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En Namibie, l’Etat annonce l’arrêt du processus d’attribution de licence de radiodiffusion jusqu’à septembre 2023

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En Namibie, les autorités ont décidé de bloquer le processus d’attribution de licences de radiodiffusion d’octobre 2022 à septembre 2023 le 1er avril 2022 par un communiqué de l’Autorité de régulation des communications de Namibie (CRAN).

 « L’autorité de régulation des communications de Namibie n’acceptera pas de nouvelles demandes pendant cette période, mais examinera les demandes de modification, de retrait, de transfert et de cession de licences de services de télécommunications ou de radiodiffusion existantes », a déclaré Emilia Nghikembua, PDG de la CRAN, dans un communiqué.

Par ailleurs, l’Agence ecofin, explique que le régulateur prévoit d’évaluer le marché.  « Il est essentiel pour le régulateur d’évaluer le marché de manière cohérente afin de garantir des pratiques et une concurrence équitables et d’éliminer les obstacles à la pénétration du marché au profit des consommateurs », a précisé Emilia Nghikembua.

Pendant la suspension de l’attribution des licences, les autorités procèderont des consultations publiques avec les parties prenantes du secteur local de la radiodiffusion. « Le rapport final et les recommandations seront soumis au ministre des technologies de l’information et des communications », a ajouté la patronne du régulateur.

Notons que cette décision empêche les nouveaux acteurs privés d’entrer sur le marché avant la fin du blocage, à moins de trouver un accord de cession ou de transfert de licence avec un des acteurs déjà présents sur le marché.

Au Kenya, le transporteur fluvial Waterbus obtient 3,8 millions USD de l’Infraco pour soutenir ses activités

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Au Kenya, la branche africaine de Infraco, fondée par le Royaume-Uni (FCDO), les Pays-Bas et la Suisse, et spécialisée dans les investissements en infrastructures, a signé une convention avec Globology Ltd. pour développer le transport fluvial sur le lac Victoria.

Selon l’Agence ecofin, l’accord porte sur un engagement de 3,8 millions USD au profit de Waterbus, la marque commerciale de Globology, pour renforcer la flotte de ferries exploitée sur ce cours d’eau qui sépare le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda.

L’Agence panafricaine, explique que les fonds devraient servir à construire cinq nouveaux traversiers modernes durant les 24 à 36 prochains mois, et permettront à l’entreprise de moderniser son chantier naval à Kisumu au Kenya.

« Hormis quelques prestataires concurrents de Waterbus, les liaisons via le lac Victoria sont en général assurées par des embarcations de fortune présentant des risques pour la sécurité des personnes et des marchandises. Des naufrages occasionnent chaque année des pertes en vies humaines », rapporte l’Agence ecofin.

Qatar Financial Center et Bayt signent un accord pour promouvoir la collaboration mutuelle

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Qatar Financial Center (QFC), l’un des principaux centres financiers et commerciaux onshore de la région, a signé un protocole d’accord (MoU) avec Bayt.com, l’une des plateformes de recrutement les plus fiables et les plus respectées au la région, pour autonomiser le vivier de talents et les entrepreneurs locaux, ainsi que pour aider les entreprises QFC à accéder au réseau Bayt et aux programmes de soutien.

Fondée en 2000, Bayt est la plus grande place de marché qui connecte et rassemble les professionnels en recherche d’emploi et les employeurs potentiels sous une même bannière. Cette collaboration présente aux entreprises QFC le programme client privilégié de Bayt, initie la faisabilité de l’intégration des diplômés à des stages dans les entités QFC et stimule les initiatives visant à perfectionner les talents des startups. Bayt étendra également ses produits et services aux entreprises QFC à un tarif spécial.

L’accord a été signé par Sheikha Alanoud Bint Hamad Al-Thani, PDG adjointe et directrice commerciale, QFC et Sinan Jaber, directeur général, Bayt. Dans le cadre du protocole d’accord, il y aura une collaboration mutuelle dans les tendances innovantes de la main-d’œuvre telles que le travail hybride, l’apprentissage, les compétences, les cheminements de carrière, l’acquisition de talents et la mobilité interne, l’intelligence des talents, la diversité et le succès organisationnel.

