Au Mali, le Premier ministre, Moctar Ouane officiellement lancé, le samedi 20 mars 2021, les travaux de construction de la route Sévaré-Mopti.
Il s’agit également de l’aménagement de 10 km de voiries dont 5 km dans la ville de Mopti et 5 km dans la ville de Sévaré. Il est prévu la construction de la voie de contournement de l’aéroport de Mopti Ambodédjo et la réalisation d’éclairage public sur les voies concernées.
«Le lancement de ces travaux est la traduction de l’engagement du Gouvernement tel que instruit par le Président de la Transition Bah N’Daw » a déclaré le Chef du Gouvernement, selon son service de communication.
Selon la Primature, la réalisation de ces travaux coûte 32 601 687 065 FCFA soit plus de ( 58 millions USD ) à la Banque ouest-africaine de développement et le budget national.
Notons que ces infrastructures permettront entre autres de décongestionner le trafic à l’intérieur de Mopti et de Sevaré. Ce projet de construction routière génèrera les germes d’une création d’emplois descente et la promotion d’activités commerciales au bénéfice des populations.
Plus grand courtier non bancaire de devises d’Afrique, avec un volume de transactions annuelles de 1 milliard de dollars, AZA Finance, qui vient d’être distinguée par un Award de la prestigieuse Fast Company, étend ses activités dans l’espace africain francophone.
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Elizabeth Rossiello, PDG de AZA Finance, a en effet identifié la difficulté d’effectuer des paiements transfrontaliers en Afrique, les alternatives proposées étant inefficaces, lentes et onéreuses. De ce constat, elle a créé AZA Finance pour faciliter les paiements transfrontaliers rapides et moins coûteux.
AZA Finance est un fournisseur réputé de trading de devises et de solution de paiements transfrontaliers qui accélèrent l’accès mondial grâce à une infrastructure et des produits innovants facilitant la vitesse de paiement vers et depuis l’Afrique.
Ainsi les clients de AZA Finance effectuent des paiements à travers des dizaines de réseaux bancaires et d’opérateurs d’argent mobile en Afrique et à travers le monde. AZA Finance permet aux entreprises d’utiliser les devises africaines avec moins de risques, de coûts et de frictions.
Deux nouveaux produits pour l’Afrique francophone
Forte de son succès de plusieurs années dans les pays anglophones, comme le Nigeria, le Ghana, AZA Finance, déjà présent au Sénégal, étend maintenant ses services dans l’espace francophone, avec ces deux produits innovants :
– BFX, plate-forme B2B pour des transactions de gré à gré, destinée aux entreprises ayant des besoins en devises pour payer leurs fournisseurs, effectuer des transferts interentreprises et autres ;
– TransferZero qui, via une API facile à intégrer, permet d’effectuer des paiements commerciaux de masse et des envois de fonds de détail, ainsi que l’achat de devises en gros.
Un marché annuel de 37 milliards de dollars
Malgré la crise économique mondiale provoquée par la Covid-19 en 2020, AZA Finance a maintenu une forte croissance. Son engagement en Afrique francophone, renforcé par le recrutement de cadres francophones, vise à adresser un marché d’envois de fonds de et vers l’Afrique subsaharienne de plus de 37 milliards de dollars, selon les estimations de la Banque mondiale. Agréé par la FCA du Royaume-Uni et la Banque d’Espagne, AZA Finance est un intermédiaire dans toutes les principales devises africaines. Pour lire la suite, veuillez cliquer sur le liens ci-dessous, à travers nos confrères d’africapresse.paris :AZA Finance étend ses prestations de trading de devises et de paiements (…) – AfricaPresse.Paris
Président par intérim du Conseil de base des Maliens de Gabon (COMAGA), président du Rassemblement des Jeunes maliens de la Diaspora (RJM) , Mamadou Méré Diawara fait partie des 50 jeunes influents de l’année 2021 au nom des Maliens de la diaspora. Cette distinction, le jeune Diawara l’a mérité pour son combat au service des autres Maliens installés à l’étranger, notamment au Gabon.
50 jeunes maliens se sont faits distingués par leurs œuvres, leurs actions, pour le développement du Mali, dans leurs domaines respectifs. Ils ont été identifiés par le Magazine Keewalé People. Parmi ces jeunes figure Mamadou Méré Diawara, un jeune malien installé en Libreville au Gabon. Il est le président non seulement le président du Conseil de base des Maliens de Gabon (COMAGA), mais aussi président du Rassemblement des Jeunes maliens de la Diaspora (RJMD).
