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Chine : les IDE en hausse de 37,9% au cours des deux premiers mois

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Les investissements directs étrangers (IDE) sur la partie continentale de la Chine, en usage réel, ont augmenté de 37,9% en base annuelle pour atteindre 243,7 milliards de yuans au cours de la période janvier-février, a déclaré lundi le ministère chinois du Commerce.

Mesurés en dollars, les investissements ont progressé de 45,2% sur un an pour atteindre 37,86 milliards de dollars.(Rédacteurs :Shuang Sheng, Yishuang Liu)

Conflit russo-ukrainien : le jeu dangereux des Occidentaux !

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Par leurs agissements hasardeux, certains dirigeants occidentaux pourraient inévitablement conduire le monde à une dernière guerre mondiale. Ils ont d’abord intensément courtisé l’Ukraine en lui faisant miroiter un avenir radieux. Avec un seul but latent : provoquer la Russie à ses frontières, dans sa « zone d’influence », comme elle-même l’a fait à l’égard des Occidentaux en Syrie, en Libye, au Soudan, en Centrafrique et actuellement au Mali.

A présent, l’Ukraine est en train de subir les conséquences de leur jeu dangereux, savamment orchestré depuis tellement longtemps que les plus naïfs d’entre nous n’ont rien vu venir. Le sens de lucidité aurait espéré voir ces « amis » zélés de l’Ukraine chercher à mettre fin à la guerre par des moyens pacifiques, à défaut de pouvoir s’engager dans un conflit frontal contre la Russie.

Mais non, ils leur envoient des armes pour qu’ils puissent continuer à se faire massacrer naïvement. Uniquement parce que cette guerre est vue aussi comme une opportunité d’affaires, puisque leurs fabricants d’armes y trouvent leur compte : quoi que cela devrait coûter au monde, mais d’abord aux pauvres Ukrainiens et Russes, ces impérialistes à la cupidité démoniaque ne voient que les bénéfices à tirer de la situation. La guerre reste une affaire juteuse pour les financiers.

Sinon, donner des armes aux Ukrainiens pour quoi faire ? – Vaincre cette déferlante d’Armes nucléaires russes dont eux-mêmes ont justement trop peur pour intervenir auprès de l’Ukraine ? Déjà, ils ne sont même pas capables d’assumer lequel d’entre eux va offrir ces fameux bombardiers qui devraient miraculeusement permettre aux Ukrainiens de prendre le dessus sur les Russes. Quelle bêtise ! Heureusement que certains d’entre eux commencent déjà à prendre conscience des risques réels de ce conflit ridicule.

L’Ukraine, à mon sens, a fait une énorme erreur en se laissant emporter par de mirobolantes promesses occidentales, au point de caresser le projet d’une adhésion à l’OTAN. Le casus belli pour les Russes car, au-delà de la personne de Poutine, il est nécessaire de souligner qu’aucun citoyen russe versé en relations internationales n’aimerait voir l’Ukraine ou un autre État limitrophe de la Fédération de Russie – Géorgie, Biélorussie – rejoindre l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord.

En réalité, la position géographique de l’Ukraine ainsi que la spécificité de son histoire et de sa population devaient logiquement l’amener à prioriser une position de non-alignement, neutre, à l’instar de la Suisse, de la Finlande, de la Suède et de l’Autriche. Alors, pourquoi Zelensky tarde à s’y résoudre ? La réponse se trouve dans les milliards de dollars investis par les acteurs du bloc Atlantique afin que Kiev soit tributaire de leur diktat.

Pourtant, ce qui est mieux pour l’Ukraine actuelle, c’est de se départir du discours va-t-en-guerre de certains leaders occidentaux et aller directement discuter avec ses frères russes.

Aboubacar Abdoulwahidou Maiga
Enseignant-chercheur à l’ULSHB

Mali: l’Italie débloque près de 3 milliards de F CFA pour lutter contre la crise humanitaire dans le pays

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Stefano Antonio Dejak, l’Ambassadeur d’Italie à Bamako (Photo)

Bamako, 9 Mars 2022-L’Italie vient  en aide au peuple malien en ces temps difficiles pour l’émergence sécuritaire  et alimentaire.

Avec une contribution au Comité de la Croix Rouge Internationale de 670 millions de F CFA et une au bras humanitaire de l’Union Européenne, ECHO, toujours au Mali de 1,330 Milliards de FCFA, l’Italie démontre sa volonté d’être auprès de la population malienne, surtout à cette partie du peuple la plus touchée par les émergences humanitaires.

La contribution au Comité de la Croix Rouge internationale est adressée surtout aux victimes d’explosif et au déminage  territorial des mines et des engins explosifs, mais aussi au soutien des personnes handicapées  au Mali. Cette contribution à pour but d’équiper les structures sanitaires au Mali et répondre aux nécessités des personnes handicapées ou rendu handicapés par des explosifs.

