Par croissanceafrique
La
3e session ordinaire du comité de pilotage du projet de financement
inclusif des filières agricoles (Projet Inclusif) s’est tenue le vendredi 19
mars 2021 au ministère de l’industrie, du commerce et de la promotion des
investissements sous la présidence du ministre dudit département, Harouna
Niang. Elle a enregistré la présence des représentants des partenaires
techniques et financiers notamment les coopérations Canadienne et Danoise et le
Fonds International pour le Développement Agricole (FIDA).
Au cours de cette session, il est essentiellement question de l’examen de l’état d’exécution des recommandations de la session ordinaire de février 2020 et de celle extraordinaire d’avril 2020. Elle se penche également sur l’examen des performances d’exécution du PTBA 2020, et du Plan de travail et budget annuels pour l’année 2021 .
A
l’entame de ses propos, le ministre Harouna Niang a rappelé aux uns et aux
autres, les conséquences de la pandémie du Covid-19 sur l’inclusion financière
au Mali et dans le monde en général. Il affirme que c’est dans ce cadre qu’une
session extraordinaire du comité de pilotage, portant sur la validation du plan
d’urgence Covid-19 du projet INCLUSIF s’est tenue le 23 avril 2020. Elle a
porté essentiellement sur des réaménagements du plan de travail et budget
annuel (PTBA) 2020, et pour des appuis d’urgence aux différents groupes cibles
de projet pour un budget global de 23 751 572 052
FCFA, (environ 43,9 millions USD) étalé sur 2020 et 2021.
Au
31 décembre 2020, le projet a enregistré une performance moyenne de 50,77% de ses ambitions de réalisation
technique contre une exécution financière de 72,81%.
Pendant
la période de la crise sanitaire, le projet a mobilisé un fonds de crédit de 3 milliards de FCFA, destiné à
renforcer les ressources prêtables de ses Systèmes Financiers Décentralisés
(SFD) partenaires afin d’assurer le financement des activités des groupes
cibles par les SFD, indique le ministre Harouna Niang. Il ajoutera que sur la
composante A du projet relatif au « développement des services financiers
ruraux », les 12 SFD partenaires ont été dotés en kits d’hygiène et de
protection composés de 604 kits de
lavage de main, et des kits de télétravail.
Sur la composante B « investissements productifs dans les
filières agricoles », 8 361
petits producteurs dont 1 010 femmes ont été dotés en petits matériels et
équipements de production. Le coût total des matériels et équipements acquis
dans le cadre du plan Covid-19 s’élève à 1 096 298 240
FCFA, dit-il.
Par
ailleurs, le projet prévoit de mobiliser courant l’année 2021 des subventions
de plus de 400 millions de FCFA,
destinés au paiement des intérêts moratoires liés aux rééchelonnements des
crédits affectés par la crise sanitaire pour réduire l’impact de la crise sur
les bénéficiaires du financement des SFD, explique-t-il.
L’appui
des partenaires au projet INCLUSIF
Selon
François Picard, chef de la coopération Canadienne, par ailleurs porte-parole
des partenaires techniques et financiers, leurs coopérations accordent une
grande importance au projet INCLUSIF. « Cet intérêt s’est concrétisé par
la décision que le Canada a prise de contribuer au financement du projet à
hauteur de 12 millions de dollars US
(environ 3,5 milliards FCFA), montant sur lequel a été décaissée la somme
de 4 millions dollars CA. Pour sa
part, le Danemark a contribué avec 21,6
millions de dollars US depuis 2018. Le Fonds International pour le
Développement Agricole (FIDA), qui met en œuvre le projet, a quant à lui
contribué plus de 45 millions de dollars
US », précise François Picard.
Les
raisons de l’appui des partenaires au projet
D’abord,
parce que la vision du projet INCLUSIF est en cohérence avec les politiques
d’aide internationale du Canada et du Danemark qui vise à éliminer la pauvreté
et à bâtir un monde plus pacifique, inclusif et prospère, soutient le
porte-parole des partenaires.
Pour
lui, la seconde raison est l’objectif poursuivi par le projet, à savoir
accroitre l’inclusion financière des petits producteurs et les PME (petites et
moyennes entreprises) agroalimentaires.
IB
KONE