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Maroc: Bank Al-Maghrib affiche une provision bancaire de 2,4 milliards USD en 2020

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Mais les performances de leurs filiales en Afrique subsaharienne ont été moins affectées par la crise sanitaire.

Le ratio de solvabilité moyen (15,7%) et de leur coefficient de liquidité à court terme (164%), les banques marocaines ont vu leurs bénéfices fondre de 43,2% en 2020, à 6,8 milliards de dirhams contre 12 milliards en 2019.

Pour l’exercice 2020 elles représentaient 41% des bénéfices nets part du groupe de leurs maisons-mère, relève Hiba Zahoui, directrice de la Supervision bancaire à la banque centrale (Bank Al-Maghrib).

Toutefois, les provisions du secteur bancaire ont atteint 20,5 milliards de dirhams (2,4 milliards de dollars) contre 8,8 milliards de dirhams en 2019.

Pourtant, les créances en souffrance ont totalisé 79,7 milliards de dirhams, soit 7 milliards de plus en un an, reflétant l’impact de la crise sanitaire sur la solvabilité des emprunteurs, explique Bank Al-Maghrib.

Moussa KONE

Ansongo: une attaque djihadiste fait plus de 50 morts au nord du Mali

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«Plus de quarante civils ont été tués dimanche par des terroristes dans les villages de Karou, Ouatagouna, et Daoutegeft. Les terroristes sont entrés dans les villages et ont massacré tout le monde», a déclaré à l'AFP un responsable sécuritaire, qui s'exprimait sous couvert d'anonymat.

Au nord du Mali, une attaque menée   dans la soirée du dimanche à lundi 8 Aout 2021 par des individus lourdement armés a provoqué la mort d’une cinquantaine civile, selon l’autorité locale.

« Au moins  plusieurs  personnes ont trouvé la mort dans des attaques simultanées, menées dans quatre villages maliens de la commune de Ouatagouna, cercle d’Ansongo, (nord) dans la nuit de dimanche à lundi », rapporte  l’Agence Anadolu auprès d’Oumar Kida, préfet adjoint d’Ansongo, d’ajouter que l’attaque a lieu dans la nuit et l’armée ne sort pas la nuit. C’est ce lundi matin qu’une mission des forces de défense et de sécurité a été dépêchée sur les lieu », explique Oumar Kida préfet adjoint d’Ansongo.

Pour sa part, Mahamane Bacala, adjoint au maire de la commune de Ouatagouna expliquera que l’attaque a ciblé quatre villages, à savoir, Karou 17 morts, Dirgua (7), Deouteguef (14) et Ouatagouna (10). L’attaque a ciblé quatre  autres villages notamment  les villages de  Karou 17 morts, Dirgua (7) morts, Deouteguef (14) civils tués et Ouatagouna (10 civils morts et toutefois, des sources nous informent que le bilan s’est alourdit ce lundi dans la ville de Ouatagouna.

Les insurrections indépendantistes et maintenant djihadistes menées par des groupes liés à Al-Qaïda et à l’organisation État islamique, ainsi que les violences intercommunautaires et les exactions de toutes sortes, y compris de la part des forces de sécurité, ont fait des milliers de morts civils et militaires, et des centaines de milliers de déplacés. Parties du nord du Mali, les violences se sont propagées au centre du pays, puis au Burkina Faso et au Niger voisins.

Notons qu’un élu communal a affirmé que le bilan pourrait être revu à la hausse au regard du nombre des blessés non encore connu. Pour rappel, le Mali est en proie à des attaques récurrentes depuis 2012. Le déploiement de forces onusiennes et étrangères depuis 2013 n’a pas permis de stabiliser le pays.

Daouda Bakary Koné

Examens de fin d’année au Mali: Quand les enseignants grévistes outrepassent leur liberté syndicale

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Au lieu de chercher d'autres issues, vous restez accroché au même truc. Or, l'ordonnance qui « abroge toutes dispositions antérieures contraires », en son article 4, est vite devenue la croix et la bannière entre les autorités de la transition et les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016


Au Mali, les examens de fin d’année démarrent, ce lundi 9 août 2021. Le gouvernement a mis en place les dispositions nécessaires pour le bon déroulement des épreuves. Les syndicats de l’éducation veulent s’y opposer. La guerre semble déclarée.


« Quand on ouvre une école, on évite, vingt ans plus tard, d’ouvrir une prison », indique-t-on. À l’antipode de ce passage formidablement attribué à l’écrivain français Victor Hugo, on pourrait souligner que lorsque nous fermons une école, on ouvre une prison quelques années plus tard.


L’instruction est donc un passage obligé, pour la formation de citoyens modèles. C’est une véritable voie de démarcation entre l’homme et les bêtes, qui n’ont nullement besoin d’éducation ou d’instruction pour vivre.
Le gouvernement déterminé.


