizon complet du marché des fruits et légumes à travers tous les niveaux de production et de distribution de ces produits. Il réunit les grands acteurs mondiaux du négoce ainsi que les Petites et Moyennes Entreprises de la chaîne de valeur des fruits et légumes.

Oumou Sall Seck, Ambassadrice du Mali en Allemagne

La participation au Salon vise les objectifs suivants : consolider les relations d’affaires avec les clients traditionnels notamment ceux de l’Union Européenne ;     présenter la diversité, la richesse et la qualité de la production nationale exportable de fruits et légumes ; augmenter les parts de marchés et diversifier les débouchés ; s’informer sur les dernières tendances du marché des fruits et légumes. La participation du Mali a été organisée et assurée par le Ministère de l’Industrie et du Commerce, à travers ses deux (02) structures d’appui au commerce, en l’occurrence l’Unité de Mise en œuvre du Cadre Intégré (UMOCI) et l’Agence pour la Promotion des Exportations du Mali (APEX-MALI) ; l’Ambassade du Mali en République Fédérale d’Allemagne ; et l’Interprofession Mangue du Mali (IFM).





Une visite de Stands du Mali conduite par Seck Oumou Sall, Ambassadrice du Mali en Allemagnet

Il faut signaler que les produits exposés sur le stand du Mali sont la mangue fraîche, les mangues séchées, la confiture de mangue et le haricot vert. Le stand a attiré beaucoup de visiteurs intéressés par la mangue malienne grâce à ses qualités liées au goût et à l’odeur. La participation du Mali se déroule dans les meilleures conditions avec l’accompagnement de l’Ambassade du Mali en République Fédérale d’Allemagne qui a accueilli la délégation malienne depuis l’Aéroport.

Ensuite, le mercredi 6 avril 2022, son Excellence Madame SECK OUMOU SALL, Ambassadeur du Mali en République Fédérale d’Allemagne a visité le Sand du Mali. Elle était accompagnée par le 2ème Conseiller de l’Ambassade. Elle a échangé avec la délégation sur les opportunités offertes par la participation du Mali à ce grand évènement.  Elle a profité pour donner ses impressions sur la participation du Mali au Salon Fruit Logistica 2022. Elle a exprimé sa disponibilité pour la recherche de partenaires pour le développement de la filière mangue au Mali.

L’événement est couronné l’Appuis inconditionnel de l’Unité de Mise en Œuvre du Cadre Intégré (UMOCI). Ici, il faut rappeler que, depuis 2008, l’UMOCI accompagne les Exportateurs de mangues au Salon FRUIT LOGISTICA, à travers la prise en charge des frais de location du Stand d’Exposition du Mali, des perdiems aux participants et la communication de la participation du Mali audit Salon. En 2011, l’UMOCI a battu le record en appuyant 24 acteurs privés dont les Exportateurs et les représentants des structures d’appui au commerce.

Pour accompagner la participation du Mali à la présente Edition du Salon Fruit Logistica 2022, l’UMOCI a pris en charge les frais liés : à la location et l’aménagement d’un Stand d’exposition de 30m2 pour la participation du Mali ; aux billets d’avion pour cinq (05) Exportateurs de mangues ; à la prise en charge de deux (02) Encadreurs de l’UMOCI pour accompagner les Exportateurs de mangues.  Comme résultats attendu, les différentes participations au Salon FRUIT LOGISTICA ont contribué, dans une large mesure, à l’accroissement du volume des exportations de mangues à travers les contacts noués par les participants avec les partenaires commerciaux de l’Europe, ces dernières années.

De 2017 à 2022, les exportations de mangues maliennes ont augmenté vers l’Union européenne. Les quantités totales exportées sont de 38 188 tonnes de 2017 à 2022 et les chiffres d’affaires générés sont de 18 445 924 934 Francs CFA, la même période ce qui est assez considérable pour la balance commerciale du pays. Les détails sont les suivants : 2017 : 6119 tonnes pour un chiffre d’affaires généré de 4 166 353 025 FCFA ; 2018 : 7042 tonnes pour 4 909 307 233 FCFA ; 2019 : 11 074 tonnes pour 7 728 326 345 FCFA ; 2020 : 8 168 tonnes pour 3 373 582 102 FCFA ; et 2021 : 5 785 tonnes pour 2 434 709 254 FCF.

