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Le Mali va relancer la production de la mine d’or de Morila « sa »

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Image de la mine de Morila. Cette société est une mine d'or située au sud du Mali, et exploitée par AngloGold Ashanti et Randgold Resources

Par croissanceafrique

Au Mali, le gouvernement de la transition prépare la relance de la production aurifère de la mine d’or de Morila sa. L’Information a été donnée lors d’une visite de terrain effectuée par le ministre Malien des Mines, de l’énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, le  lundi 01 Février 2021.

Au cours de cette visite de terrain le ministre de tutelle a déclaré  que  «Nous sommes en passe de sauver plus de 500 emplois directs et près de 2.000 emplois indirects. Donc dans ce cadre-là, il était important pour nous de venir voir comment tout cet arsenal se met en place au profit des populations riveraines, et d’une manière générale au profit de la population malienne», a- t- il déclaré  le ministre des Mines, de l’énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré.

Pour sa part, le directeur général de la mine d’or de Morila Drissa Arama  a expliqué qu’   «Aujourd’hui, l’avenir de Morila est sur une bonne tendance et nous espérons qu’avec les investissements que nous devons avoir très bientôt, on pourra commencer l’exploitation minière. On peut dire que les choses vont comme nous l’avons planifié», a expliqué tout en précisant que la production d’or de Morila est dans les environs de 120 kilos par mois.

Ajoutant par la suite que «Nous devons aller vers les 200, 300 jusqu’à une tonne d’or par mois, c’est ce que nous envisageons de faire. Nous pensons que dans le futur, on pourra augmenter la production avec beaucoup plus de ressources», a-t- il dit.

Aujourd’hui, ladite société aurifère produit plus de 7,4 millions d’onces d’or à partir de l’extraction à ciel ouvert et du traitement des stocks et des résidus sur 20 ans de propriété de Barrick/AngloGold.

Notons que la mine d’or de Morila « sa » est une mine d’or en exploitation et dispose d’une usine de traitement de 4,5 millions de tonnes par an et de toutes les infrastructures requises pour un site minier autonome.

Pour rappel, la mine d’or de Morila « sa » est  en exploitation depuis  en 2000, et  le site est extractif. Elle est située à quelque 280 km au sud-est de Bamako. Toutefois, le Mali garde sa place de troisième producteur d’or en Afrique, en novembre 2020.

Daouda Bakary Koné

Mali: Moussa Camara, nouveau DG du FAFPA, un homme en terrain connu

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Par croissanceafrique

Le nouveau directeur général du fonds d’Appui à la Formation Professionnelle et l’Auto-emploi (FAFPA) nommé le mercredi dernier n’est pas un néophyte en matière de formation, car ayant servi dans plusieurs entreprises privées, ONG et administrations de l’Etat, notamment au sein des ressources humaines. Il possède un CV très riche et parlant. Il pourrait booster les efforts déjà consentis par l’Etat dans le domaine de la formation-Emploi à travers le FAFPA. Un choix jugé éclairé par bon nombre d’observateurs qui connaissent l’homme.

Né le 2-10-1975, Moussa Camara était avant sa nomination, Conseiller spécial, chargé des ressources humaines du Président depuis août 2020.

Rappelons que depuis Août 2017, il est Secrétaire général de l’Ecole nationale d’Administration (nouvelle ENA).

Bien avant, il a été assistant chargé de la Gestion des ressources humaines de l’Ecole nationale d’Administration. Consultant senior associé au groupe KA-BA Consulting, Cabinet Conseils en gestion des Ressources Humaines, Nouakchott-Mauritanie. De janvier 2007 à Juin 2009, il fut consultant senior en Gestion des Ressources Humaines au cabinet «GAMA/RH», Cabinet conseil en gestion des Ressources Humaines, Dakar-Sénégal.

A la même période, il a été directeur de l’Imprimerie du «Groupe Futurs Médias», Dakar-Sénégal. Au paravent, il était entre juin 2006 et Juin 2007, directeur des ressources humaines et de l’Administration du «Groupe Futurs Médias» à Dakar. D’octobre à Novembre 2009, il a servi à la Fédération Luthérienne Mondiale en Mauritanie (ONG) avec comme mission, l’évaluation et la pesée des postes, l’élaboration d’une grille salariale à Nouakchott (Mauritanie). Il a aussi servi à «SENECARTOURS» avec comme mission, l’élaboration des fiches de poste et amélioration de la gestion des Ressources Humaines au Sénégal. Entre janvier 2003 et Mai 2006, il fut assistant et conseiller du gérant du «Groupe Futurs Médias».