Cette contribution de 1,330 Milliards  à l’organisation humanitaire de l’Union Européenne au Mali, ECHO, s’intitule « Contribution au plan de réponse humanitaire de ECHO au Mali pour renforcer le soutien aux populations vulnérables au Mali ».

L’intervention italienne a pour but de soutenir en particulier les parties les plus fragiles de la population malienne exposée aux crises humanitaires, c’est-à-dire femmes, anciens et enfants.

Inclus des actions de tutelle de leur protection spécifique aux conséquences de l’exposition aux crises humanitaires en cours dans différentes zones du Mali.

Par ces interventions, l’Italie répond rapidement aux appels des organisations d’intervention humanitaire au Mali qui se trouvent actuellement en difficulté à cause de l’augmentation des besoins des populations maliennes frappées par la crise humanitaire, en raison des événements conflictuels et de la crise alimentaire en cours dans le Pays.   

L’Ambassadeur d’Italie au Mali, Stefano A. DEJAK

Reprise des hostilités au Mali: anguille sous roche

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Depuis le déclenchement de la crise diplomatique entre la France et le Mali, suite à laquelle l’annonce du retrait des forces françaises a été faite, le pays dit des droits de l’homme est monté sur ses grands chevaux. Objectif : déstabiliser la transition malienne.


Après avoir réussi à obtenir des sanctions contre le Mali, à travers ses laquais parmi les dirigeants de la sous-région, la France œuvre désormais pour mettre dos à dos le Mali et tous pays souhaitant lui prêter une main-forte dans sa marche vers la vraie indépendance.


En janvier et février 2022, l’armée malienne a été accusée, sans preuve, d’exactions contre des Mauritaniens. Cette manœuvre vise à diaboliser l’armée malienne et à créer une crise diplomatique entre le Mali et la Mauritanie, dans leur relation séculaire. Une manœuvre qui intervient à un moment où le Mali fait recours à Nouakchott pour servir sa population en denrées de première nécessité après les « sanctions injustes, illégales et illégitimes » de la Cédao et de l’Uemoa.


À la suite de ces accusations, le gouvernement malien a pourtant rassuré qu’aucun élément des enquêtes préliminaires n’engageait l’armée malienne. Dans un communiqué du 13 mars 2022 sur l’assassinat de Mauritaniens dans la localité d’El Ataye, les autorités maliennes de la transition ont indiqué que « sur la base de preuve matérielle technologique, il s’avère qu’aucune patrouille des FAMa n’était présente dans la zone et aux dates indiquées et jusqu’à présent, aucune preuve matérielle ne permet d’incriminer nos vaillants FAMa ».


Cette instrumentalisation de la mort de citoyens mauritaniens par les autorités françaises à travers leurs médias de propagande vise à mettre le Mali au ban de la sous-région. Toujours dans ses manœuvres malsaines, la France accuse « l’armée malienne et […] ses supplétifs russes » d’exactions sur des civils dans la région de Mopti. Cela intervient à un moment où la montée en puissance de l’armée malienne, avec à la clé l’amélioration de la situation sécuritaire, est constatée par tous les observateurs avertis.


Il faut donc dire que la France et ses complices sont vent debout en vue de démoraliser les troupes maliennes et semer le chaos dans ce pays avant leur retrait. Un chaos qu’ils interpréteraient ainsi comme la conséquence de leur absence sur le territoire malien. Chose que des journalistes à leur service ont déjà commencé à avancer.


Suite à l’attaque survenue à Mondoro, le 4 mars dernier, Wassim Nasr, un journaliste français, n’avait-il pas écrit sur son compte Twitter : « Les militaires maliens n’ont pas pu bénéficier d’appui aérien Barkhane pour repousser comme ce fut le cas le 23-24 janvier 2021 ».

D’ailleurs, comment comprendre la reprise brusque des exactions des groupes terroristes sur les civils voire les forces de défense et de sécurité alors que la peur avait déjà changé de camp. Tous les esprits éclairés devraient comprendre qu’il y a anguille sous roche.

La Rédaction

(Tribune): les États-Unis et leurs alliés pourraient-ils donner à l’Ukraine les fonds russes gelés dans leurs banques ?

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Selon plusieurs sources, les États-Unis envisageraient de donner les fonds russes gelés en Occident à l’Ukraine. Officiellement, les États-Unis n’en font pas cas. Une décision qui serait lourde de conséquences. Même si l’on sait que par le passé, ils se sont emparés des fonds souverains de plusieurs pays notamment de l’Irak et de la Libye.