Mamadou Méré Diawara, le social Le jeune operateur économique, Mamadou Méré Diawara s’est fait distinguer au Gabon à travers ses multiples actions en faveur ses camarades de la diaspora. Selon les témoignages des Maliens installés au Gabon, Mamadou Méré Diawara a été toujours à la rescousse des Maliens en difficultés. Il intervient non seulement à travers ses moyens financiers et matériels mais aussi à travers ses relations.
Il y a de cela quelques mois, Mamadou Méré Diawara a offert à la jeunesse du Rassemblement des jeunes maliens de la Diaspora de Ntoum, un minibus. En plus de ce véhicule qui coute 10 millions de F CFA, il a offert un 1million 500.000 F CFA au même bureau pour son fonctionnement normal. « J’ai payé ce véhicule à 10 millions de F CFA pour le remettre à la jeunesse RJMD de NTOUM. Ce minibus pourrait faciliter le déplacement pour les membres du bureau », nous informe Mamadou Méré Diawara qui affirme qu’en plus du minibus, avoir mis un 1 million 500 000 f CFA à la disposition de la jeunesse RJMD de Ntoum. Ce geste de Mamadou Méré Diawara a été beaucoup salué par le bureau de la jeunesse RJMD de Ntoum. « Nous remercions M. Méré Diawara pour ce don à la communauté malienne de Gabon », a-t-on lu sur la page Facebook de Sidi de Genève. Les membres du bureau de la jeunesse RJMD de Ntoum ont également exprimé toute leur reconnaissance envers le donateur. Selon eux, cet acte venant de Mamadou Méré Diawara qui se bat nuit et jour pour ses frères et sœurs de la diaspora, n’est pas surprenant.
Mamadou Méré Diawara, l’homme de consensus Parmi les Maliens installés au Gabon, Mamadou Méré Diawara est beaucoup apprécié. Il est celui autour duquel il y a un large consensus. C’est d’ailleurs ce qui a favorisé son élection, en 2018, en tant que vice-président du Conseil de base des Maliens de Gabon (COMAGA). En 2020, après avoir constaté l’absence non justifiée de Habib Sylla au Gabon, les membres du COMAGA ont désigné le jeune Diawara comme président par intérim de ce conseil. A la tête du COMAGA, il a fait changer beaucoup de choses. Il s’est mis au service des Maliens. Il a travaillé pour les Maliens.
En plus de ces sacrifices au Gabon, le jeune Méré Diawara a mené plusieurs actions de développement au Mali. C’est compte tenu de tous ces aspects qu’il a été sélectionné comme un des 50 jeunes influents du Mali en 2021.
Les douloureux événements observés ces dernières semaines au Sénégal devraient interpeller tout individu soucieux de la bonne gouvernance et des principes de base d’un état de droit. En plus de l’affaire politico-judiciaire qui a secoué la quiétude du pays, tous les observateurs ont confirmé que les sénégalais vivent difficilement cette période de crise sanitaire à cause de la gestion aux doigts mouillés et le pilotage à vue du gouvernement.
Je ne peux m’empêcher de faire un constat calamiteux sur l’histoire politique du pays. Il semblerait que le Sénégal vit presque tous les 10ans les mêmes événements politiques qui gangrènent les fondamentaux d’une démocratie et d’un état de droit. Des combats pour revendiquer des droits politiques et citoyens qui pourtant semblaient être déjà acquis. De 1969, en passant par le début du conflit casamançais de 1982, les événements de 1988/1989, ceux de 1998, ceux de 2011 avec le forcing d’un troisième mandat de l’ancien président Abdoulaye Wade, à aujourd’hui 2021, on a comme l’impression que la machine démocratique est testée et mis à l’épreuve par nos acteurs politiques, tous bords confondus. Et ceci, débauche toujours sur la mort de dizaine de jeunes innocents. Devons-nous tester la solidité, efficacité de notre État de droit et notre démocratie de cette façon ? Sommes-nous incapables d’organiser des épreuves ou exercices sérieux permettant d’évaluer efficacement notre système démocratique ? Allons-nous vivre les mêmes scénarii en 2031 encore à l’orée de joutes électorales ? Voilà moult questions, qui nous poussent à tirer la sonnette d’alarme pendant qu’il est temps et à préciser aux dirigeants actuels que si les élections locales étaient tenues aux dates prévues, les citoyens exprimeraient de façon calme et démocratique leur colère contre les décisions de semi-confinement ou mesures drastiques prises pour faire face à la crise sanitaire. Car cela sera pour eux une bonne occasion de lancer un message au pouvoir central en sanctionnant ses candidats ou représentants à la tête des pouvoirs locaux.
