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Au Tchad, le ministère de l’Energie prévoit de mettre en place un comité ad-hoc pour trouver des solutions à la vague de délestages qui secoue le pays

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La nouvelle a été annoncée par Ramatou Mahamat Houtouin, la ministre de l’Energie. Le comité sera constitué par des ingénieurs et des techniciens du ministère de l’Energie auxquels s’associeront des représentants de l’association de défense des droits des consommateurs et aura pour objectif de soutenir la Société nationale de l’électricité du Tchad (SNE) dans la gestion du déficit.

Selon la ministre de l’Energie « les membres du comité assureront le suivi sur le terrain du délestage et aideront à une distribution plus équitable de l’énergie. Cette distribution privilégiera les organismes de santé et de sécurité tels que les hôpitaux, les centres de santé, les casernes militaires et les grandes institutions« , a-t-il affirmé.

Pour lui « Le comité relancera également les discussions avec les partenaires de la SNE pour l’accroissement de la capacité de production électrique du pays. Des programmes de maintenance des installations existantes seront également mis en œuvre pour améliorer la quantité de l’énergie disponible dans le pays« , a -t-il déclaré la ministre.

Daouda Bakary KONE

Ethiopie: La Banque centrale finalise un projet de loi visant à créer une autorité de supervision des marchés financiers.

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En Ethiopie, le projet du gouvernement visant à relancer la Bourse des valeurs mobilières suit son cours, apprend-on du média local Addis Fortune. Selon cette source, un projet de loi a été élaboré par la Banque centrale, et vise la création d’une autorité de régulation des marchés financiers. Ladite loi devrait être adoptée d’ici la fin de l’année 2020.

Cette institution, selon le projet de loi, aura la compétence d’accorder une licence pour la création d’Ethiopian Securities Exchange, une société de bourse qui va assurer la gestion des transactions sur les produits financiers. Elle aura la forme d’une société anonyme et son capital sera déterminé par les membres du conseil d’administration de l’Autorité de régulation.

« L’Autorité en cours de création va réglementer la cotation et la radiation des produits financiers, y compris les obligations et les actions, sur la plateforme de négociations, accordera des licences d’exploitation aux courtiers et aux négociants en valeurs mobilières, aux conseillers en investissement, aux gestionnaires de fonds, aux banques d’investissement et aux organismes de placement collectif« , rapporte agence ecofin

Zangouna KONE

Cameroun: Sylvain Kakou est le nouveau représentant régional de la SFI pour l’Afrique centrale.

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Le bureau Afrique centrale de la Société financière internationale (SFI) a un nouveau dirigeant. L’Ivoirien Sylvain Kakou (photo) vient de remplacer sa compatriote Mehita Fanny Sylla qui a été affectée au bureau de l’institution pour la région Europe de l’Est.

Selon l’agenceecofin « M. Kakou a une bonne expérience des pays tropicaux et du financement des investissements. Il a commencé sa carrière au sein de l’administration ivoirienne en charge des études dans le domaine des infrastructures. Il a ensuite occupé des postes de haut niveau dans les groupes bancaires Citigroup et HSBC« , a-t-elle rapporté

Il a intégré la SFI comme responsable senior des investissements au sein du bureau sud-africain. Il a par la suite été désigné responsable pays pour la Zambie et le Malawi. Avant sa nomination au Cameroun, le fonctionnaire international venait de passer cinq ans et demi à Haïti, comme représentant pays de l’institution. Un poste qui lui a donné suffisamment d’expérience pour travailler en Afrique centrale.

La sous-région n’est pas dans le chaos politique et économique, mais la gouvernance y est perçue comme étant complexe. Dans la zone CEMAC, la SFI intervient surtout avec des appuis, sous la forme de dette, dans les chaînes de valeur agricoles, industrielles et celles des services. Sylvain Kakou devra donc y poursuivre les chantiers de l’institution dans des secteurs tels que l’énergie, l’agriculture et l’industrie.