Notons que la mangue est le premier fruit d’exportation du Mali avec un potentiel de production est de plus de 500.000 tonnes, le Mali dispose de plus de 80 variétés de mangue. L’exportation de la mangue du Mali a généré plus de 100 milliards de 2010 à maintenant.  Pour conclure, le Mali veut une augmentation du volume des exportations de fruits et légumes à travers la conclusion d’accords de partenariats féconds et les contacts qui seront noués par les participants ; des intentions de partenariats, des contrats commerciaux établis ou signés et des intentions de partenariat sont prévus ; aussi nouer d’autres contacts pour la promotion de la valeur ajoutée en mettant l’accent sur plus de transformation au niveau national.

Daouda Bakary Koné

Tribune: le centre du Mali qui a perdu ses ressorts sociaux sous IBK (Par Moussa Sey Diallo)

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Après le pourrissement social avancé au nord du Mali, le centre a basculé progressivement dans la violence. Il est important de faire observer qu’Amadou Koufa, à l’état civil Amadou Diallo, un prédicateur peulh du village de Koufa à Sarafèrè dans le cercle de Niafounké, région de Mopti, qui s’est rendu populaire par ses virulents prêches organisés de localité en localité dans toute cette partie du Mali, dont les audios ont été longuement tolérés par les autorités sur les antennes des radios de proximité de la région, est devenu le visage du djihadisme, et a été pratiquement la cause la plus visible des troubles motivées par la religion dans le centre du Mali.

Il a su faire sa promotion dans les mosquées et sur les médias avec des prêches au cours desquels il procédait à des invectives contre la société malienne et contre les autorités. Il s’est fait des émules qui ont vu en lui le marabout engagé, qui a voyagé à travers le monde à la quête de connaissance et qui n’a eu aucune crainte à affronter l’Etat pour ses convictions.

Lors du fameux projet des islamistes, qui avait pour but d’envahir entièrement le Mali, et qui a été bloqué de justesse par l’armée française en 2012, Amadou Koufa avait été à l’avant-garde avec sa Kâtiba de Macina, il avait été aperçu à Konna au-devant de ses troupes.

Il prône le retour de l’esprit de l’empire théocratique du Macina, l’islamisation de l’Etat du Mali, c’est-à-dire l’application de la charia sur toute l’étendue du territoire du pays. En 2017 il avait été vu sur la vidéo qui avait annoncé la création de Jamaat nostrat al-islam wal-Mouslimin, une organisation militaire et terroriste d’idéologie salafiste djihadiste, une fusion d’Ansar Dine de Iyad Ag Ghali, des forces d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) dans le Sahel, de la Kâtiba de Macina et de la Kâtiba Al-Mouraboutine. Il est le leader qui est parvenu à mobiliser les jeunes talibés majoritairement peulh dans la voie du djihadisme et a permis d’installer assurément le chaos dans le centre du Mali. Mais depuis une opération des forces spéciales françaises, appuyée par l’armée malienne du Jeudi 22 Novembre au Vendredi 23 Novembre 2018 Amadou Koufa a été déclaré mort des suites de ses blessures dans la forêt de Wagadou ou il avait été transporté par ses disciples. Pourtant ses combattants malgré un semblant d’inorganisation et la pression des armées françaises et maliennes qui les acculent n’ont jamais cessé de proclamer que leur chef était bien vivant.
Et le journal panafricain Jeune Afrique a conforté leurs dires en écrivant dans ses lignes que le chef de la Kâtiba de Macina est apparu dans une vidéo d’une vingtaine de minutes, que l’information a d’abord circulé sur les réseaux internet jihadistes avant d’être reprise par la presse, le 28 Février 2019. Le journal a même précisé que les images étaient d’une mise en scène savamment orchestrée, sur lesquelles l’homme apparaissait visiblement en bonne santé.

