Accueil Blog Page 1094

Sommet Chine-UE : la Chine et l’UE doivent aider à stabiliser un monde turbulent

0

Le sommet Chine-UE est le premier à se tenir depuis deux ans. La Chine dit vouloir jouer un rôle plus constructif avec l’Union européenne en cette période de turbulences, avec en toile de fond la pandémie de COVID-19 et le conflit entre la Russie et l’Ukraine. C’était le principal sentiment de Beijing lors d’un appel vidéo avec de hauts responsables de l’UE.

« La relation Chine-UE a sa propre valeur. Elle ne vise aucun autre tiers et ne dépend d’aucun tiers ni n’est contrôlée par aucun tiers », a déclaré Wang Lutong, directeur général des affaires européennes du ministère chinois des Affaires étrangères.

Wang a affirmé que la Chine ne prenait aucune mesure spécifique pour contourner les sanctions contre la Russie. Il a ajouté que le conflit avait été influencé par les décisions indépendantes de deux États souverains, et que la Chine ne pouvait pas influencer leurs décisions, mais encourageait le dialogue entre les deux pays et espérait voir un cessez-le-feu.

« Pour être honnête, je ne pense pas que le rôle de la Chine doive être surestimé, car la décision militaire est prise par les États souverains. C’était une décision indépendante de la Russie. Cela ne pouvait pas fonctionner comme ça. Nous approchons la Russie et lui disons : ‘Arrêtez cette guerre’, puis la Russie arrêtera cette guerre. Cela ne fonctionne pas comme ça. La clé du problème se trouve à Washington et à Bruxelles. Elle pourrait aussi être à Moscou », a déclaré Wang.

Wang a ajouté que la Chine n’avait pas arrêté son commerce avec la Russie et qu’elle était toujours contre les sanctions économiques unilatérales.

« Nous ne faisons rien délibérément pour contourner les sanctions imposées à la Russie par les États-Unis et les pays européens. Nous nous opposons aux sanctions et l’effet de ces sanctions risque également de se propager dans le monde, conduisant à la guerre des devises, la guerre du commerce et la guerre de la finance. Les risques mettent en péril la chaîne d’approvisionnement, la mondialisation et même l’ordre économique établi depuis la Seconde Guerre mondiale. La Chine n’est pas une partie liée à la crise en Ukraine. Nous ne pensons pas que nos échanges avec d’autres pays doivent être affectés », a déclaré Wang.

Wang maintient que la Chine est tout à fait favorable à la communication et à la coopération avec ses partenaires européens.

« Les deux parties ont convenu de tenir 5 dialogues de haut niveau après le sommet, à savoir le dialogue stratégique de haut niveau, le dialogue économique et commercial, le dialogue sur l’environnement et le climat, le dialogue numérique et le dialogue entre les peuples, afin de mettre en œuvre les résultats et la conclusion du sommet. Ce sommet montre que les dialogues et la coopération restent les caractéristiques dominantes. Les avantages sont la clé de voûte de la coopération bilatérale », a déclaré Wang.

La Chine et l’UE partagent de vastes intérêts communs et une base solide pour la coopération dans des domaines autres que le commerce.

Notant la cohérence et la continuité de sa politique envers l’UE, la Chine dit s’attendre à ce que les deux parties favorisent une croissance bilatérale régulière et soutenue.

(Photo : VCG)

Sénégal : De hauts Responsables de la BAD Saluent les Programmes d’Entrepreneuriat des Jeunes et des Femmes qui Transforment les Conditions de vie

0

Deux vice-présidents du Groupe de la Banque africaine de développement , Beth Dunford (Agriculture, Développement humain et social) et Solomon Quaynor (Secteur privé, Infrastructure et Industrialisation) saluent les programmes d’entrepreneuriat des jeunes et des femmes qui augmentent les revenus et renforcent la sécurité sociale des femmes et des jeunes au Sénégal.

Beth Dunford et Solomon Quaynor accompagnés de Martha Phiri, directrice du Département du capital humain, de la jeunesse et du développement des compétences et Mohamed Cherif, responsable pays de la Banque au Sénégal, ont exprimé leur satisfaction après avoir visité le 19 mars 2022 des projets financés par la Banque africaine de développement au Sénégal.

A la Délégation générale à l’entreprenariat rapide des femmes et des jeunes, le ministre délégué général sortant, Pape Amadou Sarr et son équipe ont présenté le Projet d’appui et de valorisation des initiatives entrepreneuriales des femmes et des jeunes phase I (PAVIE) financé par la Banque à hauteur de 70 millions de dollars. Ce projet, mis en œuvre par la Délégation générale à l’entreprenariat des femmes et des jeunes, facilite l’accès rapide et à des conditions souples aux financements de projets portés par des femmes et des jeunes. Le projet assure également un accompagnement technique des bénéficiaires aussi bien dans leurs métiers cibles que dans la gestion de leur entreprise. Selon les responsables du projet, plus de 12 713 jeunes et femmes porteurs d’initiatives entrepreneuriales, ont bénéficié d’un appui technique et financier du projet, ce qui a abouti à la création de 65 860 emplois (34 990 emplois directs et 30 870 emplois indirects).