Il y a deux ans, cette branche de la Banque mondiale qui est focalisée sur le développement du secteur privé a lancé un processus visant à dynamiser le marché financier et celui des capitaux en zone CEMAC. Elle a été l’un des émetteurs de la dette obligataire en monnaie locale notamment sur l’ancienne bourse de Douala, Douala Stock Exchange. Elle a aussi posé les bases d’un développement plus efficient de la bourse sous-régionale.

Oragroup reçoit de la BIDC une ligne de crédit de 50 millions d’euros pour soutenir les PME/PMI

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(ORAGROUP) – La Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) annonce ce jour, l’octroi à ORAGROUP d’une ligne de financement de 50 millions d’euros destinée au financement des investissements des PME/PMI des 8 pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA).

L’accord de ligne de crédit était signé au siège de la BIDC par M. George Agyekum Nana DONKOR, Président de la BIDC et Mr. Ferdinand Ngon Kemoum, Administrateur Directeur Général de ORAGROUP SA. Cette ligne de crédit de refinancement de la BIDC qui permettra de financer environ 34 PME/PMI avec un ticket moyen de l’ordre de 1,03 milliard FCFA, devrait contribuer à la création de 818 nouveaux emplois permanents.  D’ailleurs, elle participe à la mise en œuvre du nouveau modèle économique de la BIDC et de sa stratégie d’intervention dans le secteur privé d’une part, et d’autre part, s’inscrit dans l’optique de soutenir ORAGROUP à renforcer son expertise en accompagnant ce secteur. L’accord signé entre les deux institutions bancaires démontre la volonté d’agir ensemble afin de maximiser les investissements qui s’inscrivent en cohérence avec l’agenda multilatéral du développement durable.

A propos de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC)

La Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) est le bras financier de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest qui comprend quinze (15) Etats membres que sont : le Bénin, le Burkina Faso, le Cap Vert, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée Bissau, le Libéria, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, la Sierra Leone et le Togo.

La BIDC a pour mission de contribuer à la création de conditions permettant l’éclosion d’une Afrique de l’Ouest économiquement forte, industrialisée, prospère et parfaitement intégrée tant au plan interne que par rapport au système économique mondial, afin de profiter des opportunités offertes par la mondialisation.

La Banque intervient notamment dans les domaines suivants : les infrastructures, le transport, l’énergie, les télécommunications, l’agriculture, le développement rural, le secteur social, l’industrie, les services (les services financiers, l’ingénierie financière, l’hôtellerie / le tourisme etc.). Les interventions de la BIDC se présentent comme suit : l’octroi de prêts à long, moyen et court terme, les prises de participation, l’octroi de lignes de crédit et la mise en place d’accords-cadres pour le refinancement, et les opérations et services d’ingénierie financière.

A ce jour, la BIDC a approuvé le financement de deux cent quatre-vingt-dix-huit (298) projets pour un montant de deux milliards soixante-dix millions d’unités de compte (2,07milliard UC), soit environ deux milliards huit cent quatre-vingt-quatre millions de dollars (2,84 milliards USD). Pour de plus amples informations, veuillez consulter www.bidc-ebid.org

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Nation: 22 septembre 1960 -22 septembre 2020, le Mali a 60 ans, célébrons ensemble