Le nouveau patron du FAFPA était chargé de cours à l’Ecole Supérieure de Gestion, d’Informatique et de Comptabilité, Chargé de cours à l’Institut Universitaire de Gestion (IUG) /Unité de Formation et de Production. Directeur de la Formation permanente de l’école nationale d’Administration, 2012 à décembre 2013, assistant du directeur de la formation permanente de l’école nationale d’administration. Entre 2013 et 201, il s’occupait d’une mission de consultation au niveau de l’ONG «ARCAD SIDA-MALI», chargé de la révision et le renforcement du système de gestion des ressources humaines, puis une mission de Consultation avec le bureau Multi pays de l’UNESCO», à Bamako pour le recrutement du personnel (Projet d’appui au développement des Technologies de l’Information et de la Communication pour le renforcement des capacités de mise en œuvre de la réforme «Licence-Master-Doctorat» dans les institutions d’enseignement supérieur de l’espace UEMOA». De juin à août 2010, il était co-animateur de formation intra-entreprises sur la management d’une équipe performante et leadership à l’EDM SA. Bien avant, il fut assistant des ressources Humaines à talents Plus Conseils Mali, Cabinet de recrutement, développement d’outils ressources humaines, études, formation et intérim. Expert-formateur dans le domaine de la migration du travail à l’école nationale d’Administration du Mali. Ainsi, depuis 2016, il est chargé de cours à la faculté des sciences économiques et de Gestion (FSEG) à l’université de Bamako.

Vu les expériences de l’homme en matière de formation, d’emploi, bref concernant les ressources humaines, Moussa Camara est loin d’être un parvenu dans sa nouvelle direction. Il est tout simplement en terrain connu. Bon vent à notre nouveau directeur du FAFPA pour consolider les efforts de l’Etat.

Madick Niang pour Malizine

Burkina Faso: l’Etat lève 49,500 millions d’euros sur le marché Financier de l’umoa

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Par Croissanceafrique

La Direction générale du trésor et de la comptabilité publique du Burkina Faso a encaissé ce 3 février 2021 la somme de 33 milliards FCFA (49,500 millions d’euros) à  l’issue de son émission par adjudication d’obligations assimilables du trésor (OAT) de maturité 5 ans sur le marché financier de l’Union monétaire ouest africaine (UMOA).

Ces fonds levés sont destinés à assurer la couverture des besoins de financement du budget de l’Etat burkinabé.  Pour le premier trimestre 2021, les intentions d’émissions de titres publics des autorités gouvernementales burkinabés se chiffrent à 150 milliards de FCFA.

« Pour un montant mis en adjudication par l’émetteur de 30 milliards FCFA, le trésor public burkinabé s‘est vu proposer par les investisseurs un montant global de soumissions de 129,293 milliards de FCFA, soit un taux de couverture du montant mis en adjudication de 430,98%« , rapporte financialafrik.

Sur le montant des soumissions, l’émetteur en a retenu 33 milliards de FCFA et rejeté les 96,293 milliards de FCFA restants, soit un taux d’absorption de 25,52%.

Notons que l’émetteur entend rembourser les titres émis le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance fixée au 4 février 2026. Quant au paiement des intérêts, il se fera annuellement dès la première année sur la base d’un taux d’intérêt de 6,25% .

Mali : Flambée du prix du pain dans les boulangeries, ce qu’il faut savoir dans le marché

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Par croissanceafrique

Au Mali, le pain est l’une des denrées les plus consommées. Mais, depuis ce mardi 02 Février 2021, les consommateurs  de Bamako se sont réveillés avec une absence de pain chez les boutiquiers des différents quartiers.  

Selon des informations constatées et vérifiées auprès des boulangers,  il s’agit d’une  augmentation du prix de la baguette. Abdoulaye Sissoko est un livreur de baguette de pain du quartier, ce dernier affirme ceci : « ce que je puis dire pour l’heure, cette augmentation annoncée est pas réelle. Parce que hier (lundi) j’ai vendu une mèche de pain à 250 F CFA, mais ce matin mardi) je viens de vendre la mèche 300 F CFA et quelques part je vendu à 350 F CFA, la mèche. Et je fais le bon marché, malgré est climat morose », a-t- il expliqué.

Joint au téléphone, par  Finanacialafrik, Mohamed Lamine Haïdara, président de la filière pain au Mali déclare  qu’il y’a « Des échos font déjà état d’une hausse du coût de la baguette de pain. Mais je   regrette la décision des boulangers de rompre avec la chaine de transmission du pain au plus proche des populations », dit-il.