La visite du marché central au poisson de Pikine, dans la banlieue dakaroise, a été une occasion d’échanger avec des femmes mareyeuses qui bénéficient de financements du , à travers un système de nanocrédit. Le marché a été aménagé par le projet, et les bénéficiaires ont été dotés d’une fabrique de glaces et de camions frigorifiques. Le projet a également assuré la formation des mareyeuses regroupées au sein d’une fédération de 1 700 personnes.

« Nous avons pendant longtemps vécu la tyrannie des intermédiaires du secteur qui abusaient de notre vulnérabilité. Ils nous prêtaient de l’argent à des taux trop élevés, relève Mme Adjia Fatou Touré, présidente de la fédération des femmes bénéficiaires du projet. Mais depuis la mise en place de ce bureau de nanocrédit en 2020 par la Délégation générale à l’entreprenariat des femmes et des jeunes, notre situation a positivement changé. Le projet nous donne accès à des financements compris entre 15 dollars et 500 dollars avec des conditionnalités de remboursement assez souples. Il nous a permis de développer nos activités en conservant et en commercialisant nos produits partout au Sénégal ainsi que dans certains pays voisins tels que la Gambie ».

Il nous a permis de développer nos activités en conservant et en commercialisant nos produits partout au Sénégal ainsi que dans certains pays voisins tels que la Gambie

Les hauts responsables de la Banque ont également visité la société entreprise novatrice composée d’une plateforme de fabrication de pain et de pâtisserie

Beth Dunford et Solomon Quaynor et leur délégation ont également visité une start-up de design et de textile financée par le projet pour un montant de 65 000 dollars. Cette entreprise sert de pôle de formation pour les jeunes et les femmes dans les métiers du textile. Elle aide les bénéficiaires à exporter des produits finis de qualité en Afrique et ailleurs dans le monde.

Ils se sont rendus également dans une fabrique de produits cosmétiques bio, qui doit prochainement bénéficier d’un appui du programme « Action affirmative pour le financement de l’entreprenariat féminin en Afrique (AFAWA, sigle en anglais) de la Banque.

« Les jeunes et les femmes ont un esprit d’initiative et la volonté de développer des activités porteuses de croissance ; mais ils font face à des obstacles pour accéder aux financements, au renforcement de leurs capacités techniques et managériales, a déclaré à l’issue de la visite, Beth Dunford. L’exemple du Projet d’appui et de valorisation des initiatives entrepreneuriales des femmes et des jeunes est à suivre pour leur permettre de démarrer et développer leurs projets d’entreprise. »

S’adressant à l’équipe de la Délégation générale à l’entreprenariat des femmes et des jeunes, le vice-président Solomon Quaynor a déclaré : « Vous ne pouviez imaginer qu’en développant ce modèle pour le Sénégal vous l’avez aussi fait pour l’Afrique. Nous vous en remercions et nous allons en tirer des leçons. »

Le responsable pays de la Banque au Sénégal Mohamed Cherif a assuré que la Délégation générale à l’entreprenariat des femmes et des jeunes est très importante pour aider à la création d’emplois pour les femmes et les jeunes. « Nous sommes heureux d’être ici et nous continuerons à travailler avec vous », a-t-il affirmé.

Afrique : Canon à la 1ère place sur le marché mondial des appareils photo à objectif interchangeable pour la 19ème année consécutive

0

Le groupe Canon  Inc. vient d’annoncer que ses appareils photo numériques à objectif interchangeable (appareils photo reflex et hybrides) occupent la 1ère place sur le marché mondial depuis 19 ans et ce, de manière consécutive1 (2003 à 2021).

Canon développe les composants clés de sa gamme EOS à objectif interchangeable (capteurs d’image CMOS, processeurs d’images et objectifs interchangeables) afin de continuer à délivrer des produits dotés des plus hautes technologies en termes de vitesse, confort et qualité d’image. En proposant une très large gamme de produits allant des modèles professionnels hautes performances jusqu’aux modèles dédiés aux débutants amateurs permettant à tout type d’utilisateurs de réaliser facilement des prises de vue de grande qualité, en passant par une large sélection d’objectifs RF et EF, Canon répond aux besoins les plus variés.

Au tout début de l’ère des reflex numériques, en Septembre 2003, Canon a annoncé l’EOS 300D. Cet appareil photo révolutionnaire, aussi compact que léger et accessible à tous grâce à son prix très compétitif, a capté la plus grande part du marché mondial et a posé les jalons de la croissance du marché des reflex numériques. Dès lors, Canon a continué de lancer toute une gamme de produits révolutionnaires, dont les modèles professionnels EOS-1D et EOS 5D, qui ont ouvert la voie à l’enregistrement vidéo depuis des reflex numériques. Lancé en Octobre 2018, le système EOS R est né de la volonté de Canon de concevoir une monture d’objectifs idéale, accompagnée des nouveaux objectifs

RF extrêmement attractifs. Canon a depuis favorisé le développement de la créativité dans le domaine de l’image et offert de nouvelles possibilités d’expression visuelle, avec notamment la sortie en Juillet 2020 de l’EOS R5, premier appareil photo doté d’un enregistrement vidéo 8K2.