S’adressant à l’assemblée sur la signature du protocole d’accord, Sheikha Alanoud Bint Hamad Al-Thani, PDG adjointe et directrice commerciale de QFC, a déclaré : « Le Qatar connaît un besoin accru de talents qualifiés, alimenté par sa croissance économique rapide. Nous sommes heureux de nous associer à Bayt et de fournir une infrastructure accessible et rentable qui aidera le vivier de talents du Qatar à faire correspondre leurs compétences avec les bons emplois et organisations ».

Elle a ajouté : « Cette association s’aligne parfaitement sur les initiatives de QFC pour soutenir la jeunesse du Qatar, élever les connaissances des professionnels de l’industrie et promouvoir l’entrepreneuriat en soutenant les startups et les PME ».

Sinan Jaber, directeur général de Bayt, a déclaré : « Nous sommes très fiers de nous associer à QFC, qui s’inscrit dans notre mission chez Bayt de donner aux entreprises du Qatar les outils et les informations nécessaires pour construire leur style de vie de choix. Ce partenariat nous permettra d’autonomiser les startups du pays en organisant régulièrement des événements, des webinaires et des séminaires, où nous pourrons partager nos connaissances sur les tendances émergentes du marché local. Nous sommes également très heureux d’étendre nos produits et services à un tarif spécial aux entreprises QFC nouvelles et existantes, afin de les aider à comprendre les tendances du marché et à répondre à tous leurs besoins.

QFC est une juridiction onshore qui permet aux entreprises enregistrées de bénéficier d’avantages concurrentiels, tels que jusqu’à 100% de propriété étrangère, 100% de rapatriement des bénéfices, 10% d’impôt sur les sociétés sur les bénéfices d’origine locale et un vaste réseau de conventions de double imposition avec plus de 80 pays, un environnement juridique basé sur la common law anglaise et le droit de négocier dans n’importe quelle devise.

La Rédaction

Le Centre Financier du Qatar devient le premier du CCG à introduire un cadre durable pour les Sukuk et les obligations

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Le Qatar Financial Center (QFC), un centre financier et commercial onshore de premier plan dans la région , a développé un cadre durable de Sukuk et d’obligations, le premier dans la région du CCG, qui est basé sur le dernier Markets Association (ICMA) Green Bond Principles (GBP), Social Bond Principles (SBP) et Sustainable Bond Guidelines (SBG).

Le cadre des Sukuk et des obligations durables de QFC intègre les exigences et les caractéristiques locales aux principes mondialement acceptés de l’ICMA pour créer un écosystème de marché financier harmonisé au niveau local, basé sur les normes internationales. Il favorisera la divulgation appropriée, le flux d’informations pertinentes, le reporting et la transparence et veillera à ce que ces instruments atteignent leurs objectifs et minimisent les risques d’écoblanchiment.

Commentant l’annonce, Yousuf Mohamed Al-Jaida, directeur général de QFC, a déclaré : « Conformément aux efforts du pays pour la réalisation de la Vision nationale 2030 du Qatar et de l’objectif stratégique de la Banque centrale du Qatar de « développer les marchés financiers et favoriser l’innovation financière », ce cadre offre les meilleures pratiques et constitue un pas dans la bonne direction ; créant ainsi une économie durable grâce à des instruments du marché des capitaux rationalisés.

Al-Jaida a ajouté : « Nous souhaitons que ce cadre encourage la poursuite du développement du marché local des capitaux d’emprunt en diversifiant les options pour les emprunteurs et les investisseurs et en jetant des bases solides pour instaurer la confiance entre ces parties prenantes ».

Abdul-Hakeem Mostafawi, PDG de HSBC Qatar, a déclaré : « HSBC s’engage à aider à diriger la transition vers une économie mondiale nette zéro et notre collaboration avec QFC sur cette initiative soutient le développement du secteur des services financiers au Qatar et la transition du pays vers un avenir zéro carbone en commençant par une réduction des émissions de gaz à effet de serre de 25 % d’ici 2030. »

Le lancement de ce cadre met en valeur l’engagement de QFC envers l’environnement, le social et la gouvernance (ESG) tout en soulignant l’importance croissante de la finance islamique dans le développement durable.