Nous sommes sur d’une chose c’est que le célèbre prêcheur de Koufa n’a pas encore terminé de faire parler de lui. Il hante cette zone qui l’a vue naitre et dont il est en train de rendre infernal avec ses compagnons.

De Douentza à Koro, à la lisière du Burkina Faso, en passant par Bandiagara il est presque impossible de voyager tranquillement. Mopti Ville est un ilot de paix précaire encerclé par des zones totalement perturbées. Dans la partie de la région dite « zones inondées » Youwarou, Teninkou, Djenné l’insécurité s’est étalée telle un manteau de désespoir. Elle a atteint les frontières de la région de Ségou et frôle celle de Koulikoro (Nara, Banamba…) elle concerne même la région de Kayes dans le Sahel occidental (Diéma, Nioro…)

Au centre du Mali, les djihadistes tournent au vu et au su de tout le monde, intimidant, harcelant et imposant leur vision. Ils font des irruptions dans les mosquées y font des prêches virulents, dénigrent l’Etat, critiquent la société, prient avec les populations puis disparaissent. Ils sanctionnent en tuant ou en enlevant ceux supposés être les informateurs de l’armée malienne. Ils attaquent les positions des militaires partout dans ces localités et prennent en otage des civils, enseignants et autres administrateurs.

Dans certaines localités ils remplacent carrément les tribunaux. Nous avons encore en mémoire l’enlèvement de ce maire élu dans le cercle de Douentza dans la région de Mopti en 2017 parce qu’un homme à qui, il devait un million de franc CFA, s’était plaint auprès des djihadistes. Il fut libéré lorsque ses parents sont arrivés à réunir la totalité de la somme et rembourser le plaignant. Quand le droit coercitif de l’Etat est ainsi usurpé et qu’il reste impuissant, les populations ne pensent plus qu’à la survie. Les règles deviennent celles du plus fort, et cela quelle que soit la nature de ce dominant.

Lorsque l’on rentre dans les zones dites inondées de la région de Mopti, les célébrations des mariages ne respectent plus le modèle traditionnel, elles suivent désormais les règles imposées par les djihadistes, tout manquement à ces règles expose les personnes supposées fautives à des punitions sévères pouvant aller jusqu’à la flagellation. On peut encore se souvenir de ces femmes parties de Mopti pour participer à un mariage en 2017 dans la zone, et elles en ont été victimes, des vidéos ont circulées à l’époque pour le prouver.

Le gouverneur de Mopti ne passe plus la nuit dans sa résidence officielle, elle est considérée comme trop exposée, il passe ses nuits au camp de Sevaré. A partir de 18heures il n’est plus possible de voyager dans toute la zone. Les préfets ont déserté leurs postes, il n’y a plus d’administration, des centres de santé inoccupés, parce que sans personnels de santé, des centaines d’écoles ont fermées à cause du manque d’enseignants parce que les djihadistes ne veulent plus des écoles à l’occidentale. Des villageois sont carrément chassés des territoires qu’ils occupaient depuis des lustres. Une épuration s’effectue contre d’autres religions. La grande inquiétude est surtout le fait que les populations sont en train de s’accommoder de cette gestion des combattants religieux. Certains, en comparaison avec la gestion de l’Etat central, trouvent même meilleure celle des djihadistes, une véritable catastrophe.