En septembre 2021, Canon a annoncé l’arrivée du boîtier hybride plein format EOS R3, doté de très hautes performances et bénéficiant d’une grande fiabilité exigée par les professionnels et les utilisateurs passionnés, ainsi que huit nouveaux objectifs RF3. Tout en élargissant sa gamme en lançant de nouveaux produits, tels que le système EOS VR, Canon a ainsi réussi à conserver sa 1ère  place sur le marché mondial pour la 19e année consécutive.

Canon innove en permanence en continuant à développer sa technologie optique de base tout en renforçant sa gamme d’appareils photo EOS et d’objectifs RF/EF. La marque ouvre ainsi le champ des possibles dans la capture d’images afin de répondre aux besoins de plus en plus variés des utilisateurs, donnant également accès au plus grand nombre à la culture photo et vidéo.

1 D’après une étude Canon.

2 Parmi les appareils photo numériques à objectif interchangeable commercialisés avant le 8 juillet 2020.

3 En 2021, Canon a lancé les huit objectifs numériques interchangeables suivants : RF 70-200mm F4 L IS USM (mars), RF 100mm F2.8 L MACRO IS USM (juillet), RF 400mm F2.8 L IS USM (juillet), RF 600mm F4 L IS USM (juillet), RF 14-35mm F4 L IS USM (septembre), RF 100-400mm F5.6-8 IS USM (octobre), RF 16mm F2.8 STM (octobre) et RF 5.2mm F2.8 L DUAL FISHEYE (décembre). Tous les mois de lancement se basent sur les dates de sortie au Japon.

Vers l’adhésion officielle des Émirats arabes unis à la Banque Africaine de développement

0

(BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT) – Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, M. Akinwumi A. Adesina, a achevé vendredi une visite officielle aux Émirats arabes unis. Cette visite de trois jours comprenait une série d’engagements à Dubaï et à Abu Dhabi.

La visite – qui s’est déroulée parallèlement au Sommet mondial des gouvernements durant les derniers jours de l’Expo 2020 de Dubaï – a permis d’explorer des partenariats potentiels pour des investissements stratégiques en Afrique entre le Groupe de la Banque africaine de développement et les Émirats arabes unis, dans les domaines des énergies renouvelables, de l’agriculture et de la production alimentaire.

Son Altesse Sheikh Maktoum Bin Mohammed Al Maktoum, vice-dirigeant de Dubaï, vice-Premier ministre et ministre des Finances des Émirats arabes unis, et le président de la Banque africaine de développement ont discuté des opportunités stratégiques qui renforceraient les liens économiques entre les Émirats arabes unis, la Banque et l’Afrique. 

2 official visit to the united arab emirates bilateral meeting between afdb president adesina and khalid al mannaei ceo vice presidents office for political affairs 51971439229 o

Saluant le leadership exceptionnellement visionnaire des Émirats arabes unis, Adesina a déclaré : « L’Afrique peut tirer beaucoup de choses du succès remarquable des Émirats arabes unis. Ce que les Émirats ont réalisé, en utilisant leurs ressources, leur dynamisme et leur détermination pour faire du pays ce qu’il est aujourd’hui, est très impressionnant. Nous souhaitons vivement que les Émirats arabes unis deviennent un partenaire d’investissement encore plus apprécié et plus important en Afrique. Les Émirats arabes unis sont un membre très apprécié au Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la Banque qui soutient les pays à faible revenu depuis 1978. Nous espérons pouvoir, à un moment donné, les accueillir comme membre de la Banque africaine de développement. »

Adesina a également eu une série de réunions bilatérales avec d’autres membres importants du gouvernement et des dirigeants d’entreprises parapubliques des Émirats. Il s’est notamment entretenu avec la ministre d’État à la Coopération internationale, S.E. Reem Al Hashimy – qui est également directrice générale de l’Expo 2020 de Dubaï – et le ministre d’État aux Affaires africaines, S.E. Sheikh Shakhbout bin Nahyan bin Mubarak Al Nahyan.

En recevant le président du Groupe de la Banque africaine de développement, le ministre d’État chargé des Affaires africaines, S.E. Sheikh Shakhbout, a évoqué la volonté des Émirats arabes unis d’aider les pays africains à diversifier leurs économies, de fournir un soutien à valeur ajoutée aux petites et moyennes entreprises, d’explorer les possibilités d’investissement dans le logement social et de mettre en relation les jeunes entreprises fintech africaines avec les innovations qui leur permettraient de se développer et de prospérer sur le continent.

Le président du Groupe de la Banque africaine de développement et le directeur général du Fonds d’Abu Dhabi pour le développement, S.E. Mohammed Saif Al Suwaidi, ont également signé un protocole d’accord pour une collaboration plus étroite, au nom de leurs institutions respectives.

