La Chine va faire un don d’équipements militaires d’une valeur de 3,6 milliards de FCFA à chaque pays du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina, Niger, Tchad), a annoncé lundi l’ambassadeur chinois à Nouakchott, Zhang Jianguo. Elle accordera aussi une aide financière au secrétariat permanent du G5. Objectif: soutenir le G5 dans sa lutte antiterroriste.
La Chine ayant de gros intérêts économiques en Afrique, elle n’entend pas la laisser plonger dans le chaos.En septembre 2018, elle a ouvert à Djibouti sa première base militaire à l’étranger. Elle a également promis 50 milliards de FCFA d’aide militaire à l’Union africaine. Les soldats chinois sont, en outre, déjà présents en RDC, au Liberia, au Soudan du Sud et au Mali sous la bannière de l’ONU.
Au même moment, les États-Unis envisagent de réduire leur présence militaire en Afrique de l’Ouest, voire d’en retirer leurs 7000 soldats, a révélé jeudi le New York Times. Ce serait un coup dur pour les forces françaises, qui combattent des groupes terroristes au Mali, au Niger et au Burkina Faso.
DISCOURS DU Dr BOUBOU CISSE, PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT A L’OCCASION DE LA COMMEMORATION DU CENTENAIRE DE LA VILLE DE MOPTI Mopti, le 29 décembre 2019
Monsieur le Président Amadou Toumani TOURE,
Monsieur le Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation ;
Honorables Députés ;
Monsieur le Gouverneur de la région de Mopti;
Madame la Représentante régionale de la MINUSMA
Monsieur le Président du Conseil régional de Mopti;
Monsieur le Maire de la commune urbaine de Mopti ;
Messieurs les Chefs coutumiers et religieux, et notabilités de la ville de Ségou ;
Mesdames et Messieurs les Chefs de services déconcentrés de l’Etat ;
Mesdames et Messieurs les représentants des Organisations de la société civile ;
Mesdames et Messieurs les élus locaux ; Mesdames, Messieurs,
Distingués Invités,
Je voudrais, tout d’abord, exprimer mes sincères remerciements à l’ensemble des autorités régionales et locales de la région de Mopti qui m’accueillent avec ferveur pour la énième fois en cette année 2019. Je voudrais également dire ma gratitude aux braves populations de Mopti, pour leur accueil qui m’a été réservé ainsi qu’à ma délégation.
Enfin, je voudrais dire à tous combien je me réjouis d’être là ce matin, à la demande du Président de la République, Chef de l’Etat Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, qui m’a chargé de transmettre aux
populations de Mopti ses félicitations et ses chaleureuses salutations, à
l’occasion des festivités commémoratives des cent ans de la ville de Mopti.
Je suis particulièrement heureux, Mesdames et Messieurs, d’être ici ce matin, avec un illustre enfant du terroir, Un fils de « Soudou Baba », un grand patriote, j’ai nommé le Président Amadou Toumani TOURE.
Mesdames et Messieurs,
La célébration du centenaire de la ville de Mopti intervient au moment où la Cité fondée au 7ème siècle Kifou Naciré, traverse une crise sans précédent de son histoire récente.
Creuset de cultures, ville de brassage ethnique entre les populations du Delta, de la savane sahélienne et des plateaux dogon, Mopti communément appelée « Venise malienne » en raison de sa situation insulaire est un trait d’union placé au cœur du Mali.
Au confluent du fleuve Niger et de son affluent le Bani, Mopti capitale de la 5ème région administrative du Mali était il y a peu une ville rayonnante en raison de son tourisme florissant, de son élevage, son artisanat, son port de pêche et son négoce.
Hélas, toutes ces activités qui ont fait la fierté et la renommée de Mopti ont de nos jours fortement périclité, du fait de la crise sécuritaire dont la région est devenue l’épicentre. Malgré la situation difficile, voire critique, le Gouvernement que je dirige n’abdique pas. Nous ne serons jamais dans le constat d’impuissance, car la résilience de notre peuple, en particulier celle des populations de Mopti face à la crise sécuritaire est une source d’espoir…
C’est aussi au nom de ce devoir régalien de l’Etat d’être au plus près des populations et de leur apporter l’assistance et la quiétude nécessaires que je n’ai compté ni mon temps ni mon énergie pour accélérer la stratégie de stabilisation du Centre.
Le Gouvernement amplifiera ces actions dans ce sens, en particulier dans le cadre du programme de réduction de la violence communautaire destiné à démobiliser les combattants enrôlés dans des groupes d’autodéfense.
Mesdames et Messieurs ;
Au cœur de la stratégie de stabilisation du Gouvernement pour le Centre, se trouve en bonne place les activités de développement endogène à travers la réalisation d’infrastructures structurantes.