Selon plusieurs observateurs,  la filière fait actuellement face à des difficultés financières sans précèdent. C’est pourquoi, le  Mohamed Lamine Haïdara, n’a pas manqué de prévenir les  deux  (consommateurs et producteurs de paix). «Beaucoup d’entre nous sont déjà endettés, or nous ne pouvons pas tous fermer au risque de pénaliser toute une nation et mettre des milliers d’employés au chômage. Si en plus de la crise sanitaire et sécuritaire, il y a une crise alimentaire, le pays ne s’en sortirait pas », a-t- il souligné.

En réalité, les boulangers ont voulu procéder à une hausse du prix de pain à la suite de l’envolée des cours du blé sur le marché international, avec comme conséquence une augmentation de 500 F CFA sur le prix de la farine au Mali.

Notons que le gouvernement à travers la Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCCC) a entamé des  discussions  avec les acteurs de la filière blé/farine/pain meuniers afin de trouver une solution idoine à ce problème qui risque de prendre d’autres empileurs dans un pays ou le front social est en pleine ébullition.

Daouda Bakary Koné

Mali: Habib Sylla en compagnie d’une délégation reçu en audience par le président du Conseil National de la Transition colonel Malick Diaw

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Habib Sylla (Photo au micro), président du Haut conseil des Maliens de l'extérieur est un organisme consultatif à caractère associatif, apolitique, laïc, non discriminatoire et à but non lucratif créé à la suite de la Conférence nationale de 1991 puis agréé en 1993.

Par Croissanceafrique

Quelques jours après sa visite chez le premier ministre de Transition, le président du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur (HCME), Habib Sylla à la tête d’une forte délégation s’est rendu dans les locaux du Conseil National de Transition (CNT), ce mercredi 3 février 2021.

La délégation a été reçue par le président de cette institution, le colonel Malick Diaw en présence de certains membres du CNT. Au cours de cette rencontre, les échanges ont porté premièrement sur les préoccupations de la carte NINA, ensuite sur la refondation de l’Etat et d’autres problèmes dont le Mali souffre. C’était aussi une occasion à cette institution de la diaspora malienne d’affirmer son soutien au CNT et aux autorités de la Transition en générale.

En effet, depuis les journées de concertation nationale tenues après le renversement du régime de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita par les militaires, le Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur s’est retrouvé dans la feuille de route de la Transition, indique le président Habib Sylla à sa sortie d’audience. Pour lui, cette visite au CNT qui constitue l’organe législatif de la Transition est une façon de venir s’enquérir de l’avancement de cette feuille de route afin que le Mali sorte de cette situation.

Concernant le problème de la carte NINA, le président Habib Sylla affirme qu’une solution sera trouvée très bientôt. Il soutient que tous les organes de la Transition notamment le président de la Transition, le premier ministre et le CNT sont disposés à régler de façon définitive le problème de la carte NINA qui constitue une préoccupation majeure des maliens établis à l’extérieur.

Par ailleurs, Habib Sylla a fait savoir aux uns et aux autres que la gestion de ce document administratif ne relève pas seulement de l’Etat malien, mais il relève également de ses partenaires avec lesquels des contrats ont été établis dans ce sens. Il rappelle à ses compatriotes de l’extérieur que les nouvelles autorités sont sur pied d’œuvre pour y mettre fin.

A noter que le Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur (HCME) est représenté dans le Conseil National de la Transition (CNT) avec quatre (4) membres sur les 121 membres qui composent cet organe législatif de la Transition.

IB KONE

Reconnaissance du mérite: Le Malien Oumar Samaké, reçoit le prix du « Fonctionnaire international de l’année 2020 »

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Par Croissanceafrique

Natif de la Région de Bougouni, Oumar Samaké, est un fonctionnaire international au Bureau Conjoint des nations Unies aux droits de l’homme (Monusco). Aujourd’hui, il est vu comme un jeune qui fait la fierté du Mali à l’International.

Spécialiste des droits de l’homme, Oumar Samaké, est le lauréat du prix « Fonctionnaire international malien de l’année 2020 » décerné par « BAROMETRE », un observatoire citoyen basé au Mali.

« C’est avec un grand honneur et un sens de responsabilité que je vous annonce avoir reçu le trophée spécial de la catégorie de « Fonctionnaire international malien de l’année 2020 », décerné par « BAROMETRE », un observatoire citoyen basé au Mali », s’est-il réjouit sur sa page Facebook, le récipiendaire.