Pourtant le centre du Mali a toujours été un carrefour religieux, ethnique et commercial. Une réalité qui avait été rendue possible grâce à la tolérance de ses habitants et des équilibres sociaux. Les dogons, les peulhs, les sonrhaïs, les bambaras et autres bozos ont toujours su cohabiter tout en se respectant. Ils sont musulmans, chrétiens, animistes pourtant ils se fréquentent et ont toujours ensemble célébré les événements sociaux des uns et des autres.
Les équilibres tenaient par les patriarches, par des symboles tels que les totems, par les influences des sages Marabouts. Mais depuis 2012 les bandits armés ont procédé à des assassinats ciblés pour casser les ressorts de la société, l’assassinat du patriarche Moussa Balobo Maiga de Hombori, celui de Hamadoun Dicko maire de Boni en Janvier 2016, ce dernier était aussi membre de la famille princière de la localité, des faits qui en sont des preuves palpables. Mais avant, en avril 2015, c’est le chef du village de Dogo, Amadou Issa Dicko, à 30 km de Sevaré, qui fut tué.
Début novembre 2015, selon Soumaïla Sangaré, secrétaire général de la Commune urbaine de Djenné, Kola Kane Diallo, chef du village de Manga-Peul, à 3 km de Sofara, et le marabout Moctar Ouédraogo furent assassinés. Dans d’autres localités, les maires et d’autres autorités administratives, empêchés d’exercer leur fonction, ont fui.

Ces forfaits sont perpétrés par de petits groupes de djihadistes très mobiles. Ils se promènent entre les villages pour prêcher”. Ils disent vouloir “réorganiser” l’islam et ne font pas mystère de leur hostilité vis-à-vis des chasseurs (Donso) dans la brousse, ils s’opposent au recouvrement des impôts et à l’école des ‘’blancs’’. En fait ils sont surtout réfractaires à tous les symboles de l’Etat.

Ainsi, le centre a entamé un processus de déstructuration, il est en train de perdre tous ses repères et toutes ses lianes sociales. Un fossé se creuse séparant des ethnies qui se sont aimées, se sont soutenues et ont vécu des siècles dans une immense harmonie.
La gouvernance d’Ibrahim Boubacar Keïta a émietté un pays séculaire, avec une grande fierté et une civilisation de tolérance exceptionnelle. Une société exemplaire s’est désintégrée devant le monde à cause de l’orgueil et de la cupidité de ses dirigeants et par l’ignorance du peuple.

Dans la région de Ségou la porte du centre du Mali, les populations ne se sentent plus en paix, de Niono en passant par Diabaly jusqu’à Djenné les habitants sont harcelés, menacés et pillés. Un juge et un responsable militaire ont été enlevés, ils sont décédés entre les mains de leurs kidnappeurs sans que rien ne se passe. Des vidéos ont circulé les montrant en captivité, rien. C’est passé, ce n’est plus dans les priorités, des cadres du pays en pleine activité, enlevés chez eux et qui meurent entre les mains d’individus sans foi ni loi et l’Etat passe dessus, sans aucune conséquence.

Dans le plateau dogon, des chasseurs dogons armés par des mains invisibles, mais suivant un planning précis, massacrent, harcèlent et humilient les habitants peulhs, des frères qui ont toujours vécu en symbiose parlant tous peulh, qui se taquinaient sur les places des marchés, qui s’étaient tolérés dans leurs pratiques religieuses et qui sont devenus subitement des ennemis jurés.

Djenné la belle est souillée par le sang de ses peulhs, qui sont tués par les donso bambara comme des insectes, ces mêmes bambara, qui, il y’a peu de temps célébraient les fêtes de mariages et de baptêmes avec ces mêmes peulh. L’ombre d’Ahmadou Koufa est passé par là, les militaires ne tenant plus, la peur, la suspicion et l’affaissement de l’Etat ont séparé ces ethnies qui vivaient dans les joies partagées dans une société en paix.
Des checkpoints sont établis par des donso bambara, Bozo ou dogon, ils dépouillent les femmes peule sur les routes des marchés. Des hordes de motards, malgré l’interdiction de la circulation des motos, en colonnes de cent, deux cents individus font des descentes dans les villages peulh, rassemblent les troupeaux, fixent des amendes lourdes en fonction de leur humeur. Les éleveurs peulh se terrent dans les villages, vendent leurs bétails, n’osent plus s’éloigner des habitations, les champs ne sont plus cultivés. La peur et la haine se sont installées.