Dans ce cadre, je suis heureux de vous annoncer que le Gouvernement du Mali, sous l’autorité du Président Ibrahim Boubacar KEITA, a conçu un ambitieux projet d’infrastructures routières destiné à améliorer la mobilité urbaine dans les villes de Mopti et Sévaré. Ce projet, soumis au financement de la Banque Ouest-Africaine de développement (BOAD), va plus coûter 34 milliards de francs CFA. Il concernera l’aménagement du tronçon Sévaré-Mopti en : ✓ 2×2 voies au niveau des sections urbaines des villes de Sévaré et Mopti ; ✓ 2×1 voies au niveau de la section péri-urbaine Sévaré-Mopti ; ✓ l’aménagement en 2×1 voies de la voie de contournement de l’aéroport de Mopti Ambodedjo; ✓ Et enfin l’aménagement de dix kilomètres de voirie urbaine.
Outre le programme d’infrastructures, la Stratégie de stabilisation du Centre est également centrée sur des actions de renforcement de la cohésion sociale, du Vivre Ensemble et de réconciliation.
Dans cette optique, je salue les initiatives prises dans le cadre du centenaire par les autorités régionales, municipales et nos partenaires de la MINUSMA.
En effet, qu’il s’agisse de la foire exposition des objets d’arts et des produits locaux, des activités sportives et culturelles, des soirées traditionnelles, des efforts d’embellissement et de renaissance culturelle de la ville, Mopti a besoin d’un souffle nouveau qui lui permettra de se relever et de rayonner comme jadis, tant sur le Mali que dans la sous-région, en raison de sa situation géographique stratégique.
Toutes ces initiatives heureuses concourent à recoudre le tissu social et à renforcer la cohésion tant malmenées par l’obscurantisme et l’intolérance que charrient le terrorisme et l’extrémisme violent.
Elles feront de Mopti, la cité meurtrie, à côté de cités martyres du plateau et des falaises dogon et de la zone inondée, une ville debout renouant avec sa vocation de fil à coudre, de sève nourricière et de mosaïque d’ethnies et des langues du Mali.
Mesdames et Messieurs ;
L’histoire des peuples est faite de haut et de bas. Mopti a connu la gloire. Avant même la fondation de la commune en 1919, les sites archéologiques, les peintures rupestres, les nombreux vestiges historiques dissimilés un peu partout à Mopti, l’architecture soudano-sahélien en banco sont le témoignage d’une civilisation brillante et ancienne. Ces vestiges du passé rendent compte du talent et de l’attachement des mopticiens à leur ville bâtie sur un site à la géographie unique, où la terre et l’eau se brassent et se confondent.
Mopti est une ville de mémoire. La région du même nom est une terre d’humanisme qui a fait partie de l’ensemble plus vaste qu’a été l’Empire théocratique peulh du Macina ou « Dîna » de Sékou Amadou. Elle est de ce fait naturellement abreuvée aux valeurs de tolérance, de cohabitation et de coexistence pacifique.
Cette région a vu naitre Tierno Bocar, le sage de Bandiagara, son disciple Amadou Hampaté BA, le talentueux Yambo Oualeguem, lauréat du Prix Renaudot, et le
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quatrième président du Mali, j’ai nommé le Général Amadou Toumani TOURE qui nous fait honneur de sa présence parmi nous. Mopti c’est tout à la fois, une terre de sagesse, d’érudition, d’humanisme, une terre de paix et de spiritualité universelle.
Puisse la célébration du centenaire de la ville qui coïncide avec le Nouvel an apporter à Mopti, qui signifie littéralement en peul « terre de rassemblement », et plus largement à notre très cher pays le Mali ; puisse cette célébration donc apporter la paix, la stabilité, la quiétude qui sont les socles de la cohésion sociale, du redressement national de notre pays et de son progrès économique et social.
Que les valeurs d’humanisme soudanien dont Mopti est porteur purifier les cœurs et vivifier les esprits pour la grandeur de notre nation, la stabilité de notre pays et la prospérité du Mali Eternel.
Puisse l’année nouvelle qui s’annonce apporter à chacun et chacune de vous, outre les bienfaits d’une santé parfaite, la paix et la prospérité. Que 2020 soit pour notre cher pays, le Mali, une année de paix, de stabilité, d’entente et de concorde, gages d’un développement harmonieux.
Je vous remercie de votre aimable attention.
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dévoile le nom de son Premier ministre. Dix jours après son investiture, le chef de l’Etat nomme le professeur en relations internationales, Abdelaziz Djerad, à la tête du gouvernement, à la place de Sabri Boukadoum qui assurait l’intérim depuis le 19 décembre.
Reçu hier à la Présidence, l’homme est chargé de former son staff, dont la composante devra être dévoilée dans les tout prochains jours. Qui est le nouveau Premier ministre ? Quelle sera sa feuille de route ?