Attestation décernée par Le « BAROMETRE »

Selon lui, ce prix est non seulement une reconnaissance du travail accompli jusqu’ici en tant que défenseur des droits de l’homme mais aussi une distinction prestigieuse qui remotive à continuer le combat en contribuant à la promotion et à la protection des droits de l’homme en République Démocratique du Congo et ailleurs.

Oumar Samaké posant à coté des enseignes de l’ONU

Ensuite, il ajoute ceci: « Qu’il me soit donc permis de dédier ce prix à toute la « communauté des défenseurs des droits de l’homme » qui au péril de leur vie lutte au quotidien mais résolument tournée vers l’objectif afin que chaque citoyen jouisse pleinement des droits lui reconnus« , a-t-il exprimé.

Oumar Samaké, recevant le prix du « Fonctionnaire international de l’année 2020

Toutefois, Oumar Samaké a tenu à remercier de manière particulière « LE BAROMETRE » pour avoir suivi nos actions et apprécié leur pertinence en m’octroyant ce prix, veuillez trouver par ces mots ma profonde gratitude.

Dans son Bureau certainement

Pour sa part, Mory Samaké, son grand direct affirmé que « C’est avec mesure, honneur et un sens de responsabilité qu’il reçoit ce trophée. Ce prix est non seulement une reconnaissance du travail accompli jusqu’ici en tant que défenseur des droits de l’homme mais aussi une distinction prestigieuse qui remotive à continuer le combat tout en contribuant à la promotion et à la protection des droits de l’homme en République Démocratique du Congo et ailleurs« , dit-il.

Daouda Bakary Kone

Angola: la Sociedade Mineria Do Lulo négocie de bons prix lors de la première vente de diamants de l’année

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Par Croissanceafrique

En Angola, la Sociedade Mineria Do Lulo (SML), filiale locale de Lucapa Diamond, a vendu 4 273 carats de diamants provenant de la mine de Lulo. C’est l’annonce faite le 2 février par la compagnie minière australienne qui précise que cette première vente de l’année a permis d’engranger 5,9 millions de dollars de revenus.

« Comme pour la première vente de pierres de la mine Mothae en 2021 [au Lesotho Ndlr], les prix atteints par SML lors de celle-ci ont continué à refléter la bonne santé de l’industrie, et avec les ventes des deux opérations en 2021 qui s’élèvent déjà à 15 millions de dollars australiens, c’est un bon début d’année », a commenté Stephen Wetherall, DG de Lucapa.

Pour rappel, la vente de pierres de la mine Mothae organisée début janvier de cette année a en effet rapporté 7,2 millions de dollars australiens (5,6 millions $) à Lucapa Diamond, grâce à la commercialisation de 4 676 carats de diamants.

ExxonMobil vient d’annoncer ses ambitions climatiques pour les cinq prochaines années.

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FILE - This Wednesday, Sept. 21, 2016, file photo shows Exxon Mobil's Billings Refinery in Billings, Mont. President-elect Donald Trump this week tapped ExxonMobil CEO Rex Tillerson to serve as his secretary of state. If confirmed by the Senate, where opposition is emerging, the move could have broad consequences for U.S. environmental policy and affect the role the U.S. plays in multinational discussions about climate change. (AP Photo/Matthew Brown, File)

Par Croissanceafrique

Le tout puissant pétrolier américain Exxon Mobil s’est engagé à investir 3 milliards  de dollars dans les technologies bas-carbone, d’ici 2025. En effet, ExxonMobil prévoit de consacrer 5 % de son budget soit 3 milliards $ au climat en 3ans.

Selon l’agenceecofin, cette annonce qui intervient suite à une insistante pression des environnementalistes et investisseurs déçoit cependant, parce qu’elle ne représente que 5 % des investissements prévus par le géant pétrolier à cet horizon. En outre, cette politique climatique reprend des projets déjà annoncés ou en cours de réalisation.

« Nous annonçons la création de notre nouvelle activité ExxonMobil Low Carbon Solutions, plus de 20 nouvelles opportunités de captage et de stockage du carbone dans le monde ont déjà été identifiées, leur objectif : réduire les émissions à grande échelle« , déclarent les responsable sur twitter.

Par ailleurs, la compagnie a annoncé il y a quelque temps la mise en place dans son usine de raffinage de La Barge dans le Wyoming, d’un projet de ce type, mais celui-ci a été suspendu.

