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Mali: « L’économie malienne ne se porte pas bien » dixit Modibo Mao Makalou

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Modibo Mao Makalou a participé à de nombreux ateliers et séminaires sur les partenariats public-privé et les financements innovants pour le développement. Il a été très actif au niveau de la Présidence de la République du Mali dans la gestion des investissements publics (énergie, chemin de fer, coton) pour l’obtention du financement d’un don de 240 milliards FCFA du Millenium Challenge Account (MCA) en 2007.

Daouda Bakary KONE

Dans le 4e numéro de l’émission « Au cœur de l’économie » consacré aux Douanes maliennes avec comme thème “Les  douanes maliennes face aux défis”, Sidiki Dembélé (accompagné de Niania Aliou Traoré), a eu à débattre avec Amadou Konaté (directeur des Recettes, de la Planification et des programmes de vérification des douanes), Modibo Mao Makalou (économiste) et Souleymane Baba Traoré (président de l’Association des transitaires du Mali) . Au cours de cette émission l’économiste Mao n’est pas allé avec le dos de la cuillère car selon lui « L’économie malienne ne se porte pas bien ». Lisez plutôt

A la question de savoir l’état de santé de l’économie malienne, Modibo Mao MaKalou dira que l’économie malienne, tout comme celle mondiale, ne se portent pas bien. Il expliquera que les pays d’Afrique connaissent des difficultés économiques. Et le Mali, en tant que pays enclavé, n’est pas en reste. “Avant l’embargo de la Cédéao sur le Mali, il était attendu 5 % de taux de croissance cette année 2020. Avec l’embargo, le Mali frôle 0 % de croissance”, a-t-il dit. Sur l’impact et l’effet de l’embargo, Modibo Macalou répondra que le Mali, dépendant du commerce extérieur, vit une situation difficile, terrible.

“Depuis 1960, le Mali a toujours eu un budget national déficitaire, c’est-à-dire, le Mali a plus de charges que de recettes. Pour 2020, 90 % des recettes proviennent des services des douanes et des impôts. A cause de l’embargo et la pandémie Covid-19 ces deux services sont en difficulté.

Économiste chevronné, Modibo Mao Makalou restait catégorique sur sa position, et cela, il explique que « Le secteur informel qui constitue 60 à 90 % de l’économie malienne se porte très mal, les industries se portent très mal, le secteur cotonnier se porte mal car les trois recettes d’exportations sont l’or, le coton et les animaux vivants », n a-t-il expliqué.

Avant de signaler que « Le Mali ne fait pas de transformation et importe beaucoup. Non seulement le budget du Mali est déficitaire, mais aussi il va y avoir des problèmes dans la chaine d’approvisionnement mondial. A cause de l’embargo, le Mali ne pourra ni vendre ni acheter à l’extérieur … L’embargo a un impact énorme sur l’économie malienne”, a-t-il signalé; Modibo Mao Makalou.

Amadou Konaté est le directeur des Recettes, de la Planification et des programmes de vérification des douanes, ce dernier a affirmé que la caisse de l’État est presque vide . “Avant la crise sécuritaire, les prévisions des recettes douanières étaient fixées à 713, 580 milliards Fcfa. Cela était dans une hypothèse du taux de PIB à 5 %. Avec l’avènement de la pandémie de la Covid-19, il a été supposé que l’économie malienne va se retrouver avec un taux de PIB de 0,9. Ce qui était trop optimiste à l’époque », a-t-il affirmé.

Pour lui, « Les prévisions ont été réduites à de 713,580 milliards F CFA à 567 milliards Fcfa. Et au moment où les douanes étaient en train de s’organiser pour face à ce niveau de prévision, la crise sociopolitique, accompagnée de l’embargo de la Cédéao, est arrivée. Pour dire que les caisses sont presque vides, de janvier à juillet 2020, les douanes étaient à une moyenne mensuelle de 47,4 milliards Fcfa. Avec les effets de l’embargo, les recettes douanières sont tombées aujourd’hui à 40,4 milliards Fcfa. C’est pour dire que la crise est là et les douanes la vivent au quotidien “, a-t-il dit.