Après le déroulement, presque normal, de l’année scolaire 2020-2021, la synergie syndicale de l’éducation au Mali tente d’empêcher les enfants de la République de participer aux examens de fin d’année. Ces syndicats de l’éducation appellent à une « désobéissance civile », à travers la « mobilisation générale et totale de toutes les enseignantes et de tous les enseignants pour la fermeture jusqu’à nouvel ordre de toutes les structures de l’éducation à compter de ce lundi 9 août 2021 », alors que les épreuves du Brevet de Technicien (BT), niveau 1 et 2, démarrent le même jour.


Cette nouvelle démarche des enseignants semble être une déclaration de guerre aux autorités de la transition, qui tentent, tant bien que mal, de sauver cette année scolaire, pour une rentrée normale en 2021-2022. C’est pourquoi elles se sont orientées, après l’échec des négociations, vers les enseignants des établissements d’enseignement privés pour le déroulement de ces examens. D’ailleurs, dimanche 8 août 2021, le ministère de l’Éducation nationale, à travers un communiqué, a réaffirmé cette volonté du gouvernement de démarrer les épreuves du BT 1 et 2, ce lundi.


Se ressaisir devient un devoir


« La liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres », dit-on généralement. Si la grève est un droit, empêcher les autres de travailler l’est-il ? En tout cas, l’issue d’une éventuelle guerre entre le caillou et l’œuf est vite prédite. Quand l’on détient l’appareil d’Etat, l’on dispose de tous les moyens nécessaires pour atteindre ses objectifs.


Le plus aberrant dans cette démarche des syndicats de l’éducation est que parmi les signataires de leur circulaire du samedi dernier figure un membre du Conseil national de transition (CNT). Celui-ci aurait sûrement oublié qu’en Afrique, on se tait lorsqu’on mange. On ne peut pas cracher dans le plat que l’on mange.


Dans cette situation, ce qu’il faut rappeler, c’est que pour la stabilisation du front social, le président de la Transition, Col. Assimi Goïta a signé une Ordonnance fixant « [la] grille indiciaire unifiée des personnels relevant des statuts des fonctionnaires de l’État, des collectivités territoriales, des statuts autonomes et des militaires ». La goutte d’eau qui a débordé la vase.


Cette Ordonnance qui « abroge toutes dispositions antérieures contraires », en son article 4, est vite devenue la croix et la bannière entre les autorités de la transition et les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016, attachés à leur statut, comme à la prunelle de leurs yeux. En tout cas, les enseignants feraient mieux de se ressaisir.

Supplément d’article sur le déroulement des épreuve à Sikasso

Dans la ville de Sikasso, les épreuves des examens du brevet des techniciens ( BT1 et BT2 ) ont bien démarré. Les autorités Politiques et administratives donnent le coup d’envoi des épreuves , en images, nous constatons les numérotations des bancs et le respect des normes réglementaires.

L’ouverture de la première enveloppe a été effectuée par l’exécutif Régional ( le Gouverneur) en Présence du Maire ,du Président de Centre et du Directeur Régional de la Police Nationale. Notons que la Couverture Sécuritaire était à 100% sur l’étendue de la circonscription régionale.

Au lycée Public 2 de Sikasso, les normes étaient respectés et la ceinture de sécurité était assurée par la Police, la Gendarmerie, la Garde et la Protection Civile. Mention spéciale au Directeur Régionale de la POLICE Nationale de SIKASSO pour le bon établissement du cadre d’ordre de Sécurité.


La rédaction

Tribune : « La chasse aux sorcières est engagée ! », dixit, Bâtonnier Kassoum Tapo, Président Morema

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Kassoum Tapo est un homme politique au Mali. Il a fait ses études supérieures entre 1974 et 1976 à la Faculté de droit et de Lettres de Nice (France).

Mais paradoxalement la première victime sera le Premier ministre de la Transition Dr Choguel Kokalla MAÏGA ! En effet, certains membres du Conseil National de la Transition (CNT), organe législatif de la Transition veulent mettre en place la Haute Cour de Justice pour traduire devant elle et juger certains anciens Premiers ministres et ministres de l’ancien régime pour divers crimes économiques improbables.

Une véritable juridiction d’exception.
Ironie de l’Histoire, alors que la première transition du Mali, à l’aube de l’ère démocratique en 1991, avait aboli la Cour Spéciale de Sûreté de l’Etat, instrument de règlement de comptes de la dictature, c’est la troisième transition de l’ère démocratique, en plein 21ème siècle, qui veut engager un combat rétrograde en établissant une juridiction d’exception, antinomie absolue de la démocratie.

Il y a 30 ans, en 1991, je m’en souviens encore avec émotion, dans la salle historique du Conseil de l’Ordre des Avocats dont j’étais membre, j’avais interpellé, lors de sa visite de contact avec les Forces démocratiques en tête desquelles le Barreau, le Premier Ministre de la Transition, Zoumana SACKO, un patriote sincère, honnête, sérieux et compétent, sur l’indispensable abolition de la Cour Spéciale de Sûreté de l’Etat, juridiction d’exception incompatible avec l’Etat de droit démocratique que le Mali nouveau voulait bâtir. Avec l’engagement du Barreau, en tête les Bâtonniers feu Demba DIALLO, Drissa TRAORE et feu Magatte Assane SEYE, la Transition de 1991 a aboli la Cour Spéciale de Sûreté de l’Etat. C’était la fierté du Barreau, l’honneur de notre démocratie, c’est ce que l’Histoire retiendra.