Toutefois, elle estime en effet qu’un appui gouvernemental est nécessaire pour rendre la capture de carbone commercialement viable. Elle prévoit en outre de réduire ses émissions de 15 à 20 %, d’ici 2025 par rapport à 2016.

Pour rappel, cette annonce intervient alors que ExxonMobil a enregistré 22,4 milliards de dollars de pertes en 2020, en raison de l’effondrement de la demande qui a entraîné une réduction de 31 % de son chiffre d’affaires.

Daouda Bakary Koné

Les médias privés tunisiens se plaignent depuis plusieurs années du régulateur de leur secteur

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En Tunisie, la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (Haica) a accusé, le lundi 1er février, le gouvernement d’entraver le processus de réforme des médias. Pour le régulateur des médias, l’administration en place instrumentalise le secteur de l’Audiovisuel.

Le régulateur évoquera aussi le cas des médias « confisqués » auxquels le gouvernement tarde à donner un sort à cause des pressions des promoteurs et de leurs partis politiques.

« Par exemple, la Haica tient le gouvernement pour responsable du blocage de la réforme des médias publics. Elle cite pour preuve le retard dans la nomination d’un PDG à la tête de l’Etablissement de la radio tunisienne« , rapporte l’Agenceecofin.

Notons que la Haica a également dénoncé « les agressions répétées commises contre les journalistes », et mis en garde les autorités contre toute tentative de porter atteinte à la liberté d’opinion et d’expression.

Cette sortie un peu étonnante du régulateur fait couler beaucoup d’encre en Tunisie où certains médias, notamment privés, l’ont toujours accusé de collusion avec les autorités.

Daouda bakary Koné

Tribune de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF): les vaccins contre la Covid-19 doivent être érigés en «bien commun universel»

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Par Croissanceafrique / contribution

Cette tribune signée de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF). L’organe consultatif de la Francophonie, qui compte 90 parlements et organisations interparlementaires, souhaite sensibiliser les chefs d’Etat et de gouvernements sur la nécessité de la levée temporaire de la propriété intellectuelle pour les vaccins contre la Covid-19. Le sujet fera l’objet d’une discussion, le 4 février, à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). A noter qu’une résolution a également été adoptée à l’unanimité lors de la 46ème Assemblée plénière de l’APF réunie les 28 et 29 janvier dernier. Cette prise de position en faveur d’une suspension temporaire du droit à la propriété intellectuelle sur les vaccins est menée par le député de l’Aisne (France), Jacques Krabal, Secrétaire général parlementaire de l’APF ainsi que son président Amadou Soumahoro, président de l’assemblée ivoirienne.

Les vaccins contre la Covid-19 doivent être érigés en «bien commun universel» 

Depuis un an, la pandémie de Covid-19 n’épargne personne. A ce jour, plus de 102 millions de personnes ont été touchées et on dénombre plus de 2,2 millions de décès dans le monde. La maladie ne se soucie guère de la nationalité, du genre, de la catégorie socio-professionnelle de ceux qu’elle frappe. Elle creuse même les inégalités préexistantes et a des impacts disproportionnés sur les groupes vulnérables, notamment les femmes et les filles.

Des investissements publics sans précédent ont été mobilisés pour développer des vaccins et des produits de prévention, dépistage et traitement de la Covid-19, notamment à travers le Mécanisme pour un accès mondial aux vaccins contre la Covid-19 (Mécanisme COVAX), en un temps record. Plusieurs laboratoires pharmaceutiques proposent déjà des vaccins sûrs et efficaces, et des campagnes de vaccination sont maintenant amorcées.

Toutefois, une vaccination universelle est encore loin d’être une réalité. Nous assistons à une compétition inédite entre États aux revenus et moyens inégaux pour réserver et s’approprier les doses de vaccins. À ce jour, 80 % des vaccins produits dans le monde ont été achetés par une dizaine de pays riches. Certains disposent d’ores et déjà du stock nécessaire pour vacciner plusieurs fois l’ensemble de leur population.

Aussi, il est urgent de mettre en place des mécanismes qui permettent le partage de connaissances, technologies, savoir-faire et de propriété intellectuelle pour le développement rapide de sites de production, la fabrication de génériques à faibles coûts et la distribution de vaccins.

Voilà pourquoi, nous, parlementaires francophones, réclamons une distribution universelle et équitable des vaccins contre la Covid-19. Nous exhortons les chefs d’État et de gouvernement à s’engager pour faire de ces vaccins des « biens communs universels » et à soutenir toutes les initiatives en ce sens.

