Les dirigeants des 20 premières économies au monde se réunissent virtuellement samedi et dimanche pour discuter de la lutte contre la pandémie de COVID-19 et de la reprise économique. Le président chinois Xi Jinping a proposé une coopération accrue entre les nations du monde pour lutter contre le coronavirus et restaurer l’activité économique.
L’Arabie saoudite préside le sommet de cette année. Samedi, le président Xi Jinping a exhorté les pays du G20 à construire un mur tel un pare-feu mondial contre le COVID-19 et a appelé à soutenir l’Organisation mondiale de la santé (OMS) afin de mobiliser les ressources et de distribuer les vaccins de façon juste et efficace.
Xi a indiqué qu’il faut rétablir l’activité opérationnelle des chaînes mondiales d’approvisionnement, au milieu d’une récession économique mondiale sérieuse. Il a exhorté les pays à réduire les droits de douane et d’autres barrières, tout en renforçant les efforts pour coordonner les approvisionnements de matériel médical.
Le dirigeant chinois a également exhorté les pays à poursuivre leur croissance guidée par l’innovation et souligné le potentiel de l’industrie numérique. Il a affirmé que les pays devaient oeuvrer pour un développement plus inclusif et continuer à soutenir les pays en voie de développement pour surmonter les difficiles épreuves liées à la pandémie.
La pandémie a amplifié les problèmes économiques dans des pays qui luttaient déjà avec les fardeaux d’immenses dettes, Xi a indiqué que la Chine soutenait pleinement l’initiative de supension de la dette du G20, et continuerait à travailler avec l’ensemble des parties pour sa mise en oeuvre.
Le président du groupe China National Biotec a déclaré que des dizaines de milliers de personnes avaient participé aux essais de phase 3 sur leur vaccin contre le coronavirus. Yang Xiaoming dit que les résultats préliminaires indiquent que le traitement est très sûr, mais son efficacité est toujours en cours d’évaluation.
»Le vaccin que nous avons produit a été approuvé le 12 avril. C’était le premier vaccin contre le COVID-19 inactivé au monde à être testé sur des êtres humains. J’ai été le premier à me faire vacciner le 23 mars. Dès que nous avons reçu des échantillons de virus, nous avons commencé la recherche et le développement de vaccins. Nous avons expérimenté sur sept animaux et constaté que le vaccin était sûr et efficace. Ce processus a pris 98 jours. Nous avons terminé les phases 1 et 2. La phase 3 est en cours et comprend des tests à l’étranger. En termes de sécurité, plus de 50 000 personnes ont été suivies, et on peut dire que c’est très sûr. Nous continuons à évaluer son efficacité », a dit Yang Xiaoming.
En Malaisie, les Dialogues des PDG de l’APEC se sont ouverts jeudi, en préambule à la réunion informelle des dirigeants de l’APEC, qui a lieu vendredi. Pour la première fois, les rassemblements se déroulent en ligne en raison de l’épidémie de COVID-19. Les responsables politiques cherchent à relever certains des défis les plus préoccupants de la planète.
Alors que le monde traverse une crise mondiale de santé publique déclenchée par le COVID-19, les économies de l’APEC disent qu’elles cherchent de nouvelles façons de s’attaquer aux problèmes de développement tout en tentant de renforcer la résilience économique. Cette année, les dirigeants se concentrent sur l’économie numérique, l’intelligence artificielle, ainsi que sur l’amélioration du commerce et des investissements.
La 5e fusée Longue Marche-5 a été transportée verticalement vers la zone de lancement sur le site de lancement d’engins spatiaux de Wenchang dans le Hainan (sud de la Chine) mardi.
Elle sera utilisée pour lancer la sonde lunaire chinoise Chang’e-5. La fusée porteuse, de son nom de code Longue Marche-5 Y5, devrait être lancée fin novembre, selon l’Administration nationale de l’espace de la Chine.
Les ingénieurs spatiaux ont procédé à une assemblée générale et à des tests sur la fusée après son transport à Wenchang fin septembre.
Le président chinois Xi Jinping a appelé la communauté internationale à soutenir le multilatéralisme et à renforcer la coopération afin de lutter contre la pandémie du COVID-19, et à sortir les économies mondiales de la récession. Il a fait ces remarques lors du sommet virtuel des BRICS de cette année, qui a commencé hier.