La Russie n’est ni l’Irak, ni la Libye. Mais, à y voir de près, le scenario est classique. La saisie des fonds souverains des pays en conflit avec les puissances occidentales a toujours été une arme de recours pour ces puissances qui s’en emparent comme des butins de guerre au mépris de toute éthique et de toute morale.


Souvenez-vous, durant la guerre contre l’Irak, en 2003, les réserves de la Banque nationale irakienne ont disparu sans laisser de trace. Washington a accusé Saddam Hussein, d’avoir lui-même cambriolé sa banque, mais n’a pas retrouvé son butin.
Puis, en 2011, ce fut le pillage de la Banque centrale libyenne. 150 milliards de dollars US volatilisés. Les experts avaient parlé de la « casse du siècle ». D’autres ont parlé du festival des brigands (allusion au titre de l’ouvrage du célèbre Philosophe, universitaire et intellectuel panafricaniste malien le Professeur Issa N’Diaye)

Concernant la Libye : après l’embargo de 2004 et le retour des grandes compagnies pétrolières occidentales, la Libye disposait d’un surplus commercial faramineux de plus de 30 milliards de dollars annuels destiné en partie aux investissements étrangers.
En 2006, les autorités libyennes créent l’Autorité Libyenne d’Investissement qui disposait de 40 milliards de dollars. En cinq ans, elle a réalisé des investissements considérables dans plusieurs sociétés en Afrique du Nord et au Sud du Sahara, en Asie, en Europe, en Amérique du Sud et aux Etats-Unis notamment dans des holding, banques, compagnies pétrolières, dans l’immobilier, l’Industrie, l’Hôtellerie, le tourisme, l’agriculture.

Les États-Unis, anticipant sur le scenario d’une invasion de la Libye avaient sommé ses alliés du Goupe de Contact lors du sommet d’Istanbul en Turquie, de recenser tous les avoirs libyens se trouvant sur leur sol et de les mettre à la disposition du CNT. L’invasion était l’occasion rêvée pour les dirigeants occidentaux de s’emparer sans coup férir des dépouilles de la Libye. Après la chute du Colonel Mouammar El Kadhafi, et afin de donner corps à son projet, Washington crée une structure n’ayant aucun statut juridique nommée Mécanisme Libyen d’échange d’information chargée de la supervision de l’opération. Ce scenario rappelle étrangement celui de l’Irak où l’Administration Bush avait crée secrètement le Bureau de Reconstruction et d’Assistance Humanitaire dirigé par le Général Jay Garner.

Par la suite, ce Bureau de reconstruction va être littéralement noyé par l’Autorité Provisoire de la Coalition qui, une fois installée, s’est livrée à un pillage systématique des ressources du pays, allant même jusqu’à obtenir du futur Gouvernement irakien, qu’il accorde de larges concessions aux multinationales qui obtiennent le droit d’exploiter toutes les richesses du pays pendant un siècle !
C’est ainsi que plusieurs sociétés qui avaient financé la campagne présidentielle de Bush fils ont été bombardées par de juteux contrats. A l’exemple de la United Technology qui a vendu des armes au Pentagone, notamment les Hélicoptères Black Hawk et autres Sheahowk pour une valeur de près de 5 milliards de dollars US ou encore la General Dynamics qui a vendu des sous-marins, des chars Abrams, des missiles Hydra pour un montant de près de 9 milliards et demi de dollars US. Citons également la Northrop Grumman avec son porte-avion, ses Cuirassés, ses avions bombardiers F14 Tomcat et F18 Hornet et avions sans pilote Global Hawk pour la somme de près de 13 milliards de dollars. Également la société Raytheon avec ses missiles Patriot et Tomahawk, sa bombe géante Blu 109 décrocha près de 13 milliards de dollars US.

Il faut souligner que les deux sociétés qui ont décroché la lune ont été : Boeing avec ses Hélicoptères Apache et Chinook, ses avions Awacs, ses bombardiers B 52 et F 22 Raptor pour près de 19 milliards de dollars et Lockeed Martin le fleuron de l’industrie d’armement fabricant des avions furtifs F 117, U2 espions et C130 Hercule pour près de 25 milliards et demi de dollars.
En outre, Mme Susan Rice, la Représentante Permanente des Etats-Unis auprès de l’ONU a l’époque, dans une lettre adressée au Comité des sanctions mise en place par la résolution 1970, y indiquait que son Gouvernement avait l’intention de dégeler 1 milliard 500 millions de dollars US appartenant à la Banque centrale de Libye, à l’Autorité Libyenne d’Investissement, à la Banque étrangère de Libye, au Portefeuille d’investissement libyen en Afrique et à la Compagnie Nationale Libyenne de Pétrole.