Face à l’hypothèse émise par de nombreuses organisations, à savoir qu’il est plus efficace de vacciner en priorité les populations vulnérables de l’ensemble des pays plutôt que celles de quelques territoires, nous avons adopté à l’unanimité une résolution pour une distribution universelle et équitable des vaccins contre la Covid-19 lors de notre 46ème Assemblée plénière, tenue les 28 et 29 janvier dernier.  

De plus, nous soutenons tout particulièrement les demandes adressées à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en faveur d’une dérogation à certaines dispositions de l’Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC), comme le permet par ailleurs la Déclaration de Doha de 2001, qui visait à protéger la santé publique face aux épidémies de VIH/sida, de tuberculose et de paludisme. Dans cette perspective, l’APF souhaite pouvoir rencontrer au plus vite, avec la Secrétaire générale de la Francophonie, les responsables de l’OMC et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour en discuter.

Ainsi, une suspension temporaire des droits à la propriété intellectuelle permettrait de traiter et de vacciner plus rapidement un maximum de concitoyens dans le cadre de la lutte contre cette pandémie. A cet égard, une nouvelle réunion de négociations se tiendra à l’OMC dans les prochains jours, lors de laquelle la position des États et de l’Union Européenne sera déterminante. Nous espérons qu’elle ira dans le sens de notre appel. Car, s’il y a bien un apprentissage à tirer de l’année exceptionnelle que nous venons de vivre, c’est qu’il est vain de proposer une solution individualiste à un problème collectif.

La vaccination doit être menée partout dans le monde pour éradiquer le virus et les pays riches doivent mettre tous les moyens en œuvre à cet effet.

Les signataires :

M. Amadou Soumahoro, Président de l’APF, président de l’Assemblée nationale (Côte d’Ivoire) ;

M. Jacques Krabal, Secrétaire général parlementaire (France) ;

M. Christian Levrat, Président du Réseau parlementaire de lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme de l’APF (Suisse) ;

Mme Angélique Ngoma, Présidente de la Commission de la coopération et du développement de l’APF (Gabon) ;

Et les parlementaires membres de l’APF suivants :

M. Jorge Santos, Président de l’Assemblée nationale (Cap-Vert)

M. Roger Torrent, Président du Parlement (Catalogne)

M. Rudy Demotte, président du Parlement (Fédération Wallonie-Bruxelles)

M. Faustin Boukoubi, Président de l’Assemblée nationale (Gabon)

M. Gaston Tong Sang, Président de l’Assemblée (Polynésie française)

Mme Yawa Djigbodi Tsegan, Présidente de l’Assemblée nationale (Togo)