Lorsqu’on prive son peuple de tout moyen de contestation ou revendication démocratique, cela crée des frustrations et c’est ce qui semble expliquer cette ébullition sociale notée ces dernières semaines dans plusieurs villes du pays. La Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance adoptée en Janvier 2007 par les états africains, et dans laquelle le Sénégal, pays membre, a attesté sa volonté́ d’œuvrer sans relâche pour l’approfondissement et la consolidation de la démocratie, de l’État de droit, de la paix, de la sécurité́ et du développement, ne doit sous aucun prétexte être bafoué pour des désirs de jouissance du pouvoir ou par la crise d’histrionisme d’un leader, surtout dans le contexte actuel d’insécurité dans lequel est la région du sahel, secouée par la menace terroriste. Nos dirigeants africains savent très bien que ceux qui veulent installer le chaos dans nos pays, profitent de la plus petite faille démocratique ou déséquilibre social afin de déstabiliser nos états déjà fragilisés par la pauvreté et cette pandémie. Donc, ce n’est vraiment pas le moment d’accentuer l’injustice sociale, l’injustice politique ou de brocarder les acquis démocratiques.
Quand on entend le régime en place dire par la voix du président « qu’il ne voit pas du rouge », on ne peut qu’être offusqués, scandalisés et choqués par de tels propos, qui sans doute font partie des éléments déclencheurs de la furie de cette jeunesse. Il est aisé d’admettre que dans le passé, les manifestations avec des brassards rouges étaient au moins un moyen d’expression démocratique pour nos citoyens qui leur permettait de contenir leur colère et en même temps préserver notre cher pays de ce type de chaos qui n’honorent ni les acteurs politiques du pouvoir ni ceux de l’opposition. Ce qui est dommage, c’est le fait que c’est certainement ce refus de voir la couleur rouge des brassards qui nous a amené à voir le sang rouge de nos jeunes frères, dans la fleur de l’âge, déversé pour un combat politique et démocratique.
Chers dirigeants et acteurs politiques, pour conclure, le débat démocratique a pour fonction de rechercher une unanimité, certes compliqué à avoir mais vous pourrez tendre vers une majorité, le plus grand possible. L’objectif est de donner à la minorité la fonction de s’exprimer librement et mener leur activité socio-politique, jouir de leur droit constitutionnel. C’est aussi à cette minorité de savoir convaincre sans contraindre. Cela nous évitera dans le futur tout ce tohu-bohu et d’être tristement à la une de l’actualité mondiale, ce qui est une mauvaise publicité pour un pays pauvre extrêmement endetté, qui compte beaucoup sur son économie touristique, sa stabilité politique, à vue de pays, sur son climat des affaires pour se développer.
Aux victimes de cette tragédie :
« Les peuples tiennent à leurs ancêtres martyrs. C’est la seule aristocratie qui ne leur soit jamais contestée » Amélie Nothomb
Pourvu que votre sang ne soit versé en vain !!!
Meissa M LO
Mba Trading & gestion d’actifs
Membre bénévole d’Avocats Sans Frontières (ASF) « là où la défense n’a plus la parole »
DECLARATION DE S.E.M. MAMADOU HENRI KONATE, AMBASSADEUR, REPRESENTANT PERMANENT DU MALI,A L’OCCASION DU DIALOGUE INTERACTIFSUR LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME AU MALI,LORS DE LA 46ème SESSION DU CONSEILDES DROITS DE L’HOMMEA GENEVE
22 mars 2021
Merci Madame la Présidente,
Je voudrais,
tout d’abord, exprimer le plaisir que j’éprouve à prendre la parole au nom de
mon pays, dans le cadre du présent dialogue interactif sur la situation des
droits de l’Homme au Mali.
Permettez-moi,
Madame la Présidente, de vous adresser les chaleureuses félicitations de
ma délégation pour la qualité du travail accompli au quotidien, en vue de
renforcer l’efficacité du Conseil des droits de l’Homme, malgré un contexte
sanitaire particulièrement difficile.