Notons que le Nigéria à lui seul fait 70 % de la richesse de la Cédéao et la moitié de la population avec 200 millions d’habitants. Le Nigéria est la première économie de la Cédéao, le Ghana (2e), la Côte d’Ivoire (3e), le Sénégal (4e). Ces 4 pays font les 90 % de la richesse de la Cédéao. Les 11 autres pays de la Cédéao  (dont le Mali) ont 10 % de la richesse de la Cédéao

Daouda Bakary KONE

Bourse: la valeur des 100 plus grandes sociétés cotées mondiales a bondi de 3421 milliards de dollars depuis le début de l’année.

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Le NASDAQ est une bourse de valeurs ouverte en 1971, actuellement le deuxième plus important marché d'actions des États-Unis, en volume traité, derrière le New York Stock Exchange.

Par Croissanceafrique

Au 2 octobre 2020, la valeur boursière des 100 premières sociétés cotées était de 30 088 milliards $, selon des données collectées par l’Agence Ecofin sur la plateforme Capital IQ. Cela représentait 3421,3 milliards $ de valeur boursière en plus, par rapport à ce qu’elle était au début de l’année, a-t-on observé sur la base de simples calculs.

Sur ce groupe d’entreprises cotées, seulement 33 ont connu des baisses de valeur boursière. Les principales perdantes, avec des baisses de 52,7% et 40,9%, sont respectivement les groupes pétroliers américains Exxon Mobil et Chevron. Ils ont payé le prix d’un environnement défavorable au pétrole, leur principal domaine d’activité. En effet, en plus de la baisse des prix provoquée par une offre plus importante que la demande, le Coronavirus est venu immobiliser 70% de la population mondiale, aggravant ainsi la crise pétrolière.

« La performance haussière la plus importante a été réalisée par la société Zoom Communications. Sa valeur a progressé de 608,7% sur la période analysée et a bondi de 117,8 milliards $. Avec le confinement et la nécessité de continuer le travail collaboratif à domicile, la solution proposée par cette société a été fortement sollicitée. Une situation que les investisseurs ont perçue comme étant une opportunité de croissance de revenus, et donc des gains », selon l’Agenceecofin

Mais l’entreprise qui a le plus gagné en valeur est Apple. Le géant américain a vu sa valeur progresser 677,3 milliards $ sur la période analysée. L’autre grand gagnant est Amazon, le géant mondial de la distribution en ligne, qui a été très actif durant la période de confinement.

« Même avec le top 100 des sociétés cotées dans le monde, la Chine semble être la meilleure opportunité actuellement pour les investisseurs. Quatre entreprises chinoises de ce classement, sont actuellement les moins chères, avec des ratios de prix de l’action sur bénéfice situés entre 3,8 et 8. Or le pays est jusqu’à présent celui qui a le plus rapidement contenu et maîtrisé la pandémie, ce qui lui donne de meilleures perspectives de croissance. Toutefois, là encore prudence : ces entreprises sont des banques qui font face à un risque lié aux défis de la dette au sein de l’économie chinoise« , rapporte la même source.

Zangouna KONE

Côte d’Ivoire : au moins un milliard de dollars pour la construction d’un nouveau terminal à conteneurs

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Image d'illustration d'Abidjan

La Côte d’Ivoire s’apprête à réaliser, dans la zone portuaire, un nouveau terminal sur une superficie de 37,5 ha avec trois postes de quai et un tirant d’eau de 16 mètres. C’est le président Alassane Ouattara qui procède ce lundi 5 octobre à la pose de la première des travaux au Port autonome d’Abidjan (Paa).

Selon la direction communication de la plateforme portuaire, la construction de ce deuxième terminal à conteneurs (Tc2) va nécessiter un investissement de 596 milliards de F CFA (environ 1,07 milliard USD) hors taxe, dont 334 milliards pour les infrastructures financées par le biais de la coopération chinoise et 262 milliards pour les superstructures financées par le consortium Bolloré Ports et Apm Terminals.

La durée de réalisation des travaux est de 18 mois. A terme, l’infrastructure devra permettre «d’accueillir les navires de 14.000 conteneurs fréquentant les côtes africaines, contre 3.500 actuellement et fera passer la capacité annuelle de traitement des conteneurs du port d’Abidjan de 1 million aujourd’hui à 2,5 millions », d’après les autorités portuaires. suivez la ci-dessous:

https://www.financialafrik.com/2020/10/04/cote-divoire-au-moins-un-milliard-de-dollars-pour-la-construction-dun-nouveau-terminal-a-conteneur/

Malgré le pessimisme du FMI, l’économie kenyane va croître de 3,1% en 2020 (banque centrale)

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La croissance du kenyan,  atteindra 3,1% en 2020, prévoit  la  banque centrale du Kenya (CBK), en contradiction avec les prévisions du FMI annonçant  une contraction  de -0,27% pour l’année.