M. Alberto Bertin, Président de l’Assemblée (Vallée d’Aoste)

  • Mme Montaner Carine (Andorre), M. Sánchez Carles (Andorre), Mme Rossell Núria (Andorre), M. Magallon Marc (Andorre), M. Ferré Raül (Andorre)
  • M. Igityan Hovhannes (Arménie), M. Melkumyan Mikayel (Arménie), M. Yeghoyan Arman (Arménie)
  • Mme Romarique Medegan Fagla Sèdami (Bénin), M. Assan SEIBOU (Bénin)
  • M. Prodanovic Lazar (Bosnie Herzégovine), Mme Pendes Marina          (Bosnie Herzégovine)
  • M. Pannha Pen (Cambodge), M. Damry Ouk (Cambodge), M. Sim An Noun (Cambodge), M. Sarieuth Kousoum (Cambodge), M. Chuktema Kep (Cambodge), M. Kimsean Yi (Cambodge), M. Chhoeun Ma (Cambodge), M. Leat Yim (Cambodge), Mme Sam An Krouch (Cambodge), Mme Thavy Troeung (Cambodge), Mme Saphoeun Sun (Cambodge), M. Chan Prach (Cambodge), M. Siphan Men (Cambodge), M. Chhoeurn Mann (Cambodge), M. Lim Pol (Cambodge), M. Cheth Chea (Cambodge),  M.Vun Chheang (Cambodge), Mme Borasy Ty (Cambodge)
  • M. Hilarion Etong (Cameroun), Monique Ouli Ndongo (Cameroun), M. Pierre Flambeau Ngayap (Cameroun), M. David Etame Massoma (Cameroun), M. Ali Salmana Amadou (Cameroun), M. Issac Ngahane (Cameroun),              M. Joshua Osih                  (Cameroun), Mme Lydienne  Epoube (Cameroun)
  • Mme Joana Rosa (Cap Vert), M. Santos Filipe (Cap Vert), Mme Fernandes Nilda          (Cap Vert),  
  •        Mme Tavares Anilda (Cap Vert), M. Pereira Joao Baptista (Cap Vert),        
  • M. Abdou Mohamed Ali (Comores), M. Mohamed Salim Abderemane Comores),            M. Hamada Bacar Anfani (Comores), Mme Houmadi      Ladaenti (Comores), Mme Nourdine Sidi Hayda (Comores),    
  • M. Tilkouete Dah Sansan (Côte d’Ivoire)
  • M. Mohamed Dileita (Djibouti), Mme Abdiallahi Elmi Oubah (Djibouti), M. Abdiallahi Ahmed Omar (Djibouti), Mme Abdillahi Elmi Oubah (Djibouti)
  • M. Mathieu Daele (Fédération Wallonie-Bruxelles), Mme Margaux De Re (Fédération Wallonie-Bruxelles), Mme Françoise Schepmans (Fédération Wallonie-Bruxelles), Mme Nadia El Yousfi (Fédération Wallonie-Bruxelles) M. Gaëtan Van Goidsenhoven (Fédération Wallonie-Bruxelles), M. René Collin   (Fédération Wallonie-Bruxelles), M. Philippe Courard (Fédération Wallonie-Bruxelles), M. Jean-Charles Luperto (Fédération Wallonie-Bruxelles), M. Jean-Paul Wahl (Fédération Wallonie-Bruxelles)           
  • M. Bruno Fuchs (France), Mme Kerbarh Stéphanie (France), Mme Monica Michel (France), M. Stéphane Demilly (France), Mme Marie-Arlette Carlotti (France), M. Cyril Pellevat (France),          M. Philippe Mouiller (France), Mme Claudine Lepage (France), M. Christophe-André Frassa (France), Mme Laurence Trastour-Isnart (France), M. Mansour Kamardi (France),                      
  • M. Raphaël Ngazouze (Gabon), M. Alexandre Awassi (Gabon), M. Landry Ndong Ngueme (Gabon), M. Jules Esdras Mouhouloulou (Gabon), Mme Patricia Ndemgane (Gabon),        Mme Angelina Ditombis (Gabon), Mme Charlotte Nkero (Gabon), Mme Marie Stéphanie Inguiessi (Gabon), M Philippe. Ngaippe (Gabon), M. Davain Séraphin Akure (Gabon), M. Pierre Daniel Indjendje Ndala (Gabon), M. Alphonse Nziengui (Gabon), M. Anatole Tsioukacka (Gabon), M. Barnabé Indoumou Mamboungou (Gabon), M. Adrien Nkoghe Essingone (Gabon), M. Jean Robert Goulongana (Gabon), M. Florent Assoumou Akue (Gabon), M. Paul Bie Eyene (Gabon), M. Nelson Messone (Gabon), M. Boris Ngabikoumou Wada Mesmin (Gabon), M. Frédéric Nzue Edzang (Gabon),            
  • Mme Dora Avgeri (Grèce), Mme Vryzidou Paraskevi (Grèce)              
  • M. Carlos Eyi Obama Nzang (Guinée équatoriale), M. Jaime Sangale Rondo Crispin (Guinée équatoriale)
  • M. Gyüre Csaba           (Hongrie), Mme Csöbör Katalin            (Hongrie)                
  • M. Michael Jackson (Jersey), M. Kirsten Morel (Jersey), M. Gregory Guida (Jersey), M. John Le Fondré (Jersey), M. Montfort Tadier (Jersey),      
  • M. Claude Schlüchter (Jura), M. Philippe Bassin (Jura), M. Pierre Chételat (Jura)
  • M Eksavang Vongvichit (Laos), M. Sanya Praseuth (Laos), Mme Phonephet Boupha (Laos)
  • M. Ibrahim Azar (Liban)
  • M. Mariius Matijosaitis (Lituanie), M. Giedrius Surplys (Lituanie),
  • M. Mars di Bartolomeo (Luxembourg), Mme Lorsché Josée (Luxembourg),
  • M. Assimo Bruno (Madagascar), M. Razafimahatratra Jean Daniel Christian (Madagascar) Mme Ratsimandriona          Aida Hardy (Madagascar), M. Djohary Lee Andrianambinina,

M. Djaosera Irénée (Madagascar), Mme Régina Clarisse Raheriarijaona, Mme Tsirimaharo Ny Aina Rafenomanantsoa (Madagascar)