S’exprimant lors de ce lancement , Henk Jan Hoogendoorn, chef du bureau du secteur financier, QFC, a déclaré : « L’accès à un cadre unifié met en évidence les exigences d’une émission percutante. Ce développement renforcera la transparence et la responsabilité sur le marché financier du Qatar et favorisera des pratiques environnementales et sociales saines.

Par ailleurs, la mise en place de cette structure présentera aux émetteurs une nouvelle base d’investisseurs et permettra aux investisseurs de diversifier leur source de financement et d’intégrer leurs objectifs de durabilité à leurs options de financement.

Osama Ali, directeur général et responsable de Global Banking HSBC Qatar a ajouté : « Les investisseurs se concentrent de plus en plus sur les questions environnementales, sociales et de gouvernance (ESG). Ce cadre mettra en évidence les évolutions positives pour un avenir durable basé sur des principes ESG solides au Qatar. »QFC est une juridiction onshore qui permet aux entreprises enregistrées de bénéficier d’avantages concurrentiels, tels que jusqu’à 100% de propriété étrangère, 100% de rapatriement des bénéfices, 10% d’impôt sur les sociétés sur les bénéfices d’origine locale et un vaste réseau de conventions de double imposition avec.

 

La Banque centrale du Zimbabwe passe son principal taux directeur de 60% à 80%

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Cette décision est motivée, apprend-on, par le niveau d’inflation jugé « inquiétant » dans le pays, dans un contexte de hausse des cours mondiaux des produits de base due à la crise russo-ukrainienne. Selon l’Agence ecofin, l’inflation soit passée de 6,9% à 6,3% entre février et mars 2022, et cela, sur une base mensuelle. Par ailleurs, elle a augmenté sur une base annuelle, passant de 66,11 % en mars 2021 à 72,70 % en mars 2022.

« Le Comité a noté en particulier que l’inflation mondiale était en hausse en raison du conflit en cours entre la Russie et l’Ukraine, qui a eu des effets secondaires sur les prix nationaux et internationaux. La hausse des prix du pétrole, du gaz, des engrais et d’autres produits connexes a eu pour effet d’accroître l’inflation mondiale et a inévitablement eu un impact négatif sur les coûts de production intérieurs, déstabilisant le marché des changes ».

Pour rappel, le Zimbabwe a dû faire face ces dernières années à une hyperinflation qui a plongé l’économie dans une crise encore non résolue. Après un recul du PIB entre 2019 et 2020, le FMI indique que la croissance économique a connu un rebond à 5,1% en 2021 et est désormais attendue à 3,1% pour 2022. Des attentes que pourraient compromettre l’impact de la crise russo-ukrainienne sur l’économie mondiale.

Moussa KONE

En Afrique, les médias sociaux et internet en forte progression par rapport aux médias classiques

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En Afrique, la radio continue d’être la source d’information prioritaire, mais les médias numériques commencent à prendre plus de place. C’est essentiellement ce que conclut la dépêche n°509 du rapport Afrobarometer publié en février 2022.  « Entre 2014/2015 et 2019/2021, la proportion d’Africains qui s’informent au moins quelques fois par semaine par le biais des médias sociaux ou de l’Internet a presque doublé, passant de 24% à 43% dans les 31 pays concernés par les deux enquêtes », informe un des sondages. A partir de là, l’étude, basée sur les sondages d’Africains résidant dans 34 pays du continent, essaie d’analyser les changements liés à l’augmentation de l’usage des médias numériques. 