« Partout dans le monde, le COVID-19 représente une grave menace pour la vie et le bien-être des gens. Malgré tout cela, nous restons convaincus que le thème de notre époque, la paix et le développement, n’a pas changé. Et que la tendance à la multipolarisation et à la mondialisation économique, ne peut pas être inversée. Nous devons garder à cœur le bien-être des gens et poursuivre la vision d’une communauté avec un avenir partagé pour l’humanité », a déclaré M. Xi.
L’amélioration de la santé publique à la suite du COVID-19 est l’une des priorités du sommet, qui est organisé par le président russe, Vladimir Poutine. Les pays des BRICS regroupent cinq économies émergentes : le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. Dans son discours, le président Xi a également exhorté à ce que les moyens de subsistance des gens soient prioritaires avec le développement économique durable. Il a aussi informé les autres dirigeants du Plan de développement de la Chine et a promis les efforts du pays pour s’intégrer pleinement au marché mondial afin de stimuler la reprise économique.
M. Xi a déclaré : « La 5e session plénière du 19e Comité central du PCC, qui s’est récemment achevée, a adopté des recommandations pour la formulation du 14e Plan quinquennal de la Chine. Cette session plénière a souligné que la Chine achèverait l’édification d’une société modérément prospère à tous égards dans les délais impartis et qu’elle s’engagerait dans une nouvelle marche l’année prochaine, vers la construction complète d’un pays socialiste moderne. Nous redoublerons d’efforts pour accroître la demande intérieure, approfondir les réformes à tous les niveaux et promouvoir l’innovation dans la science et la technologie afin de donner un élan à la croissance économique de la Chine. La Chine ne fermera pas ses portes à l’ouverture, elle accueillera le monde à bras encore plus ouverts. La Chine s’intégrera plus vigoureusement dans le marché mondial et prendra de grandes initiatives pour approfondir la coopération internationale. Ce faisant, la Chine créera plus d’opportunités et d’espace pour la reprise et la croissance mondiale. »
En outre,
Accelerex a acquis une participation majoritaire dans la SLS Microfinance
Bank pour répondre aux besoins financiers de son activité d’agents bancaires
en pleine expansion
Au Nigeria,
Accelerex Holdings a annoncé ce jeudi 19 Novembre 2020 qu’elle avait signé un accord
d’investissement avec la société régionale de capital privé Africa Capital
Alliance ( ACA ) pour le fonds Capital Alliance Private Equity IV
(CAPE IV). Un investissement à hauteur de 20 millions de dollars dans
Accelerex. Grâce à cet investissement, CAPE IV deviendra un partenaire
stratégique d’Accelerex et détiendra trois sièges au conseil d’administration
de la société
.
Accelerex, qui est la société mère du géant
de la fintech africaine, Global Accelerex Limited, a été créée pour investir
dans des entreprises de technologie financière numérique en Afrique.
Global Accelerex a été constituée en 2008 et a commencé à fournir de services
de paiement en octobre 2013, après avoir obtenu l’approbation de la Banque
centrale du Nigeria. La société a été classée en tant que numéro 1 des
fournisseurs de services liés aux terminaux de paiement au Nigeria en 2018 et
en 2019 et soutient 95 % des banques nigérianes et plus de
90 000 commerçants dans les 36 États du pays.
Accelerex a commencé ses activités au Ghana en 2019 et prévoit de s’étendre
en Côte d’Ivoire, au Kenya, en Tanzanie et en Afrique du Sud au cours des
24 prochains mois grâce à l’investissement d’ACA. Ce financement
permettra également de développer de nouveaux produits dans l’ensemble du
groupe.
L’agence bancaire d’Accelerex, Accelerex Network Limited (ANL), est un moteur
important de l’inclusion financière au Nigeria. Elle soutient le gouvernement
fédéral du Nigeria et le programme d’inclusion financière de la Banque
centrale du Nigeria, qui vise les segments de la population sous-desservis ou
non desservis sur le plan financier. Accelerex Network Limited a étendu son
réseau à plus de 9 000 agents au cours des 12 derniers mois et
prévoit d’atteindre 40 000 agents d’ici la fin 2021.
En outre, Accelerex a acquis une participation majoritaire dans la SLS
Microfinance Bank pour répondre aux besoins financiers de son activité d’agents
bancaires en pleine expansion.