Tués et honnis par les autres à cause de suspicions d’appartenance aux troupes d’Ahmadou Koufa, le prédicateur peulh allié des djihadistes, les disciples de ce dernier se donnent le droit de martyriser aussi leurs frères peulh qui refusent de se joindre à eux.

De Diafarabé à Youwarou en passant par Teninkou et Tonkorocoubè, les peulh n’ont plus le droit de danser, de chanter, leurs cérémonies sont devenues fades, en plus de tout cela ils ont aussi l’interdiction d’aller à l’école des blancs. Ils sont pris en tenaille entre les militaires maliens, les donsos et les rebelles islamistes d’Ahmadou Koufa. Un bien triste sort pour cette communauté jadis citée en exemple par sa cohésion.
Le Mali se disloque, parce que des ethnies se braquent les unes contre les autres. Pourtant les casques bleus des nations Unies et toutes les armées du monde sont présents sur son territoire. Les massacres se perpétuent sans que, ni la justice malienne, ni la justice internationale ne lèvent le petit doigt. Le fossé social s’élargi, mais les responsables persistent à maintenir le statu quo.
Le pouvoir n’a pas encore compris ou n’arrive pas à comprendre l’étendue du désastre.
Le Jeudi 10 Janvier 2019 l’état-major des armées de la France a précisé à Paris qu’une manœuvre militaire en deux temps, entre le 4 et le 9 janvier, a permis de capturer ou de tuer une vingtaine de jihadistes de la Kâtiba « Serma » Selon la radio France Internationale. Aussi l’armée française a ajouté qu’une base logistique et d’entraînement ont été découverte lors de cette intervention, des armements, des véhicules et du matériel permettant de fabriquer des bombes artisanales (IED) ont été trouvé sur place. La « Kâtiba Serma » est un groupe qui recrute dans la communauté peule du centre du Mali et serait impliquée dans des opérations terroristes importantes dans les pays voisins ; particulièrement au Burkina Faso.
Par ailleurs la même radio a annoncé sur ses ondes qu’au cours de sa visite de terrain au Mali, le patron du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’est rendu à Mopti au centre, et dans le Nord, notamment dans les localités de Gao et de Tombouctou, courant Janvier 2019. Pour lui, qui a visité déjà le Mali en octobre 2012, les besoins humanitaires n’ont pas diminué. Pour l’humanitaire, la violence est en train de bouger vers le centre, donc au cours de l’année 2019, il a été prévu que les efforts du CICR au Mali vont être consacrés au centre du pays.
Pour la fédération internationale des droits de l’Homme, le centre du Mali est devenu la zone la plus dangereuse du pays. Elle décrit dans un rapport que 40% des attaques y sont recensées, et affirme que près de 1200 personnes auraient été tuées entre 2017 et 2019 et que près de 30.000 déplacées ou réfugiées sont des ressortissants de la zone.
Les conflits au centre ne sont plus ces conflits habituels, cycliques, quelques querelles entre agriculteurs et éleveurs. Aujourd’hui, l’armée est présente dans ces zones, et selon le rapport de la FIDH elle est responsable de 20% des violations des droits de l’homme, depuis le début de l’année 2019. Nous avons aussi les donsos Bambaras vers Djenné, les donso dogons vers le plateau dogon les deux contres les milices peules. Des milices communautaires qui se tuent, se massacrent au nom de la défense de leurs ethnies.

Le centre est en passe de devenir le point névralgique des tensions au Mali. Si une attention particulière n’est pas apportée à cette zone, elle va focaliser tous les efforts, tandis que les problèmes du Nord ne s’estompent pas du tout, au contraire la situation s’y complique et l’Etat se mêle gravement les pinceaux chaque jour.
Le conflit au centre va rendre le nord encore plus inaccessible, surtout qu’aujourd’hui pour les plus prudents des voyageurs, pour rallier Gao, il faut emprunter désormais l’axe Bamako-Ouagadougou-Niamey. La stratégie adoptée au centre, c’est comme cela qu’il faut le dire, est déjà arrivée à séparer de vielles communautés qui vivaient en bonne harmonie, elle a affaibli les ressorts sociaux en éliminant les patriarches et les chefs des familles d’érudits qui étaient bien écoutés dans ces contrées. Les socles sociaux sont tombés, les localités sont livrées à elles-mêmes.
Au moment où les regards sont braqués sur le centre du Mali, au nord on est en train de chercher à installer un État, un outil très efficace œuvre pour l’accomplissement de cet objectif, l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger et il est bien appuyé par un cheval de Troie, l’exécutif du Mali qui tient contre vents et marées à l’appliquer. Il est prêt à le faire les yeux fermés sans même observer la réalité du terrain.