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Moyens d’accès à l’information (source Afrobarometer)

La principale source d’information reste la radio

L’un des principaux enseignements du rapport concerne la prépondérance de la radio comme source d’information. « En moyenne, dans les 34 pays enquêtés, les deux tiers (68%) des personnes  sondées écoutent la radio au moins quelques fois par semaine », renseigne l’étude. Cela s’explique entre autres par la facilité d’accès à la radio sur le continent. « La radio est le média le plus « démocratique », dans la mesure où les disparités de l’accès en fonction du lieu de résidence, du sexe, de l’éducation, et de l’âge sont relativement faibles. Des écarts plus importants s’observent pour ce qui est des autres sources médiatiques, dont l’accès pourrait nécessiter un niveau d’éducation plus élevé, un revenu disponible plus important, ou la résidence dans des zones plus peuplées », peut-on lire dans le rapport. En plus, il y a toujours une forte demande pour la radio. C’est l’une des raisons pour lesquelles, lors d’une session tenue du 28 juin au 02 juillet 2021, l’Union Internationale des télécommunications (UIT) et l’Union Africaine des télécommunications (UAT) ont travaillé à l’augmentation de l’accessibilité aux fréquences FM. « L’accès à l’information est essentiel à la réalisation du Programme des Nations Unies pour le développement durable, et l’UIT est ravie de s’associer à l’Union africaine des télécommunications dans ce projet visant à renforcer la portée de la radio en Afrique. La radio FM est devenue l’un des médias les plus dynamiques, les plus réactifs et les plus attrayants, touchant un large public et permettant une diversité accrue, où toutes les voix peuvent être entendues », a expliqué Houlin Zhao, secrétaire général de l’UIT. 

Malgré la pérennité de la radio, la principale information reste la croissance de l’utilisation d’internet et des médias sociaux pour s’informer en Afrique. « La consommation de médias numériques à des fins d’information croît rapidement. Entre 2014/2015 et 2019/2021, la proportion d’Africains qui s’informent au moins quelques fois par semaine par le biais des médias sociaux ou de l’Internet a presque doublé, passant de 24% à 43% dans les 31 pays concernés par les deux enquêtes », informe l’étude, lisez la suite a travers nos confrères de l’Agence ecofin.

La Cote d’Ivoire Confirme son Ambition d’être un Hub Médical en Afrique de l’ouest

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Le dispositif sanitaire ivoirien s’étoffe et s’enrichit de structures de soins spécialisées pour la prise en charge des pathologies lourdes. Transplantations rénales et hépatiques, prise en charge des cancers, le pays concrétise son ambition d’être un hub médical en Afrique de l’Ouest.

C’est en 2012 que la Côte d’Ivoire réalise sa première transplantation du rein. Devenant ainsi le premier pays francophone d’Afrique, au Sud du Sahara, à réaliser une transplantation rénale. Une intervention rendue possible grâce à l’adoption du décret n°2012-18, du 18 janvier 2012, relatif au prélèvement et à l’utilisation des substances thérapeutiques d’origine humaine autre que le sang.

Au cours de l’émission Matin Bonheur de la Radiodiffusion Télévision ivoirienne (RTI), le 28 février 2019, le Pr Paul Gérard Konan, neurologue, indiquait que ce cadre législatif a facilité l’opération de 51 patients de 2012 à 2018.

Le 27 décembre 2021 à l’Institut de cardiologie du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Treichville, a eu lieu la première transplantation hépatique avec l’appui de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

« L’intervention a duré douze heures. Le patient âgé de 60 ans et le donneur se portent bien », avait affirmé Pr Elie Kéli, qui a conduit l’opération. Pour lui, le succès de cette intervention est la preuve de la qualité du plateau technique et de la compétence des professionnels. La Côte d’Ivoire devient le 3e pays africain à réaliser cette prouesse, après l’Egypte et l’Afrique du Sud.

« La réussite de cette opération est un pas de plus vers l’objectif de moderniser notre système sanitaire », s’est félicité le Premier Ministre, Patrick Achi.

Pour renforcer système national de surveillance, d’analyse et soins contre cancer, un deuxième Centre national Radiothérapie et d’Oncologie médicale sera construit à Grand-Bassam

Des pas importants qui dévoilent les ambitions du système sanitaire ivoirien. Le dispositif s’étoffe et s’enrichit, surtout de structures spécialisées pour la prise en charge des pathologies lourdes qui, autrefois, nécessitaient des évacuations sanitaires.