Né en 1954 à Khenchela, Abdelaziz Djerad a fait ses premières études à Batna. Après l’obtention de son baccalauréat, il rejoint l’Institut des sciences politiques et des relations internationales d’Alger où il a obtenu son diplôme. Il poursuit ensuite ses études en France, où il a obtenu son doctorat d’Etat à l’université Paris X, Nanterre.
Directeur de l’Ecole nationale d’administration (ENA), le désormais nouveau Premier ministre a exercé plusieurs hautes fonctions. Il était secrétaire général de la présidence de la République au temps de l’ancien chef de l’Etat, Ali Kafi. Un poste qu’il avait égalemeny assumé sous Liamine Zeroual. Il avait également assuré les mêmes fonctions au ministère des Affaires étrangères.
Sur le plan de l’appartenance politique, Abdelaziz Djerad est militant encarté du FLN. Réputé comme étant un proche de l’ancien chef de gouvernement Ali Benflis, l’homme a été membre du comité central et du bureau politique de l’ex-parti unique jusqu’à 2004.
Il avait salué, rappelons-le, l’élection d’Ali Benflis à la tête du FLN à l’issue du congrès extraordinaire du parti en octobre 2003. Il a d’ailleurs payé les frais de son soutien à l’ennemi juré de Abdelaziz Bouteflika après la présidentielle de 2004. Mis à l’écart, il s’est consacré à l’écriture en produisant plusieurs ouvrages et de nombreux articles, dont La géopolitique, repères et enjeux.
Partisan d’une élection ouverte
Le nouveau Premier ministre a signé plusieurs interventions médiatiques depuis le début du mouvement populaire. Invité à la Radio publique en tant que politologue, Abdelaziz Djerad était opposé à la tenue de la présidentielle du 4 juillet dernier, en appelant «au départ des symboles contestés du régime», «la levée des verrous constitutionnels qui empêchent la satisfaction des revendications du hirak» et «la mise en place de mécanismes permettant l’organisation d’une élection ouverte». Il était également contre le maintien du gouvernement Bedoui, comme il s’est exprimé en faveur d’une période de transition.
Cependant, l’homme a été frileux concernant la candidature de l’ancien président déchu, Abdelaziz Bouteflika, à un 5e mandat. Dans une déclaration à un quotidien public, le 22 février dernier, Abdelaziz Djerad avait précisé que «le président Bouteflika avait tout à fait le droit de se porter candidat, comme n’importe quel citoyen, et que personne n’a le droit de l’empêcher ou de le critiquer».
Objectif : «regagner la confiance du peuple»
Aussitôt après sa nomination, le nouveau Premier ministre affirme vouloir regagner la «confiance» du peuple algérien. Dans sa première déclaration devant la presse, il insiste sur la nécessité de «travailler ensemble pour relever les défis socioéconomiques auxquels se heurte le pays». «J’ai été reçu aujourd’hui par le président de la République qui m’a chargé de former le gouvernement et je le remercie infiniment pour la confiance qu’il a placée en ma personne», déclare-t-il.
Et d’ajouter : «Nous sommes aujourd’hui devant un défi majeur qui consiste en le recouvrement de la confiance en notre société.» Abdelaziz Djerad émet le souhait de travailler avec l’ensemble des compétences nationales, des cadres du pays et des citoyens et citoyennes en vue de «relever les défis socioéconomiques et sortir de cette période délicate que traverse notre pays.»
Plusieurs entreprises bancaires se sont retirées du projet face à la grogne des états.
Le ministre suisse des Finances Ueli Maurer estime que le projet de monnaie numérique Libra de Facebook « a échoué dans sa forme actuelle », d’après un entretien publié vendredi 27 décembre par la chaîne suisse SRF. « Les banques centrales ne vont pas accepter le panier de devises » sur lequel Libra est censée s’appuyer, a estimé celui qui est également le président sortant de la Confédération suisse, une fonction largement symbolique.
Cette déclaration constitue un nouveau coup dur pour le projet du géant des réseaux sociaux, censé voir le jour en 2020 mais lourdement contesté par les autorités depuis des mois. La Libra sera en théorie gérée par une association indépendante composée d’entreprises et organisations à but non lucratif, basée à Genève.
2,2 milliards d’utilisateurs potentiels
PayPal, puis Stripe (ainsi que Visa, Mastercard et d’autres) se sont retirés du projet, sous la pression croissante des régulateurs américains et étrangers. Ils s’inquiètent en effet de potentielles utilisations malveillantes de la monnaie, et pointent la mauvaise réputation du géant californien d’internet en matière de confidentialité et de protection des données personnelles. Les Etats et Banques centrales redoutent aussi de perdre leur souveraineté: ils sont pour le moment les seuls à avoir le droit de battre monnaie.