La délégation
du Mali prend note du rapport de Monsieur Alioune TINE, Expert indépendant sur
la situation des droits de l’Homme au Mali et le remercie pour sa présentation.
Nous prenons également bonne note des
commentaires et des recommandations qu’il a bien voulu formuler à cette
occasion.
Je voudrais, à présent, partager avec
vous quelques informations sur la situation des droits de l’Homme au Mali et
faire quelques commentaires sur ledit rapport élaboré, comme vous le savez,
dans une conjoncture qui n’a pas permis à l’Expert indépendant de visiter le
Mali durant la période de référence.
Nous espérons que le prochain rapport
verra le jour dans des conditions bien meilleures.
Au cours de l’année écoulée, mon
pays, le Mali a été secoué par une crise sociopolitique dont les développements
ont conduit, le 18 août 2020, à un changement institutionnel ayant ouvert la
voie à une Transition politique qui est en cours actuellement.
En dépit de cette évolution politique,
le Mali a réaffirmé, par la voix de son Ministre des Affaires étrangères, son
attachement profond aux droits de l’Homme, à l’occasion du Segment de haut
niveau de la présente session, le 24 février dernier. Cet attachement
multiséculaire aux valeurs de respect de la dignité humaine plonge ses racines
dans la célèbre « Charte de Kurukan Fuga » datant du 13ème
siècle et inscrite, depuis 2009, sur la liste du
patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO. Cela démontre
à suffisance que la question des droits humains
n’est ni nouvelle ni étrangère au Mali.
Il est toutefois indéniable aujourd’hui,
que le pays rencontre de réelles difficultés et des contraintes de tous ordres,
en lien avec sa situation sécuritaire et le contexte de lutte contre le
terrorisme. En dépit de cela, il reste déterminé à respecter et à faire
respecter les droits de l’Homme sur l’ensemble de son territoire. C’est un défi
qu’il a à cœur de relever pour peu qu’il bénéficie d’un accompagnement accru et
d’une meilleure compréhension de la communauté internationale.
Madame la Présidente,
Excellences, mesdames et messieurs,
Le Plan d’Action du Gouvernement présenté par le Premier
ministre et adopté par le Conseil National de Transition (CNT), le 22 février
2021, fixe des priorités au premier rang desquelles figure le renforcement de la sécurité sur l’ensemble du
territoire national. Cela passe nécessairement, même si ce n’est pas de manière
exclusive, par la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali.
Sous ce rapport, la reprise des
travaux du Comité de suivi de l’Accord (CSA) avec la tenue à Kidal, le 11
février 2021, de la 5ème réunion de haut niveau du CSA, apparaît comme
une étape importante pour faire avancer le processus de paix. Lesdits travaux
avaient été suspendus durant plusieurs mois à cause des évènements qui ont
précédé le changement institutionnel.
Cette reprise devrait permettre de
réaliser des progrès importants dans la concrétisation de la Feuille de route
actualisée des actions prioritaires pour la mise en œuvre de l’Accord sur ses différents volets, à savoir la redynamisation du processus de DDR ; l’accélération
des réformes politiques et institutionnelles ; le soutien aux actions de
développement et la relance du chantier de la réconciliation nationale.
En outre, il importe de souligner que
des efforts ont été déployés pouraccroître le nombre de femmes participant
aux travaux du Comité de Suivi de l’Accord (CSA) et les parties s’accordent à renforcer
cette participation au sein des sous-commissions du CSA. Aussi, l’adoption
du nouveau Plan d’action national 2019-2023 sur la mise en œuvre de la
résolution 1325 du Conseil de sécurité de l’ONU devrait-elle contribuer à conforter cette dynamique.
S’agissant de la situation dans les régions du centre
du Mali, elle reste
malheureusement marquée par la poursuite des activités criminelles des groupes
terroristes qui continuent d’attiser les violences intercommunautaires dont
l’impact sur les populations civiles demeure source de préoccupation.
C’est pourquoi, le
Gouvernement multiplie les initiatives visant à renforcer la cohésion et
l’entente nationales avec l’implication des notabilités traditionnelles et
d’autres bonnes volontés, afin de favoriser un dialogue direct entre les
différentes communautés, tout en renforçant la sécurité et la protection des civils
et de leurs biens. La mise en place des Comités communaux de réconciliation
procède de cette volonté de résoudre la difficile équation des violences intra
et intercommunautaires.