La Représentante Permanente des États-Unis à l’ONU s’était appuyée sur l’article 19 de la résolution 1970 (qui stipule qu’un dégel est légal lorsque les fonds sont destinés à des fins humanitaires) pour amener le Comité des sanctions à accorder une suite favorable à sa requête. Pour les États-Unis, la partie était gagnée à l’avance au sein du Comité des Sanctions. Puisque la Libye ne pouvait pas s’opposer à ce vol, car elle n’y siégeait pas. Son ancien Ambassadeur avait fait défection, et en violation de l’accord de siège, le Département d’État américain n’a pas délivré de visa au nouvel ambassadeur de Libye. Cette manœuvre a été mise en échec par l’ambassadeur d’Afrique du Sud Baso Sangqu qui livra une bataille héroïque qui restera gravée dans les annales des relations internationales.

C’est bien plus tard, après la chute de Mouammar El Khadafi que les Etats-Unis obtiendront le feu vert du Comité des Sanctions pour ce dégel, mais dans des termes moins favorables puisque le CNT, arrivé dans les fourgons de l’OTAN n’a pas eu la reconnaissance officielle pour gérer ces fonds.

Cependant, malgré ce fait, les États-Unis ont réussi la tour de force d’accorder aux organisations humanitaires de son choix cette importante manne pour « répondre aux besoins humanitaires actuels et à ceux que l’on peut anticiper, dans la ligne de l’appel des Nations-Unies et de ses mises à jour prévisibles» comme l’USAID, avec 500 millions de dollars, aux sociétés d’approvisionnement en fuels et biens humanitaires nécessaires comme par exemple la tristement célèbre Haliburton, géant de l’équipement pétrolier également 500 millions de dollars, le mécanisme temporaire de financement pour payer les salaires et les dépenses de fonctionnement des fonctionnaires libyens, des dépenses alimentaires de l’électricité et d’autres achats humanitaires pour 500 millions de dollars.

De cette somme, 100 millions de dollars ont été provisionnés pour des « besoins humanitaires des libyens qui ne seront pas dans les zones sous contrôle du CNT ».

Du côté européen, l’action des Etats-Unis a été une source d’inspiration. Plus de 45 milliards de dollars de ces fonds souverains se trouvaient dans leurs banques. Et pour avoir pris la tête du leadership médiatique de la coalition anti khadafiste, la France et l’Angleterre n’entendaient pas jouer les seconds couteaux auprès de l’ogre Sam. D’ailleurs, Nicolas Sarkozy comme Barak OBAMA, tous deux candidats à l’élection présidentielle dans leurs pays respectifs, entendaient récompenser les entreprises qui les ont apporté leurs soutiens financiers pour obtenir le change.
Sarkozy, au plus bas des sondages, mais porté au pinacle par la presque totalité de classe politique française pour avoir endossé sa tenue de guerre, s’est transformé en VRP afin que les entreprises françaises obtiennent le pactole.

Quant à Barak OBAMA, la récession qui frappait de plein fouet l’économie américaine la amené à injecter frauduleusement ces fonds souverains libyens dans l’économie américaine. Une opération sans risque, d’autant plus que le coût de la guerre en Libye sera porté par les libyens eux-mêmes à travers l’intrusion des Institutions financières Internationales (FMI et Banque Mondiale) pour la reconstruction de la Libye ou tout au plus par les Nations-Unies, devenue par la force des choses, la roue de secours de l’OTAN.

De nos jours, aucune institution de contrôle ou d’enquête de l’ONU n’a fait un rapport sur la gestion de ces fonds. Certaines sources indiquent que les 150 milliards de dollars investis à l’étranger par l’État libyen sont toujours « gelés » sur mandat du Conseil de sécurité de l’ONU, que sur les 16 milliards d’euros de fonds libyens, bloqués à l’Euroclear Bank en Belgique, 10 milliards ont déjà disparu sans aucune autorisation de prélèvement. Même constat dans plusieurs autres banques européennes et américaines. Comme Goldman Sachs, Citigroup Inc., Unicredit, Santander, BNP-Pariba etc…

Pendant ce temps en Libye les recettes fiscales de l’export énergétique sont descendues de 47 milliards de dollars en 2010 à 14 milliards en 2017.

De 2018 à 2022, elles se rétrécissent comme une peau de chagrin. De nos jours, les recettes fiscales sont partagées entre groupes de pouvoir et multinationales. Le dinar libyen continue à se déprécier tandis que les biens de consommation courante doivent être importés en les payant en dollars, entrainant une spirale inflationniste particulièrement élevée.

Notons que le niveau de vie de la majorité de la population s’est écroulé, par manque d’argent et de services essentiels. Il n’existe plus de sécurité, ni de réel système judiciaire.