Suwaidi a déclaré : « Nous considérons la Banque africaine de développement comme le think tank du continent. Nous pensons que l’Afrique est la prochaine frontière de croissance du monde et nous ne voulons pas manquer cela. » 

Adesina et S.E. Sultan Bin Sulayem, PDG de Dubai Ports World, le plus grand opérateur portuaire du monde, avec 78 terminaux maritimes et intérieurs dans plus de 60 pays, ont eu des discussions de fond. La Banque a activement financé des projets d’infrastructures portuaires en Afrique. Adesina et Sulayem ont discuté de la coopération en matière d’investissement qui permettrait de relier les ports africains aux énergies renouvelables et aux centres industriels, y compris la production alimentaire et l’agroalimentaire.

Des discussions tout aussi productives ont eu lieu avec Dr Mohamed Jameel Al Ramahi, PDG de Masdar, une société innovante d’Abu Dhabi spécialisée dans les énergies renouvelables ; avec S.E. Ahmed Saeed Al Calily, PDG et directeur de la stratégie et du risque de Mubadala, un investisseur souverain gérant un portefeuille diversifié d’actifs émiratis et mondiaux ; avec des hauts responsables de TAQA, une société énergétique émiratie de premier plan ; et avec l’Abu Dhabi Investment Authority (ADIA).

Les discussions ont principalement porté sur les synergies d’investissement entre l’initiative énergétique Etihad 7 des Émirats arabes unis et l’initiative « Desert to Power » de la Banque africaine de développement, dont le potentiel combiné permettrait d’alimenter 350 millions de personnes en énergie renouvelable.

En tant qu’orateur principal au Forum annuel de l’investissement de Dubaï et lors de réunions avec les principaux chefs de gouvernement, d’entreprise et d’investissement, M. Adesina a souligné le potentiel largement inexploité du continent dans plusieurs secteurs, la connaissance inégalée qu’a la banque du développement et du paysage de l’investissement en Afrique, ainsi que les instruments de gestion des risques des institutions.

Le président de la Banque africaine de développement a invité les principaux dirigeants et institutions à participer à la prochaine édition de l’Africa Investment Forum, la principale plateforme d’investissement du continent, en novembre 2022. L’Africa Investment Forum, fondé par la Banque africaine de développement et sept autres institutions partenaires, a attiré plus de 100 milliards de dollars d’intérêts d’investissement en Afrique depuis sa création en 2018.

Le Groupe de la Banque africaine de développement est le principal investisseur en infrastructures en Afrique et la seule institution financière du continent notée Triple A.

1 official visit to the united arab emirates bilateral meeting between afdb president adesina and khalid al mannaei ceo vice presidents office for political affairs 51971439229 o

Au Nigeria, production nationale du combustible s’est effondrée à 1,15 million de barils par jour

0

Le dimanche 3 avril 2022, Mallam Mele Kyari , le PDG de la société publique nigériane du pétrole (NNPC) a annoncé que la production nationale du combustible s’est effondrée à 1,15 million de barils par jour. Il explique cette chute brutale de la production par une augmentation historique des cas de vandalisme et de vol de pétrole sur les installations de transport dans le delta du Niger.

Selon l’Agence ecofin, Lls chiffres officiels de la production du pays en mars n’ont pas encore été publiés, mais en février, le Nigeria a produit environ 1,4 million de barils d’huile par jour. « A l’heure où nous parlons, nos opérations sont massivement perturbées par les activités de vandales et de criminels le long de nos pipelines dans la région du delta du Niger. Cela a fait chuter notre production à des niveaux historiquement bas […]. Aujourd’hui, nous produisons 1,15 million de barils », explique le responsable.

« C’est la première fois que les actes de vandalisme survenus en dehors des mouvements sociaux dans le delta du Niger affectent autant la production nationale de pétrole. Pour 2022, le gouvernement tablait sur une production moyenne de 1,88 million de barils par jour, pour un prix de référence du baril à 57 dollars. Le 4 avril, la négociation du baril de Brent a été ouverte à 103 dollars, ce qui constitue un important manque à gagner pour les caisses fédérales », rapporte l’Agence ecofin.

Par l’Agence de presse économique explique que Si la situation persiste, le Nigeria pourrait perdre également son statut de premier producteur africain de pétrole, au profit de l’Angola ou de la Libye.

Pour rappel, en février 2022, les deux pays ont respectivement produit 1,158 million de barils par jour et 1,220 million de barils par jour, selon la plateforme Trading Economics.

Moussa Koné

Mali: le service national des jeunes désormais obligatoire pour tous les futurs fonctionnaires

0
Malian soldiers take part in celebrations marking Mali's 58th anniversary of independence in Bamako on September 22, 2018. / AFP PHOTO / Michele CATTANI

Dès leur arrivée au pouvoir, les autorités de la Transition ont inscrit dans leur programme « la refondation de l’Etat ». Celle-ci passera forcément par des réformes politiques et institutionnelles. C’est dans cette optique que désormais toutes les nouvelles recrues dans la fonction publique bénéficieront la formation du Service national des jeunes (SNJ) avant de rejoindre leurs lieux de déploiement dans le cadre de l’administration.