  • Mme Michèle Dittlot (Monaco),
  • Mme Al Amri Amal (Maroc), M. Chaoui Karim   (Maroc), M. Touimi Benjelloun  Mohammed (Maroc), M. Gharbi Youssef (Maroc), M. Bourgalne Hassan (Maroc),                                 
  • M. David Gilled Fabrice (Maurice)
  • Mme France Gélinas (Ontario), Mme Amanda Simard (Ontario), Mme Natalia Kusendova (Ontario)   
  • M. Michał Seweryński (Pologne)
  • Mme Moihara Tupana (Polynésie Française), Mme Eliane Tevahitua (Polynésie Française),              Mme Lana Tetuanui (Polynésie Française),  Mme Tepuaraurii Teriitahi (Polynésie Française), M. Philip Schyle (Polynésie Française),  Mme Sylvana (Puhetini Polynésie Française), Mme Vaitea Le Gayic (Polynésie Française), Mme Teura Iriti (Polynésie Française), Mme Minarii Galenon (Polynésie Française),                            
  • M. Nestor Mamadou Nali (République centrafricaine)
  • Mme Safie Sadiki Shaini (République de Macédoine du Nord), M. Nenad Kocic (République de Macédoine du Nord),M. Abdula Saliu (République de Macédoine du Nord),                          Mme Marija Petrusevska (République de Macédoine du Nord), Mme Beti Stamenkoska Trajkoska (République de Macédoine du Nord),       
  • M. Pie Nizeyimana (Rwanda), M. Gamariel Mbonimana (Rwanda), M. François Habiyakare (Rwanda), Mme Edda Mukabagwiza Rwanda), Mme Veneranda Uwamariya (Rwanda), Mme Euthalie Nyirabega (Rwanda), Mme Iphigenie Mukandera (Rwanda),
  • Mme Marième Kane Néné (Sénégal), Mme Haniyeu Mbengue (Sénégal), Mme Aminata Diao (Sénégal), Mme Fam Mame Diarra (Sénégal), M. Diop Ndiagne (Sénégal), M. Abdoul Moussa Thiam (Sénégal),
  • Mme Jadranka Jovanovic (Serbie)
  • M. Laurent Werhli (Suisse), M. Carlo Sommaruga (Suisse), M. Nicolas Walder (Suisse), M. Jacques Nicolet (Suisse), Mme Christine Bulliard-Marbach (Suisse), M. Mathias Reynard (Suisse), M. Charles Juillard (Suisse), M. Jean-Pierre Grin (Suisse)                           

M. Ahmat Borgou Abderamane (Tchad), M. Mahamat Abdoulaye Ahmat (Tchad), Mme Taram Ndoubanaji (Tchad), M. Ibni Bichara Mahamat (Tchad), M. Eugenie Mbainaye (Tchad),

  • M. Zahara Affono Hadje (Tchad), Mme Abdraman Ildjiman (Tchad), M. Laoubaou Abdias Nodjiadjim (Tchad), M. Issa Badi Ahmat (Tchad),                           
  • M. Lactieyi Djafok (Togo), M. Katanga Poro Tchakpala (Togo), M. Hounakey Akakpo Kossi (Togo),       Mme Abougnima Molgah (Togo), M. Bamba Massouadoussey Djerkbary       (Togo), Mme Anate Kouméalo (Togo),                          
  • M. Iadh Elloumi (Tunisie), M. Adnane Ben Brahim (Tunisie), M. Majdi Karbai (Tunisie), M. Yousri Daly (Tunisie), M. Fathi Ben Belgacem (Tunisie), M Abdelmajid. Ammar (Tunisie), M. Badreddine Gammoudi (Tunisie), M. Marouan Felfel (Tunisie), M. Thameur Saad (Tunisie), Mme Amal Ouarteteni (Tunisie), Mme Nessrine (Laamari Tunisie), Mme Jamila Ksiksi (Tunisie)                  
  • M. Darbellay Fanny (Canton du Valais)                      
  • M. Augusto Rollandin (Vallée d’Aoste), M. Pierluigi Marquis (Vallée d’Aoste), M. Jordan Corrado (Vallée d’Aoste), M. Erik Lavy (Vallée d’Aoste), M. Aurelio Marguerettaz (Vallée d’Aoste)      
  • M. Hoang Van Cuong (Vietnam), Mme Pham Khanh Phong Lan (Vietnam), M. Dang Xuan Phuong            (Vietnam), M. Dinh Cong Sy (Vietnam), M. Vuhai Ha (Vietnam),