S’exprimant, mardi 29 septembre, en marge de la réunion du  comité de politique monétaire, le gouverneur  de la CBK,  Patrick Njoroge  a souligné que cette prévision présente  une grande marge d’erreur, en raison des incertitudes persistantes de la pandémie.

Cependant, le patron de la banque centrale a reconnu que l’économie kényane est entrée dans une phase de transition post COVID-19. Par ailleurs, l’institut d’émission a maintenu son taux directeur à 7% pour la quatrième fois consécutive. Au total, les décideurs de politique monétaire, ont abaissé les taux directeurs de 125 points de base  en mars et avril. Ces mesures  avaient  pour objectif  principal  de soutenir la monnaie locale (Shilling kényan)  mais également de stimuler la croissance. La  progression du produit intérieur brut (PIB), projetée cette année, souligne la banque, sera soutenue par une forte expansion des secteurs de l’agriculture et des technologies de l’information. suivez la suite à travers ce liens ci-dessous:

https://www.financialafrik.com/2020/10/04/malgre-le-pessimisme-du-fmi-leconomie-kenyane-va-croitre-de-31-en-2020-banque-centrale/

Ghana : le Cocobod obtient un prêt d’1,3 milliard de dollars pour la prochaine campagne cacaoyère

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Le Ghana Cocoa Board a signé mardi 30 septembre un accord de prêt syndiqué de 1,3 milliard de dollars avec des banques locales et internationales pour l’achat de cacao pour la saison 2020/21.

Le prêt remboursable sur sept mois et assorti d’un taux d’intérêt de 1,75%, est une facilité d’une coalition de 28 banques et institutions financières locales et internationales, dont ABN Amro, Standard Chartered et Bank of China. Les banques locales sont Ecobank Ghana Limited, Société Générale Ghana Limited, Absa Ghana Limited et Stanbic Bank Ghana Limited.

Selon le PDG de Cocobod, Joseph Boahen Aidoo, l’installation servira à l’achat d’au moins 900 000 tonnes de cacao auprès des agriculteurs. Aussi, la première tranche d’un montant de 650 millions de dollars devrait être débloquée d’ici la première semaine d’octobre. suivez la suite ci-dessous

https://www.financialafrik.com/2020/10/04/ghana-le-cocobod-obtient-un-pret-d13-milliard-de-dollars-pour-la-prochaine-campagne-cacaoyere-2/

Iwasaki Haruka : une belle rencontre avec la Chine donne naissance au « Journal de Xiangxiang »

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Un panda géant nommé « Xiangxiang » est très populaire sur les réseaux sociaux. Ce « Xiangxiang » portant un chapeau d’infirmière est le protagoniste du manga « le Journal de Xiangxiang », dont le thème est la vulgarisation des mesures de prévention contre l’épidémie du Covid-19.

Grâce à ses illustrations vivantes et à ses explications faciles à comprendre, « le journal de Xiangxiang » reçoit un très bon accueil auprès des internautes. L’auteure du manga, Iwasaki Haruka, n’est pas une illustratrice professionnelle, mais est agente de quarantaine dans un aéroport japonais.

Selon Iwasaki Haruka, dessiner des bandes dessinées était un passe-temps de ses années d’école. Elle n’avait jamais peint après avoir commencé à travailler, mais c’est une « rencontre » avec la Chine qui lui a fait renouer avec le pinceau …

« Je veux permettre aux Japonais de mieux comprendre la Chine. »

En 2018, Iwasaki Haruka, qui ne parlait que quelques mots chinois, est venue en Chine et est devenu infirmière bénévole à l’Hôpital de l’Amitié Chine-Japon à Beijing. Elle présentait des méthodes de soins japonaises à ses homologues chinois. En échangeant beaucoup avec ses collègues, son niveau de chinois s’est considérablement amélioré et elle peut utiliser un chinois simple qui lui permet de communiquer avec tout le monde. Dans son temps libre, elle pratique le lèche-vitrine dans les ruelles de Beijing et s’initie à la gastronomie chinoise.