Le centre du Mali est bel et bien devenu un tampon, et peut être un État tampon. Nous devons prendre du recul pour mieux apprécier les configurations.

Nous nous affaiblissons chaque jour alors que nos ennemis sont à l’œuvre minutieusement, sournoisement mais efficacement. Nos divisions internes nous ont fait perdre tous nos acquis.
Le Mali s’expose et les maliens ne sont pas en train de mesurer toute la gravité du problème, ils ne sont pas en train d’imaginer tout ce que le Mali peut perdre dans ce conflit qui progresse petit à petit, mais qui progresse avec assurance chaque jour, avec son lot de massacres et de destructions de village.

Nous avons le devoir de stopper cela, nous ne devons pas oublier que le Mali est un immense pays, la région de Kayes s’étend sur 120.760 km² presque la superficie totale de la république du Sénégal, qui fait 196.722 km². La région de Mopti avec 79.017 km² fait plus que deux fois la superficie de la Guinée Bissau 36.120 km². La région de Sikasso s’étale sur 71.790 km² elle est plus grande que la république de Sierra Leone, qui a 71.740 km² en superficie totale. Le Mali fait en superficie totale quatre fois la république de la Guinée Conakry et plus de trois fois la Côte d’ivoire.

Nous avons hérité de cette immensité grâce à notre importante identité culturelle et surtout grâce à l’interdépendance des communautés, qui vivaient ensemble dans le respect, et dans une protection mutuelle. La grandeur d’âme des maliens de l’époque ne pouvait exiger moins. Nous sommes en train de perdre un héritage laissé par nos grands esprits, par nos grands érudits, par de grands guerriers créateurs d’empires. Nous risquons de perdre ces grands atouts pour nous retrouver dans des pays balkanisés.

Moussa Sey Diallo, élu URD

Cameroun: signature d’une convention relative aux établissements de crédit et le Guichet unique des opérations du commerce extérieur (Guce)

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Le 7 avril 2022 à Yaoundé, le ministre des Finances, Louis Paul Motazé, a assisté à la cérémonie de signature entre l’État, les établissements de crédit et le Guichet unique des opérations du commerce extérieur (Guce), du protocole d’accord relatif au paiement des droits de douanes, impôts, taxes et redevances diverses sur la plateforme électronique e-Guce.

Selon agency ecofin, avec ce protocole d’accord signé après de longues négociations, le Guce se dote toutefois de partenaires fiables pour financer l’entretien et améliorer les performances techniques et opérationnelles de la plateforme.

« Plus qu’un simple concept, la gouvernance électronique est devenue une approche incontournable pour adresser les problématiques de performance et de compétitivité des administrations, des organisations et des entreprises », a indiqué Isidore Biyiha, DG du Guce, au cours de la cérémonie.

Notons qu’il a souligné l’importance de la digitalisation pour améliorer les performances aussi bien de l’administration publique que du secteur privé.

Guinée: vers la construction d’une école sur les ruines du domicile de Cellou Dalein Diallo à Conakry

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En guinée, le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Guillaume Hawing, a procédé le vendredi 8 Avril 2022, au lancement des travaux de construction d’une école primaire moderne, sur les ruines du domicile de Cellou Dalein.

Pour cela, il dira que « l’implantation de cette école dans ce quartier vient mettre fin à la souffrance de nombreux enfants et parents d’élèves contraints de courir de longues distances pour recevoir les cours ».