La contribution de la MINUSMA à cette
dynamique est à cet égard très appréciable.
Madame la Présidente,
Excellences, mesdames et messieurs,
La dimension de la justice dans une
crise comme celle que vit le Mali n’est plus à démontrer.
A cet égard, les progrès enregistrés
en matière de justice transitionnelle sontencourageants. Il est heureux de
constater qu’à ce jour, la Commission vérité, justice et réconciliation a
recueilli plus de 19 800 témoignages de victimes dans plusieurs régions du Mali
et tenu deux audiences publiques, les 8 décembre 2019 et 5 décembre 2020. Une
troisième est attendue pour le 27 mars courant.
Par ailleurs, la coopération avec la Cour pénale
internationale a permis l’ouverture, le 14 juillet 2020, d’un procès contre un individu
pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, quatre ans après un premier
jugement prononcé par la Cour en septembre 2016 contre un autre individu
reconnu coupable de crimes de guerre.
Madame la Présidente,
Excellences, mesdames et messieurs,
Les juridictions nationales
compétentes jouent, non sans difficultés, leur partition pour briser la chaîne
de l’impunité dans des affaires de violations présumées des droits de l’Homme
impliquant des acteurs étatiques comme non-étatiques.
S’agissant des acteurs étatiques, plus d’une dizaine d’affaires
impliquant des éléments des forces de défense et de sécurité maliennes en
opération sont en instruction devant les Tribunaux
militaires de Mopti et de Bamako, suite à des allégations de
violations des droits de l’Homme dans les localités de
Boullékessi (Douentza), Nantaka (Mopti), Doma (Bandiagara), Malémana
(Tenenkou), Diabali Sokolo (Niono) et de Massabougou (Macina), pour ne citer
que celles-ci. C’est la preuve que la lutte contre le terrorisme ne saurait justifier
la commission d’actes répréhensibles.
Pour ce qui est des violations des
droits de l’Homme commises par les acteurs non étatiques, des poursuites
judiciaires ont été engagées par le Pôle Judiciaire Spécialisé de lutte contre
le terrorisme et la criminalité transnationale organisée concernant les
exactions commises dans les localités de Yorou, de Ganganfani, d’Ogossagou, à
deux reprises, et de Sobane Da. A ce jour, une vingtaine de personnes se trouve
détenue dans le cadre des procédures d’Ogossagou et de Sobane-Da.
Toutefois, lesdites procédures
souffrent de certaines lenteurs en raison notamment de difficultés liées à
l’insécurité, de l’absence des services publics compétents dans certaines
localités, comme le relève d’ailleurs l’Expert indépendant dans son rapport.
Onze (11) personnes ont, quant à
elles, été jugées par la Cour d’assises de Mopti courant 2020, dans le cadre de
l’affaire dite de Koulogon-peulh (Bankass) relative au massacre de 37 civils en
janvier 2019, pour assassinat et diverses autres infractions pénales.
Sur la question des atteintes aux
droits à travers les formes contemporaines d’esclavage, plus d’une trentaine de personnes ont
été placées sous mandat de dépôt par le Tribunal d’Instance de Nioro du Sahel
pour assassinat et discrimination à caractère ethnique, entre autres, suite à l’affaire
dite de Djandjoumé. L’instruction du dossier suit son cours.
Plus de deux cents (200) autres
personnes, dont la plupart placées sous mandat de dépôt par le Tribunal de
Grande Instance de Kayes, attendent d’être jugées dans le cadre d’une
cinquantaine de procédures judiciaires en lien avec la pratique ignominieuse de
l’esclavage. Comme on peut le constater,
ces actions ne laissent aucune place à l’ambiguïté quant à la volonté des
pouvoirs publics de combattre ce fléau d’un autre âge.
Madame la Présidente,
Excellences, mesdames
et messieurs,
Le Gouvernement du Mali réaffirme sa ferme volonté de
poursuivre sa coopération avec tous les mécanismes des droits de l’Homme. Il en
appelle à une intensification des efforts et des synergies afin que la crise
malienne qui est devenue aujourd’hui la crise au Sahel ne prenne, demain, des
proportions plus larges susceptibles de compromettre la sécurité
internationale.
Madame la Présidente,
Excellences, mesdames
et messieurs,
Pour terminer, je voudrais renouveler
la gratitude des autorités de mon pays à la communauté internationale pour son appui
multiforme à l’endroit du Mali.