Iwasaki Haruka avoue qu’avant de venir en Chine, elle ne connaissait pas ce pays voisin. C’est le même cas pour la plupart de ses compatriotes. Afin de présenter sa vie en Chine à davantage de Japonais, Iwasaki a décidé de créer une bande dessinée et de la publier sur Internet.

Quel est le titre de la bande dessinée? Iwasaki pensait à « Xiangxiang », comme ses collègues chinois l’appellent affectueusement, et qui est également le nom du très populaire panda géant du zoo d’Ueno à Tokyo. Dans « le Journal de Xiangxiang », le protagoniste est une femelle panda géant qui est infirmière et les histoires racontent le travail et la vie quotidienne d’Iwasaki en Chine.

Iwasaki avait initialement prévu de mettre fin en juillet 2020 à son bénévolat au sein de l’Hôpital de l’Amitié Chine-Japo . Mais l’épidémie de Covid-19 a perturbé ses plans. Fin janvier, Iwasaki est rentrée au Japon.

« Je crois que tant que nous travaillerons ensemble, aucune difficulté ne pourra être surmontée. »

De retour au Japon, Iwasaki a été attentive aux conditions de la lutte contre l’épidémie en Chine. Tous les articles qu’elle a partagé sur son compte Wechat portaient sur les progrès que la Chine a réalisés dans sa lutte contre cette épidémie. Pour Iwasaki, c’est un moyen de soutenir la lutte de la Chine contre le Covid-19. « J’ai appris dans l’actualité ce que mes collègues chinois ont fait pendant l’épidémie, » a-t-elle déclaré, « ils sont courageux et formidables. Je les admire. »

Après son retour au Japon, Iwasaki a ouvert un nouveau chapitre au « Journal de Xiangxiang », celui de la prévention de l’épidémie. La charmante « Xiangxiang » explique comment porter correctement un masque et comment se laver les mains efficacement. « Xiangxiang » applaudit souvent le personnel médical chinois.

Ce chapitre est très populaire sur les réseaux sociaux et a reçu de nombreux messages enthousiastes d’internautes chinois. «L’épidémie ne connaît pas de frontières et le partage des connaissances antiépidémiques est le devoir de l’infirmière Xiangxiang, » a déclaré Iwasaki Haruka.

Actuellement, Iwasaki travaille comme agente de quarantaine à l’aéroport international de Narita à Tokyo. Chaque jour, des passagers de plus de 120 pays entrent au Japon par cet aéroport. Iwasaki collecte des échantillons pour le test du Covid-19 sur les passagers entrants.

Iwasaki a appris dans des reportages télévisés que le gouvernement et des associations chinois ont fait don de matériel de prévention contre l’épidémie au Japon, ce qui l’a beaucoup émue. Elle croit fermement que tant que les gens du monde entier travailleront ensemble, le Covid-19 sera vaincu. Une fois l’épidémie terminée, elle souhaite retourner en Chine pour rendre visite à ses collègues en Chine.

Rôle de l’ONU dans le développement des populations

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Cette année, l’ONU fête ses 75 ans. Les Nations Unies ont toujours mis le développement humain au premier plan. Les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) ainsi que les Objectifs de développement durable (ODD)  sont nés de ce concept.

Hormis les guerres, l’humanité est constamment menacée par la faim, la pauvreté et bien d’autres défis. Le développement reste une priorité pour l’ONU. 

En septembre 2000, les dirigeants de 189 pays se sont réunis au siège de l’ONU et ont signé la Déclaration du Millénaire, dans laquelle ils se sont engagés à atteindre un ensemble de huit objectifs allant de la réduction de moitié de l’extrême pauvreté et de la faim à la promotion de l’égalité des sexes et à la réduction de la mortalité infantile d’ici 2015. Pendant 15 ans, les objectifs du Millénaire pour le développement ont entraîné des progrès dans plusieurs domaines clés. 

Au cours des 40 dernières années, plus de 700 millions de personnes à sortir de la pauvreté, c’est 70% de la population mondiale qui a pu sortir de la pauvreté. La Chine est également déterminée à éradiquer l’extrême pauvreté en Chine d’ici la fin 2020 et à atteindre l’objectif pertinent du Programme de développement durable à l’horizon 2030, avec pas moins de 10 ans d’avance. 