Le jeudi 31 mars à la place d’armes du génie militaire, le président de la Transition, colonel Assimi Goïta a présidé la cérémonie de présentation au drapeau des recrues de la 2e cohorte du service national des jeunes. Cette promotion compte au total 700 éléments qui ont commencé leur formation en octobre 2021 au centre d’instruction de Bâfo à Ségou. Au cours de cette formation, ces jeunes ont bénéficié des formations tactiques, photographiques, d’armement. Cet exercice leur ont appris aussi à aimer et à servir loyalement leur pays à travers une formation civique et physique.

Pour le président de Transition, cette formation s’inscrit dans la droite ligne de la refondation de notre système de gouvernance en général et plus particulièrement celle relative à la Défense et à la Sécurité. Il ajoutera que cette formation est une manière d’inculquer l’esprit de patriotisme, de civisme, le sens de nos valeurs et surtout la défense de la patrie à ces jeunes. Ceux-ci pourraient servir de croix de transmission entre la population et l’État dans le cadre de la collaboration entre les Forces Armées de Défense et de Sécurité, précise le chef de l’Etat. 

Dans ses explications, il a indiqué que le gouvernement est en train de travailler sur la création de la « Réserve opérationnelle » concernant la défense opérationnelle du territoire. Et d’ajouter que cette réserve sera rattachée au ministère de la défense pour des besoins de déploiement sur le théâtre des opérations en cas de nécessité.

Le service national des jeunes a pour mission de contribuer à parfaire l’éducation, la formation physique, civique et professionnelle des jeunes en vue de leur participation effective et entière au développement économique, social et culturel du pays et de leur mobilisation pour les besoins de la défense nationale. Il est institué au Mali par la loi N 2016-038/ du 7 juillet 2016.

Ibréhima Koné

Livre « Adaptation de l’Agriculture » et de l’Elevage au Changement Climatique au Mali : Résultats et leçons apprises au Sahel !

0

Ce 31 mars 2022, le ministre délégué auprès du ministre du Développement Rural chargé de l’Elevage et de la Pêche Youba BA, représentant le ministre du développement rural, a présidé la cérémonie de lancement de l’ouvrage « Adaptation de l’Agriculture et de l’Elevage au Changement Climatique au Mali, sous le signe du slogan « la recherche agricole au service du développement ».

 Cela en présence du représentant de l’ambassadeur du Norvège au Mali, du secrétaire général du département rural M. Daniel Siméon KELEMA, du directeur général de l’Institut d’Economie Rural (IER) Dr Modibo SYLLA, du directeur scientifique de l’IER et aussi Coordinateur du Projet Dr Kalifa TRAORE et d’éminentes personnalités.

Selon le ministre en charge de l’Elevage et de la Pêche M. Youba BA « l’Agriculture joue un rôle très important dans l’économie du Mali, car elle représente environ 40% du Produit Intérieur Brut (PIB) et emploie 80% de la population active » a-t- il rappelé. Le ministre M. Youba BA a néanmoins évoqué que notre agriculture est tributaire de la pluviométrie se traduisant par des années sèches récurrentes et par conséquent vulnérable aux variabilités et changement climatique.

Le ministre M. Youba BA s’est réjoui que ce livre permette de développer les fonctions cognitives mais également de transmettre aux générations futures des sources de reproductibilité et d’inspiration. Pour lui, cette importance du livre est soutenue par un proverbe chinois qui dit : « Ne plus lire depuis longtemps, c’est comme perdre un ami important ». Le ministre a invité à une diffusion du livre au niveau central, régional et local. De son point de vue, le livre « Adaptation de l’Agriculture et de l’Elevage au Changement Climatique mérite d’être lu, pour découvrir la diversité des technologies et leur capacité à développer le Mali à travers l’Agriculture et la formation. Il a aussi invité tous les acteurs du secteur agricole à s’impliquer dans le processus de diffusion des résultats déjà lancés afin de parvenir à l’adopter.

Le représentant de l’ambassadeur du Norvège a expliqué que le changement climatique est au cœur des préoccupations du gouvernement du Norvège et du Mali. C’est pour cette raison que le projet « Adaptation de l’Agriculture et de l’Elevage au Changement Climatique au Mali » a été financé par les deux parties pour une période (une première phase de 20211 à 2016). « Cette première phase a enregistré de bons résultats et cela a motivé le financement d’une 2ème phase qui est en cours d’exécution » a déclaré le représentant de l’ambassadeur du Norvège au Mali.

Le directeur de l’IER Dr Modibo SYLLA a, quant à lui, à l’entame de son intervention, sollicité une minute de silence à l’endroit de tous ses collègues disparus.  « La recherche agricole au Mali fait face à un grand défi, qui est celui de rendre plus performant et résilient le secteur qui occupe une place de premier plan dans l’économie de notre pays » a –t – il souligné en substance.