Pour la prise en charge de l’insuffisance rénale, le nombre de postes de traitement rénal est passé de 10 en 2011 à 107 en 2017 avec huit centres d’hémodialyse construits de 2011 à 2017 sur l’ensemble du territoire national (Korhogo, Bouaké…).

Pour les malades atteints de cancer, le Centre national d’Oncologie médicale et de Radiothérapie Alassane Ouattara (CNRAO) au CHU de Cocody représente une lueur d’espoir. Inauguré le 18 décembre 2017, il a déjà reçu plus de 5 500 patients. Premier centre de radiothérapie du pays, l’ouvrage est équipé en matériel de pointe.

Avant l’ouverture du CNRAO, les malades dont la prise en charge nécessitait une radiothérapie étaient obligés d’aller à l’extérieur du pays. A la charge psychologique de la pathologie s’ajoutait le poids financier très souvent prohibitif pour la majorité des patients.

’établissement a nécessité un investissement de plus de 13 milliards de francs CFA. Il a une capacité d’accueil de 160 à 200 patients par jour avec deux bunkers, accélérateurs de particules pour le traitement de cancer qui, à plein régime, peuvent traiter entre 160 et 200 patients par jour et par bunker. Ce centre permet désormais aux populations de la Côte d’Ivoire et de la sous-région ouest-africaine d’accéder aux technologies de pointe et thérapies innovantes.

Pour renforcer le système national de surveillance, d’analyse et de soins contre le cancer, un deuxième Centre national de Radiothérapie et d’Oncologie médicale sera construit à Grand-Bassam. La première pierre a été posée le 03 mars 2022 par le Chef du gouvernement, Patrick Achi.

Les villes de l’intérieur ne sont pas en reste de ce boom sanitaire. Après l’institut de cardiologie d’Abidjan ouvert en 1977, un deuxième institut est prévu à Bouaké. Il permettra, entre autres, d’assurer les soins d’urgence, les consultations et les traitements des personnes souffrant de maladies cardio-vasculaires.

L’hôpital général de Toumodi sera bientôt doté d’un centre de traumatologie. Ce centre va servir à l’étude et au traitement des traumatismes et des blessures.

Ces structures spécialisées et la qualité des services de santé ont pour objectif de faire de la Côte d’Ivoire un hub médical en Afrique de l’Ouest.  

TRIBUNE: Il est temps pour l’Europe et l’Afrique de s’entendre sur un accord sur le gaz vert (Par NJ Ayuk)

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Par NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie . Ayuk est également le président-directeur général de Centurion International AG, la première entreprise africaine à être cotée à la bourse de Dusseldorf en Allemagne.

Il serait juste de dire qu’en ce qui concerne l’industrie énergétique africaine, l’Afrique et l’Europe sont en désaccord depuis plusieurs années.

L’Europe, qui se préoccupe à juste titre de la protection du climat et de l’évolution du monde vers des objectifs d’émissions nettes nulles, a exhorté les États africains producteurs de pétrole et de gaz non seulement à accélérer leur transition vers des sources d’énergie verte, mais aussi à la faire passer à la vitesse supérieure. Le sentiment général dans l’Union européenne (UE) est que le temps des nouveaux projets pétroliers et gaziers en Afrique est révolu.

Les Producteurs Africains de Pétrole et de Gaz et la Chambre africaine de l’énergie (CAE) n’ont pas hésité à s’opposer aux groupes environnementaux, aux dirigeants et aux institutions financières européens qui s’ingèrent dans notre industrie énergétique, en particulier lorsqu’ils découragent le financement de nouveaux projets pétroliers africains. Nous avons même appelé au boycott, en juillet dernier, des entreprises européennes qui ont coupé les investissements pétroliers et gaziers africains.

Comme vous pouvez vous y attendre, les pays africains ont été tout aussi frustrés par l’ingérence de l’UE. Ils sont peu enclins à tourner le dos aux avantages que leurs ressources en combustibles fossiles ont à offrir, en particulier le gaz naturel. Quand on sait que le gaz naturel peut atténuer la pauvreté énergétique généralisée du continent, contribuer à fournir de l’électricité fiable à près de 600 millions de personnes qui en sont privées en Afrique subsaharienne et être monétisé pour créer les fonds dont l’Afrique aura besoin pour réussir sa transition énergétique, il est facile de comprendre pourquoi.