En 2015, la 70e session de l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté la Résolution pour transformer notre monde : le Programme de développement durable à l’horizon 2030, définissant la direction du développement de tous les pays et de la coopération mondiale pour le développement. Elle a déployé un programme de développement mondial allant de 2015 à 2030, appelant le monde à s’engager sur une voie plus durable.

(Photo : VCG)

Plus vite, plus loin : le réseau ferroviaire chinois, à l’image du développement du pays

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Avec 131 000 kilomètres de voies, 3,3 milliards de voyages de passagers, plus de 4 milliards de tonnes de transport de fret, le réseau ferroviaire chinois a connu une véritable renaissance en 2018. 

Autrefois sur la voie lente, la Chine est désormais le numéro un mondial du trafic ferroviaire de passagers et de fret.

Depuis quelques années la Chine a investi massivement dans l’expansion de son réseau ferroviaire. 

De la ligne Baotou-Lanzhou (première liaison ferroviaire dans le désert du pays) à la ligne Qinghai-Tibet (la plus haute du monde), la Chine a surmonté bon nombre de défis tout en progressant régulièrement dans la construction d’un réseau de 8 lignes est-ouest et 8 lignes à grande vitesse nord-sud.

Aujourd’hui, le chemin de fer couvre presque toutes les régions de la Chine, du désert aux villes, des plateaux aux plaines. Le pays dispose d’un réseau ferroviaire à grande vitesse de près de 30 000 kilomètres, soit deux fois plus long que le reste des lignes ferroviaires à grande vitesse du monde réunies. 

La vitesse des trains a également augmenté de façon spectaculaire et a été multipliée par six au cours des 70 dernières années. 

Qu’est-ce que cela signifie ? En 1949, il fallait 36 heures pour aller de Beijing à Shanghai. Le trajet n’est plus que 4 heures et 18 minutes grâce au train Fuxing qui circule à 350 kilomètres/heure. Et l’avenir pourrait être encore plus étonnant : la Chine envisage de construire un train maglev dont la vitesse pourrait atteindre 800 kilomètres/heure. 

Quel est le secret du formidable développement ferroviaire de la Chine ? Contrairement à certains pays développés où la construction de nouvelles voies ferrées est des fois motivée par les profits, le désir d’améliorer la qualité de vie et donner des opportunités à la population est le moteur de l’expansion des infrastructures en Chine.

Par exemple, la Chine a construit le chemin de fer Chengdu-Kunming, un itinéraire sur un terrain difficile, pour permettre davantage de mobilité aux groupes ethniques minoritaires. Avec 991 ponts et 427 tunnels, ce chemin de fer est considéré comme étant un miracle d’ingénierie. 

Cependant, donner la priorité à l’accessibilité avant le profit ne signifie pas nécessairement de mauvais investissements. La Chine a élaboré un ensemble de normes pour les trains à grande vitesse, les transports routiers lourds, les chemins de fer dans des conditions extrêmes et cette normalisation a entraîné d’importantes économies. 

La Banque mondiale a salué la construction ferroviaire de la Chine. Dans son rapport sur le développement du train à grande vitesse en Chine, la Banque mondiale conclut que le coût de construction du réseau ferroviaire à grande vitesse chinois ne représente que les 2/3 de celui des autres pays grâce à la normalisation des conceptions et des procédures. Ceci, combiné à une densité de trafic élevée, signifie une rentabilité des investissements élevée. 

Dans son rapport, la Banque mondiale précise qu’à partir de 2015, le taux de rendement du réseau ferroviaire chinois à grande vitesse est estimé à 8%, bien au-dessus du coût d’opportunité du capital en Chine et dans la plupart des autres pays pour les investissements majeurs à long terme dans les infrastructures. Ce taux de retour a contribué à l’augmentation des investissements dans le rail, accélérant encore le développement de la Chine. 

La vitesse de la croissance de la Chine a stupéfié le reste du monde et un aperçu de la construction ferroviaire en Chine explique le fait que le voyage devient plus rapide dans ce pays depuis ces dernières années.

E-commerce en Afrique : en 9 ans, les chiffres d’affaires de JUMIA dépassent les 828 millions d’euros

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Par croissanceafrique

Il s’agit de Jumia, une entreprise de commerce électronique présente sur le marché africain et fondée en 2012. La plateforme de Jumia est une « marketplace » ou place de marché, qui met en relation des vendeurs et des acheteurs, en mettant à leur disposition un service logistique, permettant l’expédition et la livraison des colis en plus d’un service de paiement.