Aujourd’hui, de faux patriotes et des démocrates pervers, tels des faucons revanchards nichés au sein du Conseil National de Transition, organe illégal et illégitime selon le Premier ministre Choguel Kokalla MAÏGA lui-même, veulent défier l’Histoire en instituant en leur sein une juridiction d’exception, la Haute Cour de Justice.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit. Ces Lycurgues militaro-civils des temps modernes veulent prendre l’avis, ou solliciter le feu vert de la Cour Constitutionnelle pour la mise en place de cette juridiction pour 6 ou 7 mois de vie institutionnelle qui leur reste afin de procéder à une véritable « épuration » !

Mais je ne doute fort qu’ils obtiennent cette « licence » d’élimination de la part de nos vénérables conseillers de la Cour Constitutionnelle, Hommes et femmes pétris de vertus démocratiques, véritables Titans et Titanides de l’Etat de droit dont la réputation pour l’engagement dans la défense des droits humains a justifié, pour la plupart d’entre eux, leur nomination au sein de la noble Institution.
Ces militants et sentinelles de l’Etat de droit savent que la mission première de la Cour Constitutionnelle, aux termes de l’article 85 de la Constitution, est de garantir, noble mission, les droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques. Or, évidemment cette garantie est radicalement incompatible avec une juridiction d’exception !

Créé par le Conseil National de Transition (CNT), la Haute Cour de Justice apparaîtrait de toute évidence comme une juridiction ad hoc d’exception, en raison même de sa durée d’existence qui ne saurait aller au-delà du mandat du CNT qui expire au terme de la Transition.
Dans son arrêt n°2020-07/CC du 18 Décembre 2020 relatif à la requête aux fins de contrôle de conformité à la Constitution du Règlement Intérieur du Conseil National de Transition, la Cour Constitutionnelle a censuré l’article 94 du Projet de Règlement Intérieur qui indiquait que « Le Conseil National de Transition demeure jusqu’à la mise en place d’une nouvelle Assemblée Nationale issue d’élection régulière », au motif que cette indication n’est pas conforme à la disposition de l’article 22 de la Charte de la Transition qui dispose que « la durée de la Transition est fixée à Dix Huit (18) mois à compter de la date d’investiture du Président de la Transition ».

Elle a décidé dans ledit arrêt « que dès lors, il y a lieu de préciser que la durée du mandat du Conseil National de Transition est celle fixée par l’article 22 de la Charte de la Transition ».
Il n’est pas contestable que le mandat éventuel des juges de cette Haute Cour de Justice prendrait fin au terme du mandat de l’organe qui crée ladite juridiction comme c’est bien évidemment le cas même pour les juges désignés par l’Assemblée Nationale pour la Haute Cour instituée par celle-ci.
Donc, une juridiction à durée limitée, 6 à 7 mois ! Par nature, une telle juridiction est nécessairement, une juridiction ad hoc, d’exception.

ENSUITE, CEUX QUI VEULENT LA CRÉER, N’EN ONT NI LA QUALITE, NI LA LEGITIMITE

Dans son arrêt susvisé du 18 Décembre 2020 la Cour Constitutionnelle a censuré l’article 2 du projet de Règlement Intérieur qui indiquait que « les membres du Conseil National de Transition portent le titre de Députés de la Transition…. ».
Après avoir rappelé « qu’aux termes des dispositions de l’article 60 de la Constitution les membres de l’Assemblée Nationale portent le titre de «Député », que l’article 61 dispose « les Députés sont élus pour cinq ans au suffrage universel directe et « qu’au regard de ces dispositions constitutionnelles, le titre de Députés s’acquiert par l’élection au suffrage universel », la Cour Constitutionnelle, dans un considérant définitivement péremptoire, a décidé que les membres du CNT n’avaient ni la qualité, ni la légitimité de député que confère uniquement le suffrage universel !

« Considérant, dit que la Haute Juridiction, que les membres du Conseil National de Transition, ont été nommés par décret du Président de la Transition ; que dès lors, même si le Conseil National de Transition est, au regard de l’article 13 de la Charte, l’organe législatif de la Transition, ses membres ne sauraient porter le titre de Députés ».
Sans exagération aucune, cet arrêt historique de notre Cour Constitutionnelle, rappelle quelque peu, mais les demi-lettrés juridiques ne peuvent le savoir, l’arrêt Canal du 19 Octobre 1962, du Conseil d’Etat français dont la seule évocation encore aujourd’hui, fait trembler dans sa tombe l’illustrissime et l’immense Général DEGAULLE.
Il est clair et indiscutable que des conseillers n’ayant pas la qualité de Député ne peuvent Constituer la Haute Cour, laquelle aux termes mêmes de la Constitution est composée de «membres désignés par l’Assemblée Nationale à chaque renouvellement général » (Article 96 de la Constitution).