Le directeur scientifique de l’IER DR Kalifa TRAORE et Coordinateur du Projet « Adaptation de l’Agriculture et de l’Elevage au Changement Climatique au Mali », en présentant l’ouvrage a indiqué que ce sont des résultats qui ont été obtenus face à une problématique réelle, qui est le changement climatique. « Ce livre donne l’ensemble des technologies que la recherche a pu obtenir pour pouvoir permettre à nos populations de s’adapter au changement climatique » a soutenu Dr Kalifa TRAORE, tout indiquant que l’ouvrage est composé de huit chapitres.

Il faut signaler qu’à la fin de la cérémonie, le directeur de l’IER Dr Modibo SYLLA a remis trois échantillons de l’ouvrage au ministre en charge de l’Elevage et de la Pêche, qui les a remis au représentant de l’ambassadeur du Norvège au Mali, et ce dernier a remis respectivement une copie au représentant du ministre de l’Environnement, au directeur de l’IER Dr SILLA et  à M. Abdoulaye HAMADOUN directeur de l’IER nouvellement admis à la retraite.

Daouda Bakary KONE

Niankoro Yeah Samaké en tournée politique en RDC: « Le Mali peut créer un environnement propice pour la stabilité de ses citoyens… les FAmas sont en train de traquer les djihadistes,

0

Depuis la semaine dernière Niankoro Yeah Samaké, est en visite de travail en République démocratique du Congo en compagnie de l’honorable Ali Koné membre du Conseil National de transition malienne. Lors de cette visite le président d’honneur du Parti Pour l’Action civique et Patriotique et sa délégation ont été accueilli par une forte mobilisation de ses compatriotes maliens résidant dans ce pays d’Afrique Centrale. Pour Niankoro Yeah Samaké, il s’agit d’une tournée qui a suscité l’intérêt de la Presse Kinoise. « Nous avons expliqué aux Maliens vivants à Kinshsa, en République Démocratique du Congo, notre soutien aux autorités de la Transition au Mali », dit-il.

Cette tournée de Niankoro Yeah Samaké est une campagne de plaidoyer que mène le président d’honneur du parti pour l’action civique et Patriotique dans plusieurs Africaines. Des plaidoyers en faveur du Mali et à la recherche de la concorde nationale et du consensus national après les sanctions de la communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO).

« Nous avons souhaité de nous rapprocher à nos compatriotes de l’étranger.  Nous avons été à Dakar, à Abidjan, au Burkina Faso. Nous sommes aujourd’hui à Kinshasa, bientôt à Brazzaville et partout où se trouve nos compatriotes.  Aller leurs expliquer nos perspectives, leurs expliquer la situation sociopolitique de notre pays. La peur a changé de camp », a-t-il affirmé.

Pour lui, l’armée Malienne pendant les neuves dernières années subissaient et se défendaient. Mais, qu’aujourd’hui, les forces armées Maliennes du Mali sont en offensive et sont entrain de traquer les djihadistes, les grands bandits. « Il faut réévaluer notre stratégie sécuritaire. Il faut orienter la loi d’orientation et de programmation des forces de défense du Mali. Il faut aller à une révision de l’accord de paix, pour assoir la base d’une paix durable au Mali. Cela nécessite des réformes profondes. Les réformes qui nécessitent vont demander un peu plus de temps. Pour que nous puissions construire les jalons d’un nouveau. Et ce à quoi la transition actuelle s’attèle pour faire en sorte que nous ne revivions plus les coups d’Etat récurrents », a laissé entendre monsieur Samaké.        

« J’ai proposé de briser la chaine de la fatalité et de la victimisation. Nous sommes seulement limités par notre imagination. Le Mali peut créer un environnement propice pour la stabilité de ses citoyens et pour la prospérité de tous sont peuple. C’est pourquoi, nous avons offert un plan audacieux pour la paix, la stabilité pour la prospérité au Mali. Cela est atténuable, ce n’est point une impossibilité. Ce qu’il faut aujourd’hui, l’ingrédient nécessaire, est le leadership vertueux », a déclaré Niankoro yeah Samaké, président d’honneur du Parti pour l’Action civique et patriotique

Pour Niankro Samaké, le Mali doit rentrer dans la normalité, car le peuple Malien est la première victime de ces conflits requièrent.   Il faut signaler que Yeah Samaké un plan de sortie de crise et de redécollage du Mali. Il est en route vers le Palais de Koulouba.

A l’issu de sa visite en République Démocratique du Congo Yeah Samaké a eu le plaisir d’être reçu en audience par le Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique monsieur Tony Kazadi. Selon lui, les échanges ont porté sur les fortes initiatives Présidentielles dans le domaine clef de l’Education notamment la Gratuité de l’Éducation, Pas d’écoles Sans Tables-bancs, 400 nouvelles salles de classe. « Nous avons aussi parlé de la contribution significative de ma Fondation Empower Mali dans le secteur de l’éducation au Mali » , a-t-il conclu.