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La cérémonie, ce mardi, a été plutôt sobre, surtout si on la compare à celles, grandioses, du cinquantenaire du Mali. Officiellement, on le justifie par le contexte intérieur mais également en raison de la pandémie de Covid-19. D’ailleurs, pratiquement tout le monde portait un masque.
Le Mali a célébré ses soixante années d’Independence sur la place d’arme du génie militaire. Une fête d’indépendance dans un contexte particulier, un mois après le coup d’État du 18 août qui a renversé l’ex-président IBK, et au lendemain de la désignation de l’Ex-ministre de la défense Bah N-Daw officier à la retraite et ancien ministre de la Défense, au poste de président de la transition.
Cette fois-ci, c’est le colonel Assimi Goïta, chef de la junte qui a renversé l’ex-président IBK, qui a présidé ces courtes célébrations qui n’a duré que moins d’une heure. D’ailleurs, il faut noter que c’est lui qui conserve le poste de vice-président dans la transition. C’est pourquoi, son intervention fut brève.
Le désormais vice-président, le colonel Assimi Goïta n’a pas duré sur place. Installé minutes quelque sous à la tribune où l’attendaient les journalistes le force spécial a appelé le peuple Malien d’aller vers la paix et la réconciliation, mais aussi à « union sacrée » et à soutenir les forces armées étrangères présentes au Mali dans la cadre de la lutte contre le terrorisme : « Nous demandons à la population malienne de soutenir les forces armées de défense et de sécurité. Et c’est l’occasion aussi, pour moi, de demander à la population de soutenir nos partenaires, avec la force Barkhane, la Minusma, la force G5, la force Takouba. », a-t- il affirmé.

Sur place nous avons une absence quasi-totale du nouveau président de la transition. Cette absence est remarquée compréhensible. Puisque l’investiture de celui-ci est prévue ce vendredi. « Voilà pourquoi Bah N’Daw n’était pas présent au défié militaire organisé à Bamako pour ce soixantenaire », a témoigné, un membre du protocol. Par contre « On a noté en revanche la présence, en tenue militaire, du général Amadou Sanogo, auteur du putsch qui avait renversé Amadou Toumani Touré en 2012. Détenu pendant plus de six ans pour l’assassinat présumé de soldats anti-putschistes, il était resté très discret depuis sa libération provisoire en janvier dernier », dit-il.
Daouda Bakary KONE

L’Institut Polytechnique de Paris et HEC Paris créent un Centre d’ambition mondiale dans le domaine de l’IA et des Sciences des données, au service de la Science, de l’Economie et de la Société

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HEC Paris et l’Institut Polytechnique de Paris (IP Paris) annoncent la création de Hi! PARIS, un centre interdisciplinaire de recherche et d’enseignement consacré à l’IA et aux Sciences des données. L’ambition affichée de Hi! PARIS, premier centre en Europe interdisciplinaire et interinstitutionnel, alliant éducation, recherche et innovation, est de devenir un leader mondial du domaine d’ici 5 ans, en relevant les principaux défis liés à la transformation technologique et à son impact sur les entreprises et la société.Le Centre s’appuiera sur les 300 chercheurs et sur les infrastructures d’IP Paris et HEC Paris dans ces domaines. Il s’inscrit dans le prolongement d’une collaboration dynamique intense entre les deux institutions qui partagent déjà une école doctorale et des diplômes de masters communs. Il est entièrement financé par des entreprises mécènes mobilisées autour des deux institutions académiques.

Espace unique de rupture, de formation et d’innovation, d’élaboration et de transferts de technologie, Hi! PARIS interviendra dans des domaines d’applications clés tels que l’énergie et l’environnement, la défense et la sécurité, la santé, le retail et l’industrie du luxe, les télécoms, l’alimentation, la finance et l’assurance… En renforçant les collaborations entre les Écoles d’IP Paris et HEC Paris, et en capitalisant sur leurs expertises couvrant un large spectre académique, Hi! PARIS aura un puissant impact à l’échelon européen et mondial en termes de recherches data-IA et de formations (ingénieurs, managers, jeunes chercheurs, formation continue), ressources aujourd’hui indispensables aux entreprises et aux laboratoires, publics comme privés.