Néanmoins, l’UE s’est acharnée à mettre un terme à la production de gaz naturel en Afrique. Jusqu’à récemment, en fait.

Un changement sismique s’est produit à la fin de l’été dernier, lorsque l’Europe a été confrontée à une hausse des prix des matières premières et à un faible approvisionnement en gaz naturel. La production des énergies renouvelables n’était pas en mesure de combler l’écart, faisant du charbon un mal nécessaire pour répondre à leurs besoins. Les dirigeants européens ont commencé à reconnaître que l’utilisation accrue du gaz naturel, qui émet le moins de dioxyde de carbone de tous les combustibles fossiles, était leur meilleure stratégie pour protéger durablement la sécurité énergétique de l’Europe à court terme. Début 2022, l’UE a déclaré que le gaz naturel (ainsi que l’énergie nucléaire) pouvait être considéré comme une énergie verte, à condition qu’il émette moins de 270 grammes de dioxyde de carbone par kilowattheure.

Les perspectives ont encore évolué après l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février. Actuellement, l’Union européenne dépend de la Russie pour 45 % de ses importations de gaz, qui ont totalisé environ 155 milliards de mètres cubes l’année dernière, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Mais au début du mois, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré que l’UE publierait des propositions visant à éliminer progressivement sa dépendance à l’égard des combustibles fossiles russes d’ici 2027.

Aujourd’hui, le monde commence à reconnaître le rôle essentiel que les vastes ressources en gaz naturel de l’Afrique pourraient jouer pour répondre aux besoins de l’Europe. L’UE s’intéresse également au potentiel de l’Afrique pour la production d’hydrogène vert, c’est-à-dire d’hydrogène produit à partir de sources d’énergie renouvelables. Des pays comme l’Allemagne ont déjà déterminé qu’ils ne pouvaient pas produire seuls les grandes quantités d’hydrogène vert dont ils auront besoin pour atteindre leurs objectifs d’émissions nulles. Ils ont donc commencé à préparer le terrain pour des accords d’importation fructueux avec les producteurs africains en investissant dans les infrastructures et les programmes de renforcement des capacités africaines. J’étais à Berlin la semaine dernière lorsque le ministre namibien des mines et de l’énergie, Tom Alweendo, et le ministre allemand des affaires économiques et de l’action pour le climat, Robert Habeck, ont signé une déclaration commune d’intention sur la coopération dans le domaine de l’hydrogène vert au cours du dialogue de Berlin sur la transition énergétique. La Namibie dispose d’un projet d’hydrogène vert qui a beaucoup progressé grâce au travail de James Mnyupe, conseiller économique présidentiel de la Namibie et commissaire à l’hydrogène, et de son équipe, mais des efforts supplémentaires sont nécessaires. Emerging Energy Corporation, basée à Francfort, a signé un accord avec le gouvernement nigérien pour travailler sur l’hydrogène vert et réduire les émissions de carbone dans les champs pétrolifères, tout en cherchant des moyens d’acheminer le gaz et l’hydrogène vers l’Europe par des pipelines.

Il est clair que l’Afrique a un rôle important à jouer pour répondre aux besoins énergétiques européens d’aujourd’hui et de demain. La question est de savoir si les dirigeants et les organisations européens peuvent se défaire de la dynamique qui a dicté leurs relations avec l’Afrique dans le passé – des actions qui ont privilégié les objectifs climatiques au détriment des besoins les plus urgents de l’Afrique – et commencer à embrasser les nombreux avantages que le gaz naturel peut offrir aux deux continents ?

Pouvons-nous forger une alliance de respect mutuel et de coopération, un « Green Gas Deal » de coopération pour ainsi dire ? Je crois que nous le pouvons, et que nous le devons.