Pour rappel, le 12 février 2022, le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, Guillaume Hawing, lors d’une tournée à l’intérieur du pays, montre sur son compte Facebook, la dégradation poussée des écoles. Dans le district de Dradiaran, préfecture de Mandiana, un hangar sert d’école primaire et accueille les enfants des villages environs.

« Il suffit d’être sous ce hangar érigé grâce aux bons soins de la communauté villageoise pour découvrir le dénuement dans lequel les élèves acquièrent le savoir. Et les conditions dans lesquelles le seul instituteur de cette école donne les cours sont particulièrement difficiles », avait déclaré le ministr

« Le terrain sur lequel le CNRD fait construire cette école primaire, symbole du savoir, appartient à un leader politique donné favori à la prochaine présidentielle, Cellou Dalein Diallo, qui en possède par ailleurs le titre foncier. Mieux, le domaine fait l’objet d’une procédure judiciaire toujours en cours », rapporte ledjely.

Daouda Bakary Koné

Au Sénégal, le Trésor public encaisse 57 milliards de F CFA sur le marché financier de l’umoa

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Au Sénégal, la Direction générale de la Comptabilité publique et du Trésor a obtenu le vendredi 8 avril 2022 57 milliards de F cFa sur le marché financier de l’umoa à travers une émission d’obligations par adjudication portant sur une maturité de 10 ans.

À l’issue de l’opération, sur des soumissions reçues de 68 milliards de F Cfa, correspondant à un taux de couverture de 123%, un montant de 57 milliards de FCFA a été retenu avec un taux moyen pondéré 5,82% contre un taux moyen pondéré sur le marché de 6,14%.

Par ailleurs, «ces résultats confortent la position d’émetteur étatique de référence du Sénégal et constituent une sanction positive des investisseurs de la qualité de nos politiques et du cadre macro-budgétaire».

Notons que «cette intervention, qui entre dans le cadre des obligations de relance (ODR), a été réalisée avec la collaboration de l’Agence UMOA-Titres et la BCEAO», rapporte le ministère de l’économie et des finances.

Zangouna Koné

Mali: l’armée neutralise des terroristes à Soumpi et récupère des vehicles militaires

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Une image de l'armée Malienne en plaine opération de combat sous la puissance de feu quelque part au Mali

Au mali, les (FAMA) continuent de consolider Selon un communiqué publié le 8 Avril 2022, les acquis opérationnels face à des terroristes de plus en plus fébriles adoptant l’évitement, se faufilent dans la population tout en la maintenant par intimidation.

L’Etat Major des Armées explique que ces terroristes en débandade disposent tout de même de capacités de nuisance reposant désormais sur la pose des engins explosifs improvisés et procèdent aussi au sabotage des réseaux GSM, aux tirs indirects sur les emprises. Ils ont également comme mode d’action de prendre des civils comme boucliers humains.

Dans son communiqué , l’Etat-major Général des Armées porte à la connaissance de l’opinion que les FAMA maintiennent leur dynamique offensive de recherche et de destruction des terroristes et de leurs sanctuaires dans le cadre du plan Maliko et de l’opération Kèlétigui.

« Depuis notre dernier communiqué en date du 29 Mars 2022, en plus des activités de routine de sécurisation de foires, d’escortes, de relèves, de patrouilles de sécurisation des personnes et des biens, les FAMA procèdent à l’intensification de la recherche du renseignement et au contrôle de zones particulièrement au centre et au sud du pays avec des actions majeures résumées comme suit. Sur le Théâtre Est de l’opération Maliko », rapporte la direction des informations et des Relation publiques des Armées

Par ailleurs , une mission de surveillance aérienne a été conduite dans la zone de Ménaka et d’Ansongo dans le cadre de la réassurance des populations. Une autre mission de sécurisation et de réassurance des populations a été menée à Téméra et à Bourem. Sur le Théâtre Centre de l’opération Maliko, et les priorités opérationnelles ont porté sur la consolidation des acquis de l’opération à Mourah dont le secteur reste une zone opérationnelle de haute surveillance.