L’article 1er de la loi organique n°97-001 du 13 Janvier 1997 fixant la composition et les règles de fonctionnement de la Haute Cour de Justice ainsi que la procédure suivie devant elle, précise que :
« La Haute Cour de Justice est composée de neuf (9) juges titulaires et de neuf (9) juges suppléants désignés par l’Assemblée Nationale.

La désignation a lieu au début de chaque législature et dans le mois qui suit la première séance. »
Et l’article 8 de ladite loi précise enfin, que les « fonctions de juge à la Haute Cour de Justice prennent fin en même temps que le mandat de député ».
Sentant l’inanité de leur démarche qui n’a aucune chance de prospérer devant la Cour Constitutionnelle, ces législateurs endimanchés d’une saison drapés du drapeau tricolore, se prenant pour Lycurgue, ont décidé d’appeler au secours des apprentis juristes qui leur proposent de tenter du côté de la Cour Suprême en invoquant les dispositions de l’article 625 du Code de Procédure Pénale (Sic !)

Comme si les dispositions du Code de Procédure Pénale pouvaient déroger à la Constitution !
Lamentable et ridicule tentative, mais on le sait, le ridicule ne tue pas, de la part de piètres juristes.
L’article 625 du Code de Procédure Pénale est relatif au privilège de juridiction institué pour certains officiers de police judiciaires, les députés etc….

Pour ces personnes, comme pour les magistrats de l’ordre judiciaire et de l’ordre administratif, les membres du Gouvernement ou les personnes ayant rang de ministre pour les crimes commis hors l’exercice de leurs fonctions, un membre de la Cour Suprême ou de la Cour Constitutionnelle, les article 614, 616 et 623 du Code de Procédure Pénale prescrivent la saisine par le Procureur de la République du Procureur Général de la Cour Suprême qui saisit éventuellement la Chambre Criminelle qui désigne la juridiction d’instruction ou de jugement.
Par ces cas, l’article 625 CPPP dispose que :
« jusqu’à la désignation de la juridiction compétente comme il est dit ci-dessus, la procédure est suivie conformément aux règles de compétence du droit commun ».

Ces dispositions dérogatoires ne s’appliquent nullement aux poursuites exercées contre les ministres pour crimes et délits commis dans l’exercice de leurs fonctions et qui sont régies par les dispositions de l’article 613 du même Code qui renvoient expressément à la procédure prévue par la Loi Organique relative à la Haute Cour de Justice.
En effet, l’article 613 CPP dispose très clairement :
« les Ministres susceptibles d’être inculpés à raison des faits qualifiés de crimes ou délits commis dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que leurs complices en cas de complot contre la sûreté intérieure de l’Etat sont justiciables de la Haute Cour de Justice dans les formes et conditions définies par la loi fixant la composition, les règles de fonctionnement de la Haute Cour de Justice et la procédure suivie devant elle ».

L’article 15 alinéa 2 de la loi organique du 13 Janvier 1997 fixant la composition et les règles de fonctionnement de la Haute Cour de Juste ainsi que la procédure suivie devant elle dispose :
« Lorsqu’un ministre est susceptible d’être inculpé à raison de faits qualifiés de crimes ou délits commis dans l’exercice de ses fonctions, le Procureur de la République compétent, transmet le dossier au Procureur Général près la Cour Suprême, chargé de l’acheminer au Président de l’Assemblée Nationale ».

On voit bien que dans cette hypothèse le Procureur Général près la Cour Suprême n’a aucun pouvoir d’appréciation, il se contente d’acheminer la procédure au Président de l’Assemblée Nationale et non pas à la Chambre Criminelle qui elle-même n’a aucun pouvoir de désignation de juridiction d’instruction ou de jugement.
Le Procureur Général près la Cour Suprême a compétence liée ; il achemine le dossier au Président de l’Assemblée Nationale.
L’article de la ladite loi précise que :
« la mise en accusation est votée sous forme de résolution par l’Assemblée Nationale conformément aux dispositions de l’article 95 de la Constitution ».
Il s’agit donc d’une procédure prévue par la Constitution à laquelle aucune disposition du Code de Procédure Pénale ne peut déroger.

Peut-on imaginer un seul instant que la Cour Suprême puisse accorder un visa dérogatoire dans l’hypothèse où elle est saisie ? Arrêtons de faire injure à nos Institutions ! Connaissant les qualités des Hauts Magistrats composant notre Cour Suprême, je puis affirmer sans risque de me tromper, que cette manœuvre grossière non plus ne passera pas.

Enfin, Messiers les Conseillers Nationaux de Transition, fussiez-vous honorables Conseillers, croyez-vous que le Conseil National de Transition fut-il organe législatif de la Transition, soit habilité à créer une Institution de la République ? Car, la Haute Cour de Justice, incongruité certes, est une Institution de la République, au sixième rang des Institutions de la République énumérées à l’article 25 de la Constitution !
Même l’onction des plus hautes juridictions de la République, la Cour Suprême et la Cour Constitutionnelle en l’occurrence, serait-elle suffisante à vous conférer cette légitimité ?