Nouhoum keita, Journaliste

Mali : Roger Milla signe un maillot pour le président colonel Assimi Goïta

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Le mardi 09 mars 2022, le président de l’Union Nationale des Anciens Footballeurs du Mali (UNAFOM) également membre fondateur de l’Union des Anciens Footballeurs d’Afrique (UAFA), Moctar Sow accompagné d’une délégation a été reçu par le chef de cabinet du premier ministre, Issiaka A Sangaré. Au cœur des échanges, la création de l’UAFA et la demande d’appropriation par les autorités de la transition de ce joyau qui est un support pouvant aboutir à l’unité entre peuple d’Afrique.

Dans la constitution du Mali, il est spécifié que le Mali est prêt à céder une partie ou l’intégrité de son territoire pour la réalisation de l’unité africaine. Ce qui fait de ce pays l’un des véritables précurseurs du panafricanisme dans le monde. Le président de l’UNAFOM et ses collaborateurs sont convaincus que l’Unité Africaine passe forcément par la diplomatie footballistique. Au-delà de la politique, qu’il faut un moyen de rassemblement autour duquel les peuples d’Afrique peuvent se retrouver. C’est partant de ce principe que l’UAFA a vu le jour.

Lors de la rencontre avec le chef de cabinet du premier ministre, le président de l’UNAFOM après avoir expliqué les causes qui ont motivé la création de cette association africaine, est revenu sur le voyage au Cameroun. « Cameroun a vécu la CAN aux couleurs du Mali », lâche-t-il. Pour lui, les Camerounais ont, durant tout au long de la CAN montré leur attachement au Mali. Une preuve de leur attachement, « Avant de venir à cette rencontre, un camerounais m’a fait savoir que jusqu’aujourd’hui, le drapeau malien flotte à la porte de la mairie qui a abrité la journée du Mali au Cameroun », Confie Moctar Sow.

Selon lui, les anciens footballeurs du continent, ont reçu la nouvelle de la création de l’UAFA avec beaucoup d’enthousiasme. D’ailleurs, l’icône du ballon rond, l’attaquant camerounais Roger Milla tellement content de l’incitative, a apposé sa signature sur son maillot au nom du président de la Transition, colonel Assimi Goïta.

La démarche du président Moctar Sow vise à donner l’opportunité aux autorités maliennes de s’approprier de ce nouveau projet qui permettra d’étendre l’influence du Mali au niveau de la sous-région. « Le Mali est fortement applaudi par les peuples africains qui se retrouvent aux jours de football” révèle-t-il.

L’UAFA, à travers la voix de Moctar Sow a demandé au chef de cabinet du premier ministre de faire en sorte que cette association a connotation internationale puisse avoir un siège social.

A son tour, le chef de cabinet du premier Issiaka A Sangaré ébloui par les travaux abattus par l’Union des anciens Footballeurs du Mali en si peu de temps, a témoigné la disponibilité de la primature à accompagner cette association. Il s’est également proposé pour transmettre le projet au ministère de tutelle (de la jeunesse et des sports). Il a aussi demandé au président de l’UNAFOM de mettre le projet sur papier afin de le mettre à la disposition de la primature.

La rencontre s’est soldée par des séances de photo entre les deux parties.

Abdrahamane Baba Kouyaté

Africa No Filter et Meta Annoncent les Lauréats du Fonds Lancé Pour Promouvoir la Réalité Etendue Dans les Récits Africains

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Africa No Filter et Meta sont ravis d’annoncer ce jour les six finalistes du programme Future Africa: Telling Stories, Building Worlds (l’Afrique du futur : raconter des histoires, construire des mondes), qui a pour but de libérer le potentiel créatif de la prochaine génération d’artistes dans le domaine de la réalité étendue (Extended Reality ou XR) et de capitaliser sur leurs compétences pour un changement de narratif sur l’Afrique. Les lauréats, sélectionnés au Mozambique, en Afrique du Sud, au Nigéria, à l’Île Maurice, au Cameroun et au Kenya incorporeront des morceaux créatifs de contenus tels que de la musique, des installations multimédias, des films et des sculptures à leurs projets de réalité étendue, afin d’explorer les thèmes de la spiritualité, l’héritage, le cosmos, l’imagination, la mémoire et la masculinité. Tous s’attacheront à narrer de façon innovante des histoires africaines captivantes, tant contemporaines qu’immersives sur le plan du récit.