La taille de Facebook – avec chaque jour environ 2,2 milliards de personnes qui se connectent à au moins l’une de ses plateformes (Instagram, WhatsApp, Messenger, Facebook) – implique que la nouvelle monnaie pourrait perturber le système financier mondial et rendre la tâche plus difficile aux banques centrales, avait déjà observé le président de la Fed il y a quelques mois.En octobre, Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, avait répété que la Libra ne serait pas lancée avant d’avoir obtenu tous les feux verts nécessaires des régulateurs.
Une étude montre qu’un programme d’assainissement qui implique des villageois maliens a permis de réduire de moitié la défécation à l’air libre. La chercheuse Habiba Djebbari revient sur le succès de ce programme dans The Conversation.
« L’assainissement est plus important que l’indépendance », déclarait Gandhi. Et pour cause : les sanitaires sont un gage de bonne santé, d’hygiène et de dignité. Dans les pays en voie de développement, leur accès est encore très limité, surtout dans les villages. 70 % de la population concernée habite dans les zones rurales des pays les plus pauvres.
En étudiant la région de Koulikoro au Mali, notre équipe de chercheurs (A. J. Pickering, H. Djebbari, C. Lopez, M. Coulibaly, M. L. Alzua) a établi les premières preuves scientifiques d’une amélioration de la croissance pondérale des enfants résultant de la mise en œuvre d’un programme d’assainissement. Nos travaux prouvent notamment que ce programme a réussi à réduire les retards de croissance chez les enfants en bas âge. L’analyse se base sur des mesures anthropomorphiques (taille et poids des enfants vis-à-vis de leur âge). Ce sont autant d’indicateurs de bonne santé et de bonne nutrition qui montrent que l’utilisation de toilettes, même rudimentaires, contribue à améliorer le bien-être des enfants. Pour ce travail, nous avons reçu le Best UNICEF Research Award 2015.
Enquête en terres inconnues
Enquêter sur un terrain étranger n’est jamais chose aisée. L’équipe est aussi constituée de chercheurs locaux organisés en think tank, facilitant entre autres les échanges avec les acteurs de terrain et le rendu de la recherche. Le programme lui-même est soutenu par l’UNICEF et mis en œuvre par le gouvernement du Mali au travers de son ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable et facilité par des intervenants locaux.
Avant et après la mise en œuvre de l’intervention, les auteurs ont collecté des données sur les pratiques liées à l’utilisation des latrines et à la défécation en plein air. Pour ne pas biaiser les résultats, les auteurs ont préféré faire appel à des équipes locales. Un travail de formation à l’enquête et à l’observation a été mené pendant trois semaines. Pour complémenter les données d’enquête qui peuvent souffrir de biais de report, les enquêteurs ont réalisé des observations dans chaque latrine pour évaluer leur utilisation.
Enfin, il faut parfois faire face aux différents contextes et à l’instabilité de certains terrains étrangers. Au cours de l’enquête, les villages maliens situés au nord de la zone d’étude étaient proches de zones de guerre et les auteurs ont dû reporter leur collecte de données finale, qui s’est finalement réalisée 18 mois après l’intervention de sensibilisation.
Réunion de sensibilisation de la population dans un village de la région de Koulikouro, au Mali, 2009.(Harandane Dicko/Unicef Mali)
Santé, sans toilettes ?
Une part considérable de la population malienne, surtout dans les zones rurales, n’a pas accès à des toilettes convenables et pratique encore la défécation à l’air libre. Cette pratique contamine les eaux et les sols et facilite la prolifération des bactéries et germes pathogènes. L’accès aux soins est limité, les soins eux-mêmes sont très coûteux et souvent inefficaces. Au Mali, plus d’un enfant sur huit meurt avant l’âge de cinq ans. L’amélioration des conditions de salubrité est indispensable pour prévenir les maladies. C’est pourquoi le gouvernement du Mali a fait de l’hygiène et de l’assainissement une de ses priorités.
Un problème trop souvent évacué
Cas d’école, le Mali n’en est pourtant pas un cas isolé. Dans beaucoup de pays en développement, l’accès aux latrines est un sujet sensible. L’enjeu a beau être de taille, il est trop souvent évacué des préoccupations. Entre tabous et dégoûts, beaucoup détournent le regard. De nombreux programmes internationaux s’en désintéressent, privilégiant l’éducation ou l’assurance-maladie, par exemple.
Parmi les programmes labellisés WASH (Water, sanitation and hygiene), le deuxième volet est souvent mis sous silence au profit des deux autres. Pour Gérard Payen, membre du conseil pour l’eau du Secrétaire général des Nations unies, « c’est une question taboue, surtout dans l’enceinte majestueuse des Nations unies où aucun représentant de pays n’a envie de raconter ses problèmes de toilettes et d’eaux usées ». En plus d’être taboue, les approches choisies ne sont pas toujours efficaces. Pour l’être, elles requièrent une expertise et une adaptation aux réalités du terrain.