Vous me permettrez en tous cas, si vous deviez parvenir à votre fin machiavélique, d’attirer respectueusement l’attention de Monsieur le Premier ministre de la Transition sur le fait qu’il risque d’être votre première victime.
Effectivement, jusqu’à la date de la chute de l’ancien régime, Monsieur le Premier ministre Dr Choguel Kokalla MAÏGA avait un dossier au Pôle Economique et Financier en sa qualité d’ancien ministre dudit régime, qui n’avait fait l’objet d’aucun traitement jusqu’au 18 Août 2020 date où j’avais encore en charge le Département de THEMIS.
Depuis, a-t-il fait l’objet d’une mesure de classement sans suite de la part du Procureur du moment, devenu entre-temps Ministre de la Justice. Ceci expliquerait peut- être cela ?

Dans cette hypothèse, le Procureur-Ministre ou le Ministre-Procureur devait savoir qu’un classement sans suite n’est qu’une mesure administrative susceptible d’être remise en cause comme il a eu lui-même à le faire jadis, en reprenant les poursuites contre une personnalité de l’ancien régime ayant rang de ministre qui avait bénéficié d’un classement sans suite.

Faisons attention, la roue de l’Histoire tourne, les vainqueurs d’aujourd’hui peuvent être les perdants de demain. Pour l’heure essayons de sauver le soldat CHOGUEL pour une transition apaisée, réussie et bien conduite au terme prévu par la Charte de la Transition, voulue par les forces vives de la Nation dans l’intérêt exclusif du Peuple malien.

QUE DIEU BENISSE LE MALI !
Kassoum Tapo est un homme politique au Mali. Il a fait ses études supérieures entre 1974 et 1976 à la Faculté de droit et de Lettres de Nice (France). Puis, entre 1976 et 1980, il poursuivra ses études à l’université de Nanterre en France (Paris), pour décrocher deux maîtrises Lettres et Droit ; un DEA de droit international public et privé, et un DEA de Littérature générale et comparée. Pour couronner le tout, il détenteur d’un certificat d’Aptitude à la profession d’Avocat (CAPA).

Etats Unis: la CNN licencie trois de ses employés pour non-respect à la politique sanitaire

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Cérémonie en l'honneur de six jeunes leaders maliens qui ont récemment complété la formation du programme d'échange Mandela Washington Fellowship

Aux Etats Unis, la chaine de TV CNN a annoncé le jeudi dernier à son personnel, la nouvelle de licenciement de trois de ses  salariés pour motif  avoir enfreint la politique sanitaire de la chaîne et être venus travailler sans être vaccinés contre le covid-19.

Il s’agit d’une  note interne envoyée par courriel au personnel et ayant fuité dans la presse, le président de CNN, Jeff Zucker, a expliqué que la chaîne avait été informée que trois de ses employés s’étaient présentés au bureau sans être vaccinés la semaine dernière.

Par ailleurs, le document ne précise pas les noms, ni les postes occupés par les employés. « Permettez-moi d’être clair : nous avons une politique de tolérance zéro à cet égard », a-t-il déclaré dans des extraits du mémo tweeté par Oliver Darcy, un journaliste de CNN.

Il signaler que le vaccin anti covid-19 est: « obligatoire pour toute personne travaillant sur le terrain, en contact avec d’autres employés ou en présentiel dans les bureaux de CNN », selon la note explique le président de la chaine Américain.

Notons qu’en mai dernier, le gouvernement fédéral des Etats-Unis avait estimé que les employeurs pouvaient légalement exiger que le personnel présent sur le lieu de travail soit vacciné contre le Covid-19.

Pour rappel, les géants de la technologie, dont Facebook, Google et Microsoft, ont tous affirmé que leurs employés pourraient se faire vacciner avant de retourner travailler en présentiel.

Zangouna KONE

Mali : l’IFES livre ses principales conclusions par rapport à l’évaluation de l’intégrité électorale

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Image Illustration

Afin de mieux analyser les problèmes dans le système électoral malien et de fournir des recommandations exploitables aux autorités et aux partenaires du Mali, la Fondation internationale pour les systèmes électoraux (IFES) a réalisé une évaluation de l’intégrité électorale (EIE).

Les informations ont été collectées auprès des parties prenantes maliennes notamment les partis politiques, les acteurs de la société civile, le ministère de l’administration territoriale, le centre de traitement des données… L’enquête a eu lieu entre janvier et mars 2021.

Le rapport complet de l’EIE propose un ensemble complet de recommandations ciblées et interconnectées, classées par ordre de priorité en fonction du niveau de vulnérabilité et de l’impact potentiel identifiés pour chaque catégorie du processus électoral. La présente version abrégée du document examine les priorités les plus pressantes pour les principaux décideurs et pour les acteurs maliens et internationaux qui soutiennent le processus électoral de Transition.