Si nous le faisons, si les gouvernements et les entreprises européens commencent à augmenter leurs investissements dans les projets de gaz naturel africains, ils accéléreront le développement des infrastructures nécessaires pour que les pays africains commencent à exporter davantage de gaz et d’hydrogène vers l’Europe, libérant ainsi les pays de leur dépendance vis-à-vis de la Russie.

Qui plus est, les investissements européens en Afrique ouvriront la voie à davantage de projets de conversion du gaz en électricité, susceptibles de réduire la pauvreté énergétique en Afrique. Ces investissements ouvriront la voie à des projets industriels utilisant le gaz comme matière première, tels que des usines de produits chimiques et d’engrais, qui permettront de diversifier les économies africaines. Ils favoriseront également la génération de revenus dont les pays africains auront besoin pour développer leur bouquet énergétique et préparer le terrain pour une transition énergétique réussie.

Les investissements européens en Afrique ouvriront la voie à davantage de projets de conversion du gaz en électricité, susceptibles de réduire la pauvreté énergétique en Afrique

C’est le moment d’investir en Afrique

En outre, investir dans le gaz africain est une bonne décision commerciale.

D’une part, les efforts de la Chambre africaine de l’énergie pour favoriser un environnement d’investissement positif en Afrique ont déjà porté leurs fruits. Des gouvernements africains comme le Nigeria, l’Ouganda et la Namibie se sont efforcés de créer des politiques favorables aux entreprises, qu’il s’agisse de politiques équitables en matière de contenu local ou de régimes fiscaux améliorés qui renforcent la capacité des compagnies pétrolières internationales (CPI) à opérer de manière rentable à l’intérieur de leurs frontières.

En octobre prochain, la CAE prévoit de mettre en lumière les opportunités pétrolières et gazières en aval, en milieu et en amont de l’Afrique dans le cadre de l’African Energy Week (AEW), qui se tiendra au Cap du 18 au 21 octobre. Il est important de rappeler que l’Afrique reste sous-explorée et dispose encore de vastes réserves de pétrole et de gaz. Rien que l’année dernière, d’importantes découvertes ont été faites en Afrique du Sud, en Namibie, au Gabon et au large de la Côte d’Ivoire, pour n’en citer que quelques-unes.

L’Europe dispose de solides opportunités d’investissement non seulement dans l’exploration et la production, mais aussi dans les infrastructures gazières. Les gouvernements, entreprises et organisations européens peuvent faciliter les importations de gaz naturel africain dans leurs pays en investissant dans les infrastructures gazières africaines, notamment les gazoducs, les terminaux d’exportation de GNL et les opérations logistiques maritimes. Nous espérons voir les entreprises unir leurs forces, ainsi que la création de partenariats public-privé, pour faire avancer ces projets d’infrastructure.

Des étapes prometteuses

S’agissant d’une nouvelle ère de coopération énergétique, l’Europe et l’Afrique avancent déjà dans la bonne direction.

Par exemple, je suis extrêmement encouragé par l’engagement de Frans Timmermans, vice-président exécutif de la Commission européenne, à participer à l’African Energy Week 2022 de la CAE au Cap en octobre prochain. M. Timmermans participera à des forums d’investisseurs, à des tables rondes et à des réunions avec les ministres africains de l’énergie, les présidents, Team Energy Africa et les parties prenantes de l’industrie pétrolière et gazière.

Entre-temps, la Chambre africaine de l’énergie a rencontré la Commission européenne à Bruxelles et s’est entretenue avec des dirigeants allemands à Berlin sur le rôle que l’hydrogène africain peut jouer dans la transition énergétique de l’Europe. Nous remercions vivement la fondation Konrad Adenauer et en particulier Anja Beretta, directrice du programme sur la sécurité énergétique et le changement climatique, qui nous a convaincus de nous asseoir à la table des négociations et d’exprimer notre point de vue. Elle n’a jamais essayé de nous muscler et c’était respectueux.

J’espère seulement que ce modèle de communication ouverte et respectueuse se poursuivra.