Comment assurer l’accès à des WC pour tous ?
Dans un article à paraître, les chercheures tentent d’expliquer pourquoi le programme d’assainissement malien a réussi à atteindre son objectif d’amélioration de la couverture sanitaire dans les zones rurales de Koulikoro quand de nombreux autres programmes ont failli. Le programme « Inde propre », programme phare du premier ministre Modi, lancé en 2014, consiste à fournir une aide à la construction de toilettes à travers le pays. Mais un nombre important d’installations ont été délaissées, parce qu’impraticables ou en inadéquation avec les croyances et habitudes communales.
Pour assurer un assainissement adéquat, différentes approches ont été testées, avec des succès mitigés. Certains programmes offrent des subventions pour que les individus se dotent de latrines. D’autres forment des maçons qui interviennent dans les villages pour construire les installations sanitaires. Dans le programme malien étudié, ce sont les populations elles-mêmes qui s’acquittent de cette tâche.
Les travailleurs sociaux réalisent une demi-journée de sensibilisation autour des problèmes sanitaires liés à la défécation à l’air libre et offrent des directives générales sur la conception de toilettes basiques (une condition nécessaire assurée par des toilettes basiques est la séparation des déchets pour prévenir la contamination). Dans l’étude, 18 mois après cette demi-journée d’intervention, les villageois sont deux fois plus nombreux à posséder et utiliser des toilettes privées en comparaison aux villages du groupe témoin, et la pratique de défécation à l’air libre a été réduite de moitié. Comment peut-on expliquer ce succès ?
Réunion de sensibilisation de la population dans un village de la région de Koulikouro, au Mali, 2009.(Harandane Dicko/Unicef Mali)
Entre us, coutumes et nouvelles techniques
Il ne suffit pas de planter quelques latrines ici et là pour que les populations les utilisent. Dans certaines régions, les pratiques ou les croyances sont tenaces. Pour que les solutions apportées fonctionnent, il faut savoir s’adapter aux différents contextes. Dans l’Inde des moussons, par exemple, les co
nditions climatiques entravent l’adoption des latrines par les habitants, qui doivent les maintenir en état en les vidant fréquemment. De plus, selon certains préceptes hindous, faire ses besoins à l’intérieur des maisons est impur. Au-delà de la météo, les traditions ont la vie dure et entravent l’adoption de nouveaux comportements.
Une des particularités du programme au Mali est de partir de la communauté pour amorcer les changements. Au lieu de projets d’investissement en infrastructures sanitaires, les problèmes d’assainissement sont pensés dans et par la communauté. C’est une approche qui met en commun les apports de diverses disciplines (environnement, santé publique, sciences sociales) et qui inclut et implique les Maliens dans le processus de changement. Lors de la demi-journée de sensibilisation, beaucoup ont spontanément souhaité devenir propriétaires de leurs toilettes, un engagement qui s’est traduit dans les jours qui ont suivi par la construction de sanitaires par une majorité d’entre eux. L’enquête de suivi, 18 mois après l’intervention, souligne que cet engagement est gage d’utilisation et de soutenabilité.
L’installation de sanitaires n’a pas que des implications sur la santé. Disposer de toilettes préserve les individus en leur offrant intimité et dignité. Pour les femmes, ces enjeux acquièrent une toute autre dimension. Souvent restreintes dans leur liberté ou menacées dans leur intégrité, la question des toilettes induit celle de leur sécurité. Pour se protéger, les femmes partent en groupe faire leurs besoins. Dans certaines régions en Inde par exemple, les femmes sont contraintes par les normes sociales à rester au sein du domicile familial et c’est une de leurs rares occasions de socialisation. Ce n’est pas tout de savoir que leur situation sanitaire peut être améliorée, il faut aussi s’assurer de leur adhésion au changement de pratique.
Construction de latrines dans un village de la région de Koulikouro, au Mali, 2009.(Harandane Dicko/Unicef Mali)
Pourquoi ce succès malien ?
L’étude compare les résultats obtenus entre villages cibles et non cibles. Dans les deux cas, les Maliens ne manquent pas d’information sur les risques relatifs au manque d’hygiène. Toutefois, le programme leur fait réaliser qu’installer ou rénover des latrines privées est faisable à faible coût et donc accessible à tous. Ainsi, ils sont plus nombreux à croire en leur capacité à trouver des solutions à faible coût, ce qui a une conséquence directe sur l’acquisition effective de toilettes privées. Son action ne s’arrête pas là. Pour le programme malien, la construction de toilettes n’est pas une fin en-soi, mais un moyen de créer des communautés sans défécation à l’air libre. Il agit aussi sur les normes sociales en matière de défécation, en stigmatisant la défécation à l’air libre, et en augmentant le coût porté par ceux qui ne les respectent pas.