Pour les professeurs Eric Moulines (IP Paris) et Thierry Foucault (HEC Paris), co-directeurs scientifiques du Centre, « Grâce à une équipe d’enseignants-chercheurs de rang mondialHi! PARIS a pour ambition de mener des projets qui permettront d’exploiter tout le potentiel de l‘IA en recrutant 30 nouveaux professeurs et 150 doctorants parmi les meilleurs au monde, et de former la future génération d’ingénieurs et de managers qui construira une IA au service de tous, en doublant en 5 ans le nombre d’étudiants formés dans le domaine. »

Afin de soutenir ses ambitions mondiales, le Centre s’appuie sur une vision disruptive d’un mécénat d’entreprise basé sur des contributions financières importantes soutenant une recherche sur le long terme. Ces collaborations, essentielles pour devenir un champion international de l’enseignement supérieur et de la recherche en IA et en sciences des données, permettront de mettre en place un programme postdoctoral capable de rivaliser avec les plus grandes institutions dans le monde. Les financements, provenant des entreprises partenaires et des fondateurs académiques, permettront de recruter les talents dont les axes de recherche viendront compléter les thématiques déjà étudiées au sein de Hi! PARIS. Le Centre compte d’ores et déjà sur le soutien de cinq mécènes fondateurs : L’Oréal, Capgemini, TOTAL, Kering et Rexel.

Pour Eric Labaye, Président de l’Institut Polytechnique de Paris, « L’objectif est de créer un leader mondial dans le domaine de l’Intelligence Artificielle et de la science des données. Par l’excellence de notre recherche et de nos formations, ce centre travaillera aux frontières de la science afin de développer une Intelligence Artificielle et une science des données responsables et éthiques. Hi! PÄRIS contribuera au développement d’une souveraineté numérique de la France et de l’Europe, assurant la compétitivité de ses entreprises, l’efficacité de ses administrations, et la qualité de vie de ses citoyens ».

Selon Peter Todd, Directeur Général HEC Paris, « Le succès de notre projet est fondé sur le pari de la pluridisciplinarité au plus haut niveau, permettant la combinaison des expertises complémentaires et reconnues d’HEC Paris et de l’Institut Polytechnique de Paris, mais aussi sur le soutien d’acteurs majeurs du monde économique. Nous espérons que beaucoup d’entreprises rejoindront Hi! PARIS qui façonnera une nouvelle IA au service d’une économie durable et d’une société plus juste ».

CONTACT PRESSE

HEC Paris

Sophie Garnichat

garnichat@hec.fr

+33 1 39 67 94 03

+33 6 76 21 77 54

Institut Polytechnique de Paris

Astrid Salcedo

astrid.salcedo@ip-paris.fr

+33 7 63 61 27 69

À PROPOS DE HEC Paris

Spécialisée dans le domaine de l’enseignement et de la recherche en management, HEC Paris offre une gamme complète de formations aux décideurs de demain : le programme de la Grande École, les mastères Spécialisés, les MSc, la Summer School, le MBA, TRIUM Global Executive MBA, le Doctorat et une large gamme de programmes pour les cadres et dirigeants.

Créée en 1881 par la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, HEC Paris rassemble 140 professeurs permanents, 4500 étudiants et 8000 cadres et dirigeants en formation chaque année.

À PROPOS D’IP PARIS

L’Institut Polytechnique de Paris (IP Paris) est un établissement public d’enseignement supérieur et de recherche qui réunit cinq grandes écoles d’ingénieurs françaises : L’École polytechnique, L’ENSTA Paris, L’ENSAE Paris, Télécom Paris et Télécom SudParis. Sous l’égide de l’Institut, elles mettent en commun leur expertise afin de poursuivre deux grandes ambitions : développer des programmes de formation d’excellence et une recherche de pointe. Grâce à l’ancrage académique de ses cinq Écoles fondatrices et à son alliance avec HEC, IP Paris se positionne comme une institution d’enseignement et de recherche leader en France et à l’international.