En 2019, Accelerex a acquis une participation minoritaire importante dans
Connected Analytics (également connu sous le nom de ThankUCash), un
fournisseur de plateformes fintech qui permet aux commerçants d’offrir des récompenses
à leurs clients pour les remercier de leur fidélité et stimuler leurs ventes.
Tunde Ogungbade, PDG de Global Accelerex, a déclaré :
« L’investissement d’ACA me réjouit profondément. Dans notre quête du
meilleur investissement et du meilleur partenaire stratégique possible, nous
recherchions une entreprise qui partage notre vision pour permettre aux
entreprises d’Afrique subsaharienne de dépasser les attentes de leurs clients
en matière de paiement. Ce partenariat aidera Accelerex à se déployer activement
en Afrique et à accélérer le développement de ses produits. Grâce à cette
initiative, notre vision pourrait bien devenir une réalité ».
Paul Kokoricha, associé chez ACA, a déclaré qu’en raison du grand potentiel
des fintechs en Afrique, un bon financement et une solide expertise sont
essentiels à l’évolutivité. « Le modèle d’entreprise solide d’Accelerex
ainsi que son équipe de gestion agile et dynamique font de lui le groupe
fintech africain idéal à financer. Nous sommes ravis de cette alliance et
heureux de faire profiter le conseil d’administration de notre
expérience. »
Accelerex Holdings développe et déploie en permanence des solutions
financières et non financières pratiques, sûres et innovantes qui facilitent
la vie.
ACA est une société d’investissement panafricaine de premier plan qui
parraine des fonds et gère des investissements en Afrique subsaharienne.
Fondée en 1997, ACA a plus de 23 ans d’expérience en matière
d’investissement sur plusieurs cycles de marché, avec cinq fonds d’investissement
privé et immobiliers. Sa structure internationale et sa grande expertise
locale lui permettent de lever des fonds auprès d’investisseurs du monde
entier pour des investissements dans des secteurs spécifiques en Afrique
subsaharienne. CAPE IV est un fonds de 567 millions de dollars créé par
ACA pour investir dans des entreprises ayant des bases solides et un
historique de croissance dans les secteurs des services financiers, de la
technologie, des médias et des télécommunications, des produits de grande
consommation, de l’énergie et plusieurs autres secteurs émergents en Afrique
de l’Ouest.
Le 12 novembre dernier, la Direction régionale de la Police nationale de Tombouctou, en collaboration avec l’Association pour le Développement de la Région de Tombouctou (ADRT), et avec l’appui de la Police des Nations Unies (UNPOL) a officiellement lancé le projet « police de proximité » dans la région de Tombouctou. Ce projet fondé sur le partenariat police-population, est financé par la MINUSMA pour plus de 170 millions de FCFA, à travers une contribution de l’Allemagne Fonds fiduciaire des Nations Unies pour la consolidation de la Paix et de la Sécurité au Mali.
La cérémonie présidée par le Gouverneur de la région a réuni les autorités administratives, coutumières et religieuses ainsi que les leaders des associations de jeunes et de femmes des cinq cercles de la région. Les responsables locaux des Forces de Défense et de Sécurité Malienne (FSM), le Maire de la ville, les représentants du Chef d’ UNPOL et du Chef de bureau la MINUSMA étaient aussi présents.
Au cours de cette journée les représentant des FSM ont expliqué aux participants le concept de Police de Proximité, ses objectifs et son importance dans le cadre de la restauration de la confiance entre la population et les FSM. Il s’agit de permettre aux populations de comprendre clairement le projet afin d’obtenir leur implication dans la recherche et la résolution des problèmes, les conflits intercommunautaires mais aussi la lutte contre l’insécurité. « Le projet de police de proximité va en droite ligne de la volonté des autorités maliennes, dans le cadre de l’amélioration des conditions de sécurisation des citoyens. Aujourd’hui, il s’agit de la promouvoir au plus près des populations pour leur adhésion, afin de résoudre le problème d’insécurité, » a souligné Moussoudou ARBY, Directeur de la Sécurité.