En offrant un forum public pour discuter de ces questions sans tabou, le programme permet à tous d’avoir une meilleure connaissance de l’état sanitaire de leur village et de l’impact que leur choix a sur le bien-être des autres. Le problème classique du resquilleur est contrecarré par le changement de la norme sociale : plus il y a d’individus qui se saisissent de l’urgence à agir, plus la gratification de chacun au changement est grande. Ainsi, un petit changement dans les croyances peut faire basculer la norme au sein du groupe entier. Et c’est là l’objectif même de ce type de politique de « total sanitation » : que la totalité des villageois cesse de déféquer à l’air libre.
Latrines dans un village de la région de Koulikouro, au Mali, 2012.(Salia Diallo, WASH Officer Sikasso/Unicef)
Des toilettes soutenables
L’enjeu de l’assainissement est de construire des systèmes pérennes et acceptés par la population. Non seulement il faut s’adapter aux conditions climatiques et culturelles, mais il faut aussi interroger le comportement des populations en réponse aux différentes solutions proposées. L’économie, dans son approche expérimentale, est d’une aide précieuse pour répondre à ces questions. En évaluant le problème à travers une approche interdisciplinaire où ingénieurs en environnement, spécialistes en santé publique et économistes se rencontrent, la problématique est mieux cernée, tant sur le papier que dans les faits.
Il reste maintenant à savoir si l’expérience malienne continue à porter ses fruits. C’est une des questions en suspens pour les chercheurs qui envisagent de retourner sur le terrain pour vérifier la soutenabilité de telles politiques. Pour eux, il est primordial que ces programmes montrent leur efficacité dans le temps car c’est en modifiant les pratiques et les usages des habitants que la santé et l’hygiène seront assurées. De telles actions ne peuvent avoir de répercussions sur le développement social et économique qu’à long terme. Que se passe-t-il alors, lorsque l’eau a coulé sous les ponts ?
Cet article a initialement été publié par le média en ligne « Dialogues économiques » de l’Aix-Marseille School of Economics (AMSE).
L’ANCIEN PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE S.E AMADOU TOUMANI TOURÉ PREND PART A LA CÉRÉMONIE DE LA CÉLÉBRATION DU CENTENAIRE DE LA COMMUNE DE MOPTI
Amadou Toumani TOURÉ, ancien président de la République du Mali et non moins Général de corps d’armée était présent ce dimanche 29 décembre 2019, à la célébration du centenaire de la commune urbaine de Mopti. Il était en compagnie Docteur Boubou CISSÉ, chef du gouvernement.
Plusieurs autres personnalités du Mali ont pris part à cet important événement.
Bon ok, tout le monde sait que Soumaila cissé est un grand favori en 2023. N’est ce pas? Moi même, suis d’accord que c’est le grand favori. Il va s’agir pour lui, d’etaller et d’établir son leadership dans les zones cotonèires. Il doit convaincre son électorat. « Il doit franchement restaurer l’espoir ». Mais comment? Avez vous remarqué avec moi? Soumaila cissé candidat de l’avenir de ladema avec comme slogan : « le choix de l’avenir » ATT l’a battu avec un score robuste.Arrivé en deuxième position au premier tour, il est battu par Amadou Toumani Touré au second tour avec un peu moins de 35% des voix.
Déçu, Il quittera l’ADEMA/PASJ avec une partie des militants pour fonder l’Union pour la république et la démocratie (URD) en Juin 2003. Soumaïla Cissé a été président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) de 2004 à 2011. Le 18 septembre 2011, Soumaïla Cissé a été investi candidat de l’Union pour la république et la démocratie pour l’élection présidentielle malienne de 2012.
Il sera ensuite reconduit pour défendre les couleurs de lUnion pour la République et la Démocratie à cette présidentielle qui sest finalement tenue le 28 juillet 2013 par la faute du coup d`Etat du 22 mars 2012. Il s’était qualifié pour le second tour de cette élection pour avoir réussi à se classer 2è avec 19,44% derrière IBK, le candidat du RPM arrivé en tête avec 39,24%.
Au 2ème tour, il est battu par IBK élu avec plus de 77% des voix. Mais la faiblesse politique de Soumi champion est considéré un manque de leadership. Mal conseiller, soumaila cisse doit choisir les membres de sa direction de campagne électorale (direction de campagne ) au sein du parti (URD). L’activisme politique doivent cesser dans l’URD. Il reste le plus grand parti après l’adema et le RPM, parti au pouvoir. Qu’il porte sa confiance la jeunesse du parti et croit en son destin de futur président de la République du Mali. Il doit écarter les bouffons et les arrivistes sans oublier les opportunités. Mettre l’URD au dessus de tout. Croire à la jeunesse du parti. Convaincre les agriculteurs du Sud (region sikasso, Bougouni, Koutiala, kits et l’office du Niger ).