«Plus de quarante civils ont été tués dimanche par des terroristes dans les villages de Karou, Ouatagouna, et Daoutegeft. Les terroristes sont entrés dans les villages et ont massacré tout le monde», a déclaré à l'AFP un responsable sécuritaire, qui s'exprimait sous couvert d'anonymat.
Par croissanceafrique
Au Niger, des hommes armés ont tué
d’au moins 22 civils ce dimanche 21 mars 2021 dans le sud-ouest du pays, près
des frontières du Mali et du Burkina Faso, selon des sources sécuritaires.
Les assaillants ont attaqué trois
villages de la région de Tillabéri. Une source au sein des services de sécurité
a attribué la responsabilité de cette attaque à des combattants de
l’organisation Etat islamique. Les deux autres sources locales n’ont pas
désigné d’auteurs présumés.
« En ces moments douloureux pour
notre pays, suite à l’attaque lâche et barbare survenue à Tillia, j’adresse mes
sincères condoléances aux familles des victimes et souhaite prompt
rétablissement aux blessés. Tout est mis en œuvre pour que ces crimes ne
restent pas impunis », a-t- il affirmé, Issouffou Mahamadou, président du Niger
sur son compte Facebook.
Selon les journalistes Reuters dans
la zone, « Alfouzazi Issintag, maire de Tillia, la municipalité » dont
dépendent les trois villages, a dira
qu’il y avait eu « beaucoup de morts », sans fournir de nombre.
Par ailleurs, des sources
sécuritaires expliquent que « Cette
région de Tillabéri a déjà été lundi dernier le théâtre d’une attaque dans
laquelle ont péri au moins 58 civils. Les assaillants avaient alors attaqué un
convoi de retour d’un marché hebdomadaire et un village situé à proximité ».
Notons que cette région du Niger
ainsi que le Mali et le Burkina Faso voisins sont en proie à l’activité de
groupes islamistes contre lesquels ces pays, réunis au sein du G5 Sahel avec la
Mauritanie et le Tchad, luttent avec l’appui de la France.
Pour rappel, le 2 janvier dernier, au moins 100 civils ont
été tués dans des assauts contre deux villages de Tillabéri. Il s’agit d’une
zone inondée par les différents groupes djihadistes, et cela, les mêmes modes opératoires. La région de
Tillabéri est située au sud-ouest de la République du Niger. Elle couvre une
superficie de 97 251 km², soit 7,7 % du pays.
Au Niger, la Cour constitutionnelle déclare Mohamed Bazoum, du parti au pouvoir, le PNDS, vainqueur du second tour de l’élection présidentielle du 21 février dernier avec 55,66 % des suffrages.
Pour sa part, l’opposant Mahamane Ousmane du RDR-Tchanji recueille 44,34% des voix.
Notons que ke taux de participation était de 62,81%, selon les résultats définitifs du scrutin.
En Arabie Saoudite, le géant
Energétique Aramco a annoncé ce dimanche une chute de 44,4% de son
bénéfice net en 2020, plombé par la baisse des prix du pétrole brut accentuée
par la pandémie de coronavirus, qui a lourdement pesé sur la demande mondiale.
Prenant la parole devant les medias
saoudiens, le PDG d’Aramco, Amin Nasser, estime que 2020était « une des
années les plus difficiles de l’histoire récente ».
« Les recettes ont été affectées par la
baisse des prix du pétrole brut et des volumes vendus, ainsi que par la
réduction des marges sur le raffinage et les produits chimiques. Aramco a
réalisé un bénéfice net de 49 milliards USD (41milliards d’euros) en 2020 »,
contre 88,2 milliards de dollars l’année précédente, précise Aramco dans un
communiqué.
Toutefois, le géant Saoudien dit
avoir fait preuve d’une forte résilience financière dans l’une des périodes les
plus difficiles pour l’industrie. Par ailleurs, le premier exportateur mondial
de pétrole brut, l’Arabie saoudite a été frappée l’an dernier par la faiblesse discours
de l’or noir et de fortes réductions de la production.
Saudi Aramco, considéré comme la vache à lait
de l’Arabie saoudite, a révélé deux baisses annuelles consécutives de ses
bénéfices depuis que la société a commencé à publier ses résultats en 2019.