En 2019, plus de 80 000 vendeurs proposent une large gamme de produits et de services à la demande2 : appareils électroménagers et électroniques, mode, jouets pour enfants mais aussi des services tels des réservations d’hôtels ou d’avion, et la livraison de repas. Jumia est notamment qualifié d’« Alibaba africain » ou d’« Amazon africain ».

L’entreprise est présente dans plus d’une dizaine de pays africains dont l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, le Kenya, l’Égypte, l’Ouganda, le Sénégal, le Ghana, l’Afrique du Sud et la Côte d’Ivoire. Plus de 5 000 personnes travaillent directement avec Jumia, et presque 100 000 personnes indirectement sur le continent3. Le 12 avril 2019, Jumia est la première entreprise technologique uniquement consacrée au marché africain cotée à la bourse de New York (JMIA – NYSE).

L’entreprise est critiquée pour s’affirmer africaine alors qu’elle a été fondée à Berlin, que ses dirigeants sont français, que son centre technique est situé au Portugal, que ses capitaux sont majoritairement américains et européens, et que de lourdes pertes ont été autorisées pour permettre sa croissance. Jumia est néanmoins également défendue, en raison de son actionnaire principal sud-africain, mais aussi parce qu’elle montrerait les opportunités à suivre et permettrait de répondre à des problèmes structurels. La société emploie plus de 5 000 personnes.
Ce groupe est détenu à plus de 20% par Rocket Internet, incubateur allemand ayant lancé des start-up telles que Zalando. En novembre 2014, la startup nigériane déclare avoir levé 120 millions d’euros7, puis en mars 2016, Goldman Sachs, AXA et Orange investissent 326 millions de dollars pour continuer le développement de Jumia.
Le site permet le paiement en espèces lors de la livraison, permettant un basculement progressif vers le paiement à distance. Au Maroc, ce type de payement atteint ainsi 15% à la troisième commande sur le site en 2016. Au Cameroun, Jumia signe une convention de partenariat avec la Campost, l’opérateur postal public du Cameroun qui possède un réseau de 234 bureaux de poste disséminés sur le territoire camerounais et une flotte de livraison.
En 2015, les revenus de Jumia se montent à 134,6 millions d’euros avec un chiffre d’affaires plus que doublé sur 2014, mais reste avec un Ebitda encore négatif à -111,3 millions d’euros
En juin 2016, Jumia devient la marque phare du groupe lors d’une opération de rebranding : Kaymu devient Jumia Market, Hellofood devient Jumia Food, Vendito devient Jumia Deals, Lamudi devient Jumia House, Everjobs devient Jumia Jobs, Carmudi devient Jumia Cars, AIGX devient Jumia Services. Lancé en 2017 au Nigeria, Jumia Pay, solution de paiement, assure déjà 40 % des transactions quand, jusqu’ici l’essentiel des règlements se faisaient en liquide.
En 2018, Jumia connaît plus de 42 % de croissance de son volume d’affaire. En 2018, le groupe est actif dans 14 pays africains couvrant 80 % de la population ayant accès à internet en Afrique et devrait dépasser le milliard d’euro de volume d’affaires en 2019. Son concurrent américain Amazon étant absent du marché, Jumia est surnommé parfois l’« Amazon africain » ou encore l’« Alibaba africain ».
Jumia et Carrefour ont signé un partenariat global au mois de novembre 2018 pour vendre des produits Carrefour sur la plateforme Jumia.
En novembre et décembre 2019, l’entreprise suspend ses activités e-commerce au Cameroun puis en Tanzanie (sauf les petites annonces avec Jumia Deals), et conclut un contrat de distribution avec Travelstart pour Jumia Trave.

Zangouna KONE

Guerre Iran-Irak : succès d’une médiation de l’ONU

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En 1980, la « guerre Iran-Irak » a éclaté. En plus de faire face à la guerre froide, les Nations Unies ont inauguré un nouveau test. Huit ans plus tard, le conflit entre l’Iran et l’Irak s’apaisait progressivement. Cette guerre est devenue l’une des histoires les plus réussies de l’ONU dans la médiation des conflits régionaux majeurs.