Les participants se sont dit satisfaits du projet « Police de proximité » qui permettra à terme de renforcer les liens entre populations civiles et forces de sécurité. En renouvelant leur reconnaissance à l’endroit de la MINUSMA, précisément UNPOL/Tombouctou, pour tous les soutiens et appuis reçus. Ils ont réaffirmé leur disponibilité à accompagner les forces de Sécurité Maliennes dans leurs missions. « Cette mise en œuvre de la police de proximité répond à un besoin qui existe. Les Chefs de quartiers, les leaders des femmes et des jeunes des différents quartiers ont été édifié sur le concept. Les populations sont satisfaites,à terme nous allons avoir un impact très visible, » a déclaré Baba MOULAYE, Président de l’ ADRT
« Nous ne pouvons que nous réjouir de cette initiative grâce à la MINUSMA. J’exhorte nos populations à une parfaite collaboration avec nos Forces de Sécurité pour mettre fin à ce fléau de banditisme et d’insécurité grandissante, qui sévit dans le Cercle de Diré, » a ajouté Tani MAIGA, une participante venue de Diré
Renforcer les FSM en matériels de maintien de l’ordre
En marge de la rencontre, une délégation composée du Chef du Pilier développement d’UNPOL, du Chef de la Section gestion des projets, du Point focal de la Police de Proximité Bamako et des UNPOL a remis au Gouverneur des matériels de maintien de l’ordre au profit de 112 éléments des FSM, comprenant 65 agents du Groupement Mobile de Sécurité de la Police de Tombouctou et quarante-sept 47 agents de la Garde Nationale. Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’appui aux Forces de Défense et de Sécurité Malienne par l’équipement en matériels de maintien de l’ordre « ROBOCP ». Ce don s’élève à plus de 59 millions de FCA à travers un appui du CANADA au Fonds fiduciaire des Nations Unies pour la consolidation de la Paix et de la Sécurité au Mali.
Des Journées portes ouvertes
En prélude au lancement du projet Police de proximité, plusieurs activités ont été organisées, dont des « Journée porte ouvertes » au commissariat de police et à la légion de la Gendarmerie nationale. Le public a ainsi eu l’opportunité d’échanger avec le personnel en charge de la sécurité dans la ville et ses alentours sur ses missions quotidiennes, les difficultés liées à l’exercice de celles-ci mais aussi être édifié sur le concept de police de proximité. « Les services de sécurité ne peuvent être efficace sans la collaboration des citoyens. Cette initiative permettra aux populations de connaitre ces services qui sont chargés de leur sécurité pour une meilleure fréquentation »
Le sport, pour mobiliser les populations autour du projet
En raison de son pouvoir fédérateur, le sport a été choisi pour marquer le lancement de la police de proximité. Avec l’appui d’UNPOL, un tournoi inter-quartier de football dénommé « COUPE POLICE DE PROXIMITE MINUSMA » a été lancé. C’était le 07 novembre au Stade municipal sous le parrainage du Directeur régional de la Police nationale.
L’ouverture de ce tournoi a opposé le quartier Bellafarandi à celui d’Abaradjou. Chaque weekend les matchs drainent des milliers d’habitants de Tombouctou de tous âges et de tous horizons. La finale de cette compétition se disputera le 21 novembre prochain.
La résolution 2531(2020) demande à la MINUSMA de prendre des mesures actives, à l’appui des autorités maliennes, pour anticiper et décourager toute menace contre la population civile, notamment dans le Nord et le Centre du Mali. Pour y répondre efficacement, elle recommande d’adopter une démarche globale et intégrée. « On est là dans une approche plutôt préventive que répressive. Cette action est une approche préventive de la sécurité, elle permet de créer une meilleure cohésion au sein de la cité, » a indiqué Yassine Fatnassi, Chef du Pilier développement, représentant le Chef de la Police des Nations Unies.
Il s’agit d’un protocole d’accord signé le 13 novembre
dernier à Ouagadougou dans le cadre du Projet de renforcement de capacités
productives des entreprises de la filière anacarde au Burkina Faso
(PRCP-Anacarde) à hauteur de 550 millions de F CFA entre le Conseil burkinabè
de l’anacarde (CBA) et de l’agence de financement et de promotion des petites
et moyennes entreprises (AFP-PME).