Daouda Bakary Koné

Mali: le musée national tient la 3-ème session de son conseil d’administration à Bamako

0

Le vendredi 1er avril 2022 s’est tenue la 3-ème Session Ordinaire du Conseil d’Administration du Musée national du Mali. Cette rencontre était présidée par le Ministre de L’ARTISANAT DE LA CULTURE, DE L’INDUSTRIE HÔTELIÈRE ET DU TOURISME M. ANDOGOLY GUINDO et les membres du département.

A ses dires M. ANDOGOLY a d’abord souhaiter la chaleureuse bienvenue de toutes et à tous à cette 31ème session ordinaire du Conseil d’Administration du Musée national du Mali et de renouveler ses sincères remerciements pour votre présence régulière et vos efforts constants en faveur de la protection et de la promotion du patrimoine culturel, dont la plus grande richesse.


Cependant, le 22 novembre 2021, vous avez dans cette même salle pris des résolutions, formulé des recommandations et adopté le programme d’activité et le budget pour l’exercice écoulé. D’où l’objet de cette cérémonie, pour évaluer ce qui a pu être fait depuis, dans la mise en œuvre de vos conclusions et recommandations. C’est donc pour lui, un plaisir de présider cette 31eme session ordinaire du Conseil d’Administration du Musée national du Mali.


Par ailleurs, il a rendu hommage à Monsieur Aboubacar DJIRE, Administrateur représentant le Ministère en charge de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation qui vient de faire valoir ses droits à la retraite, après de longues années de dignes et loyaux services rendus à la Nation. Au nom de tous les Administrateurs et au sien propre, il souhaite une longue et paisible retraite dans la santé.


Par contre, les effets induits de la crise multidimensionnelle que traverse le Mali depuis déjà quelques années, continuent d’affecter durement le secteur de la culture, et en particulier les institutions muséales.a t-il fait entendre.


Les dures conditions imposées par cette crise ont été malheureusement exacerbées par la survenue de la pandémie de la maladie à coronavirus dont les effets ont été foudroyants pour le Musée national. Malgré le contexte et la conjoneture difficile, il est heureux de constater que des résultats appréciables ont été réalisés, cela grâce à l’engagement du personnel qui fait preuve d’une grande résilience. C’est le lieu de féliciter et de remercier le Directeur général et tous les travailleurs du Musée national pour leur dévouement et les gros sacrifices consentis pour l’atteinte de ces résultats.


Il associe à ces remerciements, les partenaires pour leurs appuis multiformes. Des documents soumis à notre appréciation, il ressort que le Musée national a enregistré en 2021, <<11.989 visiteurs parmi lesquels seulement 965 touristes étrangers hors UEMOA et 841 ressortissants de l’UEMOA. »


La présente session essentiellement consacrée à l’adoption du compte rendu de la 30eme session, à l’examen de l’état d’exécution des recommandations de ladite session et à l’adoption du projet de programme d’activités et du projet de budget 2022.martelle t-il.


Le projet de programme d’activités 2022 proposé, laisse apparaître l’ambition de la Direction générale de présenter les acquis, mais aussi d’améliorer le niveau des performances. Au cours de cette session, vous adopterez probablement le projet de budget pour l’exercice 2022, qui est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de « SIX CENT CINQUANTE- CINQ MILLIONS CENT DEUX MILLE CENT SEPT (655 102 107) FCFA, soit une diminution de 2,17% par rapport au budget global de 2021 »


Selon Monsieur le Ministre cette diminution s’explique essentiellement par la réduction du montant alloué à la prise en charge du salaire des fonctionnaires et contractuels de l’Etat.
Le retour des biens culturels maliens détenus à du l’étranger Gouvernement. Ces biens constituent des demeure priorité une éléments substantiels de notre patrimoine culturel dont le Mali ne saurait se passer. L’exemple a été donné le 7 décembre 2021, par la remise au Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Docteur Choguel Kokalla MAÏGA par l’Ambassadeur des Etats-Unis, Son Excellence Denis HANKINS de plus 900 et objets archéologiques, en provenance des Etats-Unis.
Des démarches sont en cours pour le retour d’autres biens culturels. Il tient à remercier encore une fois le personnel du Musée national du Mali pour son courage et les nombreux sacrifices consentis.


Le Musée national du Mali n’a d’autre choix que de tourner la page, et pour cela, il doit faire davantage preuve de dynamisme, d’innovation et d’inventivité, pour retrouver son éclat d’antan. Il doit continuer à être un centre d’attraction et de partage d’informations, à être un haut lieu de ressourcement et d’inspiration pour les visiteurs, notamment les jeunes, les chercheurs et les communautés. C’est ainsi que dans le cadre de sa mission de sensibilisation, d’information et d’éducation, qu’il encourage la Direction du Musée national du Mali à poursuivre sa collaboration avec les services du Département et les structures partenaires pour rendre le patrimoine culturel plus accessible et plus vivant.