Les six conteurs retenus sont les suivants : 

  • Pierre-Christophe Gam, Cameroun : cet artiste multimédia travaille sur une installation hybride qui allie réalité virtuelle, films, photographies et sculptures et associe différents supports pour imaginer le futur de l’Afrique du point de vue d’une famille vivant en 2070.
  • Xabiso Vili, Afrique du Sud : l’album visuel de cet écrivain, interprète et artiste spécialiste des nouveaux médias, est une œuvre de fiction spéculative qui explore les thèmes de la réconciliation et de la souffrance. Xabiso Vili nourrit l’espoir de transformer la masculinité toxique en une masculinité bienveillante.
  • Nirma Madhoo, Île Maurice : cette cinéaste en vogue, créatrice de réalité étendue (XR) et doctorante, explore à travers son œuvre les cultures africaines par le biais des technologies et les illustre grâce à des pratiques ancestrales comme l’astronomie culturelle.
  • Michelle Angawa, Kenya : cette monteuse et créatrice de contenus XR propose une création s’articulant autour d’une courte tragi-comédie qui dépeint le quotidien d’un chauffeur de taxi-moto (boda boda) à Nairobi, afin d’explorer les aspirations et complexités de la capitale.
  • Malik Afegbua, Nigéria : cet artiste multimédia s’est donné pour mission de conserver une expérience patrimoniale virtuelle des fosses de teinture de Kofar-Mata, un site culturel et historique situé à Kano, au Nigéria.
  • Lara Sousa, Mozambique : la création de cette réalisatrice et productrice présente le périple de Lemanjá, la déesse afro-brésilienne de la sagesse, pour explorer l’océan comme site sacré de spiritualité.

Dans le cadre du programme Future Africa: Telling Stories, Building Worlds, chaque créateur se verra attribuer une bourse pouvant atteindre les 30 000 $ et sera convié à divers évènements du secteur de la réalité étendue (XR), afin de dynamiser sa créativité et de promouvoir son projet. Il pourra également bénéficier d’un mentorat avec Electric South et Imisi3D. 

Jessica Hagan, directrice du programme Arts & Culture pour l’ANF, explique : « C’est rassurant de voir tous les talents que recèle le continent africain. Nous sommes impressionnés par la créativité et l’innovation dont les candidats ont fait preuve lors de la phase de sélection. Cela prouve que l’Afrique est aussi au cœur de l’innovation. Les nouvelles tendances technologiques redéfinissent la façon dont les histoires sont narrées et vécues. La création de contenu XR est coûteuse mais les créateurs africains ne sont pas à la traîne. »

Sherry Dzinoreva, directrice des programmes de politiques publiques pour l’Afrique, le Moyen-Orient et la Turquie, précise : « Ce programme spécial est une formidable occasion de soutenir les conteurs africains qui tirent parti de la puissance des technologies sociales de nouvelle génération. C’est également une formidable occasion de mettre en avant la grande diversité de talents créatifs présents sur le continent. Nous mesurons la puissance de la réalité étendue (XR) et son potentiel pour tisser de nouveaux récits africains. Nous sommes impatients de voir ces visions se concrétiser. »

À propos de Meta : 
Meta construit des technologies qui aident les gens à se connecter, à trouver des communautés et à développer des entreprises. Lorsque Facebook a été lancé en 2004, il a changé la façon dont les gens se connectent. Des applications comme Messenger, Instagram et WhatsApp ont offert de nouvelles possibilités à des milliards de personnes à travers le monde. Désormais, Meta va au-delà des écrans 2D pour s’orienter vers des expériences immersives telles que la réalité augmentée et virtuelle, afin d’aider à construire la prochaine évolution de la technologie sociale.

À propos d’Africa No Filter:  
Africa No Filter est une collaboration de donateurs qui modifie les représentations stéréotypées et néfastes de l’Afrique par la recherche, l’octroi de subventions, la création de communautés et le plaidoyer en soutenant les créateurs d’histoires, en investissant dans les plateformes médiatiques et en menant des campagnes de sensibilisation. La collaboration de donateurs est financée par la Fondation Ford, Bloomberg, la Fondation Andrew W. Mellon, Luminate, les fondations Open Society, Comic Relief, la Fondation Hilton, le British Council et la Fondation Hewlett.

Kenya: l’IFC lance une initiative pour favoriser un développement responsable du secteur privé dans les pays fragiles et en conflit en Afrique

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Washington DC, USA - March 4, 2017: IFC entrance with sign of International Finance Corporation World Bank Group

A Nairobi (Kenya), l’IFC a annoncé le4 mars dernier le lancement de l’Initiative Afrique Fragilité (ou « AFI » selon son acronyme en anglais), un programme quinquennal ayant pour but de favoriser une croissance responsable et la création d’emplois par le secteur privé dans 32 pays africains fragiles et touchés par un conflit.

L’AFI s’inscrit au cœur de la stratégie d’IFC visant à renforcer les marchés les moins développés d’Afrique. Elle a pour vocation de réunir le secteur privé et les partenaires au développement afin d’apporter des services de conseil et un soutien à l’investissement en vue de favoriser le développement des entreprises, d’identifier les champions locaux et d’améliorer la fourniture de biens et de services au profit de millions de personnes sur le continent africain.