Après ce que IBK et son régime lui ont fait, il accompagne les initiatives sous ces mêmes gens pour le bonheur du Mali.
Pourtant, IBK a été de 2007 à 2012 le vrai pourfendeur du Général Prédisent, sabotant savamment ces actions et initiatives de développement. IBK est celui qui a sévèrement critiqué l’accord d’Algérie du 23 mai 2003 et à accuser ATT d’avoir livrer le Nord aux bandits armés. Ce sont ces critiques qui ont fait croire aux maliens que Ibrahim Boubacar Keita, l’opposant politique était l’homme de la situation et qu’il serait un homme ferme. Erreur. Le coup d’état qui est intervenu le 22 mars 2012 a été publiquement condamné par IBK mais soutenu en douce par celui-ci au point qu’il a eu la confiance des putschistes dirigés par Amadou Haya Sanogo du CNRDRE. Pour passer la main à IBK, en plus des accords politiques secrètes (que je tais volontiers), les putschistes jettent leur dévolus sur IBK et font convenir des clauses sous la médiation du cherif Ousmane Madani Haidara. IBK devient président et son.premier discours après son élection avec 77% des maliens , a été de dire qu’il n’est redevable pour personne. Quelle culot ! Il a vite oublié et dès lors, IBK ne se souvient plus de rien et d’aucun bien fait pour lui, qui lui ont permis d’accéder au pouvoir. Certes, le pouvoir c’est Dieu qui donne, mais Dieu passe par des mains qu’il ne faut jamais oublier car ces mains sont celles de Dieu lui-même.
Aussitôt élu, IBK s’en presse de déclarer ATT coupable avant de l’accuser devant l’assemblée nationale de « Haute trahison ». Une haute cour de justice est mise sur pied pour la cause, il le spolie de son logement à la Base, devenu « Maisons des Hôtes » mais très vite, l’histoire rattrape IBK car la France fouille dans ses vieux dossiers et sorts l’affaire Tomi, l’achat de l’avion présidentiel et menace de rendre publique d’autres affaires peu orthodoxes. IBK aura compris que les questions militaires et sécuritaires maliennes dépassent largement la seule personne du Président de la République, il faut être à Koulouba pour le savoir.
Malgré les méchancetés personnelles et les coups bas, IBK est obligé de blanchir ATT, qu’il avait traité de tous les noms d’oiseau avant de l’accueillir en grande pompe à Bamako de retour de son exil Dakarois.
Aujourd’hui encore, pour maquiller son dialogue et se sauver la tête dans une gestion cahoteuse et chaotique du pays, IBK s’en presse que ATT, le « haut traître » d’hier arrive dans une salle de clôture pour le rehausser et même promettre de le mettre en mission pour le Mali.
Vous l’avez compris, cet amour contre nature d’IBK pour ATT est l’illustration de son incapacité à gérer le pays et à faire face aux difficultés actuelles sans tous les secteurs. Pourtant IBK avait toutes les cartes en mains car il bénéficiait d’une grande confiance des populations.
Mais, c’est la déception à tous les niveaux et les différents premier ministre qui se onr succédés n’ont pas réussi à boucher l’incapacité de plus en plus notoire du Manden Massa, Kankeletigui d’hier devenu au gré du pouvoir Kantiamantigui.
Un confrère vient de le dire, ATT a échoué sur bien des plans et l’amour actuel des maliens pour l’enfant de Soudoubaba est l’illustration de l’incapacité d’IBK et la déception que son régime a engendré en 6 ans déjà. C’est clair, parce que IBK a échoué, les maliens ont encore de la sympathie pour ATT.
Ce samedi 28 décembre 2019, l’agence de communication événementielle événementielle MAIKA SERVICE à tenu la 3 ème édition de la journée culturelle et citoyenne des enfants DEMISSEN BLON à la cité des enfants de Bamako.Cette rencontre est la troisième du genre. Elle a rassemblé plusieurs écoles primaires du district de Bamako. C’était en présence de Maïmouna Kamissoko dit MAÏKA.
C’est parti pour la 3 eme édition de la journée culturelle et citoyenne des enfants DEMISSEN BLO avec comme sponsor officiel PMU MALI. Une initiative de Maimouna Kamissoko promotrice de l’agence de communication événementielle MAIKA SERVICE. L’evenement s’est déroule à la cité des enfants de Bamako.
Au menu: des sketches et théâtres
Dans toutes ces deux portions de vidéos, on peut voir le cinéaste Namory Diabaté entrain d’agrémenter la scène comme chaque année.