Le but ultime est l’appropriation du patrimoine culturel par nos communautés.
Pour conclure, il invite la Direction générale à mettre l’accent sur la sécurisation des biens et à mener une lutte implacable contre le trafic illicite des biens culturels. Ainsi il à réitérer ses remerciements pour votre présence et engagement dont vous faites preuve dans l’accomplissement de votre mission, celle d’encadrer par vos sages conseils et l’orientation pour la marche du Musée national. Notons que cette rencontre s’est tenue au Musée National du Mali.

Habib Samake

Mali : Un constat d’huissier-commissaire de justice dévoile une liste d’occupation ou la modification de 462 logements Sociaux

0

La profonde crise que traverse notre pays depuis 2012 a conduit à des mutations institutionnelles dans la gestion du pouvoir d’État le 18 août 2020, avec l’instauration d’une période de transition, l’adoption d’une Feuille de route issue des journées de concertation des 10, 11 et 12 septembre 2020 et d’une Charte le 1er octobre 2020, qui définissent les grandes priorités de la Transition.

Après huit mois de mise en œuvre de la Feuille de route, des évènements socio-politiques ont conduit à une rectification dans la gouvernance de la Transition, le 24 mai 2021. Au conseil des ministres du mercredi 16 juin 2021, le président de la Transition a instruit le gouvernement quant aux missions de la Transition recentrées autour des points suivants : (i) l’amélioration de la sécurité sur l’ensemble du territoire, (ii) les réformes politiques et institutionnelles, la bonne gouvernance, la transparence et la réduction du train de vie de l’État, (iii) la mise en œuvre intelligente et efficiente de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger et (iv) l’organisation d’élections crédibles et transparentes.

Dans le cadre de la mise en œuvre de ces différentes orientations et conformément à l’article 78 de la Constitution et à l’article 15 de la Charte, le Premier ministre s’est engagé sur la base du plan d’action du gouvernement adopté par le Conseil national de Transition (CNT). Ledit plan d’action comporte quatre (04) axes : Axe 1 : Renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national ; Axe 2 : Réformes politiques et institutionnelles ; Axe 3 : Organisation des élections générales ; Axe 4 : Promotion de la bonne gouvernance et adoption d’un pacte de stabilité sociale.  L’axe 4 est décliné en cinq (5) objectifs :  Combattre la corruption et l’impunité ;- Réduire le train de vie de l’État – Créer les conditions favorables au retour des déplacés et réfugiés – Assurer la stabilité et la paix sociale – Améliorer les conditions de vie des populations. C’est dans le cadre de la lutte contre la corruption et l’impunité que le ministre de l’Urbanisme de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population a initié plusieurs audits et évaluations :- l’audit de la cession des bâtiments publics ;- le recensement et l’évaluation des biens publics à l’intérieur et à l’extérieur ;- l’audit de l’attribution des logements administratifs ;- l’audit et la visite des logements sociaux, etc. Suite à des visites effectuées sur le site des logements sociaux par le ministre, la Direction générale de l’Office malien de l’habitat (OMH) et la Direction nationale de l’urbanisme et de l’habitat (DNUH), il a été constaté des occupations frauduleuses de logements à N’Tabacoro.

Pourtant, des campagnes de sensibilisation avaient été menées, notamment le communiqué du 25 août 2021 précisant les conditions d’occupation des logements sociaux et invitant les usagers à respecter les règles d’occupation et de modification sous peine de poursuite judiciaire. C’est ainsi que les services techniques composés de représentants de l’OMH et de la DNUH ont été chargés de faire un état des lieux précis sur le terrain. Les premiers éléments issus de ces investigations ont montré que de nombreux occupants disposaient de documents, semble-t-il, fournis par l’OMH, qui se sont révélés faux à l’analyse. En effet, les notifications en cause font référence aux 3.743 logements (1ère tranche des 12.566 logements) alors que les intéressés ne figurent pas sur la liste y afférente, publiée depuis mai 2019.

Comme il est recommandé en pareilles circonstances, la Direction de l’OMH a déposé une plainte contre X, en vue de connaître et traduire devant la justice les personnes responsables de la délivrance desdits documents. Dans le cadre de l’enquête menée par le pôle économique et financier, le chef du Service juridique et le chargé de dossiers à la section Suivi et gestion des Logements, ont été entendus et mis sous mandat de dépôt, respectivement les 18 et 21 janvier 2022. Un autre agent, convoqué par le juge, a abandonné son poste et est introuvable depuis plus d’un mois.

Il est à noter que des personnes extérieures à l’OMH ont été convoquées par le juge d’instruction pour les besoins de l’enquête. L’une d’entre elles a été placée sous mandat de dépôt dans le cadre de la même affaire. Par ailleurs, à l’initiative de l’OMH, l’Étude de Maître Traoré Minkoro, Huissier-Commissaire de justice, a produit un procès-verbal de constat faisant apparaître l’occupation ou la modification de 462 logements, à la date du 23 janvier 2022 dont la majorité a fait l’objet d’attribution frauduleuse. À ce stade, 184 personnes ont été recensées. Les investigations continuent.

LA REDACTION