  Pour faciliter l’établissement des priorités, les interventions proposées résumées dans ce rapport sont interdépendantes. Par conséquent, dans la mesure du possible et compte tenu du calendrier de Transition, ils sont présentés dans l’ordre de nécessité de leur mise en œuvre (selon la hiérarchie des normes du Mali) plutôt que selon la gravité de la vulnérabilité ou l’impact potentiel. L’analyse a permis d’identifier 14 vulnérabilités couvrant le processus électoral dans tout le spectre des manipulations systémiques, des mauvaises administrations et des fraudes.

En vulnérabilité prioritaire1 axée sur la structure de la gestion électorale, l’ IFES recommande de veiller à ce que les organes nouvellement consacrés dans la constitution soient conçus de manière à préserver leur indépendance fonctionnelle, en tenant compte de la jurisprudence pertinente de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, qui a estimé que les partis au pouvoir ne peuvent pas détenir des majorités directes ou indirectes dans les organes d’administration des élections indépendants.

 D’établir des mécanismes pour favoriser la responsabilité publique de l’unique OGE (organe de gestion des élections) indépendant si le rôle de surveillance de la Cour constitutionnelle est affaibli. De s’assurer que la prochaine Constitution du Mali fixe des règles pour le fonctionnement des partis politiques afin qu’ils puissent réunir de manière significative, transparente et cohérente tout ce que les citoyens ont de volonté, tant au niveau du pouvoir que de l’opposition. Et de transposer dans la constitution le principe reflété dans l’article 2.1 du protocole de la CEDEAO sur la démocratie, qui interdit les amendements à la loi électorale moins de six mois avant les élections.

Concernant le cadre et le calendrier électoraux qui constituent la vulnérabilité prioritaire 2, l’IFES recommande d’inscrire le calendrier électoral à la fois dans la Charte de la Transition et dans les dispositions transitoires de la nouvelle constitution, afin de garantir le rétablissement en temps opportun de l’ordre constitutionnel et du gouvernement démocratique après l’adoption de la constitution.

En ce qui concerne le référendum en vulnérabilité prioritaire  4, il est souligné de planifier des consultations inclusives et des campagnes d’information (en particulier par le biais de la radio, et en mettant l’accent sur l’utilisation des langues locales) et mettre en place des outils en ligne pour recueillir des réactions et des commentaires sur un projet constitutionnel provisoire. Et assurer une large publication et diffusion du projet de texte qui sera soumis à référendum, au moins deux à trois mois avant le scrutin.

Au niveau de la budgétisation réaliste des élections soit le 10ème point des vulnérabilités prioritaires, la Fondation recommande de proposer un budget électoral opportun et exhaustif pour l’ensemble du cycle, sur la base du premier exercice de planification opérationnelle globale du Mali. Et élaborer et publier un organigramme interne pour le sous-comité financier du comité de pilotage du ministère de l’administration territoriale afin de montrer le processus d’analyse des dépenses électorales avant que les achats ne soient effectués, jusqu’à ce que le nouvel Organe de gestion des élections soit fonctionnel (OGE).

Ibréhima KONE

Mali: des partis politiques appellent à la candidature d’Aliou Boubacar Diallo à l’élection présidentielle prochaine

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A l'entame de ses propos, Abdoulaye Sidibé, secrétaire général du parti ADP-MALIBA a affirmé que: « Cet appel et ce choix portés sur cet homme ne nous surprend guère », a-t-il soutenu. Cette photo est celle d'Aliou Boubacar Diallo lui même (en costume)

Au Mali, l’élection présidentielle est  prévue en 2022, conformément à la charte de la Transition. C’est dans ce cadre, qu’une coalition de 20 partis politiques appelle à la candidature de Aliou Boubacar Diallo, président d’honneur du parti Alliance Démocratique pour la Paix (ADP-MALIBA), à travers l’Alliance des Démocrates Rénovateurs (ADR).

La cérémonie de lancement a eu lieu le samedi 7 août 2021 au grand hôtel de Bamako. C’était en présence de Tamba Dangnoko, président de ADR, Me Abdoulaye Sidibé, secrétaire général du parti ADP-MALIBA, et plusieurs cadres du parti.

En effet, l’appel à la candidature de Aliou Boubacar Diallo par l’Alliance des Démocrates Rénovateurs (ADR), se justifie par le parcours politique du président d’honneur du parti Alliance Démocratique pour la Paix (ADP-MALIBA), selon Tamba Dangnoko. Candidat pour la première fois à l’élection présidentielle de 2018, Aliou Boubacar DIALLO occupa la troisième place au premier tour derrière le président sortant Ibrahim Boubacar Keita porté par le Rassemblement pour le Mali (RPM) et feu Soumaïla Cissé de l’Union pour la République et la Démocratie (URD).

Il est élu dès le 1er tour avec un peu plus de 60% aux élections législatives de 2020 dans la circonscription électorale de Kayes. L’ADR est aussi convaincu que son accession à la magistrature suprême sera une chance pour le Mali notamment les femmes et les jeunes.