IFC et ses partenaires apporteront un appui sur le terrain destiné à encourager l’investissement dans des pays où les coûts de fonctionnement des entreprises sont élevés, les difficultés opérationnelles considérables et les besoins de développement tout aussi importants. L’initiative porte en particulier sur le Sahel, où l’instabilité, la croissance démographique rapide, les changements climatiques et les pénuries alimentaires ont fait durablement basculer la région dans la fragilité.

Dans le cadre de l’AFI, IFC et ses partenaires s’attacheront à renforcer la connaissance des marchés, à repérer les entreprises locales prometteuses et à les accompagner pour les mettre en capacité de recevoir des investissements, tout en établissant des relations indispensables à la création d’emplois et au développement.

« C’est en Afrique que se trouvent la plupart des pays fragiles et touchés par un conflit, dont beaucoup souffrent d’une pauvreté endémique et d’un manque d’investissement chronique », a déclaré Sérgio Pimenta, vice-président régional d’IFC pour l’Afrique. « L’Initiative Afrique Fragilité est un nouvel outil grâce auquel IFC pourra travailler en étroite collaboration avec ses partenaires, partager ses connaissances opérationnelles, mieux intégrer les enjeux propres aux situations de conflit et systématiser les investissements responsables et adaptés au contexte des marchés qui en ont le plus besoin. »

Les situations de fragilité se multiplient à travers le monde. L’Afrique, où la pauvreté est exacerbée par le changement climatique et la pandémie de COVID-19, est touchée de manière disproportionnée. IFC s’est engagée à renforcer de manière significative son action en faveur des pays en situation de fragilité et de conflit : d’ici à 2030, elle s’engage à réaliser 40 % de ses investissements dans des pays bénéficiant de l’aide de l’Association internationale de développement (IDA), incluant 15 à 20 % dans des pays IDA à faible revenu et des pays IDA en situation de fragilité et de conflit.

Conformément à la stratégie du Groupe de la Banque mondiale pour les situations de fragilité, conflits et violence, les programmes d’IFC, tout comme ceux de l’ensemble du Groupe, s’attachent à fournir des ressources adaptées et spécialisées conçues pour avoir un impact dans les environnements fragiles. L’AFI vient appuyer les engagements pris par IFC au titre de cette stratégie mais aussi de son augmentation de capital en 2018.

Cette nouvelle initiative de 74 millions de dollars est soutenue par de multiples partenaires au développement, dont les gouvernements irlandais et norvégien, qui la financent déjà. Elle s’appuie sur l’expertise, les connaissances et les relations forgées depuis 13 ans dans le cadre de l’Initiative d’IFC pour les pays touchés par un conflit en Afrique (ou « CASA » selon son acronyme en anglais), qui a pris fin en décembre 2021 après avoir réalisé des investissements et conduit des programmes d’assistance technique dans 13 pays.

« Après la pandémie de COVID-19 et face à d’autres défis urgents, il est plus que jamais essentiel de soutenir les pays fragiles et touchés par un conflit en Afrique », a affirmé Vegard Pedersen, conseiller senior au département Partenariats et prospérité partagée de l’Agence norvégienne de coopération pour le développement (NORAD). « Nous collaborons depuis longtemps avec IFC afin de soutenir le secteur privé en Afrique et, grâce à cette nouvelle initiative, nous espérons contribuer de manière significative à l’amélioration des conditions de vie et à la croissance dans les zones fragiles. »

« L’AFI s’inscrit dans le droit fil des efforts déployés depuis longtemps par l’Irlande pour appuyer le développement dans les pays africains où la croissance est entravée par de nombreux défis », a indiqué Ruairí de Búrca, directeur général d’Irish Aid, au sein du ministère irlandais des Affaires étrangères et du Commerce. « Les défis liés à fragilité doivent être résolus de toute urgence et nous sommes convaincus que notre partenariat avec IFC et d’autres acteurs favorisera la création d’emplois et les opportunités économiques sur ces marchés complexes. »

La nouvelle initiative apportera son appui à cinq sous-régions : le Sahel et l’Afrique de l’Ouest ; la Corne de l’Afrique ; l’Afrique centrale et les Grands Lacs ; l’Afrique australe et l’océan Indien ; et l’Afrique du Nord.

L’AFI est conçue pour tenir compte de la dimension sous-régionale de la fragilité, rendue d’autant plus complexe lorsque les conflits et leurs effets se propagent au-delà des frontières. Elle veillera également à ce que la dynamique des conflits et les actions visant à les atténuer soient intégrées aux activités d’IFC et de ses partenaires sur le terrain.

À Nairobi :

Kristina Nwazota

Burkina Faso: Paul-Henri Damiba lance un « ordre de mobilisation des anciens militaires » pour les « besoins de la Nation »

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Dans un décret présidentiel, le Lieutenant-Colonel Paul-Henri Damiba, Président du Faso, Chef suprême des armées, a lancé pour les « besoins de la Nation », un ordre de mobilisation des anciens militaires au titre de la réserve pendant la période allant du 10 au 18 mars 2022.