Mali: l’économiste Modibo Mao MAKALOU s’exprime sur l’intégration régionale en Afrique, le cas de la CEDEAO

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L’INTEGRATION REGIONALE EN AFRIQUE : LA CEDEAO

Le processus d’intégration régionale est plus que jamais au cœur de l’agenda politique et économique africain. L’Union Africaine en a fait le pivot de sa vision 2063 pour bâtir une Afrique en paix, unie et prospère. La Communauté Economique Des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est l’organisation régionale dotée d’une identité supranationale afin de mener le processus d’intégration en Afrique de l’Ouest. Depuis sa création en 1975 pour favoriser l’intégration régionale, le mandat de la CEDEAO a beaucoup évolué. L’organisation a été au cours des trois dernières décennies souvent sollicitée comme instrument de gestion politique dans la sous-région. Ce fut le cas notamment au Sierra Leone, au Libéria, en Côte d’Ivoire, au Togo, en Gambie, en Guinée, en Guinée Bissau et actuellement au Mali. Aussi, la CEDEAO a, au-delà de son mandat original, été chargée de la mise en oeuvre régionale du Nouveau Partenariat pour le Développement en Afrique (NEPAD) et de l’Accord de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne.
La CEDEAO a enregistré de nombreux succès dans plusieurs domaines de son mandat, notamment en matière d’intégration des marchés, d’intégration monétaire, de développement d’une base de production régionale, et de la paix et la sécurité régionales. Parmi les huit principales communautés économiques régionales (CER) reconnues par l’Union Africaine, la CEDEAO fait figure de leader. C’est en mai 1991, que les chefs d’État et de Gouvernement africains ont promulgué le Traité d’Abuja instituant la Communauté Economique Africaine (CEA). Les communautés économiques régionales (CER) sont des regroupements régionaux d’États africains et sont les piliers de l’Union Africaine (UA). Toutes ont été constituées avant le lancement de l’UA, se sont développées individuellement et ont des rôles et des structures différents. Elles ont pour but de faciliter l’intégration économique régionale entre les membres de chacune des régions et au sein de la grande Communauté économique africaine (CEA). ). Le Traité d’Abuja qui prévoit que les CER seront les piliers de la mise en place de l’union économique est entré en vigueur depuis 1994, et ambitionne en définitive de créer un marché commun africain en utilisant les CER comme éléments de base. L’UA reconnaît huit CER suivants : L’Union du Maghreb arabe (UMA) ; le Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) ; la Communauté des États Sahélo Sahariens (CEN–SAD) ; la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) ; la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) ; la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ; l’Autorité Intergouvernementale sur le Développement (IGAD) ; et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).

La révision du Traité de Lagos de 1975 en 1993 a aussi introduit les principes primordiaux que sont la supranationalité de l’application des décisions communautaires et le financement autonome des budgets des institutions. Le rôle de pionnier qu’a joué la CEDEAO dans la promotion de la paix et de la sécurité régionales a été reconnu par les Organisations Internationales. La paix et la sécurité sont les piliers du développement économique ; en effet, sans stabilité politique, il ne peut y avoir de développement significatif. A cet effet, une Déclaration des principes politiques a été adoptée en juillet 1991 par la CEDEAO. Cette déclaration, qui constitue un appel à l’application de principes démocratiques dans la région, condamne clairement toute prise du pouvoir par les armes.
Aussi, elle détient à son actif la création de nombreuses institutions communautaires telles que le Parlement et la Cour de Justice, les institutions supranationales ouest-africaines dédiées à l’adoption des lois et à l’arbitrage de l’application des décisions et lois de la Communauté, la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), l’Organisation ouest-africaine de la santé (OOS), et l’Agence monétaire de l’Afrique de l’Ouest (AMAO).
Le rôle de la CEDEAO en tant que structure régionale complémentaire des niveaux local et national devient alors incontournable pour le développement économique et politique de l’Afrique de l’Ouest actuellement. Le Mali est un membre fondateur de la CEDEAO et possède sa cinquième plus importante économie après le Nigéria, le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Selon la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), les exportations totales du Mali en 2018 se chiffraient à 1 991 milliards FCFA (dont 15% dans la CEDEAO) et les importations totales à 2203 milliards FCFA (dont 42% dans la CEDEAO) soit un déficit commercial de 212 milliards FCFA en 2018. Rappelons que la CEDEAO compte 15 pays membres, couvre une superficie de 5,1 millions km2 et possède un produit intérieur brut d’environ 620 milliards $ (2019).