C’est dans ce sens que l’Alliance des Démocrates Rénovateurs sollicite la candidature d’Aliou Boubacar Diallo à l’élection présidentielle de 2022 et décide de soutenir sa candidature. L’ADR décide également de se mettre immédiatement à sa disposition pour l’élaboration de la stratégie permettant de gagner cette élection, a expliqué Tamba Dangnoko. Par ailleurs, une lettre à l’appel à la candidature a été remise au secrétaire général du parti Alliance Démocratique pour la Paix (ADP-MALIBA), Me Abdoulaye Sidibé.

Pour rappel, ce regroupement de 20 partis politiques avait à l’élection présidentielle de 2018 soutenu la candidature de feu Soumaïla Cissé. Ce dernier a été 2ème derrière le président sortant Ibrahim Boubacar Keita qui l’a remportée au 2ème tour selon les résultats de la Cour Constitutionnelle même s’ils ont été contestés par le camp donné perdant par cette institution de la République habilitée de proclamer les résultats définitifs de l’élection présidentielle au Mali selon la constitution.

« Cet appel et ce choix portés sur cet homme ne nous surprend guère », a soutenu Me Abdoulaye Sidibé, secrétaire général du parti ADP-MALIBA. Ce cadre du parti d’Aliou Boubacar Diallo a par ailleurs rappelé aux centaines de militantes et militants de l’ADR présents les nombreuses réalisations de leur président d’honneur en faveur des populations maliennes notamment la construction des forages, des ponts, le pavage des routes, équipements des centres sanitaires. « Votre appel a été entendu et il sera fidèlement transmis à Monsieur Aliou Boubacar Diallo, qui, j’en suis sûr, mesure sa portée avec responsabilité et saura vous répondre dans les jours à venir », a conclu Me Abdoulaye Sidibé.

IB KONE            

Mozambique: l’armée Rwandaise annonce une victoire conjointe contre les insurgés djihadistes à Mocimboa da Praia

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Les Rwandais, qui présentent leur déploiement comme un succès, ont également annoncé, il y a quelques jours, avoir participé à la reprise d'une autre agglomération, celle d'Afungi qui abrite le mégaprojet gazier du français Total, un projet de 17 milliards d'euros qui avait été interrompu après l'attaque.

Au Mozambique, l’armée rwandaise a ; à travers un sweet informé ce dimanche 8 Aout 2021 qu’elle contrôle désormais une zone enterre aux côtés des forces mozambicaines, précisément dans la ville stratégique de Mocimboa da Praia aux mains des djihadistes.

Selon les autorités Mozambicaines, la ville de  Mocimboa da Praia était, jusqu’ici, l’objectif principal de l’armée rwandaise qui communique beaucoup sur ses opérations au Mozambique.  Peu avant elle avait  annoncé l’encerclement de cette ville puis un assaut final imminent, en coopération avec les forces mozambicaines.

Dans un entretien téléphonique avec l’Agence France presse, le colonel Ronald Rwivanga non moins porte-parole a affirmé que « Tout d’abord je veux préciser que ce sont des opérations conjointes avec les forces mozambicaines. Nous avons réussi à reprendre le contrôle de toutes les villes importantes dans les districts de Palma, mais aussi de Mocimboa da Praia dont la ville portuaire était le principal bastion des insurgés. Donc, nous avons réussi à reprendre tous leurs bastions aux djihadistes », dit-il. .

Toutefois, le colonel Rwivanga de l’armée  Rwandaise a ajouté que «  Sans ces éléments essentiels à leur survie, ils vont avoir du mal à continuer leurs activités. Maintenant, ils vont sûrement se disperser et donc la mission continue, afin de sécuriser les dernières zones sous leur contrôle… Je pense que ce seront nos dernières batailles. La prochaine étape, ce sera de consolider nos gains puis de passer, petit à petit, à la phase de stabilisation et au processus de réforme du secteur sécuritaire », a déclaré le, porte-parole de l’armée rwandaise.  

Pour rappel, les forces rwandaises ne sont pas les seules sur le sol mozambicain. Le Botswana a déjà envoyé des troupes et l’Afrique du Sud a annoncé l’envoi de 1 500 militaires pour aider à mettre fin aux attaques des djihadistes du Cabo Delgado qui ont fait plus de 3 000 morts selon des ONG et forcé plus de 800 000 personnes à fuir, selon les autorités mozambicaines. 

Moussa KONE

Burkina Faso : Rideau sur la campagne d’information, de sensibilisation et de diffusion de la Stratégie nationale de la finance inclusive (2019-2023)

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Le burkinabé IB Holding s’offre la BTCI, une des deux dernières banques publiques togolaises

Au Burkina Faso, le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement a procédé à la clôture  d’une rencontre organisée, depuis avril dernier dans les différentes régions du pays. Il s’agit d’une campagne d’information, de sensibilisation et de diffusion de la Stratégie nationale de la finance inclusive (SNFI) 2019-2023.

Cet événement a été marqué des communications qui ont porté sur la présentation de la stratégie elle-même, la présentation du Fonds national de la finance inclusive et le Projet d’appui à l’inclusion financière et financement des petites et moyennes entreprises.