Il s’agit d’un (Décret) signé par le Président Damiba lance « un ordre de mobilisation des anciens militaires au titre de la réserve pendant la période allant du 10 au 18 mars », selon un décret rendu public lundi, selon la radio Omega FM.

Omega fm précise que la mobilisation qui concerne les militaires des catégories sous-officiers et militaires du rang admis à la retraite au cours des années 2019, 2020 et 2021 est lancée « pour les besoins de la Nation ».

Effets des sanctions de la cédéao contre le Mali: les analyses de l’économiste chercheur Abdoul Krim Diamounténé

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Le Mali vit des sanctions de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) et de l’UEMOA (Union économique monétaire ouest africaine) depuis le 9 janvier 2022 suite à un sommet extraordinaire des chefs d’Etat desdites institutions dans la capitale ghanéenne (Accra). Ces sanctions sont entre autres, la fermeture des frontières terrestres et aériennes, le gel des avoirs de l’Etat au niveau de la BCEAO (Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest, la suspension des transactions commerciales et financières. Face à cette situation, Abdoul Karim Diamouténé, économiste enseignant chercheur à la faculté des sciences économiques et de gestion de Bamako (FSEG) fait l’analyse cette situation sur l’économie malienne. Il faisait également partie de l’équipe des universitaires qui ont eu à travailler sur la situation et proposé des pistes de sortie de crise au gouvernement.

Selon le professeur Abdoul Karim Diamouténé, la création de la richesse dans un pays passe généralement par les entreprises. Au Mali moins de deux pourcent (-2%) des entreprises importent pour produire. Elles concernent exclusivement des secteurs stratégiques. Dans le cadre de cette analyse, ces entreprises sont scindées en deux groupes. Il s’agit des entreprises agricoles et celles non agricoles. On y trouve principalement les industries agroalimentaires, textiles, de la construction, du commerce, et des transports et télécommunication. Dans la survie de ces entreprises, le secteur public joue un rôle capital. Environ 21% des productions de de celles-ci dépendent de l’Etat. Par exemple, l’EDM-SA (Energie du Mali) qui leur fournit en énergie. Ces entreprises ne sont pas très importantes en nombre mais sont très capitales pour le développement économique du pays. La production des entreprises maliennes est vendue à l’intérieur du Mali à hauteur de 99%. Les principaux clients sont les particuliers et les ménages (49,4%), le secteur public (37%) et les échanges inter-entreprises (13%). Seul 1,3 % des entreprises ont exporté des produits. Avec le gel des avoirs de l’Etat et la réduction des recettes douanières, il serait obligé de réduire les dépenses. Ce qui pourrait porter un coup dur aux entreprises.

Pour lui, dans cette analyse, le secteur du commerce est le plus impacté par les sanctions à hauteur de 23% des entreprises dans le domaine. Dans notre pays, beaucoup de personnes vivent de ce secteur et une importante quantité des marchandises sont exportés via des voies terrestres des pays voisins comme le Sénégal et la Côte d’ivoire. Parce que notre pays ne dispose pas de port. Le secteur du transport des passagers est aussi très touché par ces mesures contre notre pays. A ce niveau d’autres facteurs en ligne comptent dans les mouvements des véhicules. Au niveau du secteur de la construction, le fer et le ciment constituent les deux éléments fondamentaux. Ceux-ci venaient principalement du Sénégal et de la Côte d’ivoire. Ces matériaux ont compris une augmentation de prix en cette période de crise. Il est aussi un secteur qui emploie beaucoup de personnes. Donc l’effet est systémiquement senti sur l’économie.

S’agissant maintenant des transferts de fonds, le secteur est beaucoup impacté par les mêmes sanctions. Le Mali est une nation de migration dont beaucoup de ses ressortissants vivent à l’extérieur notamment en France, en Côte d’ivoire. Cette couche de la population contribue beaucoup au PIB (produit intérieur brut) à coût de milliards par an. Toujours selon cette analyse, en 2020, cette diaspora a transféré dans le pays 987 millions de dollars, soit 5,6% du PIB. Selon les données de l’Enquête Modulaire Permanente 2017 (EMOP 2017), les pays de l’UEMOA constituent 67% des cas de transferts de fonds internationaux à destination du Mali. Ces fonds servent généralement au financement de la diversité des besoins des destinataires notamment les ménages. Selon les données de LSMS 2017, le financement des charges courantes des ménages (consommation, habillement, eau, dépenses, électricité …) constitue la principale composante (62%). En matière de santé (7%), d’éducation (2,25%) et d’appui aux travaux champêtres (8,22%).

Ibréhima Koné