Pour rappel, Aramco a affirmé avoir versé 75
milliards de dollars de dividendes à ses actionnaires, un montant qui dépasse
le bénéfice déclaré, comme il s’y était engagé lors de son introduction en
Bourse en grande pompe en 2019.
Au Mali, le Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Porte-parole du Gouvernement, M. Mohamed Salia a ouvert, ce mercredi, 17 mars 2021, la cérémonie de la 1ère session du Comité Intersectoriel du Suivi de la Mise en œuvre de la Déclaration des Chef d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine sur l’Emploi, l’éradication de la Pauvreté et le Développement Inclusif en Afrique.
Il s’agit d’un comité qui s’étendra sur deux jours a, à son ordre du jour à savoir : la validation du programme , la présentation de la déclaration du plan d’action et de son mécanisme de suivi; la présentation des questionnaires de l’Union Africaine; la restitution des travaux de groupe; la validation du rapport; la formulation et validation de recommandation; entre autres.
« Nous traversons, à l’instar de toute la planète une pandémie qui a impacté les économies et les manière de faire du monde entier, raison pour laquelle, je ne saurai terminer mon propos sans vous construire de respecter les mesures barrières de préventions contre la covid-19« , a-t-il exigé, Mohamed Salia Touré, ministre de l’emploi et de la formation professionnelle.
Pour rappel; ce comité National Sectoriel de suivi est crée par décret n°06-280/PM-RM du 11 juillet 2006 suite aux recommandations du sommet extraordinaire de l’Union Africaine. Il a pour mission: d’élaborer le plan d’action détaillé; d’examiner, de proposer et de réviser des politiques et programmes nationaux en matière d’emploi et de réduction de la pauvreté, conformément aux décisions du sommet; et de préparer les rapports nationaux à soumettre à la commission de l’union africaine.
Par ailleurs, le ministre Touré dans son allocution d’ouverture, a rappelé que cette session a pour objectif d’élaborer et valider le rapport biennal du Mali. Avant d’engager les participants à analyser les différents produits contenus dans le questionnaire afin d’apporter des réponses appropriées comme par le passé .
Notons que le ministre n’a pas manqué de saluer et remercier les membres du comité pour la qualité des rapports précédemment produits par le Mali qui a valu des félicitations de la commission de l’Union Africaine.
Remercié pour mauvaise gestion et indiscipline , Madani Mamadou Diallo, en prison. S’il était en passe d’avoir une liberté provisoire, sa défiance contre l’autorité l’a enfoncé.
Tout semble indiquer que le vegal ne tardera pas à visiter l’anadeb. Le premier responsable a vu son dossier transmis au pôle économique pour poursuite et malversations financières. Une ironie quand les motifs annoncés sont le détournement de fonds.
Le ministre de l’énergie Lamine Seydou Traoré a eu le temps d’observer avant de trancher : bagarres avec le personnel, confrontations avec le syndicat, nominations arbitraires et une gestion clanique de la structure pendant 3 ans , étaient les maux de l’anadeb.
À cela s’ajoute une disparition mystérieuse des budgets accordés que les services de contrôle sauront apprécier dont le vérificateur général. La structure a enregistré aucune mission depuis 2019. Autant de griefs qui ne plaident pas en faveur du DG actuellement incarcéré.
Des sources proches du dossier indiquent que le responsable remercié aurait emporté des documents comptables à son domicile. Ce qui expliquerait pourquoi mr Diallo cumulait les fonctions de DG et DAF.
D’ailleurs, il a refusé d’être audité sur son bilan en plus de s’etre heurté à une renonciation majeure : celle des présidents de producteurs de travailler avec lui depuis 2019.Comme l’ancien président du parlement, son parc automobile contient un Véhicule de l’Etat aux fins familiales. Une RAV4 immatriculée KA 3821.
Nul n’ignore le refus catégorique de Madani Mamadou Diallo de faire la passation, en foulant un décret pris au conseil des ministres.Ces raisons le conduiront hors des locaux de l’anadeb pour un lieu connu de personnalités telles que sidiki Diabaté, Adama Sangaré, petit guimba ou Ras Bath.
S’il était envisagé qu’il recouvre la liberté, son attitude derrière les barreaux a compliqué la donne. Les autorités de la transition entendent suivre ce dossier selon les orientations du Président Bah N’daw. Lors de son investiture, il n’a pas caché qu’aucune complaisance ne sera faite dans les dossiers relatifs aux détournements de deniers publics. Au DG Madani de rendre compte !