A l’issue des présentations, les participants ont pu échanger sur les différentes communications pour une meilleure appropriation du nouveau référentiel.

C’est pourquoi, le Burkina Faso, à l’instar des pays d’Afrique de l’Ouest  a élaboré et adopté la Stratégie nationale de la finance inclusive en avril 2019 afin d’augmenter le taux d’inclusion financière sur le plan national à 75%, d’ici fin 2023.

Cette stratégie se veut ainsi être un référentiel fédérateur des interventions de tous les acteurs qui œuvrent à la promotion financière des populations burkinabè, surtout celles exclues du système financier classique.

Notons que  la mise en œuvre de cette stratégie permettra d’impacter toutes les couches sociales par un financement porteur de développement au pays des hommes intègrs.

Daouda Bakary Koné

Exclusif-Cris de Cœur d’un Enseignant de formation au Mali: « Le devoir d’abord et après le droit, j’ai honte aujourd’hui d’être Enseignant , et l’Etat doit dissoudre la Synergie » Banfa Traoré, enseignant

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Choguel Kokalla Maïga, né en 1958 à Tabango dans la région de Gao, est un homme politique malien.

Contribution de monsieur Banfa Traoré, Enseignant.

Au Mali, la Synergie des syndicats de l’éducation doit être dissoute. C ‘est un groupuscule de personnes qui est venu dans l’enseignement sans formation professionnelle.

Au lieu de se soucier de l’avenir des enfants et du pays en s’acquittant de leurs devoirs , non les militants de cette Synergie, préfère imposer s’impose en va-t-en-guerre .Une négociation est différente d’une imposition, d’une capitulation.

En parlant de droit sur l’article 39, des Statuts des enseignants, et en lisant la Constitution du Mali, je peux me tromper, que, ces différents Statuts sont ANTICONSTITUTIONNELS.

Si un constitutionnaliste pouvait me donner une seule ligne de la Constitution qui parle de ces Statuts…J’en serais équilibré et satisfait . Si non comment pourrait-on parler de « droit » en parlant d’un article 39!!!Une autre question en ce moment spécial et difficile pour le Mali; dites-moi messieurs les experts sur la question, le budget du Mali est-il aligné sur le budget de certains pays frontaliers membres de l’UEMOA par exemple la Côte d’Ivoire et le Sénégal !?

Face à cette attitude irresponsable des Enseignants qui empêchent nos enfants d’étudier n’ont aucun de le faire. De quel droit une Synergie peut elle se prévaloir pour paralyser le système éducatif du Mali en décrétant une obéissance civile sur l’ensemble du pays ?

Où sont les autorités pour dissoudre cette Synergie irresponsable et apatride?

Où sont les parents d’élèves , en particulier les responsables de la société civile afin de saisir les juridictions compétentes sur la Constitutionnalité des différents statuts « Autonomes » octroyés depuis 1997 (Cour Constitutionnelle !) et qu’on en finisse ! Soit la Constitution du Mali sert de référence ou elle ne sert à rien !

Oui pour la justice sociale, respectons les textes de notre Constitution. Respectons aussi l’article 22 du statut des enseignements.

Si la Constitution ne reconnaît pas le l’article 39, des Statuts des enseignants, dans ce cas, que, la société civile, l’association faîtière des parents d’élèves se saisissebt du problème et le soumettre à qui de droit pendant qu’il est temps.

Que la Cour Constitutionnelle se prononce. Si elle trouve que ces Statuts sont effectivement constitutionnels, l’État s’assumera . Le cas échéant les Enseignants en citoyens maliens devront accepter ce verdict.

Et dans tout cela qu’ont obtenu l’État et l’école malienne en consentant ces « sacrifices » à partir de 1997 ?

Pour conclure, je dirais que le problème actuel des statuts particuliers des enseignants devrait être analysé avec des débats sereins avant toute prise de décision pouvant lourdement hypothéquer l’avenir des générations à venir.

Référence à la réponse de Dr Choguel Kokalla Maiga relative à la question de l’éducation (Article39) :
« c’est un sujet où il y a beaucoup plus de passion que de pragmatisme : nous étions en 2018 à l’approche des élections, le gouvernement a élaboré la loi, mais à l’époque certains membres du gouvernement ont montré leur désapprobation qui ont jugé l’anti constitutionnalité de la loi.

Mais la situation était politique ils l’ont fait passer, après les élections, elle a été remise dans les tiroirs, ce ne qu’après le changement du 18 août 2021 que les nouvelles autorités ont décidé de l’appliquer pour sauver l’année scolaire. Les autres syndicats ont demandé l’harmonisation des salaires. Sauver l’école ce n’est pas seulement une affaire du gouvernement et cela ne résume pas aux salaires des enseignants.

La situation du pays ne permet pas dans une phase. Que chacun fasse violence sur lui pour qu’on puisse passer ce cap . A une période donnée de l’histoire d’un pays chacun fait des sacrifices. Faisons en sorte qu’on ne rentre pas dans un cycle de revendications. »