Dans son discours d’ouverture l’organisatrice et la directrice de l’agence de communication événementielle événementielle MAIKA SERVICE affirmé que « nos enfants ont besoin de se recréer, de se divertir , d’apprendre de se cultiver, de consolider les connaissances de notre cher pays, le Mali« , a-t-elle affirmé. D’où cette vidéo sur Twitter :
Mali: 3 eme édition de Demissen blon
Les temps forts de la journée culturelle et citoyenne des enfants Demissen Blon. Elle est organisée chaque année par l'agence de communication événementielle MAIKA SERVICE.https://t.co/AGNSgmcl6Vpic.twitter.com/yfEvEekGDW
L’objectif de Demissen blon est d’inculquer les valeurs citoyennes (qui sont le patriotisme, la démocratie, le civisme et la solidarité ). Il s’agit de promouvoir et de valoriser la culture Malienne mais aussi, apprendre aux enfants à vivre ensemble malgré leur différence ethnique, sociale et religieuse.
Selon Maïmouna Kamissoko « éduquer un enfant à la citoyenneté, c’est de former l’HOMME de demain à participer à son devenir et de l’avenir de son pays », doit-elle. Cette année, le prix de la 3ème édition à été emporté par l’école FARANDOLE et la deuxième place est restée dans les mains de l’école de Daoudabougou. Il faut signaler que autres 5 élèves participaient de façon individuelle dans cette compétition scolaire et qui n’ont pas été classé. Parce que tout simplement, l’agence MAIKA SERVICE a decidé de donner des prix pour leur acte de courage et de bravoure.
Mali: Suite de la journée culturelle DEMISSEN BLO avec comme sponsor officiel PMU MALI. Une initiative de Maimouna Kamissoko de l'agence de communication événementielle MAIKA SERVICE. L'evenement s'est déroulé à la cité des enfants de Bamako./.https://t.co/Wtemsx5IRcpic.twitter.com/qyFfgGdXNl
Notons que cette rencontre à eu lieu grâce à l’appui de PMU-Mali, sponsor officiel. Sans oublier la PLANETE et le site en ligne Mali24 infos , le ministère de l’éducation nationale et plusieurs écoles.
Le chef de l’Etat Patrice Talon a fait, ce vendredi 27 décembre 2019, son discours annuel sur l’état de la nation. Devant les députés, le président de la République a relevé les performances agricoles du Bénin en 2019.
Il a estimé que c’est «un motif de satisfaction de relever qu’au cours de la campagne 2018-2019, notre pays est devenu le premier producteur de coton en Afrique, avec 678.000 tonnes». Pour Talon, «une telle performance, remarquable en soi mais qui reste à améliorer encore, s’est doublée du positionnement du Bénin comme deuxième producteur de vivriers dans l’espace UEMOA».
président Patrice Talon s’est présenté devant la représentation nationale pour la quatrième fois pour le traditionnel discours sur l’état de la nation. Et au cours de cet exercice, le chef de l’Etat a indiqué que le Bénin a effectué des performances considérables dans le secteur agricole en 2019.
Il a indiqué que cette prouesse a été possible grâce à l’apport de l’Etat qui a financé, sur ressources intérieures, «les plans de développement des filières riz, maïs, manioc, anacarde, ananas, viande, lait et œufs de consommation, ainsi que des aménagements hydroagricoles».
Le taux de ménages en insécurité alimentaire est en baisse
Le président informe que pour soutenir cette dynamique satisfaisante, l’Etat a «particulièrement renforcé la conformité de l’ananas béninois aux normes à l’exportation, ce qui a permis d’écouler, au cours de l’année, une quantité record de près de 600 tonnes sur le marché européen». De même, l’Etat a aménagé 42 hectares de plantations pilotes de mangues avec pratiquement 9.000 plants greffés de nouvelles variétés prisées à l’export.
Aussi, dans le cadre de la promotion de l’entreprenariat agricole et rural, l’Etat a financé des centaines de projets privés, engagé l’aménagement de plus de mille hectares et la construction de quatre grands marchés dans la vallée de l’Ouémé.
En 2019, l’Etat béninois a réalisé plus de 250 hectares de nouveaux périmètres irrigués à Malanville et Karimama et aménagé et mis en valeur 530 hectares de périmètres maraîchers tandis que 1.100 autres hectares sont en cours d’aménagement. Il a aussi procédé à «l’assainissement, des plans d’eau et pêcheries sur le lac Ahémé, le lac Nokoué, et la lagune de Porto-Novo».
L’écosystème aquatique est désormais débarrassé des engins prohibés et offre de meilleures conditions de navigation et de développement des poissons. Selon Patrice Talon, « le taux des ménages en insécurité alimentaire dans notre pays est ainsi descendu à 9% contre 11% en 2018». Aux dires du président, les actions menées dans ce secteur ont créé au moins 14.200 emplois directs et 51.300 emplois indirects.