A Tombouctou les FAMA ont récupéré un Pick-up (PU) aux mains des bandits. Elles ont vigoureusement repoussé une attaque terroriste contre une position à Soumpi et neutralisé trois (03) Engins Explosifs Improvisés (EEI) sur l’axe Soumpi-Niafunké. En zone Sud,

Dans la région de Nara, la précision du renseignement a permis la neutralisation de Dadiè BAH, artificier et chef de JNIM d’Akor et de Daye BAH, responsable de la Zakat figurant sur la base de données des terroristes recherchés et auteurs de pose d’EEl et d’exactions sur les populations dans la région. • Dans les régions de Bougouni, Koutiala, Sikasso, la consolidation des acquis opérationnels a continué.

Selon le communiqué, l’Etat-major Général des Armées rassure que les actions de recherches de renseignements, de surveillance, de poursuite et de neutralisation des terroristes dans leurs sanctuaires et de leur interpellation dans les zones urbaines se poursuivront.

Par ailleurs les FAMA constatent que les groupes d’autodéfense se livrent à des exactions contre les populations dans certaines localités du Centre. Elles appellent ces groupes à déposer les armes et à s’adjoindre au processus de recrutement spécial en cours.

Notons que k’Etat-major Général des Armées invite les populations à se démarquer des terroristes pour minimiser les risques de dommages collatéraux sachant que la leçon apprise pendant les dernières actions confirme l’emploi de civils comme des boucliers humains.

MOUSSA KONE

Souveraineté alimentaire au Sénégal: l’enjeu en appelle impérativement à une réflexion plus globale (Par Cheikh Mbacké SENE)

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Aujourdhui, cet enjeu va au-delà de la seule question de la sécurité et de l’autosuffisance. L’appel du Chef de l’Etat SEM. Macky Sall pour une souveraineté alimentaire est une piqûre de rappel de ce passage obligé pour atteindre l’émergence. Les progrès infrastructurels – aussi importants qu’ils puissent être – ne suffisent pas à entériner l’émergence d’un pays. La pandémie du Covid 19 et la conjoncture internationale émanant de la guerre en Ukraine ont conduit au premier plan les questions de souveraineté alimentaire et économique.

Pour un pays comme le Sénégal, l’enjeu est important si l’on sait que la production locale à tous égards reste très faible et le recours à l’importation permet au pays de couvrir l’essentiel de ses besoins, des produits les plus vitaux à ceux de moindre importance. Avant de revenir sur la question, il importe de souligner que le contexte actuel donne largement raison au Président Macky qui, depuis 2012, insiste sur la nécessité du dopage de la production locale en général et l’autosuffisance alimentaire en particulier.

Il a également insisté sur le « Consommer local » plutôt que « manger importé ». La hausse des importations alimentaires qui représentent une facture importante et croissante et qui fragilisent non seulement les filières locales, étouffe les finances du pays, contraignant assez souvent ce dernier à lâcher du lest sur la fiscalité (en pensant à l’importateur), à renforcer la compensation et à recourir à l’endettement (en pensant au consommateur).

Là, il est venu aussi l’heure de se pencher véritablement à la structuration de systèmes alimentaires territorialisés tant dans la productivité que dans les circuits de distribution parce qu’il est question d’assurer la sécurité et la souveraineté alimentaires.

Dans la réflexion ambiante, l’on est amené à se poser la question du contenu à donner à la souveraineté économique avant la souveraineté alimentaire. Autant on peut penser que la marche vers la souveraineté alimentaire est entravée par le défaut de souveraineté économique, autant on se rend compte que la première peut aussi – avec les correctifs qui s’imposent – aider à tirer la seconde vers la réussite du challenge.

Il s’agit d’une relation corrélative avérée dans les deux sens qui en appelle impérativement à une réflexion plus globale, laquelle va au-delà de la seule question de la sécurité et de l’autosuffisance alimentaire.

Cheikh Mbacké SENE
Consultant en intelligence économique, veille et Communication, Doctorant au School of Business and Economics Atlantic International University (USA)