Pour tirer parti de ce moment, nous aurons besoin d’un leadership fort. Comme je l’ai dit plus d’une fois,

L’Afrique et l’UE doivent réfléchir à leur relation énergétique non pas en termes de choix binaire entre la production de pétrole, de gaz naturel et de charbon et l’atténuation du changement climatique, mais plutôt dans le contexte de la sécurité énergétique et d’une transition énergétique juste. La hausse des prix de l’énergie et les conflits soulignent l’urgence de faire les deux.

Cela dit, après mes conversations avec des responsables européens, je pense que l’Afrique et l’Europe peuvent toutes deux relever le défi.

L’Afrique peut aider l’Europe à réduire sa dépendance à l’égard du gaz naturel russe et à produire l’hydrogène dont elle aura besoin pour réaliser ses ambitions en matière de consommation zéro. Dans le même temps, l’Europe peut soutenir les objectifs de l’Afrique en faveur d’une transition énergétique équitable à notre propre rythme, qui nous permette d’utiliser nos ressources pétrolières et gazières pour mettre en place des infrastructures, des compétences et des technologies dans le domaine des énergies renouvelables. Une transition qui n’annulera pas nos efforts pour réduire la pauvreté énergétique.

Nous pouvons, en tant qu’alliés, créer l’avenir énergétique dont nous avons besoin et que nous voulons. Maintenant, changeons notre état d’esprit et mettons-nous au travail.

Par NJ Ayuk

A Lomé, les acteurs de la navigation aérienne en Afrique se relancent

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La capitale togolaise a abrité durant toute la semaine écoulée la cinquième réunion des fournisseurs des services de navigation aérienne en Afrique. La rencontre, à laquelle ont pris part plusieurs officiels, visait à faire l’état des lieux du secteur après deux ans de ralentissement en raison de la Covid.

J’ai le sentiment que pour une fois, l’ensemble des acteurs de l’aviation civile s’est fortement mobilisé

En tout, 150 délégués, issus de 18 pays membres de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique (Asecna) ont pris part au “Forum de Lomé”. Les travaux ont entre autres permis d’insister sur l’harmonisation des domaines prioritaires, de jeter les bases d’une coopération plus solide entre tous les acteurs de l’écosystème, et de s’engager pour plus de sécurité dans l’espace aérien continental. 

J’ai le sentiment que pour une fois, l’ensemble des acteurs de l’aviation civile s’est fortement mobilisé”, a d’ailleurs déclaré le directeur de l’Asecna, Moussa Mohamed, à la fin de la réunion.

Pour le Togo qui accueillait les assises, c’était l’occasion de plaider à nouveau en faveur d’une adhésion au marché unique du transport aérien (MUTAA). Cet important mécanisme, décliné dans l’agenda 2063 de l’UA, doit permettre de libéraliser l’accès au marché aérien africain.

Sous l’impulsion du Président de la République, Faure Gnassingbé, désigné par ses pairs ‘Champion du MUTAA’, le nombre de pays adhérents est passé de 21 à 35, et le Togo espère convaincre rapidement tous les États restants.

Pour rappel, le Marché Unique Africain du Transport Aérien est un projet de l’Union africaine visant à créer un marché unique pour le transport aérien en Afrique. Une fois complètement en vigueur, le marché unique devrait permettre une grande liberté de transport aérien en Afrique.

Moussa KONE

Togo: Plus de 8 tonnes de drogues saisies en 2021

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Au Togo, l’Office central de répression du trafic illicite des drogues et du blanchiment (OCRTIDB) a saisi l’année dernière un peu plus de 8 tonnes de drogues diverses. Il s’agit notamment de cannabis (4,7 tonnes), drogues de synthèse (3,3 tonnes) et de cocaïne (56 kg). 

Si l’essentiel de ces produits illicites est destiné à l’extérieur, certains réseaux de distribution tentent d’en écouler sur le territoire local

Si l’essentiel de ces produits illicites est destiné à l’extérieur, certains réseaux de distribution tentent d’en écouler sur le territoire local, jusque parfois même dans les écoles, révèle l’office. Des trafiquants sont ainsi régulièrement interpellés et des coups de filet réalisés

Vendredi lors de la présentation à la presse d’un présumé trafiquant de cannabis, l’OCRTIDB a appelé les populations à davantage de collaboration.