Ce projet de renforcement de
capacités productives des entreprises de la filière anacarde au Burkina Faso
(PRCP-Anacarde) se fera en trois phases. « Une première phase de subvention en équipements de base au profit de
petites entreprises de transformation de l’anacarde, à hauteur de 200 millions
de FCFA. Par ailleurs, une autre de 300 millions de FCFA pour le financement
des activités des acteurs de la filière anacarde et enfin, une phase consacrée
à la formation des acteurs », a souligné, Joseph Zerbo, directeur
général du Conseil burkinabè de l’anacarde (CBA),
L’objectif est d’accroître la
compétitivité des PME évoluant dans le maillon de transformation de la chaîne
de valeur anacarde du Burkina Faso. La zone d’intervention dudit projet est la
région des Hauts-Bassins, des Cascades, du Sud-Ouest et du Centre Ouest. Il a
une durée de vie de deux ans, s’étendant d’août 2020 à juillet 2022.
Pour rappel, l’Etat burkinabè a
mis en place le Conseil burkinabè de l’anacarde (CBA) opérationnel depuis le 30
octobre 2020, un établissement public à caractère économique destiné à
accompagner les acteurs de la filière, et à structurer la filière cajou au
Burkina Faso.
Suite à l’échec de négociation entre le Gouvernement et les Syndicats de la plateforme d’action commune comprenant le Syndicat autonome des administrateurs civils (Synac), le Syndicat libre des travailleurs du ministère de l’Administration territoriale (Syltmat), le Syndicat national des travailleurs des collectivités (Syntract) et le Comité syndical des agences de développement régional (CS-ADR) sont en grève illimitée depuis le lundi 9 novembre 2020. L’échec des négociations avec le gouvernement portent sur 11 points de revendications. Pour informer l’opinion publique nationale et internationale de l’état des négociations, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga, accompagné de ses collègues du Travail et de la Fonction publique (Porte-parole du gouvernement), de la Sécurité et de la Protection civile a animé un point de presse le mercredi 11 novembre 2020 dans la salle de conférence de son département.
Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga, a informé dans sa déclaration, que sur les 11 points de revendications formulées par les Syndicats de la plateforme d’action commune, la Commission de conciliation mise en place par le gouvernement a obtenu 2 points d’accord et 2 points d’accord partiel. Les 7 points restants ont fait l’objet de désaccord. Et ce désaccord, selon le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, s’est soldé par le mouvement de grève illimitée décrété par les syndicats grévistes depuis le lundi 9 novembre 2020. Les points d’accord portent sur les points 7 et 11 des revendications des grévistes. Le point 7 concerne la relecture des cadres organiques des services pour prévoir les Corps des fonctionnaires des Collectivités territoriales du cadre de l’Administration générale. Et le point 11 est relatif à l’ouverture d’une concertation pour doter les Agences de développement régionale (ADR) des ressources propres pour un meilleur ancrage régional au plus tard le 30 octobre 2020. Les points d’accord partiel concernent les points 5 et 9 des doléances. Le point 5 est relatif à la fixation du nombre d’agents de sécurité affectés aux représentants de l’Etat et leur mise à disposition effective au plus tard le 30 octobre 2020. Le point 9 concerne le traitement des états de salaire de l’ensemble du personnel des Agences de développement régional du Mali sur la base des budgets annuels 2020 des ADR validés en Conseils d’administration et approuvés par la tutelle. Les points de désaccord portent sur les points 1, 2, 3, 4, 6, 8 et 10 des revendications des grévistes. Les points 1, 2, 3, 4 concernent les primes et indemnités des Administrateurs civils, des membres du Corps préfectoral, des représentants de l’Etat et du personnel des Services cebtraux du ministère de l’Administration territoriale. Selon le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le gouvernement a estimé que ces différentes préoccupations pourraient être examinées dans le cadre d’études pour l’harmonisation des grilles salariales et des primes et indemnités. Et les grévistes ont estimé que cette réponse est insuffisante. Le point 6 concerne la prise en charge effective des salaires et accessoires des fonctionnaires des Collectivités territoriales relevant du cadre de l’Administration générale par le Budget de l’Etat. Selon la partie gouvernementale, la prise en charge des salaires et accessoires de salaire des fonctionnaires des Collectivités territoriales relevant du cadre de l’Administration générale relève du Budget des Collectivités territoriales. Toutefois, elle s’est engagée à faire passer de 6 milliards à 7 milliards la dotation d’appui au fonctionnement des Collectivités territoriales du Fonds national d’appui aux Collectivités territoriales pour permettre la prise en charge des salaires des fonctionnaires des Collectivités territoriales relevant du cadre de l’Administration générale. La partie gouvernementale a, en outre, informé qu’une instruction interministérielle sera signée en ce sens pour prioriser le paiement des salaires par les ordonnateurs et les comptables publics. Un suivi rigoureux de l’exécution correcte de l’instruction sera fait à ce niveau. La partie syndicale a rejeté cette proposition et a demandé l’inscription dans la Loi des finances d’une subvention relative à la prise en charge des salaires des fonctionnaires des Collectivités territoriales relevant du cadre de l’Administration générale à l’instar des autres cadres: éducation, santé, emploi et formation professionnelle, dit le ministre. Le point 8 est relatif à l’élaboration d’un plan de carrière pour les fonctionnaires des collectivités territoriales du cadre de l’Administration générale. Selon le ministre, la partie gouvernementale a informé qu’un projet de décret sera élaboré, en la matière et soumis à l’examen du Conseil supérieur de la Fonction publique des Collectivités territoriales au plus tard le 30 juin 2021. “La partie syndicale a proposé comme délai le 31 mars 2021. La partie gouvernementale a expliqué que ce délai n’est pas tenable”, selon, le Ministre. Le point 10 porte sur l’application immédiate des Accords d’établissement des ADR du Mali. La partie gouvernementale a fait savoir que la satisfaction de ce point est conditionnée au fait que les ADR puissent générer des ressources propres. Selon la partie syndicale, les accords d’établissement adoptés en 2016 ont été appliqués puis suspendus en 2017 par Lettre n° 2359/MEF-SG du 2 juin 2017 du ministre de l’Economie et des Finances. Toujours selon les syndicats, l’application des accords d’établissement est l’unique solution pour sortir de la situation illégale dans laquelle ils sont à partir de la Lettre n° 2232/MEF-SG du 11 juin 2020. La partie syndicale a demandé l’application stricte de la Loi n° 90-110 du 18 octobre 1990, modifiée, relative aux EPA, a partagé le Ministre.
Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a affirmé que face au désaccord entre la partie gouvernementale et la partie syndicale, le Gouvernement reste disponible à poursuivre les négociations en vue d’un apaisement du climat social conformément aux missions assignées à la Transition.
Retourné à la table de négociation le mercredi 11 novembre 2020, après l’examen de l’ensemble des préavis de grève, la commission de conciliation est parvenue aux conclusions suivantes :
Il a rappelé que les revendications formulées par les syndicats dans le préavis de grève. Ces doléances sont au nombre de 11 points qui sont, entre autres, l’octroi d’une prime de sujétion pour risque de 400 000 Fcfa aux Administrateurs civils, aux membres du Corps préfectoral et aux représentants de l’Etat ; l’octroi aux Administrateurs civils, aux membres du Corps préfectoral et aux représentants de l’Etat d’une indemnité spéciale de 987 500 Fcfa (grade III/3e classe), 1 100 000 Fcfa (grade II/2e classe), 1 212 500 Fcfa (grade I/1ère classe) et 1 325 000 Fcfa (hors grade/classe exceptionnelle) pour compter du 1er janvier 2020 ; 1 287 500 Fcfa (grade III/3e classe), 1 400 000 Fcfa (grade 2/2e classe), 1 550 000 Fcfa (grade 1/1ère classe) et 1 700 000 Fcfa (hors grade/classe exceptionnelle) pour compter du 1er janvier 2021 ; l’octroi aux Administrateurs civils et aux membres du Corps préfectoral ne bénéficiant de logements mis à disposition par l’Etat, d’une indemnité de résidence de 225 00 Fcfa pour compter du 1er janvier 2020, 250 000 Fcfa pour compter du 1er janvier 2021.
La majoration de la prime de fonction spéciale de 300 % accordée au personnel des services du ministère de l’Administration territoriale ; la fixation du nombre d’agents de sécurité affectés aux représentants de l’Etat et leur mise à disposition effective au plus tard le 30 octobre 2020 ; la prise en charge effective des salaires et accessoires des fonctionnaires des Collectivités territoriales relevant du cadre de l’Administration générale par le budget de l’Etat ; la relecture des cadres organiques des services étatiques pour prévoir les corps des fonctionnaires des Collectivités territoriales cadre de l’Administration générale.
Les syndicats demandent l’élaboration d’un plan de carrière pour les fonctionnaires des Collectivités territoriales du cadre de l’Administration générale ; le traitement des états des salaires de l’ensemble du personnel des ADR du Mali sur la base des budgets annuels 2020 des ADR validés en Conseils d’administration et approuvés par la tutelle ; l’application immédiate des accords d’établissements des ADR du Mali ; l’ouverture d’une concertation pour doter les ADR des ressources propres pour un meilleur ancrage régional au plus tard le 30 octobre 2020.
La partie Gouvernementale a estimé que l’incidence financière des quatre points s’élève à 26763073 FCFA. Selon elle, cette incidence pose des problèmes de soutenabilité budgétaire.
Elle a en outre estimé que ces différentes préoccupations pourraient être examinées dans le cadre d’études pour l’harmonisation des grilles salariales et des primes et indemnité.
La partie syndicale a estimé que cette réponse est insuffisante.
Mise en garde des syndicalistes des administrateurs civils
Si le gouvernement refuse d’obtempérer, nous resterons dans notre posture c’est-à-dire l’illimité dans l’illimité a laissé entendre Ousmane Christian Diarra, secrétaire général du syndicat autonome des administrateurs civils et porte-parole de la plateforme d’action commune regroupant les quatre syndicats ( SYNAC, SYLTMAT, SYNTRACT ET CS-ADR).
Reportage : Daniel P Poudiougo
Concernant le front social au Mali, le président de la Transition Bah N’Daw demande une trêve sociale.
C’est à l’occasion de la rentrée solennelle des cours et tribunaux 2020-2021, le jeudi 19 novembre 2020, sous le thème « La restriction des libertés publiques en période exceptionnelle », le président de la transition et président du conseil supérieur de la magistrature, a demandé aux différentes corporations à surseoir aux revendications.
Les revendications sociales souvent caractérisées par des grèves illimitées ont sans doute beaucoup contribué à la chute du régime d’Ibrahim Boubacar Keita le 18 août 2020. Ce qui a plongé le Mali dans une période exceptionnelle dans la gestion du Mali, la « Transition », dirigée par Bah N’Daw, militaire à la retraite. Mais depuis, l’installation de certains organes de la Transition (président, gouvernement), nous constatons chaque jour la multiplication des préavis de grève de plusieurs corporations professionnelles.
Comme la plus grande centrale syndicale du Mali, en l’occurrence l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM) qui a entamé depuis le 18 novembre 2020 une grève de 72heures. L’UNTM exige l’octroi d’indemnités et de primes de spécificité par catégories à tous les fonctionnaires de façon équitable et la fixation d’un chronogramme d’application immédiate pour répondre à la nécessité de restauration de l’égalité, de l’équité, de la non- discrimination (harmonisation des grilles) comme prônée par les conventions internationales.
Le règlement des droits des compressés et des partants volontaires à la retraite ; l’octroi à tout le secteur privé du bénéfice des acquis signés entre le CNPM, le Gouvernement et l’UNTM sur les augmentations au terme d’un chronogramme de paiement précis au E tard le 10 novembre 2020 ; la reprise immédiate de travaux de relecture des conventions collectives suspendue, au plus tard pour fin novembre 2020 etc. font aussi partie des revendications de l’organisation. Par ailleurs, les syndicats des administrateurs civils et des agents des collectivités territoriales observent une grève illimitée depuis le lundi 8 novembre suite à la non satisfaction de leurs doléances par les autorités de la Transition.
En plus de ces deux, les enseignants du supérieur sont aussi dans la danse, sans oublier les syndicats signataires du 15 octobre 2016 qui attendent impatiemment l’application du fameux article 39 de la loi N 2018-007 du 16 janvier 2018, portant statut du personnel enseignant, prévue dans ce mois de novembre 2020.
Face à ces différentes grognes sociales, le président de la Transition, Bah N’Daw, lors de la rentrée de la nouvelle année judiciaire, a appelé au sens patriotique des différentes corporations professionnelles en demandant une trêve sociale à tous ceux qui ont des revendications catégorielles en attendant le rétablissement de l’ordre et la sécurité sur toute l’étendue du territoire de la République.
Pour lui, les différents syndicats devraient tenir compte de la situation d’urgence que nous vivons. Selon Bah N’Daw, le gouvernement de la Transition, qu’il préside, s’engage à mener des actions concrètes, en vue du rétablissement de l’ordre et de la sécurité des personnes et des biens. Pour ce faire, il souhaite une large collaboration entre les forces de sécurité, les administrations et les justices de différents pays, en raison du désormais caractère transfrontalier du terrorisme.