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Togo: 25 millions de FCFA pour soutenir les entreprises en croissance

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Une vue de la capitale Togolaise, image d'une ville moderne en pleine mutation

Au Togo, le groupe Cofina et l’incubateur Cube lancent un premier programme d’accompagnement à travers une somme de 25 millions de F CFA. Il s’agit d’une officialisation de partenariats après une année de collaboration.

Il s’agit d’un programme dénommé Prime XL, exclusivement destiné aux entreprises en croissance avec une existence de  3 ans minimum.

Selon les termes de la convention, ce financement vise  500 entreprises qui  pourraient se voir faciliter l’accès à des financements pouvant atteindre 25 millions FCFA.

« Ces facilités, sous forme de crédits, seront de diverses natures et dépendront des besoins de la structure. Les entreprises éligibles pourraient notamment avoir des crédits d’investissements, des fonds de roulement et d’avances sur loyer », selon Togofirst

Par ailleurs, les responsables de l’incubateur pensent qu’« Il s’agit d’un programme d’accélération et les entreprises qui seront sélectionnées doivent être déjà prêtes pour recevoir, utiliser et valoriser du crédit. Ces entreprises doivent également accepter d’être suivies par l’incubateur CUBE avant, durant et après réception du financement», ont-t-ils pensé.

Zangouna Koné

Technologie: Vertiv Inaugure un Hub d’une valeur d’un millions USD au Maroc.

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ertiv™ propose un ensemble de solutions associant matériel, logiciels, analyses et services en continu, conçues pour garantir à ses clients un fonctionnement optimal et sans interruption de leurs applications critiques, et capables d’évoluer au rythme de leurs besoins professionnels.

Le mardi, 7 septembre 2021, l’entreprise de technologie Vertiv  a annoncé avoir inaugurée un hub d’une valeur d’un millions USD au Maroc.

 L’Infrastructure permettra de Revaloriser la Chaine Logistique de Vertiv et améliorer la Disponibilité de Ses Produits au niveau Régional au Mroc. Préalablement au lancement de son nouveau hub au Maroc, Vertiv a lancé une série d’événements s’inscrivant dans le cadre d’un roadshow en vue de présenter ses dernières innovations technologiques à ses partenaires channel, consultants et clients finaux en Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA) plus tôt ce mois-ci.

Par la suite, elle affirme qu’elle continuera de renforcer son engagement à fournir à ses partenaires des opportunités pour développer leurs business et hisser les possibilités d’innovation à un niveau supérieur. Cette démarche stratégique a pour but de transformer sa chaîne d’approvisionnement.

 « Dans un monde qui se fait de plus en plus complexe de jour en jour, nous œuvrons pour fournir des solutions technologiques critiques à nos clients. Chez Vertiv, la connectivité est notre moteur clé au niveau Mondial. Elle constitue un élément essentiel, non seulement pour rester connecté mais pour pouvoir l’être de manière soutenue » a déclaré Pierre Havenga – Directeur Général de Vertiv Moyen-Orient et Afrique.

 Par ailleurs,  le lancement de notre nouveau hub au Maroc nous permettra de renforcer notre engagement à fournir des solutions révolutionnaires et innovantes à nos clients et partenaires allant du cœur à l’Edge. Toutefois, la  présence dit-il dans une zone géographique telle que le Maroc nous permettra de renforcer notre chaîne de valeur allant de la disponibilité en local de nos produits à la réduction des délais de livraison des produits  Vertiv à rotation rapide.

Cela nous permettra également de soutenir notre modèle de livraison à l’échelle mondiale, permettant ainsi à nos partenaires d’obtenir de l’élan par rapport à leur propre business. La transition à la consommation en ligne favorisée par l’arrivée de la pandémie du COVID 19 demeurera une réalité fondamentale pour la population mondiale même après la fin de la pandémie, prédit l’étude de consommation d’Ericsson.

 Représentant les opinions de 2,3 milliards de consommateurs sur 31 marchés, le rapport de l’étude a dévoilé que les consommateurs ne se contenteront plus de la gestion en ligne de leurs activités routinières telles que : le travail à distance, le e-learning, la e-santé et les courses mais ils ajouteront 2,5 fois plus de nouveaux services à leurs activités en ligne d’ici 2025. 

Avec toutes ces tendances convergeant vers la naissance d’écosystèmes complètement digitalisés à l’avenir, Vertiv concentre ses efforts pour répondre aux besoins uniques des partenaires channel sur les marchés locaux et pour assurer une chaîne logistique robuste permettant un acheminement facile et rapide de nos équipements et services n’importe où dans le monde.

La création de cette nouvelle plateforme de stockage au Maroc est le fruit des efforts incessants fournis par Vertiv pour mettre à profit de ses clients existants et potentiels des services de haute qualité et des technologies de pointe tout en améliorant la connectivité, créant ainsi un scénario gagnant-gagnant pour toutes les parties prenantes. Cette initiative vise à améliorer les délais de livraison et créer plus d’opportunités en vue de propulser le business dans la région EMEA.

Moussa Koné

Angola : Plus d’un milliards USD de l’ACA en soutient au projet d’approvisionnement en eau de BITA

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Vue de la capitale Angolaise, luanda, image d'une ville moderne en Afrique Australe

En Angola, l’Agence pour l’Assurance du Commerce (ACA) Fournit un soutien en matière d’assurance pour le projet d’approvisionnement en eau (le projet d’eau BITA) à hauteur de  1,09 milliard d’USD. Le projet est un prêt syndiqué sur 15 ans financé par un consortium de banques commerciales privées et financé par la Banque mondiale, un prêt syndiqué sur 15 ans.

Le projet BITA permettra de renforcer les infrastructures d’approvisionnement en eau pour alimenter les zones urbaines et périurbaines de Luanda afin de résoudre les problèmes d’approvisionnement actuels et de répondre à la demande croissante.

Cette facilité semi garantie par la Banque Mondiale est un prêt syndiqué entre 5 prêteurs (Standard Chartered Bank, UK – qui fait office de conseiller financier, co-souscripteur, co-responsable portefeuille et premier chef de file. Avec une l’intermédiation,  du ministère des Finances, a obtenu un financement de près de 910 millions d’USD, la Banque Mondiale émettant une garantie sur la facilité de prêt.

Dans le cadre d’un mégaprojet dans le secteur d’eau en Angola, l’ACA a fourni un soutien d’assurance pour la facilité de crédit, partiellement garantie par la Banque mondiale, au gouvernement angolais, pour l’expansion et l’amélioration du service d’approvisionnement en eau dans les zones urbaines et périurbaines de Luanda.

Le projet d’eau BITA consiste en des investissements de production, de transmission et de distribution pour desservir 2 millions de personnes et devrait avoir des impacts environnementaux et sociaux globalement positifs en améliorant les conditions sanitaires et environnementales des bénéficiaires.

C’est pourquoi, Compte tenu de l’importance de l’investissement requis pour ce projet et le niveau de risque non couvert, le gouvernement angolais a entamé des discussions avec l’ACA dans le but d’explorer d’autres options potentielles d’assurance-crédit.

« L’ACA est fière du soutien qu’elle apporte au gouvernement angolais pour cette transaction importante. En tant qu’une institution multilatérale africaine, l’ACA s’est engagée à soutenir le développement et l’amélioration des infrastructures sur le continent », Citation de Benjamin Mugisha, Directeur de la Souscription – ACA.

En outre l’ACA a fourni aux prêteurs une assurance contre les pertes, supérieures à la garantie de la Banque Mondiale, à hauteur de 351 millions d’USD, pour couvrir le capital et les intérêts, permettant ainsi au projet de parvenir à la signature du contrat financier. La couverture de l’ACA limitera le risque de défaillance au titre du service de la dette par le gouvernement quant aux prêts pour ledit projet.

Depuis sa création, l’ACA a soutenu des projets d’une valeur de plus de 66 milliards d’USD en Afrique subsaharienne. Bien que l’Angola ne soit pas un pays membre, l’ACA a soutenu cette transaction stratégique à un moment où l’adhésion de l’Angola à l’ACA se fait accélérer, avec une injection de capitaux propres de 25 millions d’USD prévue dans les prochains mois.

Pour sa part, le ministère des Finances de l’Angola affirme que « Le gouvernement angolais exprime sa gratitude à l’ACA pour le soutien et la collaboration sur le projet BITA en particulier, et pour les avantages futurs qui découleront de l’adhésion de l’Angola à l’ACA »

Sebnem Erol Madan, Practice Manager- Financement des Infrastructures, PPP et Garanties – Banque Mondiale explique que « La réalisation de ce projet transformationnel est essentielle pour atteindre les objectifs de développement de l’Angola, car il apportera un service d’eau sûr et fiable au sud de Luanda. »

Selon  Alper Kilic, Chef de Projet Global et de Financement structuré des exportations – Standard Chartered Bank, Royaume-Uni  « Cette transaction emblématique illustre parfaitement ce qui peut être réalisé, malgré les conditions de marché difficiles, lorsque les institutions de financement du développement, les agences de crédit à l’exportation, les banques internationales et le marché de l’assurance s’unissent pour appuyer la réalisation d’un objectif commun pour leur client de choix. », a laissé entendre.

Pour conclure, Yasser HENDA, responsable du financement des exportations, chez BNP Paribas S.A dira que « Les infrastructures durables sont essentielles au développement économique. La thématique de l’eau et l’assainissement est l’objectif No.6 des objectifs de développement durable (ODD) qui vise un accès universel à l’eau potable et à l’assainissement.», a laissé entendre

Notons que la SG est un partenaire de longue date de la République d’Angola et est engagée dans le financement du développement des infrastructures sur le continent africain. Toutefois, le partenariat avec l’ACA et la Banque Mondiale a été un moyen très souple de parvenir à une structuration réussie du financement.

Daouda Bakary Koné

Nicola Sarkozy, le pion de la France marconienne au cœur du Coup d’Etat en Guinée

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A gauche l'ex-président Français Nicola Sarkozy et à droit l'actuel président Français en exercice

Lorsque le président Lansana Conté offre en 2008, les “clefs” du plus grand gisement de fer au monde de Silmandou à la BSRG, société de l’homme d’affaires français Beny Steinmetz, le général affaibli par la maladie sait compter sur “l’appui inébranlable “ de la France en ces moments difficiles sur le plan politique où l’opposition devenue très pugnace, menace plus que jamais par le passé, les fondements de son régime.

D’ailleurs les propos à son endroit, particulièrement très élogieux du président Sarkozy, au demeurant très
ami à l’homme d’affaires français, confortent le président Guinéen sur la justesse de son choix. Surtout que sa 4 ème épouse, Mme Mamadie Conté possède un beau paquet d’actions dans le capital de la société Manque de pot, à peine élu en 2010 à la tête de l’état, le nouveau chef de l’état, Alpha Condé va accuser Beny Steinmetz de pratiques de corruption à hauteur de plus de 10 milliards de FCFA versés à des agents publics de la chaîne minière.

L’affaire est portée devant les tribunaux de Genève
par les autorités guinéennes et bientôt aux États-Unis. Sentant le roussi, Beny Steinmetz qui s’est vu retiré les clefs de la mine de fer au fabuleux potentiel, a prudemment établi ses quartiers généraux en Israël, après avoir par précaution pris la nationalité locale. Un judicieux choix dans la mesure où ce pays n’extrade pas ses concitoyens.

Depuis sa cachette Israélienne, Beny Steinmetz charge son vieil ami, Nicolas Sarkozy, se souvenant à temps de son métier d’avocat, d’aller plaider sa cause en Guinée Conakry. En 2020, l’on se souviendra que la mission de bons offices de Nicolas Sarkozy le conduira à faire 03 séjours en 01 mois à Conakry.

A l’effet de convaincre le président Alpha Condé de retirer sa plainte et de conclure un arrangement à l’amiable. Un vœu auquel accédera Contre bien entendu le paiement d’un chèque conséquent dans les caisses publiques. Mais devant les atermoiements de Beny Steinmetz qui refuse manifestement de s’exécuter par rapport à ses promesses, le président Condé repasse à l’offensive.

C’est du pain béni surtout pour les tribunaux américains que l’on soupçonne être manipulés par les réseaux miniers proches de Georges Soros. En grosse difficulté au moyen Orient où ils éprouvent d’énormes soucis, les américains ne seraient-ils pas sur le point de réaliser une OPA hostile sur les intérêts hexagonaux dans le pré-carré français s’interrogent les milieux d’affaires ?

D’autant plus que Mme Mamadie Conté, la veuve de l’ex-président, a préféré l’option de raconter sa part de vérité en collaborant avec la justice de l’état de Floride aux
Etats-Unis. Beny Steinmetz comprend qu’il doit s’activer pour rester dans la course. Il missionne son avocat de toujours, Nicolas Sarkozy d’aller décrisper les relations entre la Guinée et la France. Pour cela, Sarkozy voyagera beaucoup sur Conakry. Le dernier voyage aura lieu le 6 août de cette année.


Venu avec l’espoir de convaincre le président Alpha Condé de surseoir à sa décision. Mais apparemment en pure perte. Malgré l’extrême discrétion et les larges sourires de circonstances, le président Condé ne veut rien entendre.

Exploitant la grogne qui empoisonne l’armée avec l’affaire depuis la nomination par le président Alpha Condé d’officiers qui lui sont fidèles.

A l’instar des forces chargées de la Protection rapprochée de la sécurité présidentielle dont le timing est confié au
lieutenant-colonel Yé Moriba Camara. Le ministre de l’Intérieur sanctionné pour “faute lourde”.

L’affaire va se corser avec l’irruption spectaculaire de Mamady Doumbouya sur la scène publique en Guinée Conakry. L’ancien caporal de l’armée française
où il était employé comme légionnaire. Ce soldat français
qui a crapahuté avec “la mère patrie” en Afghanistan, en RCA, à Djibouti est littéralement “bombardé” Commandant du Groupement des forces spéciales. Force militaire la mieux formée et la mieux équipée du pays, le groupement des forces spéciales gagne du galon en devenant très vite la gardée prétorienne du régime Alpha Condé. Mais, elle va aussi très vite, déborder de son plan initial. Pour s’intéresser un peu trop à la politique. Les alliés
dans la classe politique, s’en inquiètent. D’étranges rumeurs parviennent au président Condé qui
décide de mettre fin à la chienlit.

Il crée le bataillon d’intervention rapide (BIR) dont les éléments sont en formation accélérée au camp des rangers de Sorokonteny, situé à 25 kms de Conakry. Fait exploité par Beny Steinmetz qui veut passer à l’action. Il organise la coalition des mécontents contre le Président Condé.

Dimanche dernier, les populations de Conakry sont réveillées par un échange de coups feux nourris. Puis, ils progressent vers le palais de Sekhoutourouya, situé dans la presqu’île de Kaloum qui abrite les services de la présidence de la République. Tiré brutalement de son sommeil, le chef de l’état est obligé “d’abdiquer”. C’est cela, la vérité en Guinée.

Source: Courriel Diplomatique

NB: Le titre est de la Rédaction de croissanceafrique

Mali: plus de 3000 détenus provisoires dans le couloir de la prison centrale de Bamako

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Mamoudou Kansongué, Ministre Malien de la justice garde des sceaux

Au Mali, la situation que vit actuellement les détenus de la maison centrale d’arrêt de Bamako dépasse les limites du tolérable humaine. Des prisonniers non encore jugés (donc présumés innocents) sont entassés dans les cellules pire que des animaux.

Ils sont pour la plupart en entente de jugement. La prison centrale de Bamako au lieu de devenir un centre de Redressement social et de Rééducation est devenu un couloir de la mort par l’effectif sans cesse croissant des détenus. Et cela n’indigne personne ni autorités judiciaires, ni politiques ni des droits de l’homme ! Aucune condition humaine n’y est respectée à cause du surnombre dans les cellules.

La cellule la plus enviée (1er Cabinet) est prévue pour 20 détendus, actuellement, ils y vont sont 99 détenus. Les pensionnaires dorment debout et sont exposés à la pluie. Le grand hangar fait pour leur respiration est devenu un dortoir pour le surplus abandonné aux intempéries : la pluie, la chaleur par période et le froid intense les jours de baisse drastique de température.

Là-bas, c’est le paradis en comparaison aux autres cellules. Dans les cellules du 7/8 ou 9/10 ou au 2ème, 3ème, 4ème ou 5ème cabinet, c’est trop lamentable. Si vous y passer devant un seul jour, vous n’allez pas envie de manger toute la journée par remord tellement, les gens sont superposés à même le sol.

Tout le monde est torse nu. La chaleur humaine est suffocante, l’hygiène est un rêve et le sommeil est une rotation par prisonnier. Pourtant, c’est des cellules où les prisonniers ne sont pas d’abord jugés donc innocents pour la plupart. Comment l’humanité peut être si cruelle pour son prochain.

Il n’y a pas que des coupables et fautifs dans la prison, retenez-le.Nous voulons par ce témoignage, alerter les plus hautes autorités du pays, les autorités judiciaires et les organisations de défense des droits de l’homme à agir pour désengorger la MCA. Les prisonniers sont aussi des humains et ont des droits.

C’est aussi une violation flagrante de la loi, ces conditions et traitements inhumains réservés au prisonniers non pas par la faute des surveillants de prisons mais par la faute des autorités actuelles notamment celles judiciaires, politiques et des droits de l’homme.

SOUMEYLOU BOUBEYE Maiga, Adama Sangaré et autres anciens grands décideurs qui y ont séjourné savaient-ils qu’ils seraient arraché à leur luxe pour venir vivre ce couloir de la mort ? Et bien la vie réserve des surprises et nul n’est à l’abri. Il faut simplement remercier le bon Dieu si ça ne t’arrivait pas.

Construite pour 400 personnes, la. MCA héberge à ce jour près de 3.000 prisonniers dont 500 seulement sont condamnés et le reste 2.500 sont des présumés innocents. Ils attendent un jugement. Ils sont nombreux ceux qui n’ont jamais vu une seconde fois un juge depuis des années.

Dehors ici, nous avons l’impression que ce sont seulement les voleurs et malfrats qui y sont mais dans la réalité, il y’a trop d’innocents dans les prisonniers maliennes mais qui ne seront jamais peut être jugés avant leur mort là-bas. La petite infirmerie interne évacue au quotidien des cadavres de prisonniers morts pour manque d’air et soins appropriés.

Ils sont souvent enterrés comme des chiens par les voiries de Bamako. Pourtant, nous sommes tous, de potentiels pensionnaires de Bamako-coura car la vie de chacun peut basculer à tout moment par le coup du destin. Ancien détenu, je sais de quoi je parle. L’état doit agir et vite.

Seydou Oumar Journaliste Radio Baoulé

Libye: Plus de 100 millions USD pour la mise en place des installations de production initiale de la phase (1) du projet champ Erawin

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Image d'illustration. Petrofac est une société britannique d'ingénierie, de technologies et de la réalisation de projets dans les domaines du pétrole, du gaz et de la pétrochimie.

En Libye, la société Britannique plus de 100 millions USD pour mettre en place les installations de production initiale de la phase 1 du projet de développement du champ Erawin.

Selon les termes du contrat, le projet Erawin est un champ à terre (onshore) situé au sein du bloc NC200, dans le bassin de Mourzouk, au sud-ouest de la Libye.

Par ailleurs, son rôle est le contrat de conception, fourniture, construction et mise en service (engineering, procurèrent, construction and commissioning en anglais EPCC) attribué à Petrofac par Zallaf Libya Oil & Gas Exploration and Production Company.

Cette partie comprend les équipements de surface, les plateformes de puits, les conduites d’écoulement, et d’autres infrastructures dont un pipeline de 100 km qui reliera Erawin au champ pétrolier El-Sharara, d’après les données publiées par la société le 03 septembre.

En outre, il faut signaler que  Zallaf Libya Oil & Gas Exploration and Production Company est une filiale à 100% de la Compagnie pétrolière nationale de Libye (NOC).

 Pour rappel, Zallaf Libya Oil & Gas Exploration a été créée en 2013 pour développer des découvertes n’ayant pas encore été mises en production.

Notons que  l’achèvement de la phase 1 du projet de développement d’Erawin, Zallaf s’attend à une production de 16 000 barils de pétrole brut par jour à partir du champ.

Concernant Petrofac, c’est est une société britannique spécialisée dans les services et l’assistance sur les champs pétroliers.

Zangouna Koné

Sahel: 25O millions de personnes bénéficieront 10.000 mégawatts d’énergie solaire photovoltaïque d’ici 2030

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Image d'illustration. La Taskforce de Desert to Power a présenté l’état d’avancement des projets prioritaires identifiés dans les feuilles de route nationales pour 2021

Les ministres de l’énergie des pays du G5 Sahel ont validé, le 2 septembre dernier lors d’une deuxième réunion, la feuille de route régionale de l’initiative Désert to Power , un projet emblématique d’accès à l’énergie durable promu par la Banque africaine de développement.

La réunion, tenue par visioconférence, a permis aux ministres de faire le point sur les efforts de mobilisation des ressources et d’examiner les moyens d’accélérer la mise en œuvre de l’initiative.

Le vice-président du Groupe de la Banque africaine de développement chargé de l’Électricité, de l’Énergie, du Climat et de la Croissance verte, Kevin Kariuki, a salué l’engagement des pays du G5 Sahel, notant que les chefs d’État avaient réitéré leur soutien à l’initiative lors du sommet extraordinaire des pays du G5 Sahel tenu en juillet dernier à N’Djamena, au Tchad.

La feuille de route régionale Désert to Power, élaborée par la Banque africaine de développement en étroite collaboration avec ses partenaires et les pays membres du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) identifie les grands projets qui permettront à ces cinq pays de mettre en commun leurs ressources afin de développer un réseau électrique stable et flexible intégrant une grande production solaire au service de la sous-région.

Elle vise également à exploiter les synergies pour mieux répondre aux préoccupations des pays du G5 Sahel en matière d’accès à l’électricité. Structurée autour de quatre priorités principales à savoir l’énergie solaire et le stockage à grande échelle, l’intégration des réseaux des pays du G5 Sahel, la programmation pan-sahélienne hors-réseau, et l’hybridation des centrales thermiques ; la feuille de route va largement faciliter la coordination des pays du G5 Sahel. Une approche qui permettra de réaliser des économies d’échelle dans la construction de parcs solaires régionaux et des interconnexions sous régionales.

En complément des feuilles de route nationales des pays membres, la feuille de route régionale contribuera à la densification des échanges entre les pays du G5 Sahel et donnera d’importantes perspectives aux acteurs privés et publics.

Le président du comité directeur de Desert to Power, Mustapha Bakkoury, également président de l’Agence marocaine pour l’énergie durable (Masen), a souligné que cette initiative jetait les bases d’un développement économique et social, garant de l’épanouissement et de la sécurité des populations du Sahel.

Le ministre du Pétrole et de l’Énergie du Tchad, Oumar Torbo Djarma, en sa qualité de président en exercice des pays du G5 Sahel, a invité ses homologues à mettre l’accent sur les mesures et actions pouvant insuffler un dynamisme nouveau aux activités et à fédérer les efforts pour la réussite de cet ambitieux projet régional.

La Taskforce de Désert to Power a présenté l’état d’avancement des projets prioritaires identifiés dans les feuilles de route nationales pour 2021, soulignant l’avancement du projet Yeleen au Burkina Faso et de la centrale solaire de Djermaya au Tchad, dont le financement devrait être bouclé d’ici à la fin 2021. Ces projets figuraient dans le rapport d’avancement de l’initiative Desert to Power remis en août dernier aux chefs d’État par le président de la Banque africaine de développement, Dr Akinwumi A. Adesina.

La Taskforce a également présenté les progrès réalisés dans la mise en œuvre des activités d’assistance technique et de préparation de projets Desert to Power du Fonds SEFA approuvé en décembre dernier. Ce financement devrait notamment servir à appuyer la réalisation d’études de faisabilité et d’impact de l’hybridation de centrales thermiques et d’études d’intégration de la production solaire dans les réseaux électriques des pays membres du G5 Sahel.

Les ministres ont unanimement salué les progrès accomplis par la Banque africaine de développement dans la mise en œuvre des activités de l’initiative Desert to Power. Ils ont souligné l’importance de l’accès des populations du G5 Sahel à des services énergétiques fiables et à un coût abordable. Ils ont également appelé la Banque à soutenir les pays dans le développement et la mise en œuvre de systèmes de stockage d’électricité afin d’intégrer les énergies renouvelables et de stabiliser les réseaux électriques.

Notons qu’il s’agit, d’un projet emblématique de la Banque africaine de développement, l’initiative Désert to Power est déployé dans onze pays de la bande sahélienne. Elle vise à produire 10.000 mégawatts d’énergie solaire photovoltaïque à l’horizon 2030 pour 250 millions de personnes.

Toutefois, le sahel disposant du meilleur ensoleillement au monde, le potentiel d’énergie solaire au Sahel s’élève à environ 13,9 milliards de GWh/an par rapport à la consommation mondiale d’électricité de 20 millions de GWh/an en 2016 (selon le Global Energy Statistical Yearbook 2017).

L’Alliance Sahel met actuellement en œuvre 25 projets « électrification » pour un montant total de 1,3 milliard d’euro. Ces initiatives contribuent à 35% des objectifs visés. La coordination entre les membres de l’Alliance Sahel permet un effort de partage des portefeuilles des projets, de recherche de synergies et de solutions en commun.

Daouda Bakary Koné

Zimbabwe : les résultats agricoles d’un réfugié au camp de Tongogara augmentent de 20 %, soit 400 à 500 kilogrammes de maïs

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Au cours des deux dernières années, la production de Damacene a augmenté de 20 %, passant de 400 à 500 kilogrammes de maïs

Jean Damacene avait 38 ans lorsqu’il est arrivé au camp de réfugiés de Tongogara au Zimbabwe et espérait retourner rapidement dans son pays, le Rwanda. Dix-huit ans plus tard, ce père de six enfants – un garçon et cinq filles – vit toujours dans le camp. Pour subvenir aux besoins de sa famille, il travaille la terre sur un terrain situé près du camp, cultivant du maïs, des haricots et des bananes, aux côtés des membres de la communauté d’accueil.

Au cours des deux dernières années, la production de Damacene a augmenté de 20 %, passant de 400 à 500 kilogrammes de maïs, après la construction de nouvelles infrastructures d’irrigation financées par la Banque africaine de développement : celles-ci comprennent notamment des canaux en béton sur une longueur de 3,1 kilomètres et des tubes de polyéthylène haute densité sur 2,1 kilomètres. Ces investissements ont permis à Jean Damacene de cultiver une plus grande parcelle, qu’il peut irriguer à tout moment du jour et de la nuit sans avoir à attendre l’arrivée de la pluie.

« Nous travaillons bien et dur dans le champ, assure-t-il. Ma famille et moi-même sommes en train de bénéficier du système d’irrigation qui a été installé. Nous cultivons du maïs sur de grandes superficies. »

Avec une production en hausse, Jean Damacene a conquis de nouveaux  marchés. Au lieu de vendre ses bananes localement, il les expédie désormais à Harare, où il a conquis une autre clientèle friande de bananes fraîches. Ce marché d’Harare est beaucoup plus rentable que la vente sur les marchés locaux.

Comme pour Damacene, l’entrepreneuriat peut être une source de subsistance viable tant pour les réfugiés que pour les communautés d’accueil dans des situations de fragilité, mais le type d’activité des entreprises et la qualité de la formation fournie sont essentiels pour garantir la survie des entreprises. En effet, l’analyse des marchés, le mentorat, le marketing social au niveau des communautés et les mécanismes d’appréciation des consommateurs pour traiter toute plainte ou tout incident potentiellement néfastes sont des facteurs essentiels pour le succès de toute initiative.

Afin d’améliorer la capacité technique des réfugiés et des communautés d’accueil, le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a organisé, avec le soutien financier de la Banque africaine de développement, une formation sur des solutions commerciales innovantes pour aider à l’autonomisation des bénéficiaires et leur permettre d’avoir de meilleurs moyens de subsistance dans le camp. Jean Damacene a bénéficié de formations en élevage de bétail et cultures végétales modernes résilientes au climat, en agriculture, gestion d’entreprise et analyse de marchés.

Malgré les défis inévitables posés par la nature, il se montre à la hauteur de la tâche, en faisant preuve de beaucoup d’imagination. « Tout se passe très bien, mais nous avons été confrontés au problème des oiseaux qui mangeaient les épis de maïs, explique-t-il. Nous avons donc élaboré une stratégie pour protéger les épis des attaques des oiseaux. Elle consiste à couvrir les épis avec des canettes de soda vides. »

Ouzbékistan: Rideau sur le Forum du secteur privé, auquel, plusieurs initiatives et solutions conjointes adoptées

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Siège de la Banque Islamique de Développement à Jiddah (Royaume d'Arabie saoudite)

En Ouzbékistan, la Société internationale islamique de financement du commerce (SIFC)  en coopération avec le Forum des affaires du Groupe de la BID (THIQAH), ont organisé le «le Forum du secteur privé» le 2 septembre 2021 à Tachkent (République d’Ouzbékistan), en conjonction avec la 46ème  réunion annuelle du Conseil des gouverneurs du Groupe de la Banque islamique de développement sous le thème « Répondre, restaurer, redémarrer : Résilience et prospérité post-COVID pour tous ».

Le Forum du secteur privé a mis en évidence les activités, les services, les initiatives et les solutions conjointes du Groupe de la BID dans les pays membres sur les fronts de l’investissement, du commerce et de l’assurance.

Favoriser des solutions de crédit et d’atténuation des risques politiques conformes à la charia

Par ailleurs,  le Forum a aussi fourni une plate-forme unique pour resauter et établir des relations d’affaires et des partenariats avec d’autres représentants et parties prenantes de premier plan de la communauté des affaires afin de partager leur expérience, leurs réussites et leurs meilleures pratiques.

Dans son discours d’ouverture, M. Oussama Kaissi a déclaré : « La pandémie n’est pas encore terminée, mais une chose dont nous sommes certains, c’est que la SIACE continuera à soutenir ses pays membres grâce à sa gamme complète de solutions de crédit et d’atténuation des risques politiques conformes à la charia », a-t-il affirmé

Toutefois, cette rencontre visait à explorer conjointement les opportunités d’investissement et de commerce offertes par les pays de la CEI. En outre, le forum a mis en relation les communautés d’affaires des pays membres en organisant des réunions parallèles B2B et B2G programmées.

Valorisation du savoir technique

 « Toutes les entités du Groupe de la BID sont des catalyseurs de développement. Chaque dollar investi par elles apporte plus d’activités. Je vous invite à profiter du savoir-faire technique présent ici. Le secteur privé à un rôle énorme à jouer dans le redémarrage des économies et leur reconstruction », déclaré, Dr. Muhammad Al Jasser, président du GBID

En outre, le Forum a mis en évidence le programme de préparation et de réponse stratégique (SPRP) du Groupe de la BID de 2,3 milliards de dollars US pour le COVID-19 dans le cadre de son approche (3R) « Réagir, restaurer et redémarrer ».        

L’évènement s’est tenu conforment sur le plan de la pandémie

Les principaux résultats de cette session ont noté des progrès considérables en termes de lancement et de mise en œuvre des projets impliquant la croissance du commerce, des investissements et des assurances dans les pays membres.

 Selon Hani Salem Sonbol  « Conformément à son plan de réponse à la pandémie, la SIFC a alloué 1,1 milliard de dollars de financement et a lancé plusieurs programmes de développement pour soutenir la reprise des pays membres qui visaient à améliorer la sécurité alimentaire, à renforcer la résilience et à soutenir les secteurs de la santé et de l’exportation. Sur les 1,1 milliard de dollars approuvés, environ 400 millions de dollars ont été consacrés aux PME, reflétant l’accent mis sur le soutien au redressement des PME, le maintien des chaînes de valeur agricoles et le renforcement des capacités. »

Facilité les préparatifs et réponses stratégiques

De son côté, M. Ayman Sejiny a déclaré : « La « Facilité de préparation et de réponse stratégiques » du Groupe de la BID peut soutenir nos efforts conjoints pour non seulement faire face à la crise, mais aussi pour la surmonter avec un plan concret et réalisable. La portée géographique de la SID dans 55 pays membres, ainsi que son réseau de plus de 100 institutions financières et 5 bureaux régionaux et leurs liens locaux, ont doublé nos capacités collectives et notre potentiel pour atténuer efficacement les retombées à court terme de la pandémie. Cette facilité collaborative est la première du genre et elle est conçue pour unir le pouvoir des secteurs public et privé au service de l’humanité en cas d’urgence. »

Plus de 1000 personnes ont participé à cette rencontre

Les sessions ont également abordé les principaux défis limitant la communauté des affaires et les autorités compétentes en matière de commerce et d’investissement des pays de la CEI et d’autres pays membres en favorisant un environnement où les parties peuvent bénéficier des opportunités existantes.

Notons que le Forum a réuni plus de 1000 participants de plusieurs secteurs à travers le monde, tels que des représentants gouvernementaux, des présidents des  conseils d ;administration et PDG d’entreprises locales et internationales, des institutions multilatérales et financières, des chambres de commerce et d’industrie, des associations professionnelles, des agences de promotion des investissements, des investisseurs individuels, entrepreneurs, des centaines de responsables politiques et décideurs, ainsi que leurs Excellences les gouverneurs de la Banque islamique de développement.

Daouda Bakary Koné

Au Ghana, l’Etat obtient 103,4 millions USD pour renforcer sa gestion intégrée des ressources naturelles

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L'image d'illustration est la capitale ghanéenne (ACCRA)

Au Ghana, la Banque mondiale a approuvé une enveloppée symbolique de 103,4 millions USD  pour lutter contre la dégradation des terres. Le projet bénéficiera à plus de 250 000 personnes, sur environ 3 millions d’hectares de paysages dégradés dans le pays.

Il s’agit d’un  financement  composé d’un crédit de 75 millions USD  de l’IDA et de 28,4 millions USD de subventions provenant du Fonds pour l’environnement mondial, d’Extrative Global Programmatic Support et des fonds fiduciaires multi-donateurs du Partenariat mondial pour des paysages durables et résilients (PROGREEN).

« Le projet contribuera à stimuler la reprise économique post-covid-19, à créer des emplois et à sécuriser les moyens de subsistance dans certaines des régions les plus pauvres du Ghana en se concentrant sur la productivité agricole, la gestion des écosystèmes et l’exploitation minière durable à petite échelle », a déclaré Pierre Laporte, responsable pays pour la Banque mondiale.

Notons que ce projet  sera  concentré sur la planification de l’utilisation des terres pour une gestion intégrée du paysage et favorisera une exploitation minière durable et soutiendra les activités de gestion durable des terres, des eaux et des forêts dans les paysages cibles vulnérables au climat. Toutefois, le projet est mené en collaboration avec les communautés de la zone des savanes du Nord et du paysage forestier cacaoyer